Emmanuelle Wargon

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Emmanuelle Wargon
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire
En fonction depuis le
(1 mois et 29 jours)
Avec Brune Poirson
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Sébastien Lecornu
Biographie
Nom de naissance Emmanuelle Stoléru
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine
Nationalité française
Parti politique SE
Père Lionel Stoléru
Diplômée de HEC de Paris
IEP de Paris
École nationale d'administration
Profession Haute fonctionnaire
Représentante d'intérêts

Emmanuelle Wargon [emanɥɛl vaʁɡɔ̃][1], née Stoléru le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une haute fonctionnaire, femme politique et représentante d'intérêt française. Après avoir occupé différents postes administratifs au ministère de la santé, elle rejoint le groupe Danone en qualité de directrice de la communication et des affaires publiques, ce qui l'a amené à exercer des activités de lobbying industriel, entre autres sur des sujets touchant l'environnement. Le 16 octobre 2018, elle est nommée secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Née le à Neuilly-sur-Seine[2] (Hauts-de-Seine), elle est l'enfant unique[3] de Lionel Stoléru (1937-2016), secrétaire d'État sous la présidence Giscard d'Estaing (1974-1981) puis de nouveau sous la seconde présidence de François Mitterrand (gouvernement Rocard, 1988-1991), et de son épouse Francine Wolff (décédée en 2009), énarque et administratrice de la ville de Paris[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), de l'Institut d'études politiques de Paris (SciencesPo) et de l’École nationale d'administration (ENA, promotion Marc-Bloch - même promotion que celle du Premier ministre Édouard Philippe[4]).

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière professionnelle en 1997, comme auditrice à la Cour des comptes, avant de devenir, en 1999, rapporteure devant les commissions de déontologie[réf. nécessaire].

Appelée, en 2001, en tant que conseillère technique auprès de Bernard Kouchner, ministre délégué à la Santé, elle rejoint ensuite l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) en qualité d'adjointe au directeur général[réf. nécessaire].

Promue, en 2005, conseillère référendaire à la Cour des comptes, elle assume, à partir de 2006, les fonctions de directrice déléguée à la coordination et au contrôle interne d'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)[réf. nécessaire].

De 2007 à 2010, elle est directrice de cabinet de Martin Hirsch, alors Haut commissaire aux Solidarités actives contre les pauvretés dans le gouvernement Fillon[2]. Elle est ensuite secrétaire générale des ministères sociaux (santé, travail, sport) jusqu'en 2012[2], puis déléguée générale à la formation professionnelle et à l'emploi au ministère du Travail de 2012 à 2015[2].

Elle quitte la fonction publique en 2015 pour rejoindre le groupe Danone en tant que « directrice de la communication et des affaires publiques », c'est-à-dire lobbyiste[4] chargée des relations du groupe agroalimentaire avec les pouvoirs publics et de la « sustainability » (la durabilité)[5].

Le 16 octobre 2018, lors du remaniement du gouvernement Philippe II, alors qu'Emmanuelle Wargon est encore employé chez Danone, elle est nommée secrétaire d'État à l'Écologie auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, où elle remplace Sébastien Lecornu[6]. Ce dernier, promu ministre des Collectivités territoriales, était notamment en charge des questions d'énergie[2].

Controverses quant à la possibilité de conflits d'intérêts[modifier | modifier le code]

Selon de nombreux journaux, sa condition d'« ex-lobbyiste en chef » en matière environnementale du groupe Danone, ce qui l'a amenée à défendre l'huile de palme ou les OGM, interroge sur le pouvoir des lobbies dénoncé par Nicolas Hulot, lors de sa démission d'août 2018[4],[5],[7]. De plus, cette succession de hautes fonctions publique-privé-publique est à nouveau critiquée comme étant un cas de « retro-pantouflage », comme celui antérieur de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson qui, elle a précédemment travaillé pour Veolia[8].

Son ministre, François de Rugy indique que « ce qui serait gênant, ce serait si elle disait aujourd’hui, en tant que secrétaire d’État, « nous allons développer l’huile de palme en France », alors que ce n’est pas notre politique »[9]. Elle fait remarquer que son statut d'ancienne représentante d'intérêt est une « force » pour l'ambition écologique portée par le ministère, souligne « [qu'elle est] une femme libre et une haut fonctionnaire attachée à l'intérêt général »[10] et indique qu'elle « [s]e déporter[a] si [elle] étai[t] en situation de conflit d’intérêts », en prenant l'exemple du plastique pour laquelle Brune Poirson (ayant travaillé pour un grand groupe dans le traitement des déchets) sera en charge[11].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Chevalière de l'ordre du mérite[12]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. a b c d et e "Emmanuelle Wargon, des questions sociales à l’écologie, en passant par Danone" par Rémi Barroux, Le Monde, 16 octobre 2018.
  3. a et b "Lionel Stoleru" sur le site annales.org.
  4. a b et c Robin Korda, « Emmanuelle Wargon, une lobbyiste à l’Ecologie », sur Le Parisien, .
  5. a et b Beatrice Parrino, « Emmanuelle Wargon, une lobbyiste à l'Écologie », sur lepoint.fr, .
  6. « Décret du 16 octobre 2018 relatif à la composition du Gouvernement ».
  7. « Emmanuelle Wargon, une lobbyiste qui défend l'huile de palme chez Macron », sur nouvelobs.com, .
  8. Coralie Schaub, « Emmanuelle Wargon, l'ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique », sur liberation.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  9. BFMTV, « Huile de palme: François de Rugy défend sa secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon », sur BFMTV (consulté le 18 octobre 2018).
  10. François Geffrier, « Avec Emmanuelle Wargon à l'Écologie, Danone fait-il son entrée au gouvernement ? », Europe 1,‎ (lire en ligne).
  11. Alain Auffray, « Emmanuelle Wargon : «Je me déporterai si je suis en situation de conflit d’intérêts» », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  12. « Version électronique authentifiée publiée au JO n° 0271 du 22/11/2015 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 18 octobre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]