Cumul des mandats en France

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En France, le cumul des mandats est limité par plusieurs règles qui ont été successivement posées depuis les années 1980. Ainsi les cumuls simultanés de plusieurs mandats de parlementaires, d’un mandat de parlementaire et de plus d’un mandat d’assemblée délibérante locale, ou de plusieurs mandats exécutifs locaux étaient interdits.

Après l'adoption des lois du 14 février 2014, le cumul d’un mandat de parlementaire et d’un mandat exécutif local (par exemple député-maire ou sénateur-maire), qui concernait 45 % des députés et 48 % des sénateurs en 2012[1], est interdit pour les députés et les sénateurs depuis les élections de 2017, et le sera pour les députés européens à compter des élections européennes de 2019.

Cadre juridique[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Avant 1985, il n’existe aucune limite au cumul des mandats, hors celui de député et de sénateur. Par cohérence avec la décentralisation, la loi du 30 décembre 1985 rend incompatible le mandat de parlementaire avec plus d’un mandat électoral local ou européen. Depuis la loi du 3 février 1992, un élu ne peut percevoir plus de 1,5 fois le montant de l’indemnité parlementaire de base au titre de ses différents mandats. Les incompatibilités sont renforcées en 1995 et 2000. La loi du 5 avril 2000 pose le principe selon lequel ne peuvent être exercées plus de deux fonctions exécutives locales parmi celles de maire, de président de conseil général ou de président de conseil régional et interdit le cumul du mandat de parlementaire européen et une fonction exécutive locale est interdite, qui sera rétabli en 2003[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8].

En 2007, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions présidé par Édouard Balladur préconise d’interdire le cumul entre un mandat parlementaire et des fonctions exécutives locales afin d’accroître la disponibilité des parlementaires et d’accompagner ainsi le renforcement du poids du Parlement au sein des institutions de la Cinquième République. Cette proposition n’est toutefois pas reprise[1]. En 2012, le rapport de la Commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique présidée par Lionel Jospin propose d’interdire le cumul des fonctions ministérielles avec l’exercice de tout mandat local et de rendre incompatible le mandat de parlementaire avec tout mandat électif autre qu’un mandat local simple[9]. Seule la dernière mesure est votée dans les lois du 14 février 2014. Elles s’appliqueront à compter du premier renouvellement de chaque assemblée suivant le [10],[11].

En 2015, le rapport du Groupe de travail sur l'avenir des institutions propose d’imposer le non-cumul des mandats dans le temps, c’est-à-dire limiter à trois le nombre de mandats identiques successifs[12].

Loi applicable[modifier | modifier le code]

Cumul simultané de plusieurs mandats électifs[modifier | modifier le code]

Le cumul de plus d’un des mandats suivants est interdit : député, sénateur, représentant au Parlement européen[13].

Le mandat de député, de sénateur ou de représentant au Parlement européen est incompatible avec l’exercice de plus d’un mandat d’assemblée délibérante locale : conseiller régional, conseiller à l’Assemblée de Corse, conseiller départemental, conseiller de Paris, conseiller à l’assemblée de Guyane, conseiller à l’assemblée de Martinique, conseiller municipal d’une commune de plus de 1 000 habitants[14].

À compter du premier renouvellement de chaque assemblée suivant le , le mandat de député, de sénateur ou de représentant au Parlement européen est également incompatible avec l’exercice d’un mandat exécutif local : maire, maire d’arrondissement, maire délégué et adjoint au maire ; président et de vice-président d’un établissement public de coopération intercommunale ; président et de vice-président de conseil départemental ; président et de vice-président de conseil régional ; président et de vice-président d’un syndicat mixte ; président, de membre du Conseil exécutif de Corse et de président de l’assemblée de Corse ; président et de vice-président de l’assemblée de Guyane ou de l’assemblée de Martinique ; de président et de membre du Conseil exécutif de Martinique ; président, vice-président et membre du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ; président et vice-président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ; président et vice-président d’une assemblée de province de la Nouvelle-Calédonie ; président, vice-président et membre du Gouvernement de la Polynésie française ; président et vice-président de l’Assemblée de la Polynésie française ; président et vice-président de l’Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna ; président et vice-président du Conseil territorial de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon ; membre du conseil exécutif de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon ; président et vice-président de l’organe délibérant de toute autre collectivité territoriale créée par la loi ; président de l’Assemblée des Français de l'étranger, de membre du bureau de l’Assemblée des Français de l'étranger et de vice-président de conseil consulaire[15].

Nul ne peut cumuler plus de deux mandats électoraux d’assemblée délibérante locale : conseiller régional, conseiller à l’Assemblée de Corse, conseiller départemental, conseiller de Paris, conseiller à l’Assemblée de Guyane, conseiller à l’Assemblée de Martinique, conseiller municipal[16].

Le chef d’un exécutif local ne peut pas exercer un autre mandat de chef d’exécutif local (maire, maire d’arrondissement, président de conseil départemental, président de conseil régional ou de l’Assemblée de Corse)[17].

Incompatibilité des mandats électifs avec d'autres fonctions[modifier | modifier le code]

Sont inéligibles à un mandat de parlementaire pendant la durée de leurs fonctions le Défenseur des droits et ses adjoints et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Les préfets sont inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins de trois ans à la date du scrutin. Le mandat de parlementaire est incompatible avec la qualité de membre du gouvernement[18], du Conseil constitutionnel[19], du Conseil économique, social et environnemental[20], des fonctions de magistrat[21], des fonctions publiques non électives[22] (liste non exhaustive).

À compter du premier renouvellement de chaque assemblée suivant le , le mandat de député, de sénateur ou de représentant au Parlement européen est également incompatible avec les fonctions de président et de vice-président du conseil d’administration d’un établissement public local ; du conseil d’administration du Centre national de la fonction publique territoriale ou d’un centre de gestion de la fonction publique territoriale ; du conseil d’administration ou du conseil de surveillance d’une société d'économie mixte locale ; du conseil d’administration ou du conseil de surveillance d’une société publique locale ou d’une société publique locale d’aménagement ; d’un organisme d’habitations à loyer modéré[23].

Cumul dans le temps[modifier | modifier le code]

La seule limite au cumul dans le temps concerne la fonction de président de la République : nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs[24].

En pratique[modifier | modifier le code]

Les origines de la pratique du cumul sont anciennes. Dès 1846, la Chambre des pairs comporte 54 % de députés qui sont aussi maires ou conseillers généraux, à une époque où ces derniers sont directement nommés par le pouvoir central. Durant la Troisième République (1870-1940), le cumul représente entre 25 et 35 % de députés-maires et entre 40 et 50 % de députés conseillers généraux. Après la libération, le cumul est faible, avant de repartir à la hausse pour atteindre les trois quarts de députés ayant au moins un mandat local dans les années 1970. La loi de 1985 interdit les cumuls les plus spectaculaires (député-maire-conseiller général) mais le taux reste stable autour de 70 % jusqu’en 2010[25].

En 2012, la répartition en fonction du type de mandat local est la suivante[26] :

Profil  % de l'effectif de l'Assemblée nationale Définition
Gros mandat local 20 % Maire d'une ville de plus de 30 000 habitants ou président d'un conseil départemental ou régional.
Moyen mandat local 15 % Maire d'une ville de moins de 30 000 habitants qui soit est un chef-lieu de circonscription, soit comporte plus de 9 000 habitants.
Petit mandat local 45 % Conseiller départemental ou régional ou maire d'une ville de moins de 9 000 habitants.
Sans mandat local 20 %
Répartition précise selon le type de mandat local à l'Assemblée nationale[Quand ?][réf. nécessaire]
Type de mandat Effectif  % de l'effectif de l'Assemblée nationale
Maires 247 43 %
Adjoints au maire 32 5 %
Conseillers municipaux (dont les Conseillers de Paris) 104 18 %
Présidents de Conseil départemental 11 2 %
Vice-présidents de Conseil départemental 38 7 %
Conseiller départementaux (dont les Conseillers de Paris) 70 12 %
Présidents de Conseil régional 4 0.69 %
Vice-présidents de Conseil régional 15 3 %
Conseiller régionaux 37 6 %
Présidents d'EPCI 100 17 %
Vice-présidents d'EPCI 103 17 %
Conseiller d'EPCI 74 13 %
Mandats des collectivités d'Outre-mer 5 0.87 %
Mandats de l'Assemblée des Français de l'étranger 9 2 %
Mandats exécutifs locaux 358 62 %
Total des députés détenant un mandat local 497 86 %
Répartition des maires selon l'importance de la population communale[Quand ?][réf. nécessaire]
Population Effectif  % de l'effectif de l'Assemblée nationale
Plus de 100 000 habitants 15 3 %
De 50 000 à 100 000 habitants 24 4 %
De 20 000 à 50 000 habitants 57 10 %
De 10 000 à 20 000 habitants 50 9 %
De 3 500 à 10 000 habitants 48 8 %
De 1 à 3 500 habitants 53 9 %
Répartition précise selon le type de mandat local au Sénat[Quand ?][réf. nécessaire]
Type de mandat Effectif  % de l'effectif du Sénat
Maires 126 36 %
Adjoints au maire 26 7 %
Conseillers municipaux (dont les Conseillers de Paris) 45 13 %
Présidents de Conseil départemental 35 10 %
Vice-présidents de Conseil départemental 18 5 %
Conseiller généraux (dont les Conseillers de Paris) 40 11 %
Présidents de Conseil régional 4 1 %
Vice-présidents de Conseil régional 4 1 %
Conseiller régionaux 13 4 %
Présidents d'EPCI 64 18 %
Vice-présidents d'EPCI 58 17 %
Conseiller d'EPCI 37 11 %
Mandats des collectivités d'Outre-mer 3 0.86 %
Mandats de l'Assemblée des Français de l'étranger 12 3 %
Mandats exécutifs locaux 225 65 %
Total des sénateurs détenant un mandat local 294 84 %
Répartition des maires selon l'importance de la population communale[Quand ?][réf. nécessaire]
Population Effectif  % de l'effectif du Sénat
Plus de 100 000 habitants 9 3 %
De 50 000 à 100 000 habitants 10 3 %
De 20 000 à 50 000 habitants 19 5 %
De 10 000 à 20 000 habitants 24 7 %
De 3 500 à 10 000 habitants 24 7 %
De 1 à 3 500 habitants 40 11 %

Le débat sur le cumul des mandats[modifier | modifier le code]

Arguments d'opposition au cumul[modifier | modifier le code]

Le cumul des mandats tendrait à affaiblir la démocratie au niveau local et national. La pratique est dénoncée en ce qu'elle porterait atteinte au bon fonctionnement du mécanisme de la représentation nationale.

Le cumul des mandats est d'autant plus critiqué que l'un voire plusieurs des mandats exercés sont réputés demander un travail important et être chronophage, avec par exemple la gestion de collectivités publiques de taille non négligeable (villes, métropoles, organismes locaux, départements, régions...)[réf. nécessaire]. Il générerait des tendances à l'absentéisme au sein des instances élues[27] et dégraderait la qualité du suivi des politiques publiques par les députés, les sénateurs et les députés européens. Selon Laurent Bach[26], le cumul des mandats réduit le temps consacré par les députés au travail parlementaire, sauf pour ce qui concerne la présence en séance plénière lors des questions au gouvernement et le nombre de questions écrites posées à celui-ci.

Il y aurait aussi des risques de conflits d'intérêts entre les différentes fonctions exercées (mandat exécutif d'un côté, mandat législatif de l'autre)[27]. Le cumul des mandats entre un mandat parlementaire et un mandat exécutif local serait contraire au principe de séparation des pouvoirs selon lequel le législateur ne doit pas être ensuite celui qui exécute la loi[28]. Il ne faciliterait pas la répartition de la responsabilité et des fonctions entre davantage de mains[réf. nécessaire] . La composition et le renouvellement de la classe politique en seraient affectés du fait de l'appauvrissement de la compétition politique[27] : les candidats en place, qui exercent plusieurs mandats et ont accès à des ressources diversifiées, seraient avantagés vis-à-vis de leurs concurrents « outsiders »[29] . Enfin, l'argument selon lequel le cumul des mandats serait nécessaire pour assurer la proximité entre les députés et le terrain n'est pas valable, car le mode de scrutin uninominal et majoritaire les oblige de toute façon à rester proches de leur circonscription[27].

Arguments de soutien du cumul[modifier | modifier le code]

Tout d'abord, le cumul permettrait un meilleur ancrage des parlementaires sur le terrain, une meilleure connaissance des problèmes locaux et une plus grande proximité avec les citoyens. Certains[Qui ?] estiment également qu'en l'absence d'un véritable statut de l'élu, le cumul assure une forme de sécurité « professionnelle ». Dans un État à tradition très centralisée comme la France, il serait logique que les parlementaires détiennent par ailleurs des mandats exécutifs locaux[réf. nécessaire]. Par ailleurs, certains[Qui ?] estiment que contrairement aux députés qui représentent la Nation, les sénateurs doivent détenir des fonctions exécutives locales, car le Sénat représente les collectivités territoriales, dont les élus sont les Grands électeurs des sénateurs. Enfin, les défenseurs du cumul utilisent l'argument de la liberté du vote, et estiment que si les citoyens ne voulaient pas du cumul des mandats, ils ne rééliraient pas régulièrement des parlementaires détenant des fonctions exécutives locales.

Quatre universitaires ont considéré en mars 2013, dans une lettre écrite au président de la République[30], que le cumul des mandats pour les parlementaires était un contrepoids à la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République, considérant qu'il serait malsain que les parlementaires ne soient élus que sur une base partisane. Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS, a également publié pour le CEVIPOF une étude[31] selon laquelle le cumul des mandats n'entraînerait pas une moindre activité parlementaire et les députés cumulards ne seraient pas dévoués qu'aux intérêts de leur collectivité d'origine.

Pour Claude Bartolone, la limitation du cumul des mandats dans le temps, qui accélérerait la rotation des élus pourrait diminuer le pouvoir des politiques. Le pouvoir serait exercé par d’autres institutions : l’administration, les médias ou la justice[32].

Comparaison internationale[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Cumul des mandats.

En 2008, d'après le New York Times, 85 % des parlementaires français exercent un second mandat électif, contre bien moins de 20 % en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni[33]. Au Canada, le cumul de mandats a pratiquement disparu tant à l'échelon fédéral que provincial. Dans le cas du Québec, qui a connu 305 députés-maires de 1867 à 1985, il ne subsistait plus qu'un seul cas lorsque l'Assemblée nationale a adopté des lois en 1978 et 1980 (amendée en 1982) interdisant toute forme de cumul pour les députés de l'Assemblée nationale[34]. En Belgique cette proportion est de 75,9 % pour les députés fédéraux[Quand ?][réf. insuffisante][35].

La proportion de députés ayant au moins un mandat local en 2011 est la suivante selon une étude de Laurent Bach[36] :

États-Unis (fédéral) Royaume-Uni Italie Espagne Allemagne (fédérale) Suède France
0 % 3 % 7 % 20 % 24 % 35 % 83 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cumul des mandats : une pratique restreinte à compter de 2017 », sur Vie-publique.fr,
  2. Loi organique no 85-1405 du 30 décembre 1985 tendant à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives par les parlementaires
  3. Loi no 92-108 du 3 février 1992 relative aux conditions d'exercice des mandats locaux
  4. Loi organique no 95-62 du 19 janvier 1995 modifiant diverses dispositions relatives à l’élection du Président de la République et à celle des députés à l’Assemblée nationale
  5. Loi organique no 2000-294 du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux
  6. Loi organique no 2000-295 du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions et à leurs conditions d’exercice
  7. Loi no 2003-327 du 11 avril 2003 relative à l'élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen ainsi qu'à l'aide publique aux partis politiques
  8. Bach 2012, La réglementation du cumul des mandats pp36-43
  9. Commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique 2012
  10. Loi organique no 2014-125 du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur
  11. Loi no 2014-126 du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen
  12. Groupe de travail sur l'avenir des institutions 2015, p. 51
  13. Articles LO137, LO137-1 et LO297 du code électoral
  14. Articles LO141 et LO297 du code électoral ; article 6-3 I. de la loi du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen
  15. Articles LO141-1 et LO297 du code électoral ; article 6-3 II. de la loi du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen
  16. Article L46-1 du code électoral
  17. Articles L2122-4, L2511-25, L3122-3, L4133-3, L4422-19 du code général des collectivités territoriales
  18. Article 23 de la Constitution du 4 octobre 1958
  19. Article LO152 du code électoral
  20. Article LO139 du code électoral
  21. Article LO140 du code électoral
  22. Article LO142 du code électoral
  23. Article LO147-1 du code électoral ; article 6-3 II. de la loi du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen
  24. Article 6 de la Constitution du 4 octobre 1958
  25. Bach 2012, Depuis quand le cumul existe-t-il en France pp27-30.
  26. a et b Bach 2012.
  27. a, b, c et d Guy Carcassonne, « Cumul des mandats, le piège », Le Monde, 3 mai 2010.
  28. Voir Yves Mény, « Le cumul des mandats ou l’impossible séparation des pouvoirs », Pouvoirs no 65, Le Parlement, février 1993, p.129-136.
  29. Abel François, "Testing the “Baobab Strategy” of the French Politicians. The « cumul des mandats » as a way of obtaining more political resources and limiting electoral competition", French Politics, vol. 4, n° 3, 2006
  30. Quatre universitaires se prononcent pour le cumul des mandats, La Croix, 25 mai 2013. Le texte de la lettre, signée par Pierre Avril, Olivier Beaud, Laurent Bouvet et Patrick Weil, est disponible sur le site de Laurent Bouvet.
  31. Luc Rouban, Le cumul des mandats et le travail parlementaire, Cevipof, no 9, août 2012.
  32. Groupe de travail sur l'avenir des institutions 2015, p. 52
  33. « French Cabinet Position Not Enough? Then Try Mayor. », Elaine Sciolino, The New York Times, .
  34. http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/lexique/d/index.html
  35. Source : http://www.cumuleo.be/actualite.php - La proportion de députés fédéraux ayant au moins un mandat local.
  36. Bach 2012, p. 24

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]