Stanislas Guerini

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Stanislas Guerini
Illustration.
Stanislas Guerini en 2017.
Fonctions
Délégué général de La République en marche
En fonction depuis le
(15 jours)
Élection 1er décembre 2018
Prédécesseur Philippe Grangeon (intérim)
Christophe Castaner
Député français
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 25 jours)
Élection 18 juin 2017[1]
Circonscription 3e de Paris
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Annick Lepetit
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômé de HEC
Profession Entrepreneur
Site web stanislasguerini.fr

Stanislas Guerini, né le à Paris, est un homme d'affaires et homme politique français.

Il est élu député dans la 3e circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017. Fin 2018, il succède à Christophe Castaner comme délégué général de La République en marche.

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Stanislas Guerini est né le à Paris[2]. L'un de ses grands-pères, immigré italien, a fui le régime fasciste pour venir s'installer en France[3].

Élève à l'École alsacienne puis au lycée Henri-IV[4],[5], diplômé d'HEC en 2006 dont il a par ailleurs dirigé le bureau des élèves, Stanislas Guerini crée son entreprise Watt & Home, société de vente et d'installation de panneaux solaires[6], fondée en 2007 avec Jean-Pascal Emelien[7], le père d'Ismaël Emelien[5].

Il est directeur de l'expérience client de l'entreprise Elis[4],[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

L'Opinion indique qu'il a été « séduit par les idées » de Michel Rocard[8]. Avec Ismaël Emelien, Cédric O, Benjamin Griveaux et Sibeth Ndiaye, il fait partie de l'équipe de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire PS de 2006[5],[9]. En vue de celle de 2011, il travaille avec Pierre Moscovici sur le programme présidentiel de Dominique Strauss-Kahn[10].

Cadre d'En marche ![modifier | modifier le code]

Il rejoint l'entourage d'Emmanuel Macron fin 2015, par la connaissance d'Ismaël Emelien et Benjamin Griveaux, et participe aux réunions de la création du mouvement. Son appartement place des Ternes (Paris) sert de premier QG[3]. Il est secrétaire de l'association de financement du mouvement[11] et référent départemental à Paris, en plus d'animer plusieurs grands rassemblements politiques d'Emmanuel Macron[4].

Il est chauffeur de salle des meetings d'Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle[10]. Le soir du second tour, il supervise la cérémonie de la victoire à la pyramide du Louvre[12].

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Il est investi par La République en marche ! aux élections législatives de 2017 dans la troisième circonscription de Paris[13]. Il obtient 45,08 % des voix au premier tour, puis l'emporte au second tour face à la candidate UDI Valérie Nahmias avec 65,50 % des voix[1].

Il est membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire et porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, avec Aurore Bergé, Olivia Grégoire et Hervé Berville[14].

En tant que membre de la commission des Finances, il est nommé rapporteur spécial sur le budget de la mission Immigration, asile et intégration, aux côtés de Jean-Noël Barrot[15].

A l'Assemblée nationale, il est également rapporteur du projet de loi pour un Etat au service d'une société de confiance[16], plus connu sous le nom de "droit à l'erreur"[17]. Il fait également partie d'un des binômes missionnés par Bruno Le Maire pour mener les travaux préparatoires du Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, sur l'aspect "Partage de la valeur et engagement sociétal des entreprises".

Il fait partie des nouveaux députés LREM qui sont issus du milieu de l'entreprise et qui se sont engagés après avoir été séduits par le côté « start-up » d’En marche ! : ils assument de vouloir transposer les règles de l’entreprise à l’exercice de leur mandat politique et ont eux-mêmes imprégné le fonctionnement de LREM de leurs méthodes managériales et de leur jargon[18],[19].

Délégué général de LREM[modifier | modifier le code]

En octobre 2018, il se déclare candidat pour succéder à Christophe Castaner au poste de délégué général de LREM[12]. Le mois suivant, le retrait de Pierre Person le laisse comme seul favori du scrutin. Mediapart évoque l'amertume des soutiens de ce dernier, qui se plaignent de pressions à leur encontre, et souligne que Stanislas Guerini « demeure très proche du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux – qui vise la mairie de Paris – et des conseillers élyséens Ismaël Emelien et Cédric O (par ailleurs membre du bureau exécutif de LREM). Tous les quatre ont été des soutiens actifs de Dominique Strauss-Kahn. Cette proximité fait grincer des dents, allant même jusqu'à alimenter les soupçons d'instrumentalisation de LREM pour l'ambition parisienne de Benjamin Griveaux »[20]. Libération indique qu'il est « particulièrement apprécié à Matignon et Bercy, moins nettement à l’aile gauche de LREM »[10].

Le 1er décembre 2018, il est élu délégué général de La République en marche, avec 82 % des voix, face à Joachim Son-Forget[21].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à une ingénieure employée chez Google France, il est père de deux enfants[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ministère de l'Intérieur - Troisième circonscription de Paris
  2. "Résultat des élections législatives 2017 : 3e circonscription - département Paris ", les-elections.info, juin 2017.
  3. a et b Mathilde Siraud, « Stanislas Guerini, un "premier de cordée" pour diriger le mouvement présidentiel », Le Figaro, 1er-2 décembre 2018, p. 6.
  4. a b et c Mathieu Magnaudeix, « Les députés LREM parisiens, comme un livre ouvert sur les réseaux Macron », sur Mediapart, .
  5. a b c et d Sophie des Déserts, « Le casse du siècle », Vanity Fair n°53, décembre 2017, pages 108-115 et 154-155.
  6. "Législatives: pourquoi ces patrons veulent devenir députés sous Macron", BFMTV, 16 mai 2017
  7. Arthur Nazaret, « Comment les "DSK boys" ont pris leur revanche grâce à Macron », sur lejdd.fr, (consulté le 7 août 2017).
  8. « Stanislas Guerini prend la tête de La République en marche », sur lopinion.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  9. a et b Mariana Grépinet, « Stanislas Guérini. Un inconnu à la tête des marcheurs », Paris Match, semaine du 28 novembre au 5 décembre 2018, p. 50.
  10. a b et c Alain Auffray, « Stanislas Guerini, un nouveau patron pour sortir LREM du coma politique », sur liberation.fr, (consulté le 2 décembre 2018).
  11. "Le macronisme, un rocardisme sarko-compatible", L'Humanité, 12 juillet 2016
  12. a et b Isabelle Ficek, « EXCLUSIF Stanislas Guerini pressenti pour prendre la tête d'En Marche », sur lesechos.fr, (consulté le 30 octobre 2018).
  13. « Candidats investis La République En Marche ! », en-marche.fr,‎ (lire en ligne).
  14. « A. Bergé porte parole de LREM à l'Assemblée », 78actu,‎ (lire en ligne)
  15. Assemblée Nationale, « Désignation des rapporteurs spéciaux pour le projet de loi de finances pour 2018 - Budget et sécurité sociale - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 12 avril 2018)
  16. [http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-discussion/projet-loi-pour-etat-au-service-societe-confiance.html
  17. « Assemblée nationale - Fonction publique : un Etat au service d'une société de confiance », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 12 avril 2018)
  18. Alexandre Lemarié et Manon Rescan, « Les députés LRM, entre culture d’entreprise et discipline de parti », sur Le Monde.fr, (consulté le 22 juillet 2017).
  19. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  20. Manuel Jardinaud, « Chez LREM, l’élection du délégué général se passe de débat démocratique », sur Mediapart, (consulté le 16 novembre 2018).
  21. Alexandre Lemarié, « Le député Stanislas Guerini élu à la tête de La République en marche », sur lemonde.fr, (consulté le 2 décembre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]