Olivia Grégoire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Olivia Grégoire
Illustration.
Olivia Grégoire en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale, solidaire et responsable
En fonction depuis le
(1 mois et 24 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Ministre Bruno Le Maire
Gouvernement Castex
Prédécesseur Martine Pinville (indirectement)
Députée française

(3 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 12e de Paris
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Philippe Goujon
Successeur Marie Silin
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômée de Université Paris-X
IEP de Paris
ESSEC
Profession Dirigeante d'entreprise

Olivia Grégoire, née le à Paris, est une femme politique française.

Membre de La République en marche (LREM), elle est élue députée dans la douzième circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017.

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, dans le gouvernement Jean Castex.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Après une classe préparatoire littéraire au lycée Sainte-Marie de Neuilly, Olivia Grégoire obtient une licence d'histoire à l'université Paris-X en 1999. Diplômée de Sciences Po Paris en 2001 (section « communication »), elle complète sa formation à l'ESSEC en 2002 avec un master spécialisé en marketing[1],[2],[3].

Elle rejoint ensuite l’agence de publicité-communication DDB France en tant que directrice du développement durable. Elle occupe ensuite la même fonction pour l’agence de publicité W&Cie à partir de 2009 et dans l’entreprise Saint-Gobain en 2011[4].

Après une mission de deux ans pour Etalab, institution spécialisée dans l’ouverture des données publiques[5] (sous l’autorité du Premier ministre), elle fonde son propre cabinet de conseil en stratégie et communication en 2014, spécialisé dans le suivi des PME et TPE et des sujets touchant au numérique et à la santé. Devançant la loi pour la confiance dans la vie politique, elle annonce sa fermeture au début de son mandat[6] et procède à sa dissolution un an plus tard[7].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Se positionnant dans « la droite libérale et constructive », elle milite dans sa jeunesse au sein des Jeunes avec Madelin, rattaché au parti Démocratie libérale[8],[9],[10]. Elle est chargée de mission auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2005, puis collaboratrice de Xavier Bertrand au ministère de la Santé et des Solidarités de 2005 à 2007[11].

Début 2017, elle anime le groupe de travail sur les questions de santé au sein d'En marche[9]. Le , elle reçoit l’investiture de La République en marche pour les élections législatives dans la douzième circonscription de Paris[12] et est élue députée le avec 56,36 % des voix à l’issue du second tour face au député-maire sortant Philippe Goujon (LR)[13],[14]. Durant la campagne, elle se définit comme « sociale-libérale » et présente Philippe Goujon comme appartenant à la « droite dure »[10].

Porte-parole du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale[15], elle est vice-présidente de la commission des Finances, responsable du groupe de travail informel des députés LREM sur les TPE/PME et présidente de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi « Pacte »[16],[17],[18].

Contrairement à la plupart des députés ayant travaillé sur le projet de loi « Pacte », elle soutient, en , la candidature de Gilles Le Gendre, lui aussi député de Paris, pour la présidence du groupe LREM[16].

Face au mouvement des Gilets jaunes, elle plaide pour « mettre en place des référendums régionaux »[19].

Après la désignation de Benjamin Griveaux comme tête de liste de LREM pour les élections municipales de 2020 à Paris, elle est chargée de la communication au sein de son équipe de campagne[20].

Le 26 juillet 2020, elle est nommée secrétaire d'État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, au sein du gouvernement Jean Castex[21]. L'intitulé était absent des gouvernements précédents sous la présidence d'Emmanuel Macron[22]. Mediapart relève qu'elle s'est dit « favorable à la « responsabilisation du capitalisme » », et estime qu'avec « ce poste attribué à une fidèle du chef de l’État, le gouvernement Castex renforce son affichage d’un engagement en faveur d’un capitalisme écologique et social », en y voyant cependant « une tentative de « social washing », à l’image de la politique promue par Amélie de Montchalin à la fonction publique »[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2017, elle est en couple avec un urgentiste[10]. Le , Manuel Valls et Olivia Grégoire annoncent être en couple[23]. Cependant, durant l'été 2018, Manuel Valls entame une relation avec Susana Gallardo Torrededia (ca), riche héritière de l'industrie pharmaceutique espagnole[24].

Catholique, elle est une fidèle de l'église Saint-François-Xavier de Paris[10].

Elle est proche du haut fonctionnaire Mathias Vicherat, de l'entrepreneur et intellectuel Mathieu Laine, ainsi que du communicant et économiste Robert Zarader[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Législatives : 15 candidats En Marche! à Paris, El Khomri épargnée », sur leparisien.fr, (consulté le 25 juin 2017).
  2. « Olivia Grégoire », sur atlantico.fr (consulté le 25 juin 2017).
  3. « Olivia Grégoire | La République En Marche ! », sur legislatives.en-marche.fr (consulté le 25 juin 2017).
  4. « Itinéraire express : Olivia Grégoire », sur strategies.fr, (consulté le 14 septembre 2017).
  5. « Ces personnalités de la com' et des médias qui deviennent députés », sur challenges.fr, (consulté le 22 septembre 2017).
  6. « À Paris, Olivia Grégoire, l'inconnue En marche qui renverse le baron LR », sur leparisien.fr, (consulté le 22 septembre 2017).
  7. « Olicare », sur societe.com, (consulté en date de dernière consultation à indiquer après contrôle du lien)
  8. Nicolas Massol, « La libérale Olivia Grégoire nommée à l'Economie sociale et solidaire », sur liberation.fr, (consulté le 27 juillet 2020).
  9. a et b Elise Karlin, « Olivia Grégoire, élue, émue, "femme de" », sur lexpress.fr, (consulté le 27 juillet 2020).
  10. a b c d et e Jean-Jérôme Bertolus, « Législatives: Olivia Grégoire (LREM) rallume la guerre des droites à Paris », sur L'Opinion.fr, (consulté le 27 juillet 2020).
  11. A Paris, Olivia Grégoire, l'inconnue En marche qui renverse le baron LR, Le Parisien du 19 juin 2017.
  12. « Liste des investis aux élections législatives | En Marche ! », sur en-marche.fr (consulté le 14 septembre 2017).
  13. « Législatives 2017 : Olivia Grégoire (LREM) élue dans la 12e circonscription de Paris », sur leparisien.fr, .
  14. « Paris, circonscription 12 : résultats de l'élection Législatives 2017 », sur lefigaro.fr, (consulté le 14 septembre 2017).
  15. « Olivia Grégoire | La République En Marche ! », sur legislatives.en-marche.fr, En Marche ! (consulté le 22 septembre 2017)
  16. a et b Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LREM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  17. Jean-Jérôme Bertolus, « Entreprise, CETA, Grand Paris... Les groupes informels de députés En Marche se multiplient », sur L'Opinion.fr, (consulté le 26 août 2019).
  18. Le Monde avec AFP, « L’Elysée nomme onze secrétaires d’Etat pour compléter le gouvernement », sur lemonde.fr, (consulté le 26 juillet 2020).
  19. Anne Brigaudeau, « L'article à lire pour comprendre le référendum d'initiative citoyenne, l'une des revendications des "gilets jaunes" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 15 décembre 2018).
  20. Mathilde Siraud, « Municipales à Paris: Benjamin Griveaux installe son équipe de campagne », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 juillet 2019).
  21. « Qui sont les 11 secrétaires d'Etat du gouvernement Castex ? », France Info,‎ (lire en ligne)
  22. a et b « Pléthorique, le gouvernement Castex est enfin au complet », sur Mediapart, (consulté le 27 juillet 2020).
  23. Sevin Rey, « Olivia Grégoire, la nouvelle compagne de Manuel Valls », Madame Figaro, 19 avril 2018.
  24. Jean-Dominique Merchet, « Manuel Valls de plus en plus espagnol... pour l’amour et la politique », lopinion.fr, 26 août 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]