Olivier Dussopt

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Olivier Dussopt
Illustration.
Olivier Dussopt en janvier 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Action et des Comptes publics
En fonction depuis le
(7 mois et 27 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Député français

(10 ans, 6 mois et 4 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 2e de l'Ardèche
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique SRC, SER puis NG
Prédécesseur Gérard Weber
Successeur Michèle Victory
Maire d'Annonay

(9 ans, 3 mois et 24 jours)
Prédécesseur Gérard Weber
Successeur Antoinette Scherer
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(1 an, 8 mois et 7 jours)
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Annonay (France)
Nationalité française
Parti politique PS (2000-2017)
SE (depuis 2017)
Diplômé de IEP Grenoble
Profession attaché parlementaire

Olivier Dussopt, né le à Annonay (Ardèche), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste jusqu'en 2017, député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, élu le , il est le benjamin de l'Assemblée nationale pendant la XIIIe législature. Réélu en , il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République.

Il est secrétaire d'État depuis le 24 novembre 2017 dans le gouvernement Philippe II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille d’Annonay où il réside, il fait ses études à l'Institut d'études politiques de Grenoble et obtient un DESS de développement local et management de territoire[1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Après avoir occupé différents postes de chargé de mission, Olivier Dussopt est, de novembre 2002 à septembre 2006, collaborateur parlementaire de Michel Teston, sénateur et président du Conseil général de l'Ardèche[1].

Adhérent du PS à partir de 2000, il est secrétaire de la section d’Annonay de mai 2001 à janvier 2008. De 2001 à 2003, il est animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes en Ardèche. Premier secrétaire fédéral délégué de 2003 à 2007, il est chargé de la coordination, de la communication, des études et des élections.

Candidat aux élections régionales de 2004[2], il rejoint le Conseil régional de Rhône-Alpes en juillet 2006 en remplacement d'Hélène Mira, démissionnaire. Il siège au sein du groupe socialiste.

Proche de la Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon[3], il est membre du Conseil national du Parti socialiste.

Mandats d'élu[modifier | modifier le code]

Le , il est élu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche, devenant le benjamin de l'Assemblée nationale[3].

Le , il annonce officiellement sa candidature aux élections municipales de mars 2008 dans la ville d'Annonay. Le , la liste d'union de la gauche « Annonay avenir » avec Olivier Dussopt à sa tête l'emporte dès le premier tour avec 68,9 % des voix[4]. Le 15 mars, il est élu maire par le nouveau Conseil municipal et démissionne peu après du Conseil régional pour cause de cumul des mandats. En avril 2008, il devient président du Syndicat mixte de l'Ardèche verte jusqu'en 2014.

En novembre 2008, il intègre la direction nationale du PS, auprès de Marylise Lebranchu, secrétaire nationale aux territoires. En avril 2010, il devient vice-président de l'Association des petites villes de France et en juin 2010 il devient vice-président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains auprès de Marylise Lebranchu de 2010 à 2012 puis Pierre Cohen comme 1er vice-président, puis comme vice-président aux questions d'organisation et de réforme territoriale auprès de Francois Rebsamen en avril 2016. Le 12 juillet 2011, il devient porte-parole de Martine Aubry, candidate à l'Élection présidentielle française de 2012. Après les primaires, il rejoint le conseil des élus de la campagne de François Hollande.

Il est réélu député de l'Ardèche le 17 juin 2012 en obtenant 53,35 % des voix[1]. Il est aussi désigné vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le 18 juillet 2012, il est nommé secrétaire national du PS auprès de la 1re secrétaire, Martine Aubry, chargé de la présidence du forum des territoires, en remplacement de Marylise Lebranchu, jusqu'au congrès de Toulouse.

Il est alors très proche de Martine Aubry[5].

Le , il est désigné rapporteur de la commission des lois pour le projet de loi de modernisation de l'action publique et d'affirmation des métropoles.

Candidat à sa propre succession aux élections municipales d'Annonay, il est réélu dès le premier tour le 23 mars 2014 avec 51,71% des voix pour sa liste "Annonay Avance"[4] face à trois listes (UMP, extrême droite, et Front de Gauche). Les 12 et 13 juin 2014, lors des assises de l'APVF à Annonay, il est élu président de l'Association des petites villes de France, succédant à Martin Malvy, président fondateur[6].

En juin 2014, il est aussi désigné rapporteur de la commission des lois pour le projet de loi portant nouvelle organisation du territoire de la République et clarification des compétences des collectivités locales. Ce texte a été promulgué le 9 août 2015. Olivier Dussopt a été nommé membre de la commission nationale consultative des gens du voyage, au sein de laquelle il représente l'Assemblée nationale (JO.13.10.2015). Il siège aussi, depuis 2012, au conseil national d'aménagement et de développement du territoire.

Il est près d'entrer au gouvernement à deux reprises sous la présidence de François Hollande, soutenu à chaque fois par Manuel Valls, mais se voit recalé au dernier moment[5],[7].

En 2016, il soutient Manuel Valls et devient l'un de ses huit porte parole de campagne pour la primaire citoyenne de 2017[8].

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche ![9]. Il est l’un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM[5]. À Annonay, ville dont il est maire, il réalise un score de 70,45%.

Le 10 juillet 2017, en application de la loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale, il quitte ses fonctions de Maire d'Annonay et Antoinette Scherer, sa première adjointe depuis 2009, lui succède[10]. Le 21 septembre 2017, lors des XXèmes assises des petites villes de France, à Hendaye, il est reconduit comme président de l'APVF à l'unanimité des membres de l'assemblée générale[11].

En juillet 2017, dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Olivier Dussopt soutient un amendement, soutenu de longue date par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et finalement adopté, qui enrichit le Code pénal d'une peine d'inéligibilité applicable aux personnes reconnues coupables de racisme, d'antisémitisme, de négationnisme, d'homophobie, d'incitation au terrorisme, d'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination[12].

En octobre 2017, il intègre une mission d’expertise portant sur la réforme du financement des collectivités locales et de la fiscalité locale, sous la présidence d’Alain Richard, sénateur, ancien ministre, et à la demande du Premier ministre[13]. Il est aussi membre d’un groupe de travail « statut des collaborateurs » dans le cadre de la réforme de l’Assemblée nationale et il siège au conseil d’administration de l’association des députés employeurs.

Secrétaire d'État auprès de Gérald Darmanin dans le gouvernement d'Édouard Philippe[modifier | modifier le code]

Le 24 novembre 2017, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, au sein du gouvernement Édouard Philippe (2)[14],[15]. Si le décret de nomination ne précise pas son portefeuille exact, il est présenté par la presse comme de facto chargé de la Fonction publique[16],[17].

Le jour même, le Parti socialiste annonce qu'il n'en est plus membre[18]. Trois jours auparavant, il avait voté contre le budget présenté par le gouvernement[19] et, les mois précédents, s'était abstenu lors du vote de confiance au gouvernement, avait voté contre projet de loi de financement de la sécurité sociale ainsi que contre la loi Travail[20],[5]. Il s'était également fait remarquer en 2014 pour avoir critiqué le ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron, lors de sa déclaration jugée condescendante à l'égard des ouvrières de Gad, qualifiées « d'illettrées »[21].

Contexte indique qu'en dépit du fait qu'il n'a pas d'attribution, comme les autres secrétaires d'État, Olivier Dussopt « est explicitement chargé de préparer la réforme de la fonction publique. Il lui arrive aussi de reprendre des dossiers auxquels Gérald Darmanin s’intéresse moins, comme la déontologie des fonctionnaires, les chantiers outre-mer »[22].

Mandats passés[modifier | modifier le code]

  • Membre de la Commission des Lois de l'Assemblée nationale au sein de laquelle il est nommé coordonnateur des députés socialistes.
  • Vice-président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale.

Poste gouvernemental[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics (depuis 2017)

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Tolerantia 2011[23]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Geoffrey Bonnefoy, Olivier Dussopt (PS) : "Derrière la situation familiale, il y a une situation sociale", Le Lab Europe 1, 30 juillet 2012
  2. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2004 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2004 (consulté le 11 janvier 2017)
  3. a et b Chloé Durand-Parenti, Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée, Le Point, 21 juin 2007
  4. a et b Les résultats des élections municipales d'Annonay, Le Figaro
  5. a, b, c et d Ellen Salvi et Mathieu Magnaudeix, « Remaniement: Macron recrute un autre socialiste », sur Mediapart, (consulté le 24 novembre 2017).
  6. « Olivier Dussopt, élu président de l'association des petites villes de France », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  7. François-Xavier Bourmaud, Tristan Quinault-Maupoil, Charles Sapin et Mathilde Siraud, « Promotion de Griveaux, nominations de Gény-Stephann et Dussopt », Le Figaro, samedi 25 / dimanche 26 novembre 2017, page 6.
  8. « Primaire à gauche : Valls présente son QG et son état-major de campagne », lesechos.fr, 14 décembre 2016.
  9. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  10. « Annonay : Antoinette Scherer élue maire », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  11. « Au terme de leurs Assises, les maires de petites villes pleinement résolus », sur www.caissedesdepotsdesterritoires.fr (consulté le 2 novembre 2017)
  12. Catherine Lagrange, « Les auteurs de propos racistes bientôt inéligibles ? », sur lepoint.fr, (consulté le 2 août 2017).
  13. AMF Association des Maires de France / Dexia, « Pacte financier État-collectivités : la mission préparatoire est lancée », sur www.maire-info.com (consulté le 2 novembre 2017)
  14. « Décret du 24 novembre 2017 relatif à la composition du Gouvernement »
  15. Décret n° 2017-1658 du 6 décembre 2017 relatif aux attributions du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics.
  16. Pierre-Alain Furbury, « Remaniement : Olivier Dussopt, un technicien des collectivités locales à la Fonction publique », lesechos.fr, 24 novembre 2017.
  17. Justine Faure, « Le socialiste Olivier Dussopt nommé Secrétaire d'État chargé de la fonction publique », lci.fr, 24 novembre 2017.
  18. Le Monde, lire en ligne https://www.lemonde.fr/politique/article/2017/11/24/remaniement-gouvernemental-benjamin-griveaux-nomme-porte-parole-olivier-dussopt-et-delphine-geny-stephann-font-leur-entree_5220145_823448.html
  19. « Remaniement : Olivier Dussopt entre à Bercy… 3 jours après avoir rejeté le budget ! », marianne.net, 24 novembre 2017.
  20. « Remaniement : ces votes contre le gouvernement qu’Olivier Dussopt va regretter maintenant qu’il est secrétaire d'État », lelab.europe1.fr, 24 novembre 2017.
  21. Geoffroy Clavel, « Quand Olivier Dussopt, nouveau ministre de Macron, le traitait de "connard" », huffingtonpost.fr, 24 novembre 2017.
  22. Samuel Le Goff, Simon Prigent, Diane de Fortanier et Hortense Goulard, « Les attributions informelles des secrétaires d’État « sans attribution », sur contexte.com, (consulté le 23 mars 2018).
  23. Judith Silberfeld, « Les députés Franck Riester et Olivier Dussopt, lauréats du prix Tolerantia 2011 » yagg.com, 8 décembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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