Albert Mahieu (1864-1943)

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Albert Mahieu
Image illustrative de l'article Albert Mahieu (1864-1943)
Fonctions
Ministre de l'Intérieur
Prédécesseur Pierre Cathala (GSR)
Successeur Camille Chautemps (RRRS)
Sénateur du Nord
(Vice-président du Sénat de 1936 à 1939)[1]
Prédécesseur Jean-Baptiste Trystram (Gauche républicaine )
Successeur Albert Denvers (SFIO)
Président du Conseil général du Nord
Prédécesseur Auguste Potié (GD)
Successeur Daniel Vincent (GD)
Prédécesseur Daniel Vincent (GD)
Successeur Jean-Baptiste Lebas (SFIO)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Dunkerque-Ouest)
Prédécesseur Georges Vancauwenberghe (Progressiste)
Successeur Germain Van Eeckloo (URD)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Dunkerque-Est)
Prédécesseur Félix Coquelle (FR)
Successeur Paul Machy (SFIO)
Maire de Rosendaël
Prédécesseur Eugène Dumez (URD)
Successeur Paul Machy (SFIO)
Biographie
Nom de naissance Albert Arthur Mahieu
Date de naissance
Lieu de naissance Cappelle-la-Grande (Nord)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Suresnes (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique gauche démocratique
Père Henri Mahieu
Mère Irma Landron
Entourage Félix Coquelle
Diplômé de École polytechnique
Profession Ingénieur des ponts et chaussées
Religion Catholique

Albert Mahieu (1864-1943)
Maires de Rosendaël

Albert Mahieu, né le à Cappelle-la-Grande (Nord) et mort le à Suresnes (Seine), est un Ingénieur des ponts et chaussées et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Mahieu est de vieille souche flamande. Né dans une famille d'industriels de Cappelle-la-Grande, dans l'arrondissement de Dunkerque, en compagnie de son ami, le futur député Félix Coquelle, il passera sa scolarité au collège Jean Bart à Dunkerque puis au Lycée Faidherbe de Lille. Sorti de l'École polytechnique[2] comme Ingénieur des ponts et chaussées, il est chargé successivement, dans divers centres de la France et à Paris, des grands travaux de chemins de fer, de routes, de navigation et de chutes d'eau. Il est ingénieur en chef de la navigation de la Seine pendant les inondations de 1910, puis directeur de l'office national du tourisme.

Administrateur et technicien hors pair, il est appelé par la confiance du gouvernement, en 1911, à la direction du personnel et de la comptabilité du ministère des Travaux publics. Pendant la guerre, il est mobilisé du 2 août 1914 au 1er mars 1919 et c'est comme colonel du génie qu'il organise le service des routes militaires aux armées.

Puis il quitte l'administration et se consacre à la vie politique au début des années 1920. En 1922, il est élu Conseiller général du Canton de Dunkerque-Ouest. Il accédera en 1928 à la présidence de l'assemblée départementale, fonction qu'il remplira avec une réelle autorité et un sens précis des réalités jusqu'en 1932, puis de 1934 à 1936. C'est le 6 janvier 1924 qu'il se présente aux élections sénatoriales. II est élu au troisième tour par 1.225 voix sur 2.503 votants. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale-socialiste, il prend tout de suite dans la Haute Assemblée une part active à tout ce qui touche à la technique, à l'économie et aux finances.

Le 20 février 1932, André Tardieu, président du Conseil, fait appel à son concours et lui confie le portefeuille de l'Intérieur qu'il conserve jusqu'au 4 juin de la même année. Entre-temps, il avait été élu maire de la petite ville de Rosendaël en 1929, fonction qu'il devait conserver jusqu'en 1935. De nouveau candidat aux élections sénatoriales du 10 janvier 1933, il est élu au troisième tour, avec 1.250 voix sur 2.609 votants.

Élu vice-président du Sénat, il occupera ce poste de 1936 à 1939.

À Vichy, le 10 juillet 1940, il vote pour la révision des lois constitutionnelles.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Une rue de Rosendaël porte son nom depuis le 3 juin 1934[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Albert Mahieu (1864-1943) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]