Stanislas Guerini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guerini.

Stanislas Guerini
Illustration.
Stanislas Guerini en 2017.
Fonctions
Délégué général de La République en marche
En fonction depuis le
(6 mois et 18 jours)
Élection 1er décembre 2018
Prédécesseur Philippe Grangeon (intérim)
Christophe Castaner
Député français
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 29 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 3e de Paris
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Annick Lepetit
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
EM/LREM (depuis 2016)
Diplômé de HEC
Profession Entrepreneur
Site web stanislasguerini.fr

Stanislas Guerini, né le à Paris, est un homme d'affaires et homme politique français.

D'abord membre du Parti socialiste et proche de Dominique Strauss-Kahn, il participe à la fondation d'En marche, qui devient ensuite La République en marche (LREM). Il est élu député dans la 3e circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017. À la fin de l’année 2018, il succède à Christophe Castaner comme délégué général de LREM.

Famille, formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Stanislas Guerini est né le à Paris[1]. L'un de ses grands-pères, immigré italien, a fui le régime fasciste pour venir s'installer en France[2]. Marié à une ingénieure employée chez Google France, il est père de deux enfants[3]. Ismaël Emelien est son témoin de mariage[4].

Élève à l'École alsacienne puis au lycée Henri-IV[5],[6], diplômé d'HEC en 2006 dont il a par ailleurs dirigé le bureau des élèves, Stanislas Guerini crée son entreprise Watt & Home, société de vente et d'installation de panneaux solaires[7], fondée en 2007 avec Jean-Pascal Emelien[8], le père d'Ismaël Emelien[6].

Fin 2013, il quitte son poste de directeur général de Watt et Home et devient « directeur de l'expérience client » de la multinationale Elis[5],[6],[9].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts auprès de Dominique Strauss-Kahn[modifier | modifier le code]

L'Opinion indique qu'il a été « séduit par les idées » de Michel Rocard[10]. Étudiant à HEC, il effectue un stage au groupe de réflexion (think tank) « À gauche en Europe » fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard[11].

Membre du Parti socialiste[12],[13], il fait partie de l'équipe de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire PS de 2006, aux côtés de personnalités qui plus tard soutiendront Emmanuel Macron : Ismaël Emelien, Cédric O, Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye, et Adrien Taquet[14],[6],[3]. En vue de primaire du PS de 2011, il travaille avec Pierre Moscovici sur le programme présidentiel de Dominique Strauss-Kahn[15].

Cadre d'En marche[modifier | modifier le code]

Il rejoint l'entourage d'Emmanuel Macron fin 2015, par la connaissance d'Ismaël Emelien et Benjamin Griveaux, et fait partie de la petite équipe qui fonde En marche[16]. Son appartement place des Ternes (Paris) sert de premier QG[2],[9]. Il est secrétaire de l'association de financement du mouvement[17] et référent départemental à Paris, en plus d'animer plusieurs grands rassemblements politiques d'Emmanuel Macron[5].

Il est chauffeur de salle des meetings d'Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle[15]. Le soir du second tour, il supervise la cérémonie de la victoire à la pyramide du Louvre[18].

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Il est investi par La République en marche aux élections législatives de 2017 dans la troisième circonscription de Paris[19]. Il obtient 45,08 % des voix au premier tour, puis l'emporte au second tour face à la candidate UDI Valérie Nahmias avec 65,50 % des voix[20].

Il est membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire et porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, avec Aurore Bergé, Olivia Grégoire et Hervé Berville[21].

A l'Assemblée nationale, il est également rapporteur du projet de loi pour un Etat au service d'une société de confiance[22], plus connu sous le nom de « droit à l'erreur »[23]. Il fait également partie d'un des binômes missionnés par Bruno Le Maire pour mener les travaux préparatoires du Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, sur l'aspect « Partage de la valeur et engagement sociétal des entreprises ».

Il fait partie des nouveaux députés LREM qui sont issus du milieu de l'entreprise et qui se sont engagés après avoir été séduits par le côté « start-up » d’En marche : ils assument de vouloir transposer les règles de l’entreprise à l’exercice de leur mandat politique et ont eux-mêmes imprégné le fonctionnement de LREM de leurs méthodes managériales et de leur jargon[24],[25].

S'agissant de la laïcité et de l'islam, Marianne estime qu'il semble se rattacher au « courant libéral » au sein de la majorité en déclarant vouloir « mener une bataille culturelle, dans tous les espaces de notre République, pour dire aux femmes qu'elles doivent avoir la liberté de porter ou de ne pas porter le voile »[26].

Délégué général de LREM[modifier | modifier le code]

En octobre 2018, il se déclare candidat pour succéder à Christophe Castaner au poste de délégué général de LREM[18]. Le mois suivant, le retrait de Pierre Person le laisse comme seul favori du scrutin. Mediapart évoque l'amertume des soutiens de ce dernier, qui se plaignent de pressions à leur encontre, et souligne que Stanislas Guerini « demeure très proche du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux – qui vise la mairie de Paris – et des conseillers élyséens Ismaël Emelien et Cédric O (par ailleurs membre du bureau exécutif de LREM). Tous les quatre ont été des soutiens actifs de Dominique Strauss-Kahn. Cette proximité fait grincer des dents, allant même jusqu'à alimenter les soupçons d'instrumentalisation de LREM pour l'ambition parisienne de Benjamin Griveaux »[27]. Jérémy Marot et Pauline Théveniaud estiment que Stanislas Guerini et Pierre Person ne présentent, « sur le fond, aucune différence idéologique » mais ont, « sur la forme, une pratique politique différente. Dans la galaxie DSK, Guerini se rapproche de la sphère Moscovici, qui s'est politisée d'abord dans le réseau grandes écoles et se distingue davantage en produisant des notes au kilomètre qu'en labourant le terrain. [...] Quant à Person, c'est un jeune Cambadélis, aguerri par l'action au MJS et à l'Unef au sein des facs, mais aussi fin connaisseur des appareils »[28]. Libération indique alors que Stanislas Guerini est « particulièrement apprécié à Matignon et Bercy, moins nettement à l’aile gauche de LREM »[15].

Le , il est élu délégué général de La République en marche, avec 82 % des voix des 743 membres du « Conseil » de LREM[29], face à Joachim Son-Forget[30].

En 2019, il lance une consultation interne en vue d’une révision des statuts du parti[31].

Il est décrit comme « fédérateur » au sein du parti[32]. BFM TV estime qu'il « éprouve bien du mal à se singulariser sur le plan des idées ou de la doctrine — lot récurrent des dirigeants de parti majoritaire », comme l'illustre la fin de non-recevoir que lui oppose le chef de l'État au sujet de sa proposition de taxation des droits de succession[32].

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Résultat des élections législatives 2017 : 3e circonscription - département Paris ", les-elections.info, juin 2017.
  2. a et b Mathilde Siraud, « Stanislas Guerini, un "premier de cordée" pour diriger le mouvement présidentiel », Le Figaro, 1er-2 décembre 2018, p. 6.
  3. a et b Mariana Grépinet, « Stanislas Guérini. Un inconnu à la tête des marcheurs », Paris Match, semaine du 28 novembre au 5 décembre 2018, p. 50.
  4. Alexandre Le Drollec et Julien Marti, « Stanislas Guerini: 10 choses à savoir sur le nouveau patron de LREM », sur nouvelobs.co, (consulté le 6 juin 2019).
  5. a b et c Mathieu Magnaudeix, « Les députés LREM parisiens, comme un livre ouvert sur les réseaux Macron », sur Mediapart, .
  6. a b c et d Sophie des Déserts, « Le casse du siècle », Vanity Fair n°53, décembre 2017, pages 108-115 et 154-155.
  7. "Législatives: pourquoi ces patrons veulent devenir députés sous Macron", BFMTV, 16 mai 2017
  8. Arthur Nazaret, « Comment les "DSK boys" ont pris leur revanche grâce à Macron », sur lejdd.fr, (consulté le 7 août 2017).
  9. a et b « Qui est Stanislas Guérini, le nouveau patron de LREM », sur Le Huffington Post, (consulté le 4 janvier 2019)
  10. « Stanislas Guerini prend la tête de La République en marche », sur lopinion.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  11. Pauline Théveniaud, « Stanislas Guerini, le «bon garçon» de la République en marche », sur leparisien.fr, (consulté le 6 juin 2019).
  12. « Stanislas Guerini prend la tête de La République en marche », sur lopinion.fr, (consulté le 6 juin 2019).
  13. Alain Auffray, « Stanislas Guerini, un nouveau patron pour sortir LREM du coma politique », sur libération.fr, (consulté le 6 juin 2019).
  14. « Stanislas Guérini, cheville ouvrière et futur rapporteur du texte sur le « droit à l’erreur » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2019)
  15. a b et c Alain Auffray, « Stanislas Guerini, un nouveau patron pour sortir LREM du coma politique », sur liberation.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  16. « Résultats législatives 2017: Stanislas Guerini élu dans la 3e circonscription de Paris », sur www.20minutes.fr (consulté le 4 janvier 2019)
  17. "Le macronisme, un rocardisme sarko-compatible", L'Humanité, 12 juillet 2016
  18. a et b Isabelle Ficek, « EXCLUSIF Stanislas Guerini pressenti pour prendre la tête d'En Marche », sur lesechos.fr, (consulté le 30 octobre 2018).
  19. « Candidats investis La République En Marche ! », en-marche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2017).
  20. Ministère de l'Intérieur - Troisième circonscription de Paris
  21. « A. Bergé porte parole de LREM à l'Assemblée », 78actu,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2017)
  22. [http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-discussion/projet-loi-pour-etat-au-service-societe-confiance.html
  23. « Assemblée nationale - Fonction publique : un Etat au service d'une société de confiance », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 12 avril 2018)
  24. Alexandre Lemarié et Manon Rescan, « Les députés LRM, entre culture d’entreprise et discipline de parti », sur Le Monde.fr, (consulté le 22 juillet 2017).
  25. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  26. Louis Nadau, « Schiappa contre Taché : ce serre-tête qui coupe LREM en deux camps opposés sur la laïcité et le voile », sur marianne.net, (consulté le 11 mars 2019).
  27. Manuel Jardinaud, « Chez LREM, l’élection du délégué général se passe de débat démocratique », sur Mediapart, (consulté le 16 novembre 2018).
  28. Jérémy Marot et Pauline Théveniaud, Les Apprentis de l'Élysée, Plon, , 280 p., p. 312.
  29. « Stanislas Guerini, un nouveau patron pour sortir LREM du coma politique », sur Libération.fr, (consulté le 24 décembre 2018).
  30. Alexandre Lemarié, « Le député Stanislas Guerini élu à la tête de La République en marche », sur lemonde.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  31. https://www.huffingtonpost.fr/entry/aux-municipales-lrem-pris-au-piege-de-ses-contradictions_fr_5d065aa5e4b0304a121146e8
  32. a et b Jules Pecnard, « Fédérateur en quête de poids politique, qui est Stanislas Guerini, patron de LaREM? », sur bfmtv.com, (consulté le 6 juin 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]