Télévision numérique terrestre en France

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Logo de la TNT Télévision Numérique Terrestre.

La télévision numérique terrestre (TNT) en France exploite les normes DVB-T, MPEG-2 pour la résolution d'image standard ou « SD » et H.264 (également appelée MPEG‑4 AVC) pour la « haute définition » (TVHD). Son lancement commercial est intervenu le 31 mars 2005.

Au total en 2013, on dénombre une soixantaine de chaînes tous genres confondus parmi lesquelles 25 chaînes nationales ainsi qu'une quarantaine de chaînes locales ne nécessitant aucun abonnement. En complément, 11 chaînes nationales payantes sont autorisées à diffuser en définition standard (SD) sur le réseau TNT français depuis mars 2006. Le lancement de la TNT HD sans abonnement[Note 1] adopte la norme DVB-T et H.264 / MPEG‑4 AVC à compter du 30 octobre 2008.

Sommaire

Transition analogique vers numérique[modifier | modifier le code]

La France métropolitaine a achevé son basculement depuis la télévision analogique (Sécam L') vers la télédiffusion numérique le 30 novembre 2011.

Toutefois, certains réseaux câblés métropolitains ainsi que certaines installations collectives de réception par satellite exploitent toujours une modulation analogique, le plus souvent à la norme PAL BG, au lieu de la norme numérique DVB-T.

Sur un plus long terme, la télédiffusion devrait adopter la norme de DVB-T2, ce qui obligerait à un renouvellement des équipements de réception[1]. Toutefois en 2011, cette mesure a été reportée afin de ne pas affecter la majorité du parc d'équipements et téléviseurs non compatibles.

Principes généraux[modifier | modifier le code]

Pour recevoir la télévision numérique terrestre dite « gratuite », il convient d'utiliser une antenne recevant la bande UHF associée à un équipement adapté, capable de capter et interpréter les signaux numériques à la norme DVB-T. Ce type de démodulateur (qui est en fait un tuner-décodeur délivrant une image et un son analogiques) peut être intégré au téléviseur, ou être relié indépendamment à l'écran. Les offres payantes nécessitent un terminal de réception intégrant un accès conditionnel fourni avec l'abonnement auprès de l'opérateur. Il n'existe pas d'antenne spéciale DVB-T puisque cette norme a été conçue pour être totalement compatible avec les antennes existantes permettant de capter les signaux télé analogiques.

L'arrêt de la télévision analogique en France est effectif depuis le 29 novembre 2011, conforme à la communication de la Commission européenne ayant proposé un arrêt total des émissions analogiques en Europe au 1er janvier 2012 [2]. Cette date marque ainsi l'abandon officiel de l'exploitation en modulation analogique à la norme « L » et du standard de couleurs SÉCAM. Cette évolution doit permettre d'allouer les fréquences libérées à d'autres modes de télécommunication (radio numérique, télévision mobile personnelle, Internet sans fil, télécommunications professionnelles, téléphonie, etc.). En France, le basculement vers le tout numérique a été progressif, région par région.

Le 29 novembre 2011 marque également l'abandon définitif du standard couleurs historique, le SÉCAM qui avait déjà été abandonné pour la plupart des autres modes de diffusion (satellite, xDSL, télé Web) à l'exception notable du câble (cependant, les réseaux Numericable d'Île-de-France ont abandonné définitivement ce standard, en 2011, et ce processus s'étendra, site par site, selon Numericable : diffuser simultanément du DVB-C, du DVB-T, et du SECAM L/L' revient trop cher [réf. nécessaire], et cette norme analogique est trop singulière [réf. nécessaire]).

Équipements de réception[modifier | modifier le code]

Logo apposé en France sur les appareils captant la TNT
Logo apposé en France sur les appareils captant la TNT HD

Le récepteur[modifier | modifier le code]

Ces équipements sont reliés à prise dite « antenne TV ». Trois types d'équipements sont distingués, selon le type d'offre qu'ils permettent de capter et restituer :

  • Récepteur ou adaptateur TNT simple, donc avec tuner Mpeg 2 ou dit « SD » (à définition standard) pour les chaînes « gratuites » (en clair) en métropole. Ces appareils ne sont plus autorisés à la vente depuis décembre 2012.
  • Récepteur ou adaptateur TNT « SD » et TVHD (Haute Définition), donc plus excactement et en fait, avec tuner Mpeg 2-4 pour les chaînes « gratuites » (en clair) en France métropolitaine et d'outre-mer ;
  • Récepteur ou adaptateur TNT Mpeg 2-4 TVHD (Haute Définition) retrocompatible " SD" pour les chaînes « gratuites » (en clair) et les chaînes à péage.

Si l'équipement n'est pas intégré à la télévision, il se présente sous la forme d'un boîtier autonome (récepteur ou adaptateur TNT "HD " à tuner Mpeg 2-4) externe à relier en HDMI (Peritel-Scart possible) au téléviseur ou sous forme de cartouche ou clé, à introduire dans un port d'extension du téléviseur (ou de l'ordinateur multimédias).

Antenne et télédistribution privée[modifier | modifier le code]

En France, en 1999, le parc de logements alimentés par antenne individuelle ou d'antennes individuelles est estimé à douze millions[3].

En métropole, la TNT exploite principalement la bande de fréquences UHF (bandes IV et V). Les « aériens » (comme les classiques antennes « râteau ») peuvent parfois permettre de capter ces fréquences. Lors de l'arrêt de l'analogique, certains téléviseurs ne fonctionnent parfois plus avec les antennes intérieures.

En 1999, 60 à 70 % des ventes annuelles d'antennes est constitué d'antennes « large bande » couvrant les bandes IV et V, les 30 à 40 % restants sont des antennes « bande étroite » avec une largeur de bande de 140 MHz[3].

Toutefois, certains éléments doivent être attentivement sélectionnés pour garantir une réelle efficacité pour la captation et la télédistribution des signaux TNT :

Le récepteur ou adaptateur (démodulateur numérique ou tuner) TNT adapté à la norme DVB-T doit également répondre à des spécificités concernant sa sensibilité et ses performances, notamment dans le traitement des signaux et la correction d'erreurs.

Antenne et télédistribution collective[modifier | modifier le code]

Une antenne TNT utilisée par l'opérateur CityPlay

D'après une étude de TDF de 1999, neuf millions d'antennes collectives sont installées et dans les copropriétés, le passage au numérique nécessite dans 92 % à 98 % des installations des modifications sur les filtres de la station de tête de l'antenne, pour un coût d'environ 50 francs de l'époque par prise[3], soit environ huit euros.

D'après cette même étude de TDF de 1999, dans 10 % des copropriétés, le passage au numérique nécessite des modifications importantes pour un coût d'environ 1 600 francs de l'époque par prise[3], soit environ deux cent cinquante euros.

En réception collective, les principaux problèmes rencontrés concernent :

Contraintes et limites de la TNT[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Inconvénients de la TNT.

La réception des signaux DVB-T peut être sensiblement affectée par plusieurs phénomènes. Le choix des équipements et leur emplacement sont déterminants. Il est nécessaire de surveiller certains aspects tels que :

Concernant le récepteur (adaptateur) TNT, il est conseillé de ne pas l'installer à trop grande proximité d'un téléviseur de type cathodique, d'un appareil vidéo ou multimédias (magnétoscope, DVDscope, Numériscope…), d'un téléphone portable ou sans fil ou de toute source de chaleur. Il doit être installé dans un endroit frais, aéré et isolé, à l'abri de l'humidité et des rayons solaires.

Pour des motifs comparables, l'utilisation d'antennes intérieures (sauf à proximité d'un site d'émission) est déconseillée. Une antenne intérieure est toujours moins performante et plus sensible aux perturbations domestiques (sonnette, parasites provoqués par un téléphone portable, un four à micro ondes, un ordinateur…). Pour ce type d'équipements, les mentions commerciales (« spéciale TNT »), notamment pour les antennes avec amplification électroniques ne garantissent absolument pas une captation satisfaisante des signaux DVB-T à l'intérieur d'un édifice.

Sigles, labels et logos contradictoires et confusion[modifier | modifier le code]

Il est fréquent de rencontrer des mentions commerciales ou publicitaires faisant état d'antennes « spéciales TNT » ou « adaptées spécifiquement au numérique » Ces formules ne reposent sur aucun élément technique car la norme de diffusion DVB-T est plus performante que l'ancien système analogique (Sécam L) et est justement conçue pour être compatible avec les installations pré-existantes.

Une série de sigles commerciaux ont été exploités depuis 2005, période de lancement de la TNT. Les mentions ou logos et labels européens sur la TV HD, tels que HDTV (TVHD), HD Ready (« prêt pour la Haute Définition »), Full HD (« Haute Définition Totale » ou « pleine résolution ») et HDTV 1080p (TVHD 1080p ou TVHD à résolution 1080 lignes au mode progressif) se sont multipliés, apposés sur les téléviseurs, vidéoprojecteurs, DVDscopes et autres récepteurs ou adaptateurs TNT.

Entre 2004 et fin 2008, une grande confusion a été entretenue par la distribution et les marques d'électronique afin de ne pas freiner leurs ventes avant le lancement effectif de la TNT HD (gratuite). Ainsi, la plupart des téléviseurs ou écrans même haut de gamme TVHD « Full HD » commercialisés avant l'automne 2008 ne disposent pas des circuits de réception adaptés à la « TNT HD » [réf. souhaitée].

La loi 2007-309 du 5 mars 2007 (article 19) a permis de clarifier la situation pour le public. Elle établit le calendrier rendant obligatoire le tuner DVB-T intégré aux téléviseurs neufs vendus au public :

  • Mars 2008 : tuner DVB-T pour tous les types de téléviseurs
  • Décembre 2008 : tuner TNT-HD pour les téléviseurs affichant un label HD
  • Décembre 2009 : tuner TNT-HD pour les téléviseurs de plus de 66 cm de diagonale
  • Décembre 2012 : tuner TNT-HD pour tous les téléviseurs

Offre des chaînes de la TNT[modifier | modifier le code]

France métropolitaine[modifier | modifier le code]

Les chaînes retenues pour émettre sur la TNT l'ont été en 2002 et mai 2005 par le CSA. Les sept premiers canaux correspondaient aux mêmes chaînes gratuites en diffusion terrestre analogique (et suivaient la même numérotation en diffusion numérique terrestre). Toutefois France 5 et Arte ont bénéficié chacune d'un canal à part entière pour la diffusion numérique en continu au lieu de partager le temps d'antenne du cinquième canal comme c'était le cas avec la diffusion terrestre analogique.

Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes locales ont fait leur apparition sur la TNT française.

Chaîne Accès Groupe Disponible depuis Multiplex Format et
définition image
Norme
1 TF1 Gratuite Groupe TF1 31 mars 2005 R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-2
2 France 2 France Télévisions R1 - SGR1 576i 16/9 MPEG-2
3 France 3 R1 - SGR1 576i 16/9 MPEG-2
4 Canal+ Payante avec plages en clair Groupe Canal+ R3 - CNH 1080i 16/9 (crypté)

576i 16/9 (en clair)

MPEG-4 (crypté)
MPEG-2 (en clair)
5 France 5 Gratuite France Télévisions R1 - SGR1 576i 16/9 MPEG-2
6 M6 Groupe M6 R4 - Multi 4 576i 16/9 MPEG-2
7 Arte Groupe Arte R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-2
8 D8 Groupe Canal+ 7 octobre 2012 R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
9 W9 Groupe M6 31 mars 2005 R4 - Multi 4 576i 16/9 MPEG-2
10 TMC Groupe TF1
Principauté de Monaco
R6 - SMR6 576i 16/9 ou 4/3 MPEG-2
11 NT1 Groupe TF1 R4 - Multi 4 576i 16/9 ou 4/3 MPEG-2
12 NRJ 12 NRJ Group R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-2
13 La Chaîne parlementaire Parlement français R1 - SGR1 576i 16/9 MPEG-2
14 France 4 France Télévisions R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
15 BFM TV NextRadioTV 28 novembre 2005 R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
16 I>Télé Groupe Canal+ 14 octobre 2005 R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
17 D17 7 octobre 2012 R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
18 Gulli Lagardère Active (66 %)
France Télévisions (34 %)
18 novembre 2005 R2 - NTN 576i 16/9 MPEG-2
19 France Ô France Télévisions 14 juillet 2010 R1 - SGR1 576i 16/9 MPEG-2
20 HD1 Groupe TF1 12 décembre 2012[4] R7 - MHD7 1080i 16/9 ou 4/3 MPEG-4
21 L'Équipe 21 Groupe Amaury R7 - MHD7 1080i 16/9 MPEG-4
22 6ter Groupe M6 R8 1080i 16/9 MPEG-4
23 Numéro 23 Diversité TV France SA R8 1080i 16/9 MPEG-4
24 RMC Découverte NextRadioTV R8 1080i 16/9 MPEG-4
25 Chérie 25 NRJ Group R7 - MHD7 1080i 16/9 MPEG-4
41 Paris Première Payante avec plages en clair Groupe M6 21 novembre 2005 R4 - Multi 4 576i 16/9 MPEG-4 (crypté)
MPEG-2 (en clair)
42 Canal+ Sport Groupe Canal+ R3 - CNH 576i 16/9 MPEG-4 (crypté)
MPEG-4 (en clair)
43 Canal+ Cinéma Payante R3 - CNH 576i 16/9 MPEG-4
45 Planète+ R3 - CNH 576i 16/9 MPEG-4
46 TF6 Groupe TF1 (50 %)
Groupe M6 (50 %)
R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-4
48 LCI Groupe TF1 R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-4
49 Eurosport Groupe TF1
Discovery Communications
R6 - SMR6 576i 16/9 MPEG-4
51 TF1 HD Gratuite Groupe TF1 30 octobre 2008 R5 - MR5 1080i 16/9 MPEG-4
52 France 2 HD France Télévisions R5 - MR5 1080i 16/9 MPEG-4
56 M6 HD Groupe M6 R5 - MR5 1080i 16/9 MPEG-4
57 Arte HD Groupe Arte R4 - Multi 4 1080i 16/9 MPEG-4

* Depuis octobre 2008, une partie des émissions est proposée en haute définition (HD). Sur les appareils équipés pour recevoir la HD, les chaînes 51, 52, 56 et 57 sont automatiquement implantées sur les canaux 1, 2, 6 et 7. Le canal 4 attribué à CANAL+ est passé en HD, tout en ayant l'obligation de proposer les plages en clair en SD. La part de la haute définition devrait s'accroître au fil des mois. Certains décodeurs TNT ou téléviseurs permettent de basculer automatiquement les numéros de chaînes HD sur le numéro de canal le plus faible à la place du signal SD, quand les deux canaux sont reçus simultanément, tout en offrant la possibilité de sélectionner le signal sur ces chaînes en cas de mauvaise qualité de réception du signal HD.

La chaîne dédiée à l'outremer France Ô, qui était initialement diffusée sur la TNT gratuite locale dans les départements et collectivités d’outre-mer et en Île-de-France, est passée sur la TNT gratuite nationale à partir du 15 juin 2010 (effectif sur tout le territoire à partir du 14 juillet 2010)[5]. Pour cette extension de diffusion, ARTE a été déplacée le 8 juin 2010 sur le multiplex R6 (à la suite de l’abandon de ce dernier multiplex de la TNT par les chaînes payantes AB1 et Canal J) afin de libérer le canal retenu sur le multiplex R1 pour France Ô[6].

La chaîne Canal+ est majoritairement cryptée, normalement classée dans les chaînes payantes. Le PAF ne propose donc « que » 18 canaux gratuits, ce qui correspond à 19 chaînes (cas de La Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale/Public Sénat partageant un même canal). Le numéro d'ordre, 1 à 19, correspond au numéro de la présélection automatique sur l'adaptateur (attribué par tirage au sort pour les nouvelles chaînes TNT).

Pour les chaînes payantes, un adaptateur spécifique généralement fourni avec l’abonnement à un bouquet de programmes est nécessaire (cet adaptateur permet la réception des chaînes gratuites). Pour des motifs techniques et de coûts de diffusion (MPEG-2 en clair + MPEG-4 payant), la majorité (8/11) des chaînes payantes ne proposent pas de "fenêtres" gratuites principalement destinées à leur promotion.

  • Chaînes nationales en clair et Canal+ : de 1 à 25
  • Chaînes locales : de 30 à 39
  • Chaînes payantes : de 40 à 49
  • Chaînes en haute définition également diffusées en clair en définition standard : de 51 à 79

(Depuis le 12 décembre 2012)

France d'outre-mer[modifier | modifier le code]

Le CSA a autorisé, le 24 août 2010, le Réseau Outre-Mer 1re à devenir opérateur du multiplex TNT ROM 1 pour chaque département et collectivité ultramarine[7]. La diffusion débute fin 2010 avec des déclinaisons pour chaque territoire de ce bouquet :

  • La 1re, la chaîne publique de proximité du groupe France Télévisions gérée par le Réseau Outre-Mer 1re
  • 2 chaînes privées ou associatives locales au plus
  • 7 chaînes publiques nationales[8].

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a accordé une autorisation de diffusion numérique sur un simplex aux chaînes analogiques Zouk TV (Martinique) et Éclair TV (Guadeloupe) au titre de leur droit de reprise en numérique.

Zone de diffusion Canal Chaîne Type Accès Groupe Notes Multiplex Format image
Chaînes locales
Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe 1 Guadeloupe 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
3 Canal 10 Canal 10 Guadeloupe Télévision SARL Chaîne de télévision généraliste privée de proximité 4:3
11 Éclair Télévision Basse-Terre Télévision Chaîne de télévision associative de proximité LOCAL OM 16:9
Drapeau de la Guyane Guyane 1 Guyane 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 ATG Antenne Télévision Guyane SAS Chaîne de télévision généraliste mixte de proximité
10 KTV - Kourou Télévision  ? Chaîne de télévision généraliste associative de proximité  ?
Drapeau de la Martinique Martinique 1 Martinique 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 ATV Holding Radio Télévision SAS Chaîne de télévision généraliste privée de proximité 4:3
3 KMT Association pour le développement des techniques modernes de communication Chaîne de télévision généraliste associative de proximité 4:3
11 Zouk TV Zouk multimédia Chaîne de télévision généraliste privée locale à dominante musicale ROM L 16:9
Drapeau : Mayotte (local) Mayotte 1 Mayotte 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 Kwezi TV Groupe local privé Chaîne de télévision généraliste privée de proximité ROM 1 (retardé)
Drapeau de la Nouvelle-Calédonie Drapeau de la Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie 1 Nouvelle-Calédonie 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
Drapeau de la Polynésie française Polynésie française 1 Polynésie 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 Tahiti Nui TV Groupe local privé Chaîne de télévision généraliste privée de proximité
Drapeau de la Réunion La Réunion 1 Réunion 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 Antenne Réunion ASDL Chaîne de télévision généraliste privée de proximité
3 Télé Kréol Groupe local privé Chaîne de télévision associative de proximité à vocation culturelle
Drapeau de Saint-Barthélemy Saint-Barthélemy
Flag of France.svg Saint-Martin
1 Guadeloupe 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
2 Carib’inTV Généraliste Gratuite Productions des îles Chaîne de télévision généraliste privée de proximité ROM 1 16:9
Drapeau : Saint-Pierre-et-Miquelon (local) Saint-Pierre-et-Miquelon 1 Saint-Pierre et Miquelon 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
Drapeau : Wallis-et-Futuna (local) Wallis-et-Futuna 1 Wallis-et-Futuna 1re Généraliste Gratuite France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1re) Chaîne de télévision généraliste locale de service public ROM 1 16:9
Chaînes nationales
2/3/4 France 2 Généraliste Gratuite France Télévisions Chaîne de télévision généraliste de service public créée en 1963. ROM 1 16:9
3/4/5 France 3 Chaîne de télévision généraliste de service public créée en 1972. Version nationale (France 3 Sat).
4/5/6 France 4 Chaîne de télévision de service public dédiée aux divertissements et au sport.
5/6/7 France 5 Semi-Généraliste Chaîne de télévision de service public de la découverte, de la connaissance et du savoir.
6/7/8 France Ô Généraliste Chaîne de télévision de service public généraliste dédiée à la diversité et l'outre-mer.
7/8/9 France 24 Information Société de l'audiovisuel extérieur de la France Chaîne de télévision de service public d'information en continu.
8/9/10 Arte Généraliste culturelle Groupe Arte Chaîne de télévision de service public généraliste franco-allemande.

La diffusion numérique débute le 30 novembre 2010 dans les territoires disposant jusque là de la chaîne Tempo. L'arrêt de sa diffusion rend possible la numérisation de ses anciennes fréquences analogiques pour y installer le multiplex ultramarin ROM 1. Les collectivités de Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna, ne disposant pas de la chaîne Tempo, achèvent leur passage à la télévision numérique terrestre fin décembre 2010[9].

À Saint-Pierre-et-Miquelon, le signal TNT est crypté pour des questions liées au droit d'auteur et à sa proximité avec le Canada. Il faut donc disposer d'un terminal numérique ou d'un téléviseur équipé d'un lecteur de carte d'accès (gratuite mais dont la distribution est réservée aux résidents)[9].

La diffusion analogique des chaînes publiques et des chaînes privées de proximité s'est poursuivie pendant un an sur leurs fréquences respectives jusqu'à extinction de tous les signaux analogiques en France, le 30 novembre 2011, afin de laisser le temps aux ultramarins de s'équiper en adaptateurs TNT. Contrairement à la métropole, seule la norme de diffusion MPEG-4 est employée, sans toutefois qu'aucune chaîne ne soit diffusée en HD. « Les adaptateurs MPEG-2, que l’on trouvait majoritairement dans les commerces en métropole, ne peuvent donc pas fonctionner dans les DOM COM »[10]. Toutefois des générations plus récentes de décodeurs et de téléviseurs sont maintenant vendus et compatibles avec la diffusion en clair en MPEG-4, y compris en Métropole depuis l’ouverture de la TNT HD.

Pour le lancement de la TNT, les chaînes privées nationales et La Chaîne Parlementaire (LCP[11] et Public Sénat) ne sont pas diffusées en dehors de la métropole. Selon Alain Méar, membre du CSA en 2010, la diffusion outre-mer coûte 2 millions d'euros par chaîne et par an[12]. Les grands groupes télévisuels privés ont choisi le satellite pour leur couverture.

Les seconds multiplexes arriveraient fin 2011 ou en 2012, ils apporteraient entre autres la haute définition et les programmes de La Chaîne Parlementaire[12].

Chaînes locales métropolitaines[modifier | modifier le code]

Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes régionales et départementales ont fait leur apparition sur la TNT française. Dans les autres régions où des chaînes locales ne sont pas diffusées sur leur émetteur principal, c’est le programme régional de France 3 d’une région voisine qui occupe le canal disponible sur le multiplex public (chaîne numéro 22 de la TNT), afin d’augmenter la couverture effective des régions à qui elles sont destinées.

Canal Chaîne Notes Zone de diffusion[13] Multiplex Format image
30 Alsace20 Anciennement Alsatic TV Strasbourg
Mulhouse
R1 16:9
BFM Business Paris Anciennement Côté Seine puis Cap 24 Paris L8 16:9
IC1 Anciennement Clermont 1ère Clermont-Ferrand R1 4:3
LCM Marseille R1 16:9
Normandie TV Caen R1 4:3
Télé Paese Balagne
Corse
R1 16:9
TLM Lyon R1 4:3
TLP Manosque
Sisteron
R1 4:3
TVPI Bayonne R1 4:3
Wéo Lille R1 16:9
31 8 Mont-Blanc Anciennement TV8 Mont Blanc Annecy
Chambéry
R1 16:9
BDM TV
Cinaps TV
Demain IDF
Télé Bocal
Canal en temps partagé Paris L8 16:9 / 4:3
Grand Lille TV Lille L8 16:9
Normandie TV Cherbourg R1 4:3
Tébéo Brest R1 16:9
Télénantes Nantes R1 16:9
Télim TV Limoges R1 16:9
TL7 Saint-Étienne R1 4:3
TLT Toulouse R1 4:3
TV SUD Montpellier Décrochage local pour Montpellier. Anciennement 7L TV. Montpellier R1 4:3
Voo TV Dijon R1 4:3
Vosges télévision Anciennement Vosges télévision Images plus Épinal R1 16:9
32 Canal 32 Troyes L8 4:3
IDF1 Paris L8 16:9
Opal'TV Dunkerque
Calais
Boulogne-sur-Mer
16:9
33 France 24 Anciennement LTF puis NRJ Paris Paris L8 16:9
La Chaîne Normande Rouen 16:9
LM TV Le Mans R1 4:3
Mirabelle TV Metz R1 16:9
TébéSud Anciennement Ty télé Lorient
Vannes
4:3
Territorial TV Bar-le-Duc
Saint-Dizier
R1 4:3
TLC Anciennement Canal Cholet Cholet L8 4:3
TV7 Bordeaux Bordeaux
Arcachon
R1 16:9
TV SUD Camargue Cévennes Décrochage local pour Nîmes. Anciennement Télé Miroir. Nîmes 4:3
34 MATéLé Saint-Quentin
Hirson
R1 16:9
Normandie TV Alençon R1 4:3
TV Vendée La Roche-sur-Yon L8 16:9
35 TVR Rennes R1 16:9
Wéo Picardie (autorisation révoqué par le CSA) Abbeville
Amiens
Saint-Just-en-Chaussée
R1 16:9
36 Bip-tv Issoudun R1 4:3
37 TV Tours Tours
Blois
R1 4:3
38 téléGrenoble Isère Anciennement TéléGrenoble Grenoble R1 4:3

Régions frontalières[modifier | modifier le code]

TNT britannique[modifier | modifier le code]

En zone côtière du Nord-Pas-de-Calais : Channel 4, ITV et Euronews

TNT belge[modifier | modifier le code]

En région Nord-Pas-de-Calais : La Une, La Deux, La Trois, Één, Canvas, Ketnet, Euronews
En région Lorraine : La Une, La Deux, La Trois, Euronews

TNT luxembourgeoise[modifier | modifier le code]

En région Lorraine :

  • Une chaîne destinée au public lorrain : Air, l'autre télé sur le canal 21 de Dudelange, diffusée depuis le 28 février 2011 via le multiplex L8
  • Une chaîne destinée au public hollandais : RTL 4 , RTL 5, RTL 7, RTL 8
  • Les chaînes destinées au public wallon : RTL-TVI, Club RTL et Plug RTL

TNT allemande[modifier | modifier le code]

Au nord de la Lorraine et en région Alsace : ZDF, Das Erste, KiKA, SR Fernsehen, HR Fernsehen, SWR Fernsehen et bien d'autres sont également reçues

TNT suisse[modifier | modifier le code]

Sur la zone frontalière : les chaînes de la Radio télévision suisse (RTS Un et RTS Deux) mais aussi SF1 et RSI La 1

TNT espagnole[modifier | modifier le code]

L'organisation administrative de la TNT en France[modifier | modifier le code]

Mode de désignation des chaînes[modifier | modifier le code]

Les 19 canaux gratuits et bientôt les 6 nouvelles chainesHD les 10 canaux payants proposées initialement ont été pourvus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel à la suite d'un appel à candidature et à audition des groupes candidats. Les sept premiers canaux gratuits ont été attribuées d'office aux chaînes existantes qui diffusaient en analogique, un huitième à la chaîne publique parlementaire et un dernier réservé à France Télévisions.

Auditions des candidats par le CSA[modifier | modifier le code]

Certaines des chaînes candidates disposent déjà d’autorisations et émettent sur le câble ou le satellite (ou sont reprises sur les bouquets TV des offres ADSL), d’autres sont des montages créés spécifiquement lors de la candidature à la TNT (et ont été reprises sur les autres accès). Aucune chaîne associative ne fut retenue par le CSA pour l'offre TNT proposée le 9 mai 2005. Deux chaînes associatives s'étaient présentées, Zaléa TV, dans le secteur des chaînes payantes et une télévision citoyenne et de proximité créée par la Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers.

Chaînes candidates à l'appel à candidatures de 2002[modifier | modifier le code]

Le CSA lance un premier appel à candidatures en 2001-2002 pour sélectionner 6 nouvelles chaînes gratuites et 14 chaînes payantes en plus des six chaînes nationales de l'époque (TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5/Arte et M6 ainsi que des chaînes publiques supplémentaires retenues (France 4 et LCP). Les projets sont analysées lors d'auditions publiques réalisées entre le 17 juin 2002 et le 1er juillet 2002. ([S]: Sélectionnée).

Chaînes candidates à l'appel à candidatures de 2005[modifier | modifier le code]

À la suite du succès du lancement de la TNT le 31 mars 2005, le CSA lance un nouvel appel à candidatures pour accueillir 4 nouvelles chaînes gratuites et de nouvelles chaînes payantes à la suite de l'annulation de sept autorisations accordées lors du précédent appel à candidatures (celles des groupes Canal+, Pathé et Lagardère) (légende : chaînes gratuites/chaînes payantes, chaîne sélectionnée* ).

Le 31 octobre 2008, la chaîne AB1 renonce à sa fréquence de TNT payante, en raison d'un coût trop élevé (4 millions d'euros par an) pour une audience faible. Le groupe Lagardère songe à faire de même pour sa chaîne Canal J et les députés pourraient amender la loi sur la télévision du futur, afin de permettre aux chaînes de la TNT payante de passer sur la TNT gratuite s'ils le souhaitent.

Chaînes candidates à l'appel à candidatures de 2010[modifier | modifier le code]

À la suite du renoncement de fréquences de Canal J et AB1, le CSA lance un appel à candidatures pour sélectionner une nouvelle chaîne payante (légende : chaîne sélectionnée*).

Chaînes candidates à l'appel à candidatures de 2012[modifier | modifier le code]

À la suite de l'annulation de la loi sur les chaînes bonus votée en 2007, le CSA lance un nouvel appel à candidatures pour six canaux en haute définition. Pourront être retenues des chaînes existantes souhaitant passer en HD ou de nouvelles chaînes (légende : chaîne sélectionnée*). La fin du dépôt de candidature était fixée au 10 janvier 2012 et 33 projets ont été déposés[14]. Les candidats déclarés recevables sont auditionnés du 5 au 14 mars 2012[15].

  • La Chaîne Météo a retiré sa candidature.
  • La chaîne UrbTV retire sa candidature le 6 mars 2012[17].

À la suite de la série d'assassinats (tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban), le CSA décide de reporter sa décision sur le choix des futures chaînes[18].

Les chaînes retenues sont : Chérie HD (Groupe NRJ), L'Équipe HD (Groupe Amaury), HD1 (Groupe TF1), RMC Découverte (Groupe NextRadioTV), Numéro 23 (Société Diversité TV France) et 6ter (Groupe M6)[19]. Elles émettent depuis le 12 décembre 2012[20].

À la suite de l'arrivée des six nouvelles chaînes, les numéros des canaux sur les récepteurs de télévision changent, ainsi les canaux situés dans la tranche 20 à 25 glisseront d'une dizaine entre 30 et 35, ce qui provoque la colère des chaîne locales directement concernées[21]. Le 24 juillet 2012, le CSA attribue par tirage au sort les numéros des six nouvelles chaînes de la TNT[22].

Décembre 2012, un article de presse - intitulé « TNT. L’annonceur passe avant le téléspectateur » - indique au sujet de ces chaînes qu'« elles vont donc démarrer (après 13 heures) dans un climat marqué par le scepticisme tant sur le plan économique que sur les intentions créatives. »[23]

Chaînes locales de la TNT dans la région Île-de-France[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'appel à candidatures pour la télévision numérique terrestre en Île-de-France, le Conseil supérieur de l'audiovisuel, réuni en assemblée plénière le mardi 5 juin 2007, a retenu les projets suivants :

Sur un canal à temps partagé :

Sur trois canaux à temps plein :

  • IDF1 (société Ensemble TV)
  • NRJ Paris (Société locale de télévision)
  • Cap 24 (société IDF TV)

Cette sélection traduit la volonté du Conseil de faire vivre la diversité et la créativité au sein du paysage audiovisuel de l'Île-de-France.

Le CSA a fondé ses choix sur les caractéristiques de la programmation, les engagements en matière de production, la viabilité économique des projets, l'expérience audiovisuelle des acteurs et le respect de l'exigence de pluralisme des médias. Il a considéré que les projets retenus, en proposant une programmation ayant un fort ancrage régional et local, répondent aux attentes d'un large public et prennent en compte les centres d'intérêt des Franciliens.

Le CSA a également retenu des projets associatifs innovants en phase avec les souhaits de nos concitoyens. Il a délivré à l'opérateur de multiplex Multi 7, qui regroupe les sept chaînes locales de la TNT créées pour la région parisienne, son autorisation d'usage de la ressource radioélectrique. Il a fixé au 20 mars 2008 le début des émissions de ces chaînes.

Déploiement de la TNT et extinction du réseau analogique[modifier | modifier le code]

Schémas d’arrêt de l’analogique[modifier | modifier le code]

De nombreuses difficultés sont apparues pour déployer la diffusion numérique avant l’extinction totale de la diffusion analogique. Notamment le schéma d’extinction totale, avec migration, en une seule étape a été abandonné. Il ne permettait pas de tenir le calendrier prévu d’arrêt total des émissions analogiques avant novembre 2011, que ce soit en France ou dans les pays voisins (notamment en Espagne).

Aussi le CSA a retenu une extinction zone par zone qui commença précocement dès 2009, avec un double plan de fréquences destiné à accélérer la finalisation de la couverture et faciliter les négociations de fréquences avec les pays voisins également demandeurs de ressources pour leurs propres déploiements[24] :

  • Un plan « d’arrivée » vers lequel les différentes zones sont migrées successivement lors de leur arrêt de diffusion analogique. Ce plan prévoit de réutiliser immédiatement les fréquences des trois premières chaînes analogiques (TF1, France 2, France 3) pour y déplacer trois des multiplex numériques (respectivement R6, R3 et R4) et de libérer totalement les fréquences des trois autres chaines analogiques (France 5/Arte, M6 et Canal+). Les deux autres multiplex numériques (R2 et R3) conservent leurs fréquences lors de cet arrêt et le multiplex R5 peut éventuellement commencer à émettre. Cela libère immédiatement trois fréquences par zone de couverture et permet aux pays voisins d’achever leur déploiement.
  • Un plan « cible » qui ne sera utilisé qu’après l’extinction totale de l’analogique dans toutes les zones : les trois multiplex R1, R2 et R3 sont alors déplacés à leur emplacement définitif, ce qui libère sur le territoire national la sous-bande demandée (qui apparaîtra en fin de bande UHF dans les canaux 61 à 69) dans le « dividende numérique » pour les nouveaux services alternatifs à la télévision ; avec ce plan-cible, le multiplex R5 peut achever son déploiement national et un septième multiplex (désigné « TMP » pour « Télévision Mobile Personnelle » utilisant la norme DVB-H à destination des récepteur mobiles) peut être mis en place selon les auditions de négociation du dividende numérique, l’état du marché ou les autres besoins en matière de télévision ou autres services audiovisuels. La décision de déploiement d’un septième multiplex ou de son attribution avec la sous-bande du dividende numérique n’est pas encore prise.

Pour minimiser la gêne occasionnée auprès des spectateurs (et des chaînes qui souffriraient de réduction temporaire d’audience), un schéma ne comportant pas plus de deux plans successifs de fréquences a été retenu et ce schéma permet d’assurer la continuité de service sur au moins 2 des multiplex, capables de relayer l’information nécessaire pour les téléspectateurs qui devront effectuer le réglage de leurs adaptateurs. De plus, ce plan maximise la compatibilité finale du déploiement car il conserve dans le plan « cible » les fréquences des trois premiers réseaux analogiques pour les multiplex numériques (donc réduira les coûts d'adaptation des installations d’antennes, notamment celles disposant de filtres).

Cette proposition du CSA fait encore l’objet de négociation, mais ne semble pas susciter d’hostilité de la part de M6 et France 5/Arte dont les fréquences analogiques actuelles seront arrêtées, puisqu'au contraire ces chaînes trouvent leur place dans les trois multiplex retenus et devant conserver les fréquences analogiques actuelles historiques qui seront arrêtées et converties en multiplex numérique (car ce sont ces fréquences des trois premiers réseaux analogiques qui bénéficient déjà de la meilleure couverture partout en France) ; ce schéma est aussi celui qui permettra de dégager le plus grand nombre de ressources pour le dividende numérique (dans la sous-bande basse de la bande UHF actuelle, sachant que la bande VHF encore utilisée par Canal+ en analogique sera aussi libérée dès le premier plan « d’arrivée »).

Cependant ce schéma reste conditionné par la mesure du taux d’équipement des ménages dans les zones qui seront arrêtées prématurément dès 2009 (donc avant l’extinction totale de l’analogique prévue initialement en novembre 2011). La liste des zones arrêtées prématurément doit privilégier les zones les mieux équipées en adaptateurs TNT (en fait ce sont probablement les zones qui ont la meilleure couverture et correspondant à la première tranche déployée de la TNT comprenant les émetteurs les plus puissants), faciliter les négociations d’échanges de fréquences avec les pays voisins et donc accélérer la couverture de la TNT dans les zones frontalières et finalement réduire le nombre de petits sites d’émission nécessaires et donc le coût total de déploiement et de maintenance des nouveaux réseaux de diffusion numérique.

Aussi le schéma retenu va concerner d’abord la région de Cherbourg et l’ensemble de ses réémetteurs locaux dans le premier semestre 2009. En raison de la grande concentration en antennes collectives en Île-de-France (qui a pourtant été la première déployée, mais souffre encore de nombreux retards de couverture des foyers), cette région n’a pas été retenue. Durant le second semestre 2009, l'Alsace a été arrêtée de la même façon. En 2010, ce sera la Lorraine, Champagne-Ardenne et la Franche-Comté. Ensuite, la Bretagne, les Pays de Loire et la Basse-Normandie seront arrêtées en analogique, ainsi que l’ensemble du réseau analogique de Canal+ (libérant ainsi la totalité de la bande VHF).

En 2011, les autres zones seront arrêtées successivement à un rythme accéléré, les dernières zones étant celles comportant un grand nombre de réémetteurs locaux (principalement des zones de fort relief, mais qui incluent pourtant des zones frontalières). Le but étant que toutes les zones frontalières (constituées souvent de nombreux réémetteurs locaux de faible puissance) soient arrêtées avant la date-buttoir prévue, de faire des économies suffisantes pour les chaînes et opérateurs de multiplex leur permettant de compléter leur couverture prématurément. Ce schéma a aussi l’avantage de permettre aussi d’aller au delà même de la couverture de 85 % de la population à un coût moindre et minimise les travaux d’adaptation nécessaire pour les antennes collectives et permettra aussi aux pays voisins de la France d’accélérer aussi leur propre déploiement et de respecter leurs propres engagements au niveau européen. En novembre 2011, toutes les zones analogiques sont arrêtées et la migration du plan d’arrivée au plan cible de fréquences peut alors intervenir en quelques semaines sans difficultés techniques notables afin que le haut de la sous-bande UHF du « dividende numérique » soit utilisable dès janvier 2012 (et dès janvier 2011 pour la bande VHF).

Calendrier de l'extinction de la diffusion analogique[modifier | modifier le code]

  • La ville de Coulommiers[25] (Seine-et-Marne) (et les communes environnantes : Mouroux, Boissy-le-Châtel, Aulnoy, Chailly-en-Brie, Chauffry, Faremoutiers, Pommeuse, Giremoutiers, Saint-Germain-sous-Doue) a été choisie pour être la première ville à passer au tout numérique pour la diffusion de la télévision hertzienne. Depuis le 8 novembre 2008, l'émetteur de Mouroux, site des Parrichets, diffuse la TNT. L'extinction du signal analogique a eu lieu le 5 février 2009. L'expérimentation menée en concertation avec le CSA et les opérateurs réunis dans l’association France Télé Numérique, afin d’examiner les difficultés rencontrées lors de ce changement de diffusion par les téléspectateurs, de mesurer l’efficacité des outils d’information et d’assistance pour l’ensemble des foyers couverts et de vérifier les capacités de coordination de tous les acteurs impliqués par ce changement (bailleurs et gestionnaires d’immeubles, syndics, antennistes, etc.).
  • La petite ville de Kaysersberg (et les deux communes voisines d'Ammerschwihr et Kientzheim) sont passées au tout numérique le 27 mai 2009[26]. À cause de la proximité de l’Allemagne et du manque de fréquences disponibles, l’opération s'est faite en deux temps. La mise en place d’un seul multiplex a permis de recevoir d’abord 6 chaînes en numérique, le lancement des autres chaînes de la TNT a été fait le même jour que l’extinction de l’analogique, le 27 mai 2009.
  • La campagne nationale d'information Tous au numérique ! est lancée le 17 septembre 2009[27].
  • L'étape suivante a concerné la région de Cherbourg et du Nord-Cotentin. Les émetteurs de Cherbourg-Digosville, Surtainville, Octeville, Bricquebec, Cap de la Hague, Equeurdreville, Tourlaville et Urville-Nacqueville et plus de 200 000 téléspectateurs passent au numérique. L'extinction a eu lieu le 18 novembre 2009[26]. Le début de l'opération a été retardé à 23h45 afin de ne pas priver les téléspectateurs d'une éventuelle séance de tirs au buts lors du match de barrage opposant la France à l'Irlande.

Le calendrier prévoit ensuite un arrêt région par région, les régions étant celles de la chaîne de télévision régionale France 3[26] :

La réception des 6 chaînes analogiques diffusées par le satellite Atlantic Bird 3 (AB3) exploité par Eutelsat s'est arrêté depuis le 29 novembre 2011[31].

Cas particulier de Canal Plus[modifier | modifier le code]

L'autorisation nationale de diffusion hertzienne en analogique de Canal Plus est arrivée à échéance le 6 décembre 2010.

Canal Plus a donc décidé de son propre calendrier de passage au numérique, souvent en avance par rapport au calendrier général d'extinction de l'analogique et du passage à la TNT. À la date indiquée, Canal Plus a cessé d'être diffusé en analogique, la réception se faisant uniquement en numérique, soit par la TNT avec un décodeur HD, soit par satellite. Les abonnés de Canal Plus ont été informés directement par le service commercial de la chaîne et des bandeaux spécifiques ont été diffusées par les émetteurs en phase d'extinction.

Voici le calendrier de l'extinction analogique de Canal Plus :

Couverture nationale[modifier | modifier le code]

À la fin du déploiement prévu pour 2011, 95 % des téléspectateurs devraient en théorie bénéficier de la TNT en France, d'abord dans les zones les plus peuplées. Les 5 % restants situés principalement en zone rurale, vallée — hors de portée des émetteurs en raison de la courbure terrestre) devront utiliser une antenne satellite, un raccordement ADSL ou câblé, pour recevoir les chaînes et services de la TNT. En théorie, le taux de couverture de la télévision numérique (TNT + Satellite + ADSL + Câble) pourrait atteindre 100 %.

En cas d'absence d'émetteur local ou de difficulté de réception des signaux TNT, la télévision numérique par satellite représente l'alternative la plus favorable. D'une part, le satellite est le seul moyen qui permet d'approcher au taux de couverture proche de 100 %[32] et d'autre part, l'offre en clair de la TNT est disponible sans abonnement (gratuite) par satellite. Par ailleurs, les chaînes gratuites de la TNT sont disponibles sur les bouquets payants par satellite (Canalsat, ABsat, OrangeTV, BisTV…).

En mars 2006, le président de la République Jacques Chirac a souhaité que tous les Français puissent bénéficier de la numérisation des signaux, en annonçant la création d'un bouquet par satellite diffusant sur 100 % du territoire l'ensemble des chaînes de la TNT, en raison de l'impossibilité d'atteindre les 95 % envisagés via le réseau terrestre.

Canaux TNT français[modifier | modifier le code]

Canal UHF Fréquence Canal UHF Fréquence Canal UHF Fréquence Canal UHF Fréquence
21 474 MHz 32 562 MHz 43 650 MHz 54 738 MHz
22 482 MHz 33 570 MHz 44 658 MHz 55 746 MHz
23 490 MHz 34 578 MHz 45 666 MHz 56 754 MHz
24 498 MHz 35 586 MHz 46 674 MHz 57 762 MHz
25 506 MHz 36 594 MHz 47 682 MHz 58 770 MHz
26 514 MHz 37 602 MHz 48 690 MHz 59 778 MHz
27 522 MHz 38 610 MHz 49 698 MHz 60 786 MHz
28 530 MHz 39 618 MHz 50 706 MHz
29 538 MHz 40 626 MHz 51 714 MHz
30 546 MHz 41 634 MHz 52 722 MHz
31 554 MHz 42 642 MHz 53 730 MHz

Les fréquences 790 MHz à 862 MHz (canaux 61 à 69) ont été réaffectées aux services mobiles LTE/4G dans le cadre du premier dividende numérique. [Pourquoi ?] [33]

Dans son avis du 20 mars 2013, l'ARCEP propose la réaffectation des fréquences 694 MHz à 790 MHz (canaux 49 à 60) pour les services mobiles. [34]

Duplication satellite[modifier | modifier le code]

Duplication principale des chaînes[modifier | modifier le code]

Répartition des chaînes DVB-S en clair à partir du 7 février 2009.

Bouquets / Satellite Astra Eutelsat 5
West A
Hot Bird
France 2
France 3
France 5
France Ô
Arte
TMC
LCP
Public Sénat
BFM TV
i>Télé
D17
HD1
L'Équipe 21
6ter
Numéro 23
RMC Découverte
Chérie 25

L'offre TNTSAT de Canal+[modifier | modifier le code]

En mars 2007, le groupe Canal+ annonce qu'il proposera un accès libre par satellite aux 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre ainsi qu'à France Ô, permettant à 100 % des Français de les recevoir, en particulier dans les zones non couvertes en hertzien par la TNT. Les téléspectateurs qui le souhaitent peuvent acquérir (acheter) un récepteur satellite numérique associé à une carte à puce donnant accès à ce service, sans abonnement. En janvier 2007, Canal+ a annoncé sa décision de ne conserver qu'un diffuseur par satellite. Ainsi, l'opérateur Astra diffuse l'ensemble des offres françaises du groupe Canal+, après la fusion avec TPS (lequel exploitait Hot Bird d'Eutelsat). Le contrôle d'accès utilisé est le Mediaguard. En juin 2007, le bouquet TNTSAT est lancé dans plusieurs zones test. Ce n'est qu'en septembre 2007 que le service gratuit d'offre TNT par satellite de Canal+ sera officiellement lancé, avec les 24 programmes régionaux comprenant les documentaires et JT du service "Sat" de France 3. Le bouquet TNT SAT est commercialisé en France, à travers plusieurs formules commerciales (packs). Ces packs comprennent un récepteur (démodulateur satellite) et une carte à puce valable 4 ans nécessaire pour accéder à la plupart des chaînes.

Une restriction commerciale interdit "officiellement" à un expatrié français de recevoir l'offre TNTSAT hors territoire métropolitain. Canal+ interdit également aux revendeurs situés à l'étranger, de commercialiser le récepteur et la carte.

Bien avant l'arrivée de la chaîne dans la formule payante de la TNT en 2006, soit plus exactement depuis le lancement de la Télévision numérique terrestre gratuite, le 31 mars 2005, Canal+ a pu diffuser ses plages de programmes quotidiennes non cryptées (numérique en « clair »). Dès lors, la chaîne payante a pu rattraper son « taux de pénétration » national (foyers pouvant réellement visualiser ses programmes notamment en clair) selon une problématique de parc d'équipement d'antennes.

Problématique technique : depuis sa création en 1984, Canal+ s'est vu contrainte d'exploiter l'ancien réseau et sites d'émetteurs de TF1[35] (alors en noir et blanc 819 lignes jusqu'au 19 juillet 1983). Pour ce motif technique, la gamme des fréquences le plus souvent utilisée par la chaîne payante a été la VHF au lieu de l'UHF exploitée par toutes les autres chaînes nationales. Ainsi les millions de foyers depuis le milieu des années 1980 non abonnés à Canal+ n'ont pas jugé utile de s'équiper d'une antenne VHF pour uniquement recevoir ses programmes en clair. Il faut souligner que l'acquisition et l'installation d'un tel équipement VHF représente un coût pouvant aller de 45 à 350 euros par foyer (antenne + coupleur + installation). Le déficit national du taux de pénétration de la chaîne payante a toutefois été considérablement modifié avec l'arrivée de la TNT.

À partir de 2005, en étant diffusée par le nouveau réseau d'émetteurs TNT lesquels exploitent quasi exclusivement la gamme UHF, la question de l'antenne spécifique VHF (souvent baptisée « antenne Canal+ ») a été progressivement résolu. Dès lors, pour chaque nouveau foyer équipé en réception TNT, la chaîne rattrape son retard en termes de taux de pénétration. Ainsi, mécaniquement, alors que l'audience des chaînes nationales analogiques en clair a tendance à décroître, celle de Canal+ connaît une croissance régulière, conforme à la progression du taux d'équipement TNT.

Offre FRANSAT sur le satellite Eutelsat 5WA (ex Atlantic Bird 3)[modifier | modifier le code]

Dans un rapport du 20 octobre 2008[36], le Secrétariat d'État chargé de la prospective recommande la création d'une seconde offre TNT par satellite, destinée aux téléspectateurs regardant déjà les chaînes analogiques en clair par cette voie. Ainsi Eutelsat lance le 22 juin 2009 le bouquet FRANSAT depuis le satellite Atlantic Bird 3 (Ex. position Telecom). C'est en effet vers celui-ci qu'un million et demi de foyers, hors de portée des émetteurs terrestres, pointent depuis plus de 20 ans leur parabole pour capter les 6 chaînes nationales en analogique. FRANSAT poursuit ainsi sa mission d'intérêt général, favorisant le passage au tout numérique à moindre coût sans modification des paraboles existantes. Il est néanmoins nécessaire d'acheter un démodulateur spécifique labellisé Fransat avec une carte pour recevoir les programmes. En plus des 19 chaînes de la TNT et des 4 chaînes HD de la TNT, FRANSAT propose depuis le 28 octobre 2009 les 24 programmes régionaux de France 3 laissant à l'utilisateur la possibilité de regarder le ou les programmes régionaux de son choix. D'autres chaînes locales gratuites viennent enrichir l'offre (TV8 Mont Blanc, Mirabelle TV, TéléGrenoble Isère, TLP, Vosges Télévision...) ainsi que d'autres chaînes thématiques (BFM Business, KTO, Demain!, Astro Center TV...)

Depuis le printemps 2012, certaines références de téléviseurs syntonisent directement le bouquet Fransat et globalement la TNT gratuite, donc sans boîtier externe ni 2e télécommande.

Redistribution par des câblopérateurs[modifier | modifier le code]

Certains réseaux TV collectifs sont opérés et gérés techniquement par un câblopérateur. Les usagers doivent y accéder sans abonnement à l'ensemble des chaînes numériques gratuites.

Au lancement de la TNT, les signaux DVB-T n'étaient pas « redistribués en transparence » ; le « service antenne » délivré par l'opérateur n'exploitait strictement que la norme câble (DVB-C). Cela rendait les adaptateurs TNT du commerce totalement incompatibles. L'opérateur proposait la location ou la mise à disposition contre caution d'un terminal DVB-C pour chaque téléviseur de l'habitation. À partir de fin 2009, Numericable[37] transforme ses têtes de réseaux pour transporter conjointement à la norme DVB-C, propre au câble, les chaînes gratuites de la TNT à la norme DVB-T. Dès lors, tous décodeurs TNT, y compris ceux intégrés au téléviseur, permettent de recevoir ces chaînes via le câble.

Procédés de numérisation et de diffusion[modifier | modifier le code]

Les images et les sons sont compressés puis transportés par le satellite Atlantic Bird 3 en direction des 115 centres de télédiffusion ou émetteurs terrestres, équipés de paraboles et de structures de traitement (encapsuleur) professionnelles dont certaines sont incompatibles avec la réception grand public.

Norme de transmission[modifier | modifier le code]

La TNT a été déployée en France selon la norme DVB-T. En 2011, il est envisagé de passer à la norme de diffusion DVB-T2 dans les années à venir[38]. En raison des performances accrues de cette nouvelle norme par rapport au DVB-T en termes d'occupation de spectre, il sera alors possible de générer un second dividende numérique. Cependant les téléspectateurs devront changer leur équipement car les récepteurs DVB-T actuellement diffusés (adaptateurs ou téléviseurs) sont incapables de recevoir les signaux DVB-T2.

Normes de compression et de chiffrement[modifier | modifier le code]

Compresser l'information a pour intérêt de pouvoir diffuser plusieurs chaînes sur un même canal hertzien ; là où une seule chaîne analogique pouvait l'être. Un tel regroupement de chaînes sur un même canal de diffusion s'appelle un « multiplex ». Suivant les normes adoptées, chaque multiplex offre entre 3 et 10 chaînes.

En France métropolitaine, les normes retenues pour les chaînes gratuites en simple définition sont le MPEG-2/DVB-T. Pour la diffusion gratuite en haute définition et les chaînes payantes, la norme MPEG-4 est adoptée. Dans les Départements et Collectivités ultramarines, seul MPEG-4 est employé[10].

La norme de compression MPEG-4 AVC est plus évoluée que MPEG-2 Vidéo. L'adaptateur utilisé en métropole pour recevoir les chaînes gratuites en simple définition ne permet donc pas d'y recevoir les chaînes payantes ou en haute définition. Ce même adaptateur ne peut pas être employé en France d'outre-mer. En revanche, un décodeur à la norme MPEG-4 AVC permet de recevoir les chaînes gratuites en simple définition, diffusées selon la norme MPEG-2 Vidéo.

TF1, France 2, M6 et Arte sont disponibles gratuitement en haute définition (MPEG-4) à partir d'octobre 2008 en métropole, avec un adaptateur Haute Définition ou un téléviseur à la norme HD TV. Mais la majorité des adaptateurs vendus au lancement de la TNT ne permettent pas de recevoir ces chaînes ; leur remplacement est donc nécessaire. En revanche, la diffusion ultramarine débutant directement en MPEG-4, le passage à la Haute Définition y est facilitée puisque les téléspectateurs n'ont pas à changer leur adaptateur. De plus, en choisissant le MPEG-4 au lieu du MPEG-2, ce sont au moins 9 chaînes en simple définition qui peuvent être transmises au lieu de 6.

Pour la TNT payante, les programmes seront chiffrés vraisemblablement en Viaccess pour les chaînes du groupe TPS et Mediaguard pour les programmes du groupe Canal+, un terminal (décodeur) avec lecteur(s?) de carte ou contrôle d'accès, sera requis. Le procédé employé, « multicrypt » ou « simultcrypt », n'est pas connu.

Les travaux de coordination avec les diffuseurs voisins étrangers sont donc nécessaires pour éviter les perturbations d'ailleurs déjà connues aujourd'hui. Dans les zones sensibles, les futurs émetteurs TNT seront de faible puissance (50 à 300 watts) et présenteront une zone de couverture sectorielle, évitant ainsi d'arroser les pays voisins et donc les usagers français installés dans la direction protégée. L'utilisation possible de la norme MPEG-4 a été évoquée pour les sites à 3 fréquences et cela pour la diffusion de la TNT gratuite comme payante.

Modes de diffusion[modifier | modifier le code]

Pour les diffuseurs, les canaux et les émetteurs étant partagés, les coûts de diffusion en TNT sont réduits par rapport à la diffusion analogique.

Toutefois, certains multiplex nécessitent un traitement spécial du signal reçu par le satellite sur le site d’émission, afin d'insérer les décrochages régionaux de France 3 ou des chaînes locales. La prise en compte de ces décrochages locaux nécessite de leur allouer pratiquement en permanence (sur le multiplex commun émis sur le satellite) une bande passante fixe suffisante pour tous les décrochages qui vont venir s'y insérer localement (et légèrement supérieure à celle dédiée aux autres chaines), sans pouvoir tenir compte de contraintes de qualité demandée par les chaines (clientes des opérateurs de multiplex) uniquement pour certains types de programmes (notamment pour le cinéma et le sport) : cela permet moins de souplesse dans la gestion dynamique de la bande passante totale occupée au même moment par toutes les chaines du même multiplex.

Des solutions alternatives sont à l’étude pour alimenter dans le futur les sites d’émission à partir de réseaux optiques terrestres qui sont de plus en plus accessibles et d’un coût de mise en œuvre et d’exploitation inférieur à celui du satellite, car ces réseaux terrestres en plein développement offrent un maillage suffisant du territoire pour desservir tous les émetteurs. Dans ce cas, l'insertion de décrochages locaux sera facilitée en les produisant directement pour chaque groupe d’émetteurs régionaux depuis une même plateforme centrale gérée par l’opérateur de multiplex et ce changement technologique permettra le développement de services plus interactifs.

La TNT est également l’occasion d’ouvrir le spectre hertzien — jusqu'ici très limité — à de nouveaux entrants. D’où l'hostilité manifestée par certaines chaînes commerciales (notamment les chaines à diffusion gratuite comme M6 et TF1) qui craignent une saturation de l’offre d’espace publicitaire et une réduction de leurs ressources de financement. Cas des frontières : la multiplication des fréquences rend difficile l'implantation de nouveaux et puissants émetteurs de télévision omnidirectionnels sur points hauts capables de desservir un ou plusieurs départements, comme il est actuellement rencontré en analogique.

En 2011, le réseau analogique (norme SÉCAM et plans de fréquences L ou L’) sera mis hors service, ses capacités seront réallouées à de nouveaux multiplex de nouvelles chaînes numériques (uniquement dans la bande UHF) ou d’autres services de communication ou de radiodiffusion. La bande VHF ne sera plus utilisée pour la télévision mais probablement pour de nouveaux services numériques de communication mobile. Les évolutions des normes de compression permettant de multiplier le nombre de chaînes diffusées ou (si une équation économique est trouvée aussi bien côté terminaux que diffuseurs), d'améliorer leur qualité (TVHD, relief, etc.).

Il n’est actuellement plus question d’augmenter le nombre d'émetteurs principaux et donc, a fortiori, les réémetteurs secondaires, eux, pour la desserte d'appoint limitée et très localisée (cependant des relais isofréquences de faible puissance peuvent combler certaines zones d’ombres au sein des régions normalement couvertes).

Toutefois, avec l'extinction anticipée de certains émetteurs analogiques stratégiques, une possibilité de leurs ressources pour diffuser des multiplex supplémentaires en TNT, diffuser davantage de chaînes payantes en qualité HD ou pour étendre la couverture de certaines chaines à diffusion régionale locale. L’extinction anticipée rendrait également possible d'étendre la couverture des multiplex existants, notamment dans certaines zones frontalières mal desservies et où la diffusion simultanée de l'analogique et du numérique n’a pas été possible.

Réseau de télédiffusion[modifier | modifier le code]

En France, l'architecture du réseau de télédiffusion de la TNT comprend :

  • Les sources (vidéo, audio et données) retransmises par les relais ou liaisons de contribution par satellite, faisceau hertzien ou fibre. Ces images, sons et données numériques proviennent des éditeurs de contenus (chaînes ou opérateurs de télévision) ainsi que des gestionnaires du contrôle d'accès pour les chaînes à péage.
  • Les sites de télédiffusion « primaires » régionaux comprenant antennes de réception et d'émission, récepteurs professionnels (liaisons de contribution), émetteurs de moyenne ou forte puissance et éventuellement équipements de multiplexage/encodage pour injecter des programmes locaux.
  • Les sites de ré-émission « secondaires » urbains comprenant récepteurs professionnels et l'émetteur associé à un amplificateur moyenne ou faible puissance.
  • Les sites de ré-émission « tertiaires » rurbains) exploitant des systèmes d'antenne de réception / ré-émission avec amplification (relais « actifs »).
  • Les sites de ré-émission « tertiaires » locaux) exploitant des systèmes d'antenne de réception / ré-émission linéaire (relais « passifs »).

La technologie numérique et la norme DVB-T peuvent permettre d'exploiter les avantages d'une diffusion isofréquence (un seul et même canal de diffusion sur une large zone à couvrir voire sur un plan national) ainsi que les répéteurs locaux à faible coût (relais de technologie gap filler).

Les réseaux TNT sont gérés par l'Agence des fréquences (ANFR) ainsi que par les opérateurs techniques tels que les deux principaux acteurs du secteur TDF (ex-TéléDiffusion de France) et Towercast.

Liste des principaux émetteurs TNT :

  • Paris/Tour Eiffel
  • Paris Nord/Sannois
  • Paris Sud/Villebon
  • Paris Est/Chennevières
  • Mantes/Maudétour-en-Vexin
  • Orléans/Trainou
  • Bourges/Neuvy-Deux-Clochers
  • Tours/Chissay
  • Chartres/Montlandon
  • Chartes/Les Hauts Saumons
  • Reims/Hautvilliers
  • Troyes/Les Riceys
  • Mézières/Sury
  • Nancy/Malzéville
  • Bar-le-Duc/Willeroncourt
  • Epinal/Bois de la Vierge
  • Metz/Luttange
  • Longwy/Bois de Châ
  • Forbach/Kreuzberg
  • Strasbourg/Port du Rhin
  • Strasbourg/Nordheim
  • Mulhouse/Belvédère
  • Besançon/Lomont
  • Besançon/Montfaucon
  • Dijon/Nuits-Saint-Georges
  • Auxerre/Molesmes
  • Lille/Bouvigny
  • Dunkerque/Mont des Cats
  • Boulogne/Mont Lambert
  • Maubeuges/Rousies
  • Valenciennes
  • Amiens/St-Just en Chaussée
  • Hirson/Landouzy
  • Villers-Cotterêts
  • Sens/Gisy-les-Nobles
  • Autun/Bois du Roi
  • Lyon/Fourvière
  • Lyon/Mont-Pilat
  • Gex/Mont Rond
  • Grenoble/Chamrousse
  • Grenoble/Tour Sans Venin
  • Chambéry/Mont du Chat
  • Chamonix/Aiguille du Midi
  • Saint-Etienne/Croix-de-Guisay
  • Privas/Crête de Blandine
  • Le Puy/Mont Denise
  • Clermont-Ferrand/Le Puy de Dôme
  • Saint-Flour/Vabres
  • Aurillac/La Bastide du Haut-Mont
  • Avignon/Mont Ventoux
  • Marseille/Grande Etoile
  • Marseille/Pomègues
  • Serres/Nez de Beaumont
  • Gap/Mont Colombis
  • Digne/Haut Saumon
  • Digne/Les Fourches
  • Manosque/Mont des Espels
  • Sisteron/Le Colet du Page
  • Oraison/Font des Oiseaux
  • Barcelonnette/Le Pré aux Chêvres
  • Barcelonnette/Batterie du Cuguret
  • Toulon/Cap Sicié
  • Hyères/Cap Bénat
  • Saint-Raphaël/Pic de l'Ours
  • Nice/Mont-Alban
  • Menton/Cap Martin
  • Pignans/Notre-Dame des Anges
  • Ajaccio/Coti Chiavari
  • Bastia/Serra di Pigno
  • Corte/Antisanti
  • Rouen/Grand-Couronne
  • Le Havre/Harfleur
  • Caen/Mondeville
  • Caen/Mont Pinçon
  • Cherbourg/Digosville
  • Mortain
  • Alençon/Mont d'Amain
  • Rennes/St-Pern
  • Brest/Roc Trédudon
  • Vannes/Moustoirac
  • Lorient/Plœmeur
  • Nantes/Haute Goulaine
  • Saint-Nazaire/Etoile du Matin
  • Angers/Rochefort-sur-Loire
  • Le Mans/Mayet
  • Niort/Maisonnay
  • Poitiers/Hôpital Des Champs
  • La Rochelle/Mireuil
  • Limoges/Puy Las Rodas
  • Limoges/les Cars
  • Guéret/St-Léger en Guéretois
  • Argenton-sur-Creuse/Malicornay
  • Brive/Lissac
  • Bordeaux/Bouliac
  • Bergerac/Audrix
  • Bayonne/La Rhune
  • Toulouse/Pechbonnieu
  • Toulouse/Pic du Midi
  • Montpellier/Saint-Baudille
  • Carcassonne/Pic de Nore
  • Perpignan/Pic Néoulous
  • Alès/Mont Bouquet

Le réseau reprend ainsi les installations existantes de TDF pour la diffusion analogique. Les aériens (éléments rayonnants d'émission) sont simplement installés sur les pylônes existants, quel que soit le diffuseur, TDF étant obligé d'ouvrir ses installations aux diffuseurs complémentaires.

La composition des multiplex[modifier | modifier le code]

Chaque multiplex contient un maximum de 6 canaux. Certains canaux sont partagés entre plusieurs chaînes locales ou nationales.

Multiplex nationaux[modifier | modifier le code]

La composition des multiplex (R1 à R6) a été remaniée :

  • Le 14 octobre 2005 pour l'ajout de 4 chaînes sur le R2.
  • Le 13 septembre 2007 notamment pour le passage de France 4 du R1 au R2, le spectre libre sur le R1 étant dorénavant dédié aux chaînes locales et de TMC du R2 au R6 pour laisser le spectre libre pour France 4.
  • Le 30 octobre 2008[39], à l'occasion du démarrage d'ARTE HD et de la suppression du service AB1.
  • Le 8 juin 2010, pour permettre une diffusion nationale de France Ô sur le multiplex R1 en déplaçant Arte sur le multiplex R6.
  • Le 28 juillet 2011 pour l'ajout de CFoot sur le Multiplex R3.
  • Le 4 avril 2012, fermeture de TPS Star (uniquement satellite et ADSL) (pour la TNT, TPS Star s’arrêtera le 05 mai 2012).
  • Le 31 mai 2012, fermeture de CFoot.
  • Le 12 décembre 2012, Lancement des multiplex R7 et R8

Trois opérateurs (au lieu de deux en analogique) entrent en jeu simultanément pour la diffusion d’une chaîne en numérique :

  • Un opérateur de service (France 2, Canal+, etc.), titulaire des attributions de numéro de canal, des plages horaires et zones de diffusion autorisées et des droits sur les contenus qu’il programment (les opérateurs historiques diffusant encore en analogique sont également titulaires des fréquences et zones de couverture autorisées pour cette diffusion) ;
  • Un opérateur de multiplex (GR1, NTN, CNH, Multi 4, MR5, SMR6), titulaire des attributions de fréquence et zones de diffusion autorisées, pour la constitution et la gestion des réseaux de diffusion numérique confiés aux opérateurs de diffusion ;
  • Un opérateur de diffusion (TDF, Towercast), gestionnaire technique des émetteurs locataire ou propriétaire des sites de diffusion, pour le compte des opérateurs de multiplex numérique (ou directement des opérateurs de services encore diffusés en analogique) ; ils sont aussi chargés par le CSA (et les opérateurs de multiplex qui sont leurs clients) de veiller à la qualité de réception des programmes par les téléspectateurs et traiter les litiges relatifs au brouillage des émissions, en concertation avec l’autorité de gestion des fréquences, responsable des fréquences autorisées en France.

La société « Antalis TV » est désormais sous contrôle de son ex-concurrent TDF depuis octobre 2006 (qui faisait partie du groupe France Télécom). Toutefois, pour des motifs de respect de la concurrence équitable entre opérateurs de diffusion, certains de ses sites de diffusion ont dû être réattribués à Towercast (lequel a racheté les équipements).

L’autorité de gestion des fréquences peut être amené à effectuer des contrôles et régler les litiges techniques entre opérateurs de diffusion (ces missions de contrôle étaient auparavant effectuées par TDF pour le compte du CSA conformément à ses engagements légaux, mais désormais chaque opérateur de diffusion est responsable de ce contrôle (en concertation avec l'autorité des fréquences) ; mais ni l'autorité des fréquences, ni l’opérateur de diffusion, ni l'opérateur de multiplex ne traite les litiges concernant les contenus diffusés ou l’indépendance des opérateurs de services autorisés (cela reste du ressort du CSA).

R1 - SGR1 (Société de gestion du réseau 1)[modifier | modifier le code]

Nom de la chaîne
2 France 2
3 France 3 (régionale)
5 France 5
13 La Chaîne parlementaire (LCP et Public Sénat)
19 France Ô
30 à 39 Chaîne locale (liste ici)

Dans certaines zones où il est possible de capter plusieurs émetteurs régionaux émettant sur des fréquences distinctes, il est possible de recevoir plusieurs des chaines régionales ou locales 20 à 25 en fonction de l’émetteur.

R2 - NTN (Nouvelles télévisions numériques)[modifier | modifier le code]

Nom de la chaîne
8 D8
14 France 4
15 BFM TV
16 i>Télé
17 D17
18 Gulli

R3 - CNH (Compagnie du numérique hertzien)[modifier | modifier le code]

Nom de la chaine
4 Canal+ HD
42 Canal+ Sport
43 Canal+ Cinéma
45 Planète+
  • En avril 2009, le groupe Lagardère a annoncé qu'il allait se retirer de la TNT, en arrêtant la diffusion de sa chaîne payante Canal J. La raison invoquée est "le manque de visibilité" de la TNT payante. La fréquence, finalement libérée le 30 avril 2009, est réattribuée le 14 décembre au projet de la Ligue de française de football, CFoot.
  • Canal + émet en MPEG-4 pour ses émissions codées et pour ses émissions en HD. Les émissions en clair sont émises en MPEG-2. Cette astuce technique permet d'utiliser la même bande de fréquences pour les émissions en SD ou en HD.

R4 - Multi 4 (Société opératrice du multiplex R4)[modifier | modifier le code]

Nom de la chaîne
6 M6
9 W9
11 NT1
41 Paris Première
57 Arte HD

R5 - MR5 (Multiplex R5)[modifier | modifier le code]

Le réseau 5 est entré en service commercial depuis le 30 octobre 2008 sur un nombre limité de sites d'émission.

  • Quelques expériences de diffusion HD (essentiellement des programmes de test) ont été réalisées sur les principaux sites d’émission à forte puissance par TDF à Paris, Lyon, Marseille et plus récemment à Bordeaux, Rennes et à Niort. Certains de ces tests ont lieu à des plages horaires nocturnes et ne sont pas annoncés (ces tests ne diffusent pas de programmes réels mais souvent des mires, logos animés et séquences sonores de test).
  • Fin octobre 2007, France 2 HD a été officiellement choisie parmi les chaînes publiques pour être diffusées en haute définition[40],[41]. Arte HD elle aussi a été choisie parmi les chaînes publiques pour être diffusées en haute définition qui sera diffusée sur le R4.
  • Le 20 novembre 2007, le CSA a choisi les deux chaînes privées qui seront diffusées sur le R5 en haute définition à partir de début 2008 : il s'agit de TF1 HD et de M6 HD[42]. Le 10 juin, le CSA a choisi Canal+ HD comme chaine payante en HD qui sera diffusée sur le R3.
  • En février 2010, le CSA fixe un nouveau calendrier[43] de la télévision numérique terrestre en Haute Définition. Le déploiement du multiplex R5 aura lieu progressivement, région par région, au fur et à mesure de l’extinction de la diffusion analogique. La TNT HD sera ainsi disponible pour une grande partie des téléspectateurs au moment du passage au tout numérique de leur région.
  • De nouveaux appels d'offre auront lieu prochainement pour ajouter un nouveau multiplex de chaînes HD sur quelques grandes villes.
Numéro de chaîne Nom de la chaîne
51 TF1 HD
52 France 2 HD
56 M6 HD

R6 - SMR6 (Société d'exploitation du multiplex R6)[modifier | modifier le code]

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
1 TF1
7 Arte
10 TMC
12 NRJ 12
46 TF6
48 LCI
49 Eurosport France

R7 - MHD7 (Multiplex haute définition 7)[modifier | modifier le code]

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
20 HD1
21 L'Équipe 21
25 Chérie 25

R8[modifier | modifier le code]

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
22 6ter
23 Numéro 23
24 RMC Découverte

Multiplex locaux ou régionaux[modifier | modifier le code]

Depuis le 13 septembre 2007 à 6 heures, sont intervenus les changements de multiplex de France 4 (du R1 au R2), TMC (du R2 au R6) et TPS Star (du R6 au R3) afin de dégager de l'espace sur le R1[44] pour permettre la diffusion soit d'une chaîne locale, soit d'un décrochage supplémentaire de France 3, soit de France Ô sur la quasi-totalité des émetteurs R1 d'Île de France[45], à l'exception de Mantes Maudétour et Meaux. Tous les autres sites non concernés par une chaîne locale diffusent un R1 avec seulement 5 chaînes. De nouvelles chaînes ont fait l'objet d'auditions et d'appels à candidature pour s'ajouter aux 18 chaînes locales de provinces actuelles.

R1 (Société de gestion du réseau 1)[modifier | modifier le code]

Canal Chaîne Départements N° dépt. Ville Format image
35 Wéo Picardie Aisne, Oise, Somme 02 / 60 / 80 Amiens 16:9
20 LCM Bouches-du-Rhône 13 Marseille 16:9
20 Normandie TV Calvados 14 Caen 16:9
33 TV7 Bordeaux Gironde 33 Bordeaux 16:9
21 Tébéo Finistère 29 Brest 16:9
20 TLT Haute-Garonne 31 Toulouse 4:3
21 TV SUD Hérault 34 Montpellier 16:9
35 TV Rennes 35 Ille-et-Vilaine 35 Rennes 16:9
21 TV Tours Indre-et-Loire et Loir-et-Cher 37 / 41 Tours, Blois 4:3
20 TéléGrenoble Isère 38 Grenoble 16:9
21 TL7 Loire 42 Saint-Étienne 4:3
21 TéléNantes Loire-Atlantique 44 Nantes 16:9
25 Orléans TV Loiret 45 Orléans 4:3
20 Angers 7 Maine-et-Loire 49 Angers 4:3
30 Wéo Nord / Pas-De-Calais 59 / 62 Lille 16:9
31 Grand Lille TV Nord 59 Lille 16:9
20 IC1 Puy-de-Dôme 63 Clermont-Ferrand 16:9
20 TVPI Pyrénées-Atlantiques 64 Bayonne 16:9
20 Alsace 20 Bas-Rhin / Haut-Rhin 67 / 68 Strasbourg 16:9
20 TLM Rhône 69 Lyon 4:3
33 Le Mans Télévision Sarthe 72 Le Mans 16:9
21 TV8 Mont-Blanc Savoie / Haute-Savoie 73 / 74 Chambéry / Annecy 16:9
23 Canal 15 Vendée 85 La Roche-sur-Yon 4:3
23 TV Vendée Vendée 85 La Roche-sur-Yon / Chantonnay / Pouzauges 4:3
24 TV Vendée Vendée 85 Les Sables-d'Olonne 4:3
20 Villages TV Vienne 86 Poitiers 4:3
21 Vosges télévision Images plus Vosges 88 Épinal / Vittel 16:9
33 Territorial TV Marne / Haute-Marne / Meuse 51/52/55 Saint-Dizier / Bar-le-Duc / Chaumont / Vitry-le-François / Commercy / Vaucouleurs / Saint-Mihiel 16:9
23 Mirabelle TV Moselle / Meurthe-et-Moselle / Meuse 57 / 54 / 55 Metz / Verdun / Forbach / Longwy / Sarrebourg 16:9
21 Télim TV Corrèze / Creuse / Haute-Vienne 19 / 23 / 87 Limoges / Brive-la-Gaillarde / Tulle / Guéret 16:9

Certains sites de diffusion utilisant des émetteurs puissants couvrant plusieurs régions émettent sur la chaîne 22 un second décrochage régional de France 3 pour une région voisine couverte uniquement par cet émetteur, cela concerne les émetteurs du multiplex R1 émettant depuis :

  • AvignonMont Ventoux, pour le programme de Montpellier
  • Bourges – Collines du Sancerrois, pour le programme de Dijon
  • Carcassonne – Montagne Noire, pour le programme de Toulouse

Le site de Sens (dans l’Yonne) émet également un troisième décrochage régional de France 3 sur la chaîne 23 mais dans un autre multiplex.

Le site de Troyes (dans l’Aube) émet également la chaîne locale Canal 32 sur la chaîne 20 mais dans le multiplex L8.

L8 (Multi 7, chaînes locales d’Île-de-France)[modifier | modifier le code]

Le terme L8 désigne de manière générique les multiplex locaux.

Depuis l'émetteur[46] de la Tour Eiffel à Paris (canal UHF 23), ce multiplex a été autorisé à émettre depuis le 20 mars 2008 (avec une autorisation de 10 ans). Émet aussi dans le centre-ouest de la région Champagne-Ardenne, pour couvrir l’extrême sud-est de l’Île-de-France, en attendant un réaménagement des fréquences avec l’ouverture du 5e réseau multiplex. Depuis juin 2010, la chaîne France Ô n'est plus disponible sur le Multi 7 car elle est diffusée nationalement sur le R1.

Depuis le site de Paris Tour Eiffel :

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
31 Cinaps TV / BDM TV / Demain IDF / Télé Bocal

(canal en temps partagé)

32 IDF1
33 France 24
34 BFM Business Paris

Depuis le site de Troyes les Riceys :

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
20 Canal 32

Depuis le site d'Issoudun Le Chagnat :

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
20 BIP TV

L8 (TVO, chaînes locales de Vendée et Maine-et-Loire)[modifier | modifier le code]

Depuis l'émetteur[47] de Nantes Haute-Goulaine, ce multiplex a été autorisé à émettre à partir du 18 mai 2010 sur le canal 56[48] dans le cadre de l'arrêt de la télévision analogique en région Pays de la Loire.

Le CSA a attribué par tirage au sort les canaux aux opérateurs de la façon suivante[49] :

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
23 Télévision locale du Choletais (TLC)
24 TV Vendée
25 Canal 15 Vendée

Depuis le 18 mai 2010, Nantes 7 et TéléNantes diffusent à partir du multiplex R1 sur lequel TV Vendée, TSV, Télé 102 et Canal 15 étaient diffusées auparavant[50].

L8 (chaîne locale des Alpes-de-Haute-Provence)[modifier | modifier le code]

Depuis l'émetteur de Villemus La Colle, ce multiplex a été autorisé à émettre à partir du 5 juillet 2011 sur le canal 56[51] dans le cadre de l'arrêt de la télévision analogique en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
21 Télé Locale Provence (TLP)

L8 (chaîne locale de Dijon)[modifier | modifier le code]

Ce multiplex émet depuis le 15 novembre 2012 sur le canal 40 de l'émetteur de Dijon Chenôve, exploité par la société Towercast, afin de couvrir une plus large population que le R1 sur lequel la chaîne locale était diffusée avant[52].

Numéro de chaîne Nom de la chaîne
23 Voo TV

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour recevoir ces chaînes, un équipement numérique et haute définition (TNT HD - MPEG-4 AVC / H.264) adapté est indispensable.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.tvnt.net/le-gouvernement-lance-la-transition-vers-un-nouveau-mode-de-diffusion-actu-197-1369.html
  2. http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&lg=fr&type_doc=COMfinal&an_doc=2005&nu_doc=204
  3. a, b, c et d http://archives.dgcis.gouv.fr/2012/www.industrie.gouv.fr/observat/innov/tele/hertzien/hertzien1-17.htm
  4. Disponible suivant zone géographique
  5. Lancement de France Ô sur le canal 19 de la TNT nationale, à partir du 15 juin 2010 et partout en France le 14 juillet 2010.
  6. Diffusion de France Ô sur la TNT, communiqué du CSA le 7 juin 2010.]
  7. Multiplex TNT ROM 1 outre-mer : autorisation délivrée
  8. Numérotation des chaînes TNT d’outre-mer
  9. a, b et c Site pour l'Outre-mer du groupement d'intérêt public France Télé Numérique
  10. a et b Communiqué du groupement Tous Au Numérique du 26 mai 2010
  11. publication du CSA : Les chaînes nationales gratuites, sur le site du CSA, consulté le 30 juin 2012
  12. a et b Interview d'Alain Méar, France Antille du 1er novembre 2010
  13. Les chaînes locales gratuites listées par le CSA
  14. Le CSA examine 33 projets de nouvelles chaînes TNT, Le Figaro, 4 mars 2012.
  15. TNT : Amaury, M6 et NRJ ont défendu leurs projets, Le Figaro, 5 mars 2012.
  16. NextRadioTV défend coûte que coûte RMC Sport HD, Le Figaro, 1er mars 2012.
  17. TNT gratuite : retrait de la chaîne UrbTV, Le Figaro, 6 mars 2012.
  18. TNT : le CSA repousse sa décision, Le Figaro, 20 mars 2012.
  19. « TNT : le CSA désigne 6 nouvelles chaînes de télévision », Le Figaro,‎ 27 mars 2012
  20. TNT : nouvelles chaînes le 12 décembre, Le Figaro, 5 juin 2012.
  21. Les télévisions locales ne veulent pas que le CSA touche à leurs numéros, Le Monde, 20 juillet 2012.
  22. Les numéros des nouvelles chaînes TNT, Le Figaro, 24 juillet 2012.
  23. (fr) « TNT. L’annonceur passe avant le téléspectateur », L'Humanité,‎ 12 décembre 2012 (consulté le 8 janvier 2013)
  24. Schéma national d’arrêt de la diffusion analogique pour le basculement vers le numérique (contribution du CSA).
  25. (fr) « Coulommiers, 1re ville à expérimenter le passage au tout numérique », communiqué du CSA du 27 mai 2008
  26. a, b et c Arrêté du 23 juillet 2009, sur le site du CSA
  27. Site officiel de la campagne d'information Tous au numérique !
  28. Le communiqué du CSA du 8 juin 2009
  29. 98 % de la population du Nord Pas de Calais sera desservie par la TNT, article publié le 22 octobre 2010
  30. Le communiqué de CSA
  31. 29 novembre 2011 : fin de la diffusion des chaînes analogiques par le satellite AB3 (source Tousaunumerique.fr)
  32. couverture TNT
  33. [1]
  34. La question de l'affectation de la bande 700 MHz, www.legifrance.gouv.fr, mars 2013
  35. (fr) « Télé notre Histoire : la fin du 819 lignes », sur le site de Télé satellite, 8 mars 2006
  36. [PDF]Plan de développement de l'économie numérique France 2012, page 23
  37. www.generationcable.net : la TNT DVB-T chez Numericable au 20/01/2010
  38. La Tribune, 10 janvier 2011 : Eric Besson veut libérer des fréquences pour de nouveaux services mobiles.
  39. Décision du CSA : recomposition des multiplex
  40. TNT HD : France 2 devient la première chaîne officialisée
  41. France 2 sélectionnée pour la TNT en HD
  42. Haute définition : le CSA retient deux chaînes privées et va lancer de nouveaux appels à candidatures
  43. Nouveau calendrier de la télévision numérique terrestre en Haute Définition
  44. http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=124321 Décision du CSA
  45. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20070810&numTexte=107 Décision 2007-484 du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel
  46. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20080319&numTexte=71&pageDebut=&pageFin=& Journal Officiel
  47. http://www.tvnum.com/assets/files/upload/NewsLetter/NL19_mars2010.pdf (lien mort)
  48. http://www.generation-nt.com/reponses/loire-atlantique-vendee-multiplex-l8-entraide-3691861.html
  49. http://www.satellifax.com/recevoir_lire/tch/?md5=12b1e42dc0746f22cf361267de07073f&sat=15b74fee9bcaae7c3f38545e03ecf1a1
  50. http://www.tousaunumerique.fr/download/regions/pays-de-la-loire_tableau_mise_en_service_TNT.pdf
  51. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20100403&numTexte=94&pageDebut=&pageFin=
  52. http://www.csa.fr/es/Espace-juridique/Decisions-du-CSA/Appel-a-candidatures-pour-une-chaine-locale-dans-la-zone-de-Dijon-la-chaine-VOO-TV-autorisee

Annexe[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]