Cédric O

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Cédric O
Illustration.
Cédric O en 2019.
Fonctions
Secrétaire d'État chargé du Numérique[a]
En fonction depuis le
(5 mois et 21 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Mounir Mahjoubi
Trésorier de La République en marche[b]

(1 an)
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance L'Arbresle (France)
Nationalité Française
Parti politique EM/LREM (depuis 2016)
Fratrie Delphine O
Diplômé de Lycée du Parc
HEC

Cédric O, né le à L'Arbresle (Rhône), est un homme politique français.

Directeur adjoint de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012, il participe au lancement d'En marche, devenu La République en marche, dont il est le premier trésorier et, depuis 2017, membre du bureau exécutif. De 2017 à 2019, il est conseiller conjoint du président de la République Emmanuel Macron et du Premier ministre Édouard Philippe.

Depuis le , il est secrétaire d'État chargé du Numérique.

Famille[modifier | modifier le code]

Cédric O naît le à L'Arbresle[1],[2],[3]. Il est le fils d'une enseignante française originaire de Lyon et d'un cadre coréen reparti vivre à Séoul[4]. Il étudie au lycée du Parc, à Lyon[5]. Il est le frère de Delphine O[5].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de HEC Paris en 2006[1], où il se lie d'amitié avec Stanislas Guerini[6]. Il cumule des fonctions de conseiller politique avec une activité dans le privé. En 2007, il est communicant pour la société Opérationnelle[5]. Il travaille chez Safran entre 2014 et 2017, comme chargé de mission auprès du directeur industriel groupe puis comme responsable de production chez Safran Aircraft Engines[7]. Il rejoint les équipes du palais de l'Élysée après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de mai 2017.

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Auprès de Dominique Strauss-Kahn[modifier | modifier le code]

Avec Ismaël Emelien, Benjamin Griveaux ou encore Stanislas Guerini, il fait partie de l'équipe de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire PS de 2006, et participe à la création du think tank Terra Nova. Après la campagne de 2007, il cherche à s'implanter à la section locale du PS des Pavillons-sous-Bois puis aide Benjamin Griveaux pour sa campagne cantonale en 2008 à Chalon-sur-Saône[5].

Sous la présidence de François Hollande[modifier | modifier le code]

En juillet 2010, il est conseiller parlementaire du député Pierre Moscovici[5]. Il est directeur adjoint de l'équipe de campagne de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012[8],[9], chargé des réponses aux interviews[10]. Le Figaro indique qu'après l'affaire Dominique Strauss-Kahn, « il se résout à faire la campagne [de François Hollande] sans grande conviction »[9].

Après la victoire de François Hollande, alors que son nom est évoqué pour prendre la tête d'un ministère, il préfère rejoindre le groupe d’aéronautique Safran, sur les recommandations de Pierre Moscovici, ce qu'il explique par sa volonté de se mettre en retrait du monde politique[9]. Il compte parmi les organisateurs de la soirée French Tech à Las Vegas en 2016, qui sert de point de départ à la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron[9].

Cadre d'En marche puis de La République en marche[modifier | modifier le code]

Il est le premier trésorier d'En marche — devenu ensuite La République en marche — jusqu'à son remplacement en par Grégoire Potton[11],[5]. Il dépose notamment les statuts du nouveau parti et organise sa levée de fonds pour la campagne présidentielle[9]. Il est une cible privilégiée des hackers qui produisent les MacronLeaks : selon Le Figaro, « il en ressort le portrait d’un pragmatique prudent sur la dépense, notamment à l’embauche de chauffeurs »[9].

Il est membre de la commission d'investiture de LREM pour les élections législatives de 2017[12],[13]. En novembre 2017, à l'occasion du conseil national de La République en marche, il intègre le bureau exécutif du parti[14].

Conseiller du président de la République et du Premier ministre[modifier | modifier le code]

De 2017 à 2019, il est conseiller conjoint du président de la République Emmanuel Macron et du Premier ministre Édouard Philippe, chargé des participations publiques et de l’économie numérique[15],[16]. Selon Contexte, il est alors « le principal artisan de la politique numérique du gouvernement, plus influent, mais moins médiatique » que Mounir Mahjoubi, et défend les intérêts des « lobbys du numérique »[17]. À cette fonction, il est l'instigateur d'événements invitant les acteurs du secteur numérique à investir en France, tels que Tech For Good ou Choose France[9]. Il supervise par ailleurs le projet de privatisation du groupe ADP[16].

Secrétaire d'État chargé du Numérique[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 2019, il est nommé secrétaire d'État chargé du Numérique, auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Il remplace Mounir Mahjoubi, qui a démissionné pour préparer sa candidature en vue des élections municipales à Paris[18]. Il soutient la proposition de loi de Laetitia Avia contre les contenus haineux sur Internet qui est adoptée à l'Assemblée nationale en , réfutant le caractère liberticide du texte mis en avant par ses opposants[19].

En , il défend la création par l'État d’un « Conseil de l’ordre des journalistes », si ceux-ci ne l’organisent pas d’eux-mêmes, afin de combattre la circulation de fausses informations, et envisage des sanctions contre la diffusion de fausses nouvelles, émises par une autorité indépendante nommée par l’État[20]. Alors que sa proposition déclenche une vague d'indignation au sein de la presse, Cédric O revient sur ses propos, indiquant qu'ils « ne sont en aucun cas la position du gouvernement », mais appelle les journalistes à s'organiser face aux ingérences étrangères, faisant référence notamment à RT et Sputnik[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Auprès du ministre de l'Économie et des Finances.
  2. D'abord dénommée En marche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cédric O », sur Gouvernement.fr (consulté le 3 avril 2019)
  2. « Les marcheurs d'Emmanuel Macron », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le 21 décembre 2017)
  3. « Cédric O, le "geek" de Macron, nommé secrétaire d'Etat au Numérique » (consulté le 1er avril 2019)
  4. Sophie des Déserts et Condé Nast Digital France, « La bande de copains qui a porté Macron à l'Élysée », sur Vanity Fair, (consulté le 27 juin 2019)
  5. a b c d e et f Sophie des Déserts, « Le casse du siècle », Vanity Fair n°53, décembre 2017, pages 108-115 et 154-155.
  6. Jérémy Marot et Pauline Théveniaud, Les Apprentis de l'Élysée, Plon, , 280 p., p. 316.
  7. « Cédric O, un ancien de Safran au secrétariat d’État au Numérique - Dirigeants », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019)
  8. David Revault d'Allonnes, « L'équipe de François Hollande dévoilée », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 14 juillet 2017)
  9. a b c d e f et g Elisa Braun, « Qui est Cédric O, le nouveau secrétaire d’État au numérique? », sur lefigaro.fr, (consulté le 29 juin 2019).
  10. Laure Bretton, « L’heure des cadors juniors », sur liberation.fr, (consulté le 23 juillet 2018).
  11. https://www.streetpress.com/sujet/1525102896-gregoire-potton-ex-lieutenant-macron-dirige-red-star.
  12. « Qui sont les trente proches d’Emmanuel Macron qui comptent au sein d’En marche ! ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 décembre 2017)
  13. « Entourages : Qui est Cédric O ? », sur www.lalettrea.fr, (consulté le 21 décembre 2017)
  14. Laurent de Boissieu, « En Marche (EM) », sur france-politique.fr (consulté le 27 août 2018).
  15. https://www.europe1.fr/politique/cedric-o-nomme-secretaire-detat-en-charge-du-numerique-3883940
  16. a et b Marc Endeweld, « Aéroports de Paris, petites concessions entre amis », Le Monde diplomatique,‎ , p. 1, 14, 15 (lire en ligne, consulté le 17 juin 2019).
  17. Diane de Fortanier, Tiphaine Saliou et Guénaël Pépin, « Cédric O secrétaire d’État, les lobbys du numérique veulent croire en leur nouveau champion », sur contexte.com, (consulté le 8 avril 2019).
  18. Pierre Lepelletier, « Remaniement : Ndiaye, Montchalin et Cédric O nommés au gouvernement », sur Le Figaro, (consulté le 31 mars 2019).
  19. « Haine en ligne : l'Assemblée adopte la loi Avia », sur lepoint.fr, (consulté le 2 septembre 2019).
  20. Geoffroy Clavel, « Cédric O défend une mesure que Macron jugeait fasciste en 2017 », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 26 juin 2019).
  21. Maxime Tellier, « Un conseil de l'ordre pour les journalistes ? Le secrétaire d'État Cédric O fait machine arrière », sur franceculture.fr, (consulté le 3 juillet 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]