Christian Fouchet

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Christian Fouchet
Illustration.
Fonctions
Député 1951-1955
puis 1967-1974
Gouvernement Quatrième République-Cinquième République
Groupe politique RPF (1951-1955)
UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1974)
Successeur André Picquot
Ministre de l'Intérieur
Gouvernement Pompidou (4)
Prédécesseur Roger Frey
Successeur Raymond Marcellin
Ministre de l'Éducation nationale
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou II et III
Prédécesseur Pierre Sudreau
Louis Joxe (par intérim)
Successeur Alain Peyrefitte
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 62 ans)
Nationalité française
Conjoint Colette Vautrin (décédée en 2018)
Résidence Seine
puis Meurthe-et-Moselle

Christian Fouchet, né le à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) et mort le à Genève, est un diplomate et homme politique français.

Il est le père de la romancière Lorraine Fouchet.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Licencié en droit et diplômé d'études d'économie politique, il rallie la France libre le 17 juin 1940, après le discours du maréchal Pétain annonçant la négociation d'un armistice, devançant d'un jour l'appel du 18 Juin, et se met au service du général de Gaulle à Londres le 19 juin 1940.

Aviateur des Forces aériennes françaises libres, il passe son brevet de parachutiste, puis devient correspondant de guerre au Proche-Orient. Il participe aux campagnes du Fezzan et de Libye. En 1943 il rencontre Antoine de Saint-Exupéry à Alger, les deux hommes deviennent amis.

Postes diplomatiques[modifier | modifier le code]

Christian Fouchet (à droite) avec Pierre Mendès France (au centre) et Shimon Peres (à gauche), lors d'une réception à l'ambassade d'Israël à Paris en 1964.

Envoyé comme secrétaire à la délégation du CFLN à Moscou au printemps 1944[1], il est ensuite délégué en Pologne à Lublin. Il est le premier occidental à entrer dans Varsovie avec l'Armée rouge fin janvier 1945. Il organise le regroupement des milliers de prisonniers et déportés français libérés des camps allemands en territoire polonais.

À partir d'août 1945 il est consul général de France à Calcutta avec juridiction sur l'Inde entière et la Birmanie, il y fait la connaissance d'Alexandra David-Néel, ils deviennent amis et restent en contact jusqu'à la mort d'Alexandra en 1969 à presque 101 ans.

Il est ambassadeur au Danemark de 1958 à 1962, et président du comité chargé d'étudier le projet d'union politique européenne des Six États de la CEE (Plan Fouchet) qui n'aboutit pas.

Du au , il est haut-commissaire en Algérie.

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Il adhère au RPF qu'il représente à l'Assemblée nationale de 1951 à 1955 comme député de la Seine. Il accompagne le général de Gaulle lors de son voyage en Tunisie.

Du 10 juin 1954 au 5 février 1955, il est ministre chargé des affaires marocaines et tunisiennes dans le gouvernement de Pierre Mendès France.

Du au , il est ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Information.

Comme ministre de l'Éducation nationale du 28 novembre 1962 au , il instaure notamment la carte scolaire et réalise, dans l'enseignement supérieur, un important train de réformes qui contribuent à moderniser les programmes des études scientifiques et à créer de nouvelles formations professionnelles : maîtrises d'informatique et d'électronique, Instituts universitaires de technologie. Il détient le record de longévité à ce poste sous la Ve République : quatre ans, trois mois et vingt-six jours, devant François Bayrou.

Il devient ministre de l'Intérieur du 6 avril 1967 au 31 mai 1968 dans les gouvernements de Georges Pompidou, ce qui englobe les évènements de Mai 68.

Rapport de Christian Fouchet au général de Gaulle suite aux événements de mai 68

Élu député de Meurthe-et-Moselle en 1967 sous l'étiquette UD-Ve République[2], réélu en 1968 et 1973 sous l'étiquette UDR, il se porte candidat à la présidence de la République après la mort de Georges Pompidou, mais il se retire en faveur de Jacques Chaban-Delmas le 15 avril 1974[3], juste après l'appel des 43 en faveur de Valéry Giscard d'Estaing.

Il meurt le 11 août 1974 à Genève et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (68e division).

Christian Fouchet était docteur honoris causa des universités de Montréal et d'Ottawa.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BnF, Fonds Jean-Richard Bloch, Varia No 39, 1943-1944, f. 16-18. Il est mentionné plusieurs fois par l'écrivain Jean-Richard Bloch en exil à Moscou, et ce dès le 26 février 1944 : « Visite à Cathala. Vu le capitaine Foucher ». Le site de l'Assemblée nationale fait donc une erreur en évoquant son arrivée en poste en août 1944
  2. Profession de foi de C. Fouchet et de ses adversaires pour le premier tour
  3. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Conférende de presse de Christian Fouchet », sur Ina.fr, (consulté le 6 janvier 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]