Fosse n° 4 - 11 des mines de Courrières

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Fosse no 4 - 11 des mines de Courrières dite Charles Derôme ou Sainte-Barbe
La fosse no 4 - 11 après la Première Guerre mondiale.
La fosse no 4 - 11 après la Première Guerre mondiale.
Puits n° 4
Coordonnées 50° 24′ 58″ N 2° 52′ 12″ E / 50.416247, 2.870031 (Puits n° 4)50° 24′ 58″ N 2° 52′ 12″ E / 50.416247, 2.870031 (Puits n° 4)  [BRGM 1]
Début du fonçage mars 1865
Mise en service 1867
Profondeur 531 mètres
Étages des accrochages 200, 222, 253, 272 et 299 mètres...
Arrêt 1954 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1968
Puits n° 11
Coordonnées 50° 24′ 58″ N 2° 52′ 11″ E / 50.416231, 2.869594 (Puits n° 11)  [BRGM 2]
Début du fonçage 1898
Mise en service 1901
Profondeur 531 mètres
Étages des accrochages  mètres
Arrêt 1954 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1955
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Commune Sallaumines
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Courrières
Groupe Groupe d'Hénin-Liétard
Groupe Centre
Ressources Houille
Concession Courrières

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 4 - 11 des mines de Courrières dite Charles Derôme ou Sainte-Barbe

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 4 - 11 des mines de Courrières dite Charles Derôme ou Sainte-Barbe

La fosse no 4 - 11 dite Charles Derôme ou Sainte-Barbe de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Sallaumines. Le puits no 4, commencé en mars 1865, est exploité à partir de la fin de 1867. Des cités et des écoles sont établies à proximité de la fosse. Le puits no 11 est ajouté en 1898 à 30 mètres à l'ouest, et est terminé en 1901. La Catastrophe de Courrières survient le samedi 10 mars 1906. Sur 429 mineurs descendus, 428 manquent à l'appel. Suite aux funérailles, des grèves se propagent dans tout le bassin minier à l'exception de la Compagnie des mines de Bruay.

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. Une explosion survient dans le puits no 11 le lundi 19 avril 1948. Le souffle de l'explosion endommage les installations du jour. Seize morts sont dénombrés, ainsi que trente-trois blessés graves. La fosse est fermée en 1954, après avoir été concentrée sur la fosse no 3 - 15. Les puits nos 11 et 4 sont respectivement remblayés en 1955 et 1968. Les chevalements sont détruits en 1962, le carreau de fosse est utilisé comme parc à bois.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 4 et 11. L'essentiel des cités a été réhabilité, bien que des habitations ont été détruites. Au début des années 2010, des lotissements sont construits sur la partie orientale du carreau de fosse.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse no 4 est commencée en mars 1865 à Sallaumines à 370 mètres au sud de la route nationale no 43 de Lens à Douai, et à 700 mètres du clocher de la commune[SB 1], le long de la ligne de Lens à Ostricourt. Elle est située à 1 192 mètres à l'ouest de la fosse no 3.

Le puits est situé à l'altitude de 42,99 mètres[SB 1],[JA 1]. La tête des eaux est à la profondeur de 15,60 mètres. Le niveau est passé sans difficulté, les venues d'eau sont peu abondantes. Le cuvelage en bois est polygonal. Le puits a un diamètre utile de quatre mètres[SB 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 160,22 mètres[SB 1],[JA 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse en 1906, avec ses puits nos 11 et 4.

La fosse est terminée à la fin de l'année 1867[C 1],[C 2]. La houille exploitée tient de 34 à 40 % de matières volatiles[C 2].

Dans les années 1890, les accrochages sont établis à 200, 222, 253, 272 et 299 mètres, mais seuls les deux derniers étages sont en activité. Le puits est alors profond de 356,38 mètres[SB 1]. le puits no 11 est ajouté en 1898 à 30 mètres à l'ouest[note 1] du puits no 4. Il est situé à l'altitude de 42 mètres, et le terrain houiller est atteint à 160 mètres[JA 1]. Le puits no 11 est terminé en 1901[A 1].

La Catastrophe de Courrières se produit le samedi 10 mars 1906. Les puits sont obstrués par les débris accumulés par la déflagration. Sur 429 mineurs descendus, 428 sont absents[A 2]. Les funérailles ont lieu le 13 mars. Il s'ensuit une vagues de grèves dans le bassin minier qui touchent toutes les compagnies, à l'exception de celle de Bruay[A 3].

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard[B 1]. Une explosion se produit dans le puits no 11 le lundi 19 avril 1948. Le souffle de l'explosion endommage les installations du jour, la cage va même jusqu'à se coincer dans le chevalement. Seize morts sont dénombrés, ainsi que trente-trois blessés graves[B 1].

La fosse ferme en 1954, date à laquelle elle est concentrée sur la fosse no 3 - 15. La machine d'extraction du puits no 11 est démontée puis remontée sur le puits no 24 de la fosse no 24 - 25 à Estevelles[B 1]. Le puits no 11, profond de 495 mètres[A 1], est remblayé en 1955[1], et le puits no 4, profond de 475 mètres[A 1], est remblayé en 1968[2], six ans après la démolition des chevalements. Le carreau de fosse est ensuite utilisé comme parc à bois[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 4 et 11. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[3]. Il ne subsiste rien de la fosse[4]. Au début des années 2010, des lotissements sont construits sur le carreau de fosse, à l'est des puits.

Les cités[modifier | modifier le code]

De vastes cités ont été établies à proximité de la fosse. L'essentiel des cités a été rénové, bien que quelques maisons ont été détruites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,‎ 1991
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,‎ 1992
Références à Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I, Imprimerie L. Danel,‎ 1880
  1. Vuillemin 1880, p. 56
  2. a et b Vuillemin 1880, p. 70
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1904
  1. a, b et c Gosselet 1904, p. 108
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1895
  1. a, b, c, d et e Soubeiran 1895, p. 134

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I,‎ 1991, 176 p., p. 93, 97-98 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II,‎ 1992 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I : Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans ce nouveau bassin, Imprimerie L. Danel, Lille,‎ 1880, 348 p. (lire en ligne), p. 56, 70 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1904, p. 108 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1895, p. 134 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article