Bruno Le Roux

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Bruno Le Roux
Image illustrative de l'article Bruno Le Roux
Fonctions
Président du groupe Socialiste
à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
Prédécesseur Jean-Marc Ayrault
Député de la 1re circonscription de la Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
Élection
Réélection

17 juin 2012
Prédécesseur Raoul Béteille
Maire d'Épinay-sur-Seine
Prédécesseur Gilbert Bonnemaison
Successeur Hervé Chevreau
Conseiller général du Canton d'Épinay-sur-Seine
Prédécesseur Serge Méry
Successeur Serge Méry
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Gennevilliers (Hauts-de-Seine)
Parti politique PS

Bruno Le Roux est un homme politique français, né le à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Député PS de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis, il préside le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Formation[modifier | modifier le code]

Il grandit à Épinay-sur-Seine, commune de l’ouest de la Seine-Saint-Denis. Il est titulaire d'une maîtrise en sciences économiques, d'une maîtrise en gestion et d'un diplôme de troisième cycle en stratégie délivré par l'université Paris X-Nanterre.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Bruno Le Roux est vice-président de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) de 1988 à 1991[1],[2].

Il commence sa carrière politique en 1989 lorsqu'il devient adjoint au maire socialiste d'Épinay-sur-Seine Gilbert Bonnemaison, chargé de la culture. Entre 1990 et 1992, Pierre Mauroy, alors premier secrétaire du Parti socialiste, le nomme directeur-adjoint de son cabinet. Il est alors également premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis. Il est élu conseiller général de la Seine-Saint-Denis en 1992, puis maire d’Épinay-sur-Seine en 1995. Ayant perdu les élections municipales de mars 2001, il reste conseiller municipal jusqu'aux élections de 2008.

En 1995, alors qu'il est membre du conseil national du Parti socialiste, il devient délégué national du PS chargé des questions de sécurité et de police à la demande de Lionel Jospin. Ses travaux en matière de sécurité de proximité inspirent le programme du futur Premier ministre en 1997.

Bruno Le Roux est élu député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis (incluant Épinay-sur-Seine) en juin 1997 avec l’arrivée de la Gauche plurielle au pouvoir.

Au printemps 2001, il est le rapporteur du projet de loi sur la « sécurité quotidienne » pour le Parti socialiste. Il a également travaillé sur le dossier de la Corse sur laquelle il a rendu un rapport. Il est auteur d'un ouvrage intitulé La Sécurité pour tous ; une exigence de justice sociale[3].

Bruno Le Roux s'est beaucoup investi dans la lutte contre les armes légères. En 1998, il est l'initiateur d'une proposition de loi visant à interdire la possession de toute arme à feu aux civils, exception faite des tireurs licenciés FFTir et des chasseurs disposant d'un permis de chasse, estimant dangereux les civils armés : « C'est quand on a autour de soi des civils armés qu'on est en insécurité.» [4] Il a notamment travaillé sur les mesures du gouvernement Lionel Jospin pour renforcer le contrôle des armes détenues par les tireurs sportifs après la tuerie de Nanterre. En 2010 il corédige, avec deux députés de la majorité UMP: Claude Bodin et Jean-Luc Warsmann, la proposition de loi n° 2773. La maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon (DVG), admet d'ailleurs dans ses propos sur la fermeture de trois armureries dans sa ville que la proposition de loi sur laquelle travaille Bruno Le Roux va vers un durcissement de la législation sur la vente d'armes : « Je pense que notre pression a porté ses fruits, poursuit l’élue. Que ces boutiques soient aux puces ou ailleurs ne change rien à notre position. C’est une question de principe : il est choquant de voir que des jeunes peuvent se procurer aussi facilement des armes. J’espère maintenant qu’au terme des trois mois ces magasins feront l’objet de contrôles permanents. En attendant que l’on aboutisse à une loi très stricte sur la réglementation de la vente d’armes, sujet sur lequel je travaille avec le député Le Roux »[5].

Coauteur avec Alain Warsmann (UMP) et Claude Bodin (UMP), il fait voter à l'unanimité sa proposition de Loi n°2773 sur le contrôle des armes, le 25 janvier 2011 tard dans la nuit, devant un hémicycle où siègent, seulement, 16 députés. Critiqué par des détenteurs légaux d'armes à feu, il s’en prend à eux lors d'une séance devant l'Assemblé Nationale en les désignant comme des « fêlés de la gâchette », en s'exprimant dans ces termes : « Mais bien souvent, ces personnes tout à fait responsables sont occultées, dans le débat public, par quelques « fêlés de la gâchette », ceux qui hantent nos forums, ceux qui m’adressent les messages les plus abominables – je ne vous les transmettrai pas, monsieur le ministre – qui nécessiterait des plaintes à répétition, ceux qui envoient des menaces. En restant convaincu que la possession d’une arme à feu doit demeurer un droit en France, en contribuant à faire voter ce texte ce soir, en reconnaissant la totale légitimité de ceux qui représentent les chasseurs et les autres utilisateurs légaux, en dotant la législation d’outils élaborés en concertation avec eux, j’ai le sentiment de faire reculer ces fêlés de la gâchette, ces fêlés des forums sur internet qui n’ont d’échanges que sur leurs armes à feu, très certainement parce qu’ils sont incapables de parler d’autre chose »[6].

Il préside depuis 2000 la Fédération Léo-Lagrange, réseau d'associations d'éducation populaire dans le domaine de la culture, des loisirs et de la formation professionnelle[7].

Il est réélu député dans la même circonscription en juin 2002, en juin 2007 et en juin 2012. Il est candidat sur la liste « Une ambition nouvelle pour Saint-Ouen » aux élections municipales à Saint-Ouen en mars 2014. La liste arrive en troisième position au premier tour et se retire au profit de la liste menée par la maire Front de Gauche sortante Jacqueline Rouillon, laquelle est battue au second tour par l'UDI William Delannoy.

Il est élu président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale le 21 juin 2012. Il y défend les réformes libérales menées par le gouvernement prenant même appui sur la victoire de David Cameron aux élections britanniques de 2015 pour affirmer qu'elle apporteront le succès électoral au PS : « J'en tire une leçon, c'est que quand on a le courage de réformer, ça peut payer au niveau de l'opinion publique : c'est exactement ce qui se passe et va se passer dans notre pays[8] ».

Figurant parmi les 89 personnalités européennes auxquelles la Russie a décidé d'interdire l'accès à son territoire en riposte aux sanctions européennes, il décrit comme « une honte pour le Parlement français » le voyage en juillet 2015 de dix parlementaires français en Crimée, territoire annexé par la Russie[9].

Mandats précédents[modifier | modifier le code]

Mandat[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1997 il est député de Seine-Saint-Denis

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Le Roux élu président du groupe socialiste à l'Assemblée, lexpress.fr, 21 juin 2012
  2. De la MNEF à la Mutuelle des Etudiants: à qui profite le crime?, mediapart.fr, 5 juillet 2014
  3. paru aux éditions Balland en janvier 2001.
  4. http://www.liberation.fr/societe/0101246569-une-proposition-de-loi-pour-mettre-hors-la-loi-les-citoyens-armes-l-assemblee-discute-du-texte-de-bruno-le-roux-ps-qui-veut-reserver-les-armes-a-l-etat
  5. http://www.leparisien.fr/bobigny-93000/la-gerante-des-armureries-bientot-au-tribunal-25-09-2010-1081678.php
  6. http://www.youtube.com/watch?v=TkvBwDwgdeE
  7. Organisation de la Fédération Léo Lagrange, consulté le 24 juillet 2015
  8. « "Cameron a gagné par courage de réformer" », lefigaro.fr,‎ (consulté le 9 mai 2015)
  9. « Parlementaires en Crimée : "Une honte pour le Parlement français" », lepoint.fr,‎ (consulté le 24 juillet 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]