Jacques Mézard

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Jacques Mézard
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
En fonction depuis le
(24 jours)
Élection 28 septembre 2014
(reprise de l'exercice du mandat)
Circonscription Cantal
Groupe politique RDSE
Prédécesseur Josiane Costes

(8 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 21 septembre 2008
Réélection 28 septembre 2014
Circonscription Cantal
Groupe politique RDSE
Successeur Josiane Costes
Ministre de la Cohésion des territoires

(1 an, 3 mois et 25 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Richard Ferrand
Successeur Jacqueline Gourault
Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

(1 mois et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I
Prédécesseur Stéphane Le Foll
Successeur Stéphane Travert
Président du groupe RDSE au Sénat

(5 ans, 7 mois et 18 jours)
Groupe politique RDSE
Prédécesseur Yvon Collin
Successeur Gilbert Barbier
Président de la communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac

(16 ans, 3 mois et 6 jours)
Réélection 18 septembre 2008
30 mars 2014
Successeur Michel Roussy
Conseiller général du Cantal

(14 ans, 6 mois et 3 jours)
Circonscription Canton d'Aurillac-4
Prédécesseur Jean-Philippe Maurs
Successeur Philippe Maurs
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Aurillac (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG (jusqu'en 2017)
MRSL (depuis 2017)
Père Jean Mézard
Profession Avocat

Jacques Mézard, né le à Aurillac (Cantal), est un homme politique français, membre du Parti radical de gauche (PRG) puis du Mouvement radical, social et libéral (MRSL).

À partir de 2008, il est élu sénateur dans le Cantal. Le , il rejoint le premier gouvernement Édouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Le suivant, il remplace Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et retrouve son mandat de sénateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fils de l'homme politique Jean Mézard[1], Jacques Mézard est diplômé d'études supérieures en droit privé à Assas[2]. Il est avocat.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ascension[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal d'Aurillac et président de la communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac, il est élu sénateur pour le Cantal le [3].

Il devient président du groupe RDSE en .

Fin , il prend l'initiative de réunir les signatures de parlementaires nécessaires pour soumettre au Conseil constitutionnel le contrôle de la conformité à la constitution de la loi réprimant « la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi », loi de caractère général, mais concernant en particulier le génocide arménien ; le recours est signé par 82 parlementaires émanant de divers groupes politiques. Le , cette loi est jugée contraire à la constitution par le Conseil constitutionnel[4].

Le , il obtient 13 voix au premier tour de l'élection du président du Sénat.

Il vote contre l’amendement pour l’interdiction des néonicotinoïdes (pesticide tueur d'abeilles) à la séance du Sénat du 22 janvier 2016[5].

Ministre de l'Agriculture[modifier | modifier le code]

Il soutient Emmanuel Macron, candidat du mouvement En marche, pour l'élection présidentielle de 2017[6]. Le , il est nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation dans le gouvernement Édouard Philippe (1).

Ministre de la Cohésion des territoires[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre de la Cohésion des territoires du gouvernement Édouard Philippe (2) et succède à Richard Ferrand.

En 2018, il porte la loi ELAN, qui, afin d'accélérer la construction de logements, prévoit de supprimer l'avis potentiellement opposable des architectes des bâtiments de France pour les bâtiments protégés et de ne le rendre que consultatif. Cette mesure suscite des critiques des défenseurs du patrimoine, les élus locaux pouvant désormais ne pas tenir compte de ces avis dans leurs projets urbains[7].

En juin de la même année, il lance le dispositif « Action coeur de ville », qui vise à revitaliser les centres de 222 villes moyennes (restauration de logements, installation de commerces locaux, etc.)[8].

Lors du remaniement du 16 octobre 2018, il n’est pas reconduit dans ses fonctions gouvernementales. Le Monde analyse ce départ comme symptomatique de « l'échec de la politique de la ville » du gouvernement, qui aurait été entravée par le président et le Premier ministre par le gel des emplois aidés, la baisse des aides au logement et des coupes budgétaires, conduisant à une fronde d'associations et de maires. La personnalité de Jacques Mézard est également critiquée, son profil rural étant jugé éloigné des enjeux de la politique pour les banlieues, tandis que son autorité sur les décisions du ministère est jugée faible. Jacqueline Gourault lui succède[9],[10].

Retour au Sénat[modifier | modifier le code]

Le , un mois après son départ du gouvernement, il redevient automatiquement sénateur[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Veuf, il est père de deux fils[12].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Aurillac dans la tourmente », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. « Découvrez les diplômes des ministres du gouvernement Édouard Philippe », Le Figaro.fr étudiant,‎ (lire en ligne)
  3. « Sénatoriales 2008 dans le Cantal », sur senat.fr,
  4. « Le sénateur qui a surpris Sarkozy », La Montagne, 2 mars 2012.
  5. Sénat français, « Aperçu de l'amendement », sur www.senat.fr (consulté le 28 juin 2017)
  6. Bernard Stéphan, « Jacques Mézard, sénateur du Cantal, soutient Macron », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  7. Claire Bommelaer, « Patrimoine menacé sur les secteurs protégés », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 15-16 septembre 2018, p. 32.
  8. Claire Schaffner, « Jura : la convention “coeur de ville” signée par le ministre Jacques Mézard », francetvinfo.fr, 21 juin 2018.
  9. Louise Couvelaire, « Derrière le départ de Jacques Mézard, l’échec de la politique de la ville », lemonde.fr, 18 octobre 2018.
  10. Marie-France Etchegoin, « Tonton flingué », Vanity Fair n°63, novembre 2018, p. 82-91 et 120-121.
  11. https://www.senat.fr/senateur/mezard_jacques08051v.html
  12. Mariana Grépinet, « Jacques Mézard : "Lucrèce est comme son maître, libre" », Paris Match, semaine du 9 au 15 août 2018, p. 32.
  13. Décret portant promotion et nomination aux grades de commandeur, d'officier ou de chevalier de l'ordre national du Mérite du
  14. Décret n°2002-88 du 17 janvier 2002 relatif à l'ordre du Mérite maritime

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]