Ramadan

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Cet article est consacré au mois de Ramadan, pour un article sur le jeûne islamique et tout particulièrement celui du mois de Ramadan, voir Saoum
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Ramadan
Le début du mois est basé sur l'observation du premier croissant visible après la nouvelle lune.
Le début du mois est basé sur l'observation du premier croissant visible après la nouvelle lune.

Observé par les musulmans
Type Islamique, culturel
Date 2016 du 6 juin au 5 juillet[1].
Date 2017 du 27 mai au 24 juin[2]
Date 2018 du 16 mai au 15 juin[3]
Lié à Aïd el-Fitr, Laylat al-Qadr

Ramadan[4],[5], également orthographié ramadhan (en arabe : رَمَضان, ramaḍān?)[4],[6],[7], est le neuvième mois du calendrier hégirien[4],[5],[8].

Seul nom de mois figurant dans le Coran[9],[10], ramadan est, pour les musulmans, le « mois saint par excellence »[11] car il constitue le mois du jeûne (ou saoum)[12] et contient Laylat al-Qadr[13].

Au cours de ce mois, les musulmans ayant l'âge requis, selon les courants de l'islam, ne doivent pas manger, boire, fumer, ni entretenir de rapport sexuel de l'aube au coucher du soleil[4],[6],[14]. D'autres interdictions sont moins consensuelles.

En français, comme en anglais, on emploie indifféremment le mot « ramadan » pour désigner le mois saint pour les musulmans et, par métonymie, le jeûne ou saoum, qui constitue l'un des cinq piliers de l'islam[15].

Ramadan est considéré comme le « mois de la charité » car, lorsqu'il s'achève, le fidèle doit s'acquitter d'une aumône, la zakât al-fitr[16]. Il est aussi le mois au cours duquel de nombreux autres événements importants de l'histoire de l'islam sont commémorés[11].

Origine[modifier | modifier le code]

Le nom ramadan a été donné au neuvième mois dans le monde arabe bien avant l'arrivée de l'islam. Le mot lui-même est dérivé de la racine sémitique r-m-ḍ[17],[18] : composée de , mīm et ḍād, elle désigne la chaleur de l'été[18]. Pour M. Plessner, elle indique que, dans le calendrier lunisolaire préislamique, le mois tombait en été[18]. Pour L'encyclopédie de l'Islam, seulement deux mois séparant le ramadan d'un autre mois dont l'étymologie pourrait être liée au froid, « cette question de savoir si les mois en Arabie centrale étaient véritablement liés à des saisons particulières est controversée. »[19]

Calendrier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nuit du doute.
Un calendrier montrant le début du ramadan de 1938 à 2038 (de 1357 à 1460 en hédjirien).

Le calendrier hégirien est un calendrier lunaire : chaque mois commence après la nouvelle lune, lorsque le premier fin croissant « hilal » est visible[12]. Il doit être aperçu avant qu'il ne disparaisse à l'horizon dans les lueurs crépusculaires du coucher du soleil. Comme le calendrier musulman compte onze à douze jours de moins que le calendrier solaire et aucune intercalation, ramadan se décale chaque année et passe progressivement d'une saison à l'autre.

Les dates approximatives de début et de fin du ramadan en France, pour la période 2011-2020, sont les suivantes, à un ou deux jours près selon les observations dans les nuits du doute de début et fin du mois lunaire  :

Ère commune Hégire Début Fin
2011 1432[20] 1er août 29 août
2012 1433[20] 20 juillet 19 août
2013 1434[20] 10 juillet 8 août
2014 1435[21] 29 juin 28 juillet
2015 1436[22] 18 juin 17 juillet
2016 1437[1] 6 juin 5 juillet
2017 1438[2] 27 mai 24 juin
2018 1439[22] 16 mai 14 juin
2019 1440[22] 6 mai 4 juin
2020 1441[22] 24 avril 23 mai
Les dates approximatives du ramadan de 2011 à 2020.

La majorité des musulmans insiste sur l'observation locale du croissant de lune pour marquer le début du ramadan, mais d'autres insistent sur le calcul de la nouvelle lune ou sur la déclaration saoudienne pour déterminer le début du mois. Puisque le premier croissant après la nouvelle lune n'est pas visible partout en même temps, les dates de début et de fin du mois dépendent de ce qui est visible dans chaque lieu. Par conséquent, les dates varient d'un pays à l'autre, mais généralement d'un jour seulement ; ceci est le résultat du cycle lunaire.

Chaque année solaire, le ramadan commence donc dix à douze jours avant celui de l'année précédente[23]. Des projections astronomiques qui donnent une approximation du début du ramadan sont disponibles[24].

Fêtes et événements du mois de Ramadan[modifier | modifier le code]

Laylat al-Qadr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Laylat al-Qadr.

Laylat al-Qadr (Nuit du Destin), considérée comme la nuit la plus sainte de l'année, est une commémoration observée au cours de l'un des dix derniers jours impairs du mois. C'est au cours de cette nuit que le Coran aurait été révélé au prophète Mahomet par l'archange Gabriel[25]. Sur la base du Coran, pour les musulmans cette nuit est « meilleure que mille mois » de prières, de bonnes actions et d'invocation : prier tout au long de cette nuit est ainsi autant récompensé que prier durant mille mois ; de nombreux musulmans passent donc une partie (ou toute la nuit pour certains) à prier ou lire le Coran. Selon le sunnisme, cette nuit est la 21e, la 23e, la 25e, la 27e ou la 29e du mois alors que, selon le chiisme, cette nuit est la 19e, la 21e ou la 23e du mois. Toutefois, la véritable date reste impossible à déterminer.

L'origine syriaque de certains termes utilisés dans la sourate 97 parlant de la Nuit du Destin permet d'y reconnaître un texte — « shahr » signifiant « vigile nocturne » en syriaque[26] — issu du domaine de la liturgie syriaque de Noël. Pour Christoph Luxenberg, cette sourate évoquerait donc la descente de Jésus avant d’avoir été réinterprété en descente du Coran[27].

Aïd el-Fitr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aïd el-Fitr.

La fête islamique de l'Aïd el-Fitr, le 1er chawwal, marque la fin de la période de jeûne et le premier jour du mois suivant, après qu'une autre nouvelle lune a été repérée[12] ; l'Aïd arrive donc après 29 ou 30 jours de jeûne. Aïd el-Fitr désigne la fête de la rupture du jeûne, l'occasion de célébrations et de fêtes[28]. Lorsque le jeûne est terminé, les musulmans se rendent dans les mosquées en début de matinée, vêtus de leurs plus beaux vêtements (souvent nouveaux), pour la première prière de l'Aïd. Des présents sont ensuite remis aux enfants, des festins sont organisés et des visites aux parents et amis effectuées ; des aliments sont aussi donnés aux pauvres (zakat al-fitr). Les musulmans profitent de ce jour de fête pour rendre visite à leurs amis proches et leur famille. Certains musulmans considèrent qu'une fête doit durer 3 jours, donc ils célèbrent l'Aid pendant 3 jours. La prière est de deux rak'aahs seulement et elle est optionnelle (sunat) par opposition aux cinq prières quotidiennes prescrites.

Durant le mois suivant, appelé chawwal, les musulmans sont encouragés à jeûner pendant encore six jours connus sous le nom as-sitta al-bid.

Autres événements[modifier | modifier le code]

Ramadan est le mois au cours duquel de nombreux événements importants de l'histoire de l'islam sont commémorés parmi lesquels :

Pratique du jeûne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saoum.
Exemple de sahur avant le lever du soleil.

L'événement le plus important de ce mois est le jeûne, l'un des cinq « piliers » (arkān) de l'islam.

Ils doivent arrêter de manger et de boire avant l'appel à la prière et ce jusqu'à ce que commence la quatrième prière de la journée, al-maghrib. Le jeûne doit être absolu depuis que l'aube permet de distinguer « le fil blanc du fil noir » et jusqu'à la nuit (Coran, II, 187). Le début du jeûne correspond dans la pratique au début du crépuscule astronomique, c'est-à-dire lorsque le soleil est abaissé à 18° en dessous de l'horizon; la fin du jeûne correspondant au coucher complet du soleil. Les musulmans peuvent continuer à manger et à boire après le coucher du soleil (iftar) et ce jusqu'à l'appel à la prière d'Al-Fajr le lendemain. Ensuite, le processus recommence pour une nouvelle journée.

Repas de rupture du jeûne (Égypte).

Ramaḍān est à la fois fête du Coran (valeur commémorative, puisque c'est le mois où « le Coran descendit comme direction pour les hommes » - II, 185) et jeûne prescrit[33]. Les musulmans se doivent de faire plus d'efforts pour suivre les enseignements de l'Islam et éviter toutes attitudes et tous comportements contraires aux commandements de leur religion. Les pensées et activités sexuelles durant les heures de jeûne sont également proscrites. Le jeûne est destiné à être un acte exigeant une foi personnelle et profonde, dans lequel les musulmans recherchent une prise de conscience accrue de leur proximité avec Dieu. La spiritualité musulmane en reconnaît une portée ascétique et purificatrice, au même titre qu'un sacrifice.

Fidèles accomplissant les tarawih dans la cour de la Grande Mosquée de Kairouan (Tunisie) durant le ramadan 2012.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Lanternes ramadanèsques au Caire, Égypte.

Si le ramadan est un temps particulier de dévotion, il s'agit aussi d'un temps à forte dimension communautaire[34] accompagné par certains d’excès. Associé aux fêtes dans l'esprit des non-musulmans, le terme ramadan a même été, par altération, transformé à la fin du XIXe siècle, en ramdam, qui signifie « grand bruit » ou « vacarme »[35]. En effet, la rupture du jeûne est une occasion de festivité, ce qui augmente les dépenses alimentaires des ménages égyptiens de 50 à 100 % en Égypte[36], de 30 % en France[37] tandis que l'essentiel de la nourriture achetée est jetée sans être consommée[36]. Ce mois peut s'accompagner d'un marketing particulier[38]. Cette surconsommation s'accompagne d'une augmentation des maladies cardio-vasculaires et du système digestif[36], d'infarctus ou d'AVC[39].

Associées aux plaisirs, certaines activités comme la prostitution augmentent statistiquement pendant le mois de ramadan[40]. Ainsi, selon un article repris dans Courrier international, la prostitution, en Égypte, augmente pendant cette période de plus de 200 %[41]. Certaines prostituées choisissent pourtant de ne pas travailler durant le ramadan[42].

Le ramadan peut aussi entrainer une baisse de la productivité en raison de congés maladie, absentéisme, etc.[41]. Si ce recul est complexe à identifier pour des questions de report de projet, le manque à gagner pour les pays à forte pratique serait de 20 %. Cette baisse est en partie compensée par le regain de la consommation[43].

Dès le XIXe siècle, selon l'historien François Georgeon, les risques de débordements liés à « la nécessité de laisser la population se défouler » sont reconnus et pris en compte par les autorités ottomanes. Si des violences importantes ne sont pas particulièrement connues à cette occasion, les nuisances liées aux loisirs et les tapages sont bien attestés[44]. La violence — qui résulte de la tension liée à la fatigue et au jeûne mais aussi de la volonté de certains musulmans d'imposer une pratique religieuse[45] — est toujours attestée dans certains pays musulmans[46] : « Chaque année pendant le ramadan, les rixes deviennent monnaie courante dans les rues du Maroc. Et il arrive qu'elles se terminent mal. »[47]. Selon une étude menée en 2005 sur la violence en Arabie saoudite durant le mois de ramadan, les agressions diminuent et les vols augmentent de manière peu significative. La seule différence marquante est dans la baisse des crimes liés à l'alcool[48].

Selon le géopolitologue Frédéric Encel, la période du ramadan est une période propice pour des raisons symboliques pour le combat et les attentats[49],[50]. En 2016, l'organisation terroriste État islamique demande d’être particulièrement actif pendant cette période, vantant le djihad et le martyre[51]. Selon Thomas Hegghammer, mourir en martyr pendant le ramadan ou le jour de Laylat al-Qadr semble important pour leur biographes.« Il semblerait que la croyance à la valeur du martyre pendant le Ramadan ait affecté les modes de recrutement de Saoudiens pour l’Irak »[52].

Le mois de ramadan est aussi la période de l'année où les chaînes de télévision arabes réalisent les meilleurs audiences, notamment en prime time, aux alentours de l'iftar. Si le choix des programmes est crucial pour les chaînes arabes, c'est parce que les recettes publicitaires grimpent à une vitesse folle pendant ce mois. Ainsi, selon Ipsos, un spot publicitaire sur MBC, chaîne de télévision panarabe d'origine saoudienne émettant depuis Dubaï, coûte 12 104 dollars pendant le ramadan contre 4 450 dollars le reste de l'année, soit trois fois plus que son prix initial[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La date de début du ramadan 2016 fixée au lundi 6 juin en France, consulté le .
  2. a et b Calendrier islamique 1438, consulté le .
  3. Ramadan 2016, 2017, 2018, consulté le .
  4. a, b, c et d Définitions lexicographiques et étymologiques de « ramadan » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le ].
  5. a et b Entrée « ramadan », sur Dictionnaires Larousse de français en ligne, Larousse [consulté le ].
  6. a et b Entrée « ramadan », sur Encyclopédies Larousse en ligne, Larousse [consulté le ].
  7. (en) Entrée « Ramaḍān », sur Oxford Reference, Oxford University Press [consulté le ].
  8. (en) Entrée « Ramadan », sur Oxford Index, Oxford University Press [consulté le ].
  9. Georgeon 2009, p. 8, § 4.
  10. Coran, II, 185.
  11. a, b, c, d, e, f et g Georgeon 2009, p. 8, § 5.
  12. a, b et c « Ramadan », sur Microsoft Encarta, (consulté le 29 juillet 2016), p. 1/2.
  13. Georgeon 2009.
  14. (en) An Idiot's Guide to Ramadan (BBC).
  15. Akram Belkaid, « Ramadan », OrientXXI, .
  16. Georgeon 2009, p. 9, § 9.
  17. Georgeon 2009, p. 8, § 2.
  18. a, b et c Plessner.
  19. Blois, F. C. de, Dalen, B. van, Humphreys, R. S., Marίn, Manuela, Lambton, Ann K. S., Woodhead, Christine, Ali, M. Athar, Hunwick, J. O., G. S. P. Freeman-Grenville, I. Proudfoot et al., “Taʾrīk̲h̲”, in: Encyclopédie de l’Islam.
  20. a, b et c (en) Dates selon le calendrier d'Umm al-Qura saoudien.
  21. "Calendrier Islamique 1435".
  22. a, b, c et d Ramadan, "http://www.le-ramadan.com/", consulté le .
  23. (en) Questions sur le ramadan (Ramadan Awareness Campaign).
  24. (en) Observation du croissant de lune (Comité pour l'observation du croissant).
  25. (en)Neal Robinson, Islam: A Concise Introduction,  éd. Curzon Press, Londres, 1996.
  26. Payne-Smith (ed.), Thesaurus Syriacus, Tome 2, , p. 4075..
  27. Luxenberg Chr., Weihnachten im Koran. dans Streit um den Koran, Die Luxenberg Debatte: Standpunkte und Hintergründe, Berlin, 2004, p. 35-41.
  28. « Ramadan », sur Microsoft Encarta, (consulté le 29 juillet 2016), p. 2/2.
  29. a, b, c, d, e et f Gardet 2016.
  30. Campo 2009, p. 580-581.
  31. a, b et c Campo 2009, p. 580.
  32. Campo 2009, p. 581.
  33. Louis GARDET, « RAMADAN  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ramadan/
  34. « Le ramadan séduit de plus en plus les jeunes », sur Le Figaro (consulté le 8 juin 2016).
  35. "Ramdam", Tlfi.
  36. a, b et c Abdel-Moneim Said, « Les excès du ramadan », sur courrierinternational.com, (consulté le 26 septembre 2009).
  37. « "Le panier moyen d'une famille qui fait le ramadan augmente de 30 %" », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  38. « Le ramadan, un vrai business », sur Le Figaro (consulté le 9 juin 2016).
  39. « Jeûne du ramadan : les conséquences sur la santé et les précautions à prendre », sur La Dépêche (consulté le 9 juin 2016).
  40. « Jours de ramadan à Tétouan », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  41. a et b « Le ramadan entraîne-t-il une baisse de la productivité ? », sur Courrier international, (consulté le 8 juin 2016).
  42. « Un prédicateur bahreïni veut remettre les prostituées tunisiennes dans le droit chemin », sur France 24, (consulté le 9 juin 2016).
  43. « Le ramadan a-t-il un impact économique? », sur 20 minutes, (consulté le 9 juin 2016).
  44. Fariba Adelkhah, François Georgeon, Ramadan et politique, p. 24-25.
  45. « Une serveuse agressée à Nice, parce qu'elle servait de l'alcool lors du ramadan ? », sur L'Express (consulté le 9 juin 2016).
  46. « Casablanca, capitale du crime pendant Ramadan », sur Bladi (consulté le 9 juin 2016).
  47. « Le premier jour du ramadan a été sanglant au Maroc », sur Al Huffington Post Maghreb (consulté le 9 juin 2016).
  48. (en) Hattab Ben Thawab Al-Sobaye, « The effect of Ramadan on crime rates in Saudi Arabia » [PDF], sur Naif Arab University for Social Sciences, .
  49. Frédéric Encel, « Pour les islamistes, c'est pendant le ramadan qu'il faut frapper », sur BFMTV (consulté le 8 juin 2016).
  50. « Le Ramadan, période de paix ? », sur Deutsche Welle, (consulté le 9 juin 2016).
  51. Céline Hussonnois Alaya, « Nouvelles menaces de Daech : le ramadan, période à risques pour les attentats », sur Métronews, (consulté le 8 juin 2016).
  52. Thomas Hegghammer, « Combattants saoudiens en Irak : modes de radicalisation et de recrutement », Cultures & Conflits, no 64,‎ , p. 111–126 (ISSN 1157-996X, DOI 10.4000/conflits.2128, lire en ligne)
  53. Merwane Mehadji, « Ramadan : le mois où le monde musulman regarde le plus la télévision », sur TVMag, (consulté le 29 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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