KBC (groupe financier)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir KBC (homonymie).

KBC
logo de KBC (groupe financier)

Création 1998
Forme juridique Société anonyme (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Action Bourse de BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Slogan C'est vous qui comptez
Siège social Bruxelles
Drapeau de Belgique Belgique
Direction Thomas Leysen (Président du CA), Johan Thijs (CEO)
Actionnaires KBC Ancora (d) (18,53 %)[2], Cera (d) (2,66 %)[3], Fidelity Investments (3,02 %)[4], BlackRock (4,94 %)[5] et MRBB (d) (11,45 %)[6]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité services financiers
Produits banque, assurances
Filiales KBC Bank (en), Československá obchodní banka, Kereskedelmi és Hitelbank (en) et DZI (en)
Effectif 50 000
Site web kbc.com

Capitalisation 9,701 milliards € (2011)
Fonds propres 18,803 milliards € (2017)
Chiffre d’affaires 7,7 milliards € (2017)
Bilan comptable 292,342 milliards € (2017)
Résultat net 2,575 milliard € (2017)

KBC (KBC Groupe SA) (LuxSE : KBC, Euronext : KBC) est un groupe financier belge de banque et d'assurances qui est issu de la fusion en 2005 de KBC Bancassurance Holding, lui-même issu de la fusion en 1998 de Kredietbank, ABB-assurances et CERA ainsi que de sa société mère Almanij.

Investissement dans le charbon[modifier | modifier le code]

KBC a été critiqué pour ses politiques d’investissement dans les énergies fossiles. D’après un rapport de 2015 de l’ONG belge Fairfin, KBC a investi[7] 2,4 milliards de dollars dans les énergies fossiles entre 2004 en 2014 via des prêts ainsi que l’émission d’actions et d’obligations. En comparaison, l’argent consacré à l’énergie renouvelable n’était que de 929 millions de dollars.

Lorsque KBC a revu sa politique de développement durable en 2016[8], Banktrack, le réseau mondial des organisations non gouvernementales coopérant dans le champ des banques privées, a publié une analyse à son sujet. Cette analyse reconnaît les progrès accomplis sur les énergies fossiles, tout en critiquant l’exception de la République Tchèque, où la banque continue à financer le charbon. Le rapport indique : « Nous accueillons positivement la nouvelle restriction générale sur le charbon, cependant, l’exception qui s’applique aux entreprises de charbon tchèques est inquiétante. »[9]

En 2017, la Coalition belge pour le climat a publié un rapport[10] sur les investissements dans les énergies fossiles des quatre banques principales en Belgique (KBC, ING, BNP Paribas et Belfius). Dans ce rapport, l’exception tchèque a également été critiquée : « Les exceptions offertes à l’extraction de charbon en République tchèque ne sont pas en ligne avec les délais stricts qui sont imposés par la science climatique. »


Historique[modifier | modifier le code]

1998 : naissance, développement[modifier | modifier le code]

KBC Bancassurance Holding est issue de la fusion, en 1998 de la Kredietbank, ABB-assurances et la Banque CERA (Kredietbank, ABB Insurance, CERA Bank), toutes détenues par Almanij.

En mars 1999, KBC bénéficie d'un prêt de 99 millions d'euros de la part de la Banque européenne d'investissement pour soutenir des investissements de petite et moyenne taille dans des secteurs clés[11]. La même année, KBC fait l'acquisition du tchèque ČSOB.

Le groupe se développe dans le domaine de la banque privée avec un accord d'adossement de Richelieu Finance en France en 2007 et l'acquisition de Puilaetco en 2004.

2008 : crise, désinvestissement[modifier | modifier le code]

En 2008, KBC fait face à de graves problèmes financiers, nécessitant l'intervention de l'État belge. Elle reçoit 7 milliards d'euros d'aide[12]. Depuis, KBC se restructure, comme lui demande la Commission européenne, en vendant notamment une de ses filiales bancaires en Belgique, Centea, pour 567 millions d'euros, ou encore sa filiale d'assurances KBC Fidea. En deux ans, le bénéfice net de KBC aura été divisé par deux et sa capitalisation boursière aura été divisée par trois.

En septembre 2011, l'agence de notation Moody's dégrade la note à long terme de KBC d'un cran, de Aa3 à A1[13]. En janvier 2012, l'agence Fitch Ratings dégrade également la note à long terme de KBC de A à A-[14].

En octobre 2011, le groupe KBC cède sa filiale KBL, banque privée luxembourgeoise, à Precision Capital, un holding appartenant à l'État du Qatar, pour un montant proche de 1,35 milliards d'euros. KBL dispose alors de 47 milliards d'euros d'avoirs en gestion et de 38,2 milliards d'euros d'actifs en dépôt[15].

En mai 2013, la société de gestion française Shânti Asset Management porte plainte contre KBC pour lui avoir vendu des CDO – des dérivés de crédit en partie responsables la crise des subprimes – avec garantie de remplacement si ces actifs devenaient défaillants, engagement que KBC n'a pas tenu[16].

En juillet 2013, KBC rembourse 1,75 milliard d'euros aux pouvoirs publics flamands, et 500 millions d'euros en janvier 2014[12].

En septembre 2014, KBC annonce la liquidation progressive de la Banque Diamantaire Anversoise (ADB) pour insuffisance de trésorerie et échec dans la recherche d'un repreneur[17],[18].

Activités[modifier | modifier le code]

KBC est un holding financier actif dans le domaine bancaire et les assurances, indépendant, de taille moyenne, ciblant particulièrement les particuliers et les petites et moyennes entreprises, actif dans plusieurs pays européens.

KBC emploie environ 50 000 employés. Outre la Belgique, où KBC est le troisième groupe de banque et assurances, des implémentations existent en Europe centrale, en Hongrie, Pologne, Serbie, République tchèque (Československá obchodní banka) et Slovaquie.

Filiales[modifier | modifier le code]

  • KBC : en Flandre et en Communauté germanophone de Belgique ;
  • KBC Brussels : à Bruxelles ;
  • CBC Banque & Assurance : en Communauté française sauf Bruxelles ;
  • ČSOB en République tchèque et en Slovaquie ;
  • K&H Bank (en) : en Hongrie ;
  • CIBANK et DZI Insurance : en Bulgarie ;
  • KBC Bank Ireland (en) : en Irlande.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annual Report of KBC Group 2016,
  2. Annual Report of KBC Group 2016,
  3. Annual Report of KBC Group 2016,
  4. Annual Report of KBC Group 2016,
  5. Annual Report of KBC Group 2016,
  6. Annual Report of KBC Group 2016,
  7. « Our future is undermined », sur bankwijzer.be,
  8. « KBC Sustainability Framework », sur KBC.com,
  9. « Belgian bank KBC Sustainability policy: a mixed bag », sur banktrack.org,
  10. « Fossil free banks... », sur banktrack.org,
  11. « Belgique: Prêt global de 99 millions d'euros à KBC Banque », sur Eib.org,
  12. a et b « KBC : rembourse par anticipation une nouvelle tranche d'aide publique », sur Boursier.com,
  13. « Moody's dégrade la note de KBC Banque », sur Deredactie.be,
  14. « Fitch abaisse d'un cran les notes de Dexia Banque Belgique et KBC », sur Sudinfo.be,
  15. « La banque KBL, banque privée du belge KBC, passe sous pavillon qatari », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. Isabelle Chaperon, « Subprime : la justice française poursuit la banque belge KBC », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  17. Didier Burg, « Faute de repreneur, le belge KBC liquide sa banque diamantaire anversoise », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  18. « Banque diamantaire anversoise: KBC annonce une disparition progressive », sur rtbf.be, (consulté le 2 juillet 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]