Sylvie Retailleau

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Sylvie Retailleau
Illustration.
Sylvie Retailleau en 2018.
Fonctions
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
En fonction depuis le
(1 mois et 16 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Gouvernement Borne
Prédécesseur Frédérique Vidal
Présidente de l'université Paris-Saclay
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 4 jours)
Prédécesseur Françoise Moulin-Civil
Alain Sarfati (Paris-XI)
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Nice (France)
Nationalité Française
Parti politique Indépendante
Diplômée de ENS Paris-Saclay
Université Paris-Sud (doctorat)
Profession Physicienne, professeur des universités

Sylvie Retailleau
Ministre française de l'Enseignement supérieur

Sylvie Retailleau, née Sylvie Galdin le à Nice (Alpes-Maritimes), est une physicienne française. Elle est présidente à partir de 2016 de l'université Paris-Sud (devenue université Paris-Saclay), et ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Élisabeth Borne depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sylvie Galdin est née le [réf. nécessaire].

Après des études en classes préparatoires au lycée Dumont-d'Urville de Toulon, Sylvie Retailleau intègre le département EEA (Électronique, Électrotechnique et Automatique) de l'ENS Cachan (ENS Paris-Saclay depuis 2016), puis passe l'agrégation de sciences physiques (option physique appliquée) en 1988 et obtient un doctorat en sciences à l'université Paris-Sud en 1992[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Chercheuse[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière en tant que chercheuse au sein de l'Institut d'électronique fondamentale (IEF) de Paris-Sud/CNRS et porte ses activités sur l'étude théorique de la physique des composants semi-conducteurs pour l’électronique avancée. Elle étudie les dispositifs à hétérojonctions IV-IV en technologie bipolaire et à effet de champ. Ses préoccupations portent sur la modélisation des composants à effet de champ ultimes et des dispositifs de l'électronique moléculaire et quantique (structures à nanotubes de carbone, à nanocristaux de silicium).

À partir de 2001, elle est professeure à l'université Paris-Sud[2].

Entre 2007 et 2008, elle est vice-présidente du département de physique de la faculté des sciences d’Orsay, puis vice-doyenne chargée des formations de 2008 à 2011.

En parallèle de ses activités, elle est directrice du pôle Microélectronique du Centre national pour la formation en micronanoélectronique (CNFM) entre 2004 et 2016, et siège au conseil d'administration de l’ENS Paris-Saclay à partir de 2013, au conseil d'école Télécom Paris à partir de 2014 et au conseil d’administration du lycée Blaise Pascal de la ville d'Orsay à partir de 2014.

Présidente de l'université Paris-Sud[modifier | modifier le code]

De à , elle est doyenne de la faculté des sciences puis est élue présidente de l'université Paris-Sud jusqu'en , date à laquelle elle devient la présidente de la ComUE Paris-Saclay devenue l'université Paris-Saclay en 2020 et dont elle est la première présidente[3],[4] avec « l'ambition de créer un modèle à la française »[5]. À l'issue de sa création l’université Paris-Saclay, regroupée ou associée avec quatre grandes écoles et sept organismes de recherche, totalisant 48 000 étudiants et 9 000 chercheurs et enseignants-chercheurs, se positionne à la 14e puis 13e place du classement de Shanghaï[2]. Sur la mise en application de certaines mesures de la loi de programmation pour la recherche critiquées par les chercheurs, telles que les créations de postes précaires appelés « chaires professeur junior », un élu étudiant de Paris-Saclay explique que « quand elle est mise dos au mur, elle explique qu’elle n’appréciait pas ces atteintes au système universitaire. Elle invoque très régulièrement qu’elle n’a pas le choix »[6].

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[modifier | modifier le code]

Le 20 mai 2022, elle est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche par Emmanuel Macron dans le gouvernement d'Élisabeth Borne[7],[8]. Elle a parmi ses objectifs la réforme des bourses sur critères sociaux, promise en 2017 mais que sa prédécesseure Frédérique Vidal estimait « trop complexe » à mettre en œuvre[2]. Le financement de la recherche est un autre enjeu important, avec l'objectif annoncé par Emmanuel Macron le 17 mars 2022, d'« aller plus vite et plus fort » en matière d’investissement en recherche, tandis que dans un rapport sur le financement de la recherche remis en septembre 2019 au moment de la préparation de la loi de programmation pour la recherche[9], Sylvie Retailleau avait écrit que « la France [était] au bord d’un décrochage aux conséquences graves et irréversibles »[2]. Un autre chantier miné est l'évolution des organismes de recherche et des universités, Emmanuel Macron ayant évoqué pendant sa campagne le démantèlement des premiers, appelés à se transformer en agence de moyens[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Document[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sylvie Retailleau | ENS-PARIS-SACLAY », sur ens-paris-saclay.fr (consulté le )
  2. a b c d et e David Larousserie, Soazig Le Nevé, « Sylvie Retailleau, présidente de l’université Paris-Saclay, à la tête du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche », sur Le Monde, (consulté le )
  3. Cécile Chevallier, « Paris-Saclay : la nouvelle présidente de l’université a pris ses fonctions », sur Le Parisien,
  4. Wally Bordas, « Sylvie Retailleau, au cœur de l’excellence », sur LeFigaro.fr, (consulté le )
  5. Soazig Le Nevé, « Sylvie Retailleau : « Figurer dans le classement de Shanghaï est une reconnaissance » », sur LeMonde.fr, (consulté le )
  6. La rédaction de Mediapart, « Les nouveaux visages du gouvernement Borne », sur Mediapart (consulté le )
  7. Emma Ferrand et Wally Bordas, « Qui est Sylvie Retailleau, nommée ministre de l’Enseignement supérieur? », sur Le Figaro Etudiant (consulté le )
  8. Olivier Monod, « Avec Sylvie Retailleau, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche change de tête, pas de ligne », sur Libération, (consulté le )
  9. Petit, Retailleau et Villani 2019.
  10. Décret du 29 mars 2013 portant promotion et nomination
  11. Décret du 15 novembre 2018 portant promotion et nomination

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]