Giorgia Meloni

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Giorgia Meloni
Illustration.
Giorgia Meloni en 2018.
Fonctions
Présidente de Frères d'Italie[1]
En fonction depuis le
(5 ans, 8 mois et 29 jours)
Prédécesseur Ignazio La Russa
Présidente du groupe Frères d'Italie
à la Chambre des députés

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Législature XVIIe
Prédécesseur Groupe créé
Successeur Fabio Rampelli
Ministre pour la Jeunesse

(3 ans, 6 mois et 8 jours)
Président du Conseil Silvio Berlusconi
Gouvernement Berlusconi IV
Prédécesseur Giovanna Melandri
Successeur Andrea Riccardi
Vice-présidente de la Chambre des députés

(1 an, 11 mois et 24 jours)
Président Fausto Bertinotti
Législature XVe
Députée italienne
En fonction depuis le
(13 ans, 7 mois et 9 jours)
Élection 9-10 avril 2006
Réélection 13-14 avril 2008
24-25 février 2013
4 mars 2018
Législature XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe
Groupe politique AN (2006-2008)
PdL (2008-2013)
FdI (depuis 2013)
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Rome (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique MSI (1992-1995)
AN (1995-2009)
PdL (2009-2012)
FdI (depuis 2012)

Giorgia Meloni, née le à Rome, est une femme politique italienne. Membre de l’Alliance nationale puis du Peuple de la liberté, elle est ministre pour la Jeunesse de 2008 à 2011, dans le gouvernement Berlusconi IV. Elle est présidente du parti Frères d'Italie depuis 2014.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Sarde par son père, sicilienne par sa mère, Giorgia Meloni grandit à Rome, dans le quartier populaire de la Garbatella, au sud de la capitale.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Elle s'engage en politique à 15 ans en fondant la coordination étudiante « Gli Antenati » (Les Anciens). Elle milite au sein de Azione studentesca (Action étudiante), une organisation étudiante de droite.

Adhérente à 15 ans du Fronte della gioventù, organisation de jeunesse du MSI, elle est nommée à 19 ans responsable nationale de l'action étudiante de l'Alliance nationale de Gianfranco Fini, qui a succédé au MSI en 1995. Elle est élue conseillère provinciale de la province de Rome à l'issue des élections de 1998, à l'âge de 20 ans.

En 2004, elle est élue présidente de Azione Giovani, le mouvement de jeunesse de l'Alliance nationale, lors du congrès de cette organisation qui se tient à Viterbo.

Élection à la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée dans le Latium aux élections législatives de 2006 et est élue vice-présidente de la Chambre des députés, poste qu'elle occupera jusqu'à la fin de la législature, entraînée par la dissolution des chambres au début de l'année 2008[2]. C'est la plus haute charge institutionnelle occupée par un membre de l'Alliance nationale lors de cette courte législature, que le parti passe dans l'opposition au gouvernement Prodi après la défaite de la coalition de centre-droit aux élections législatives.

Ministre de la Jeunesse[modifier | modifier le code]

Réélue députée lors du scrutin de 2008, elle est nommée ministre pour la Politique de la jeunesse dans le gouvernement Silvio Berlusconi IV, de 2008 à 2011. À 31 ans, plus jeune ministre de l'histoire italienne[3], elle combat le « caractère factieux des livres d'école », trop à gauche selon elle[4]. Elle se déclare également favorable au boycott par les athlètes italiens des jeux olympiques de Pékin de 2008.

À partir de 2009, quand l'Alliance nationale se fond dans Le Peuple de la liberté (PdL), elle est membre de ce parti et devient présidente de Giovane Italia, l'organisation de jeunesse du mouvement.

Présidente de Frères d'Italie[modifier | modifier le code]

Après l'annonce de l'annulation des élections primaires du parti, elle quitte le PdL en décembre 2012 et crée aux côtés de deux anciens membres du gouvernement, Ignazio la Russa et Guido Crosetto, une nouvelle organisation, Frères d'Italie - Centre-droit national. Elle est réélue député sur les listes de ce nouveau parti lors des élections générales de 2013. Le 8 mars 2014, elle est élue présidente du parti, rebaptisé Frères d'Italie - Alliance nationale, reprenant dans son nom et son logo l'appellation de l'ancienne Alliance nationale.

Elle est tête de liste Frères d'Italie pour les élections européennes de 2014 dans toutes les circonscriptions du pays. Le parti obtient 3,66 % des voix, échouant à franchir le seuil des 4 % lui permettant d'obtenir des élus.

Le 16 mars 2016, alors qu'elle est enceinte, elle annonce sa candidature au poste de maire de Rome. Au sujet de sa grossesse et en réponse aux attaques dont elle est l'objet, en particulier de la part de son ancien allié Silvio Berlusconi, qui affirme qu'elle ne pourrait pas assumer les responsabilités qui sont celles du maire de la capitale tout en élevant un enfant, elle déclare : « Dans une ville qui a comme symbole une louve qui allaite des jumeaux, cela ne sera pas un problème. » Elle arrive troisième à l'issue du premier tour de l'élection, avec 20,62 % des voix[5]. Elle est néanmoins élue au conseil communal, où elle siège depuis.

En vue des élections générales de 2018, dans le cadre de la Coalition de centre droit, elle s'allie avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi. Au cours de la campagne électorale, elle se rend à Budapest où elle est reçue par le Premier ministre Viktor Orbán. Elle retrouve une nouvelle fois son siège à la Chambre des députés et son parti sort renforcé de ces élections avec 32 députés et 18 sénateurs élus, contre 12 députés et 3 sénateurs à la fin de la législature précédente.

En mai 2018, face au refus du président de la République italienne, Sergio Mattarella, de nommer à la présidence du Conseil Giuseppe Conte, soutenu par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, elle déclare souhaiter le jugement de Mattarella pour « haute trahison », estimant que cette décision est antidémocratique et résulte de pressions de gouvernements étrangers.

En mars 2019, elle prononce une allocution au Congrès des conservateurs américains (CPAC), où sont intervenus auparavant d'autres personnalités politiques européennes telles que Marion Maréchal ou Nigel Farage[6].

Lors des élections européennes de mai 2019, son parti enregistre un score de 6,4 % des suffrages qui lui permet d'obtenir sept députés au Parlement européen[7]. Dès lors, son parti ne cesse de progresser dans les intentions de vote, dépassant Forza Italia de Berlusconi[8]. Pour la première fois, lors des élections régionales d' en Ombrie, son parti devance le Mouvement 5 étoiles et remporte l’élection avec ses alliés de la Lega et Forza Italia[9].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Elle émet des critiques virulentes contre la France, qui serait selon elle responsable de l'afflux de migrants, notamment à la suite de la déstabilisation du pouvoir libyen. Elle dénonce également le franc CFA, monnaie qu’elle qualifie de « coloniale »[10].

En août 2019, alors que l'arrivée du navire de l'ONG Proactiva Open Arms avec 147 migrants à bord cristallise les désaccords entre les partis politiques italiens, elle propose de créer un blocus naval qui empêcherait l'embarquement des migrants depuis la Libye ou la Tunisie. Selon une étude réalisée pour le quotidien Il Giornale, 51 % des Italiens sont favorables à cette idée[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frères d'Italie - Alliance nationale jusqu'à 2017.
  2. « Elections municipales en Italie : Giorgia Meloni et Virginia Raggi, deux louves pour Rome », sur lemonde.fr,
  3. À comparer en termes de carrière fulgurante avec le comte Ciano qui devient ministre à 31 ans ou même Jules César qui devient questeur à 31 ans
  4. https://www.linternaute.com/actualite/monde/1439070-luigi-di-maio-matteo-salvini-giorgia-meloni-qui-pour-diriger-l-italie/
  5. « Comunali [Scrutini] Comune di ROMA - Elezioni del 19 giugno 2015 (bal… », archive.is,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 2017)
  6. « Comment Giorgia Meloni s’est fait une place à la droite de Salvini », sur L'Opinion, (consulté le 9 août 2019)
  7. « Résultats européennes 2019 : le parti d'extrême droite La Ligue l'emporte en Italie, le Parti démocrate arrive deuxième », sur Franceinfo, (consulté le 12 août 2019)
  8. « Crise politique en Italie : quelles conséquences après le coup de force de Salvini ? », sur Europe 1 (consulté le 12 août 2019)
  9. (it) « Risultati elezioni Umbria, la destra con Tesei intorno al 60%. Sconfitta la coalizione Pd-M5S, », sur Repubblica.it, (consulté le 28 octobre 2019)
  10. « Giorgia Meloni, une femme à la droite de Salvini », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 9 août 2019)
  11. (it) Migranti, la maggioranza degli italiani è favorevole al blocco navale, ilgiornale.it, 20 août 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]