Bruno Le Roux

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Bruno Le Roux
Bruno Le Roux en 2012.
Bruno Le Roux en 2012.
Fonctions
Ministre de l'Intérieur
En fonction depuis le
(2 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Bernard Cazeneuve
Gouvernement Cazeneuve
Prédécesseur Bernard Cazeneuve
Président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l'Assemblée nationale

(4 ans 5 mois et 15 jours)
Prédécesseur Jean-Marc Ayrault
Successeur Olivier Faure
Député de la Seine-Saint-Denis
Élu dans la 1re circonscription

(19 ans 6 mois et 25 jours)
Élection
Prédécesseur Raoul Béteille
Successeur Yannick Trigance
Maire d'Épinay-sur-Seine

(5 ans 8 mois et 21 jours)
Prédécesseur Gilbert Bonnemaison
Successeur Hervé Chevreau
Conseiller général de la Seine-Saint-Denis
élu dans le Canton d'Épinay-sur-Seine

(5 ans 3 mois et 8 jours)
Prédécesseur Serge Méry
Successeur Serge Méry
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Gennevilliers, Seine, France
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Paris X-Nanterre
Résidence Hôtel de Beauvau, Paris

Bruno Le Roux, né le à Gennevilliers (Seine), est un homme politique français. Député PS de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis de 1997 à 2016, il préside le groupe socialiste, écologiste et républicain à l'Assemblée nationale de juin 2012 à décembre 2016. Il est ministre de l'Intérieur depuis le 6 décembre 2016.

Formation[modifier | modifier le code]

Il grandit à Épinay-sur-Seine, commune de l’ouest de la Seine-Saint-Denis, où il est élève du collège Roger-Martin-du-Gard. Il est titulaire d'une maîtrise en sciences économiques, d'une maîtrise en gestion et d'un DEA en stratégie et management, délivré par l'université Paris X-Nanterre, « en partenariat avec HEC et l'ESSEC »[1],[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Bruno Le Roux est vice-président de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) de 1988 à 1991[3],[4].

Il commence sa carrière politique en 1989 lorsqu'il devient adjoint au maire socialiste d'Épinay-sur-Seine Gilbert Bonnemaison, chargé de la culture. Entre 1990 et 1992, Pierre Mauroy, alors premier secrétaire du Parti socialiste, le nomme directeur adjoint de son cabinet[5]. Il est alors également premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis. Il est élu conseiller général de la Seine-Saint-Denis en 1992, puis maire d’Épinay-sur-Seine en juin 1995. Ayant perdu les élections municipales de mars 2001, il reste conseiller municipal d'Épinay jusqu'aux élections de 2008.

En 1995, alors qu'il est membre du conseil national du Parti socialiste, il devient délégué national du PS chargé des questions de sécurité et de police à la demande de Lionel Jospin. Ses travaux en matière de sécurité de proximité inspirent le programme du futur Premier ministre en 1997.

Il intègre la promotion 1998 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[6].

Bruno Le Roux est élu député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis (incluant Épinay-sur-Seine) en juin 1997 avec l’arrivée de la Gauche plurielle au pouvoir.

Au printemps 2001, il est le rapporteur du projet de loi sur la « sécurité quotidienne » pour le Parti socialiste. Il a également travaillé sur le dossier de la Corse sur laquelle il a rendu un rapport. Il est auteur d'un ouvrage intitulé La Sécurité pour tous ; une exigence de justice sociale, paru aux éditions Balland en janvier 2001.

Bruno Le Roux s'est beaucoup investi dans la lutte contre les armes légères. En 1998, il est l'initiateur d'une proposition de loi visant à interdire la possession de toute arme à feu aux civils, exception faite des tireurs licenciés FFTir et des chasseurs disposant d'un permis de chasse, estimant dangereux les civils armés : « C'est quand on a autour de soi des civils armés qu'on est en insécurité.» [7] Il a notamment travaillé sur les mesures du gouvernement Jospin pour renforcer le contrôle des armes détenues par les tireurs sportifs après la tuerie de Nanterre. En 2010, il rédige, avec deux députés de la majorité UMP, Claude Bodin et Jean-Luc Warsmann, la proposition de loi n° 2773[8]. La maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon (DVG), indique dans ses propos sur la fermeture de trois armureries dans sa ville que la proposition de loi sur laquelle travaille Bruno Le Roux va vers un durcissement de la législation sur la vente d'armes[9]. La loi sur le contrôle des armes est adoptée le tard dans la nuit, devant un hémicycle où siègent, seulement, 16 députés. Critiqué par des détenteurs légaux d'armes à feu, il s’en prend à eux lors d'une séance devant l'Assemblée nationale en les désignant comme des « fêlés de la gâchette »[10].

Confronté à l'important trafic de drogue qui ronge Saint-Ouen et aux limites de la répression (« depuis 20 ans, je constate que chaque fois que les policiers réussissent une belle opération, le trafic repart les jours suivants. L’ordre public n’arrive pas à régler la question du trafic dans notre pays »), il propose d’« ouvrir le débat » sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis[11]

Il préside depuis 2000 la Fédération Léo-Lagrange, réseau d'associations d'éducation populaire dans le domaine de la culture, des loisirs et de la formation professionnelle[12].

Il est réélu député dans la même circonscription en juin 2002, en juin 2007 et en juin 2012. Il est candidat sur la liste « Une ambition nouvelle pour Saint-Ouen » aux élections municipales à Saint-Ouen en mars 2014. La liste arrive en troisième position au premier tour et se retire au profit de la liste menée par la maire Front de Gauche sortante Jacqueline Rouillon, laquelle est battue au second tour par l'UDI William Delannoy.

Il est élu président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale le 21 juin 2012. Il y défend les réformes libérales menées par le gouvernement prenant même appui sur la victoire de David Cameron aux élections britanniques de 2015 pour affirmer qu'elle apporteront le succès électoral au PS[13].

Il est élu président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale le 21 juin 2012. Il y défend les réformes libérales menées par le gouvernement prenant même appui sur la victoire de David Cameron aux élections britanniques de 2015 pour affirmer qu'elle apporteront le succès électoral au PS. Cependant, il ne semble plus en mesure de discipliner les Frondeurs ni d'aplanir les tensions entre les composantes de sa majorité[5].

Figurant parmi les 89 personnalités européennes auxquelles la Russie a décidé d'interdire l'accès à son territoire en riposte aux sanctions européennes, il décrit comme « une honte pour le Parlement français » le voyage en juillet 2015 de dix parlementaires français en Crimée, territoire annexé par la Russie[14].

Le , il est nommé ministre de l'Intérieur du gouvernement Cazeneuve[5].

Pendant la primaire citoyenne de 2017, il soutient Manuel Valls[15].

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • 1989-1995 : adjoint au maire d'Épinay-sur-Seine
  • 30/03/1992 - 07/07/1997 : conseiller général de la Seine-Saint-Denis
  • 25/06/1995 - 18/03/2001 : maire d'Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis)
  • 01/06/1997 - 18/06/2002 : député de la Seine-Saint-Denis
  • 19/03/2001 - 16/03/2008 : conseiller municipal d'Épinay-sur-Seine
  • 18/11/1999 - 16/03/2008 : conseiller de la communauté d'agglomération Plaine Commune
  • Depuis le 12/6/1997 : député de Seine-Saint-Denis.
  • Depuis le 6 décembre 2016 : ministre de l'Intérieur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l'Intérieur, a gonflé son CV en prétendant avoir étudié à HEC et l'ESSEC », sur France Info,‎
  2. « Bruno Le Roux gonfle son CV en se prétendant "ancien élève" de HEC et l'ESSEC », sur Marianne ,‎
  3. « Bruno Le Roux élu président du groupe socialiste à l'Assemblée », lexpress.fr, 21 juin 2012
  4. « De la MNEF à la Mutuelle des Étudiants: à qui profite le crime? », mediapart.fr, 5 juillet 2014
  5. a, b et c Reuters, Gérard Bon, « PORTRAIT-France-Le Roux à l'Intérieur, la fidélité récompensée », boursorama.com (reprise de Reuters),‎
  6. (en) « Past Classes », sur French American Foundation,‎
  7. Marc Pivois, « Une proposition de loi pour mettre hors la loi les citoyens armés. L'Assemblée discute du texte de Bruno Le Roux (PS), qui veut réserver les armes à l'Etat. », Libération, 29 mai 1998
  8. Proposition de loi n°2773
  9. « La gérante des armureries bientôt au tribunal », leparisien.fr, 25 septembre 2010
  10. « Bruno Le Roux insulte les tireurs et chasseurs "Fêlés de la gâchette" », vidéo sur youtube.com
  11. Nathalie Perrier, « Saint-Ouen : Le Roux veut « poser un débat autour du cannabis » », leparisien.com (reprise de Reuters),‎
  12. Organisation de la Fédération Léo Lagrange, consulté le 24 juillet 2015
  13. « Cameron a gagné par courage de réformer », lefigaro.fr,‎ (consulté le 9 mai 2015)
  14. « Parlementaires en Crimée : "Une honte pour le Parlement français" », lepoint.fr,‎ (consulté le 24 juillet 2015)
  15. http://www.lejdd.fr/Politique/Primaire-de-la-gauche-pour-qui-votent-les-ministres-831985

Liens externes[modifier | modifier le code]

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