Joël Giraud

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Joël Giraud
Illustration.
Joël Giraud en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 mois et 8 jours)
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 2e des Hautes-Alpes
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Prédécesseur Claire Bouchet

(18 ans, 2 mois et 8 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 2e des Hautes-Alpes
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique app. SRC (2002-2012)
RRDP (2012-2017)
LREM (2017-2020)
Prédécesseur Patrick Ollier
Successeur Claire Bouchet
Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

(2 mois et 15 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Gouvernement Castex
Prédécesseur Jacqueline Gourault
Successeur Amélie de Montchalin (Cohésion des territoires)
Christophe Béchu (ministre délégué chargé des Collectivités territoriales)
Secrétaire d'État chargé de la Ruralité

(1 an, 7 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Ministre Jacqueline Gourault
Gouvernement Castex
Prédécesseur Jean-Michel Baylet (indirectement)
Successeur Dominique Faure (indirectement)
Rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale

(2 ans, 6 mois et 17 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Valérie Rabault
Successeur Laurent Saint-Martin
Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(9 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection
Réélection
Président Michel Vauzelle
Maire de L'Argentière-la-Bessée

(28 ans, 4 mois et 9 jours)
Prédécesseur Auguste Toye
Successeur Patrick Vigne
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Gap (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG (1998-2017)
LREM (depuis 2016)
MR/PRV (depuis 2017)
Diplômé de ENSPTT
ENA
Profession Administrateur civil

Joël Giraud Joël Giraud
Maires de L'Argentière-la-Bessée
Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Joël Giraud, né le à Gap (Hautes-Alpes), est un homme politique français.

Membre du Parti radical de gauche (PRG) à partir de 1998, il est maire de L'Argentière-la-Bessée de 1989 à 2017, député depuis 2002 et vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2004 à 2014. En 2017, il est réélu avec la double investiture du PRG et de La République en marche (LREM).

Sous la XVe législature, il est rapporteur général du budget de 2017 à 2020. Il apparaît comme l'une des figures de l'aile gauche du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Ruralité auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault dans le gouvernement Jean Castex. À la suite de la nomination de celle-ci au Conseil constitutionnel, il est nommé à la tête de ce ministère le  ; il n'est pas reconduit dans le gouvernement Élisabeth Borne deux mois plus tard et redevient député.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et profession[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'ENSPTT (lauréat de sa promotion en 1986[1]) et de l'ENA (promotion Montaigne)[2], il a été administrateur des PTT puis administrateur civil (hors classe).

Maire de L'Argentière-la-Bessée[modifier | modifier le code]

Il entre en politique en devenant conseiller municipal de L'Argentière-la-Bessée en 1986. Il est le maire de cette commune de 1989 à 2017.

Il juge que d'avoir vécu les problématiques présentes dans les territoitres ruraux « oriente nécessairement [son] action politique »[3]. Dans un entretien à Médiapart, il explique que « [sa] naissance est, d’une certaine manière, le témoin des problématiques qui traversent les territoires fortement enclavés, à commencer par les territoires montagnards : la fuite des opportunités, l’inaccessibilité à de nombreux biens et services, les transports toujours trop longs pour se rendre pourtant à des destinations qui sont relativement proches »[3].

Député des Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

Député de la 2e circonscription des Hautes-Alpes depuis 2002, il est apparenté au groupe socialiste.

Élu une première fois le avec 50,90 % des suffrages face à Jean-Yves Dusserre, candidat UMP qui tentait d'assurer la succession de Patrick Ollier retourné se faire élire dans les Hauts-de-Seine, il est réélu le en battant Alain Bayrou, le maire UMP de Briançon, avec 54,82 % des suffrages au second tour.

Joël Giraud est, par ailleurs, conseiller régional de à et vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En , il annonce qu'il ne se présentera pas au conseil général pour y prendre la présidence en cas de victoire de la gauche, ceci pour des raisons de cumul de mandats.

Aux élections législatives de 2012, il est réélu le face à la candidate UDI-UMP, Chantal Eymeoud. Il recueille 57,46 % des suffrages exprimés.

Il annonce sa dernière candidature pour le renouvellement de son mandat de député de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes pour les élections législatives de . Il est réélu largement le face à Arnaud Murgia, candidat dissident des Républicains, avec 68,16 % des suffrages exprimés[4].

Membre de la commission des Affaires économiques de 2002 à 2017, il rejoint la commission des Finances sous la XVe législature : s'il indique avoir été « très heureux » dans la première, il indique s'être aperçu que « tout se passe à la commission des Finances », notamment « sur les questions des collectivités locales, qui [l]’intéressent beaucoup »[5]. Après le premier tour des législatives de 2017, Emmanuel Macron lui propose d'occuper le poste de rapporteur général du budget, élu au sein de la commission : il se présente mais perd de deux voix face à Laurent Saint-Martin (LREM) ; finalement, les deux hommes s'accordent pour que Joël Giraud occupe le poste durant la première moitié de la législature, et Laurent Saint-Martin la deuxième[5].

Appartenant à l'aile gauche de la majorité, il critique plusieurs fois l'orientation du premier projet de loi de finances de la législature : hostile à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), il obtient des compensations comme l’augmentation des taxes sur les biens de luxe[6],[7]. En 2018, il est obligé de reculer sur sa proposition de réduction du plafonnement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI, qui a remplacé l’ISF)[7]. Nonobstant ces engagements, en tant que rapporteur général de la commission des finances en 2017, il dépose un amendement qui permettra l'acquisition par des personnes privées des biens du patrimoine immobilier national, grâce à des déductions fiscales[8].

Au bout de six mois de législature, il est le député le plus actif selon le classement établi par Capital avec 450 amendements, 851 interventions dans l’hémicycle et 53 présences en commissions[9].

Lors de l'examen du projet de loi « asile et immigration », il dénonce notamment l’allongement de la durée de rétention des étrangers en situation irrégulière et s'absente lors du vote, qui connaît de nombreuses abstentions et votes contre au sein du groupe LREM[10].

Il est à l'origine d'un amendement qui vise à réintroduire une taxation sur le Loto du Patrimoine, que venait d'exonérer le Sénat. Le rétablissement de cette taxation est critiqué par les initiateurs de cette loterie[11].

En 2019, c'est à sa demande qu'Emmanuel Macron consent à revenir sur un amendement repoussant la fin de l'exonération fiscale sur l'huile de palme[12].

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Ruralité auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault dans le gouvernement Jean Castex[13]. À la suite de la nomination de celle-ci au Conseil constitutionnel, il est nommé Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales le .

Secrétaire d'État chargé de la Ruralité[modifier | modifier le code]

Lors de sa nomination en tant que Secrétaire d’État chargé de la ruralité, Joël Giraud parle de sa reconnaissance « vis-à-vis de la République qui a su amener un gamin né dans la région la plus enclavée des Alpes vers la Haute Fonction Publique, puis le Palais Bourbon et enfin le Gouvernement »[14].

Agenda rural[modifier | modifier le code]

En tant que Secrétaire d'État chargé de la Ruralité, sa feuille de route est la mise en œuvre de l'Agenda rural, présenté le 20 septembre 2019 par le Premier ministre, Édouard Philippe[15].

Dès le début de son mandat, Joël Giraud met en place un référent ruralité dans tous les grands services d'administration centrale. Il participe à la redéfinition par l'Insee des zones rurales : « il y a un impact psychologique à ne plus définir la ruralité en négatif, en opposition à l'urbain. Le critère retenu est désormais celui de la densité de population. La dotation d'équipement des territoires ruraux est désormais calculée à partir de ce zonage. »[15]

Le 24 septembre 2021, Joël Giraud et le Premier ministre Jean Castex président dans l'Yonne le 3e Comité interministériel aux ruralités. En janvier 2022, 93,5 % des 181 mesures de l'Agenda rural ont été réalisées[16].

Revitalisation des communes[modifier | modifier le code]

Joël Giraud œuvre également à la mise en application du programme « Petites villes de demain » afin de restructurer la ruralité autour des bourgs-centres. Plusieurs des mesures présentes dans l'Agenda rural présentent une forte dose d'ingénierie et sont le révélateur des problématiques qu'il a lui-même vécues en tant qu'élu local : « Quand je suis devenu élu municipal à 26 ans, je me suis confronté au manque d'ingénierie des petites communes. Les élus municipaux devaient tout faire : rédiger le bulletin municipal, prendre eux-mêmes la pelle pour certains travaux, participer au déneigement. Forcément, cela mange de l'énergie, du temps, des convictions que les élus devraient davantage passer aux orientations de la commune. Et puis, sans ingénierie les projets ne vont jamais aussi loin qu'imaginés. »[3]

Le Secrétaire d'État chargé de la Ruralité soutient, au nom du Ministère de la Cohésion des territoires, l'initiative 1000 cafés du groupe SOS. Lors d'une visite officielle en Côte d'Or, il précise que « certains commerces disparaissent mais c'est quand le bistrot du village disparaît que le village lui-même n'a plus aucune âme »[17].

France Services[modifier | modifier le code]

Le Secrétaire d'État défend également les maisons France Services, qui sont selon lui non pas « un remplacement ou un pis-aller » mais servent à « amener des services en plus »[18]. En déplacement avec le Président de la République dans la Haute-Vienne le 25 janvier 2022, il annonce que l'objectif des 2000 France Services au 1er janvier 2022 est dépassé sur le territoire national. Les deux-tiers se trouvent dans des territoires ruraux[19].

Désertification médicale[modifier | modifier le code]

Joël Giraud participe à la lutte contre la désertification médicale. Le communiqué officiel du 3e comité interministériel aux ruralités, en date de septembre 2021, indique que les téléconsultations sont désormais accessibles à tous avec près de 1,5 million de téléconsultations réalisées par mois ; 160 médecins salariés et 2 053 assistants médicaux ont été recrutés ; 1 889 maisons de santé pluri-professionnelles sont désormais recensées contre 900 en 2017 ; et enfin, les indemnités des maîtres de stage d'étudiants en ruralité ont été augmentées pour faciliter leur recrutement[20].

Engagement en faveur de la jeunesse[modifier | modifier le code]

Joël Giraud annonce le 14 avril 2021 le lancement du volontariat territorial en administration, permettant à des titulaires d'un bac+2 d'effectuer des missions en collectivité. Les 200 postes prévus en 2021 ont été dépassés : 800 postes sont prévus pour 2022[15].

En mars 2022, le Secrétaire d'Etat chargé de la Ruralité annonce que 119 missions locales bénéficieront d'un soutien financier de l'État pour l'acquisition d'un ou plusieurs simulateurs de conduite ainsi qu'une aide à l'animation du dispositif[21].

Numérique[modifier | modifier le code]

Le Secrétaire d'État plaide pour des territoires plus connectés et participe ainsi au déploiement du plan France Très Haut Débit et au New Deal Mobile. Il juge que la connectivité participe au changement de regard porté sur les territoires ruraux : « les gens se sont aperçus qu'on pouvait habiter en province, dans des endroits plus reculés, à certaines conditions. Il faut avoir un certain nombre de choses, dont du numérique qui fonctionne convenablement » et que « 96 % du territoire est d'ores et déjà couvert par la 4G »[22]. Outre l’objectif, il y note un changement de paradigme : « on repère les zones blanches avec l'aide des préfectures, des départements et des conseils départementaux, on prend des arrêtés au niveau national, on met l'argent qui correspond et on impose aux opérateurs de venir équiper. »[22]

Égalité femmes-hommes et lutte contre les discriminations LGBT+ en milieu rural[modifier | modifier le code]

Joël Giraud ajoute deux mesures supplémentaires aux 181 comprises dans l'Agenda rural. La première concerne l'égalité entre les femmes et les hommes : avec Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances, il annonce en octobre une enveloppe d'un million d'euros pour les associations agissant dans ce domaine en milieu rural[23]. En février 2022, les deux ministres annoncent le doublement des moyens financiers alloués par le ministère de la Cohésion des territoires à ces problématiques dans les territoires ruraux[24].

La seconde mesure concerne la lutte contre les discriminations contre les personnes LGBT+ en milieu rural. Dans ce cadre, les projets retenus pour bénéficier du soutien financier de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme (DILCRAH) au titre de l'appel à projets local pourront bénéficier en 2022 d'une subvention supplémentaire équivalente à 50 % du montant de la subvention DILCRAH accordée, s'ils s'inscrivent dans les territoires ruraux[24]. Le ministre dit tenir à cette mesure compte tenu du « vrai enjeu sur les problèmes de violence et de non-insertion sociale. Il y a des gens qui sont virés de leurs maisons et qui ne trouvent pas de structure d'accueil »[3].

Politique en faveur des territoires de montagne[modifier | modifier le code]

Le 27 mai 2021, le Secrétaire d'État chargé de la Ruralité présente aux côtés du Premier ministre le plan d'investissement « Avenir Montagnes » destiné au tourisme en montagne. Ce plan, doté de 650 millions d'euros, ambitionne de construire un modèle touristique à la fois plus diversifié et plus durable pour les territoires de montagne[25].

Engagement européen[modifier | modifier le code]

En tant que Secrétaire d'État chargé de la Ruralité, Joël Giraud soutient l'idée d'un Agenda rural européen, à l'image de l'Agenda rural français, défendu par la Commission européenne sous le nom de Pacte rural européen[26].

Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la crise ukrainienne, Joël Giraud met en place le comité de suivi de la politique d'accueil des déplacés d'Ukraine. Réunissant l'ensemble des associations d'élus locaux souhaitant s'engager sur ce sujet aux côtés de l'État, il permet de communiquer aux collectivités les informations utiles sur les arrivées de déplacés, d'organiser avec les collectivités locales la politique d'accueil des réfugiés, d'identifier les besoins des élus locaux mobilisés sur le sujet et d'anticiper la gestion des flux de déplacés dans les territoires[27].

Le même mois, il met à la disposition des associations d'élus un document en ligne répondant aux questions pratiques qu'elles peuvent se poser à l'arrivée des personnes déplacées d’Ukraine[28].

Le 16 mars 2022, dans une interview à L’Opinion, il se dit particulièrement préoccupé par le fait que des femmes et enfants puissent être victimes de trafiquants[29].

Retour à la députation[modifier | modifier le code]

Redevenu député le , un mois après la fin de ses fonctions gouvernementales, pour le dernier jour de la XVe législature[30], il est à nouveau candidat aux élections législatives de juin 2022 dans la deuxième circonscription des Hautes-Alpes avec l'investiture de la coalition Ensemble (LREM)[31]. Il est réélu avec près de 56,58% des voix face à sa rivale Capucine Mounal, candidate de la coalition NUPES[32].

Le 21 juin 2022, il annonce sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale au sein du vote interne de la coalition Ensemble.[33]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Joël Giraud milite pour le droit de mourir dans la dignité et la légalisation du cannabis[10].

En 2013, il publie une question écrite[34] dans laquelle il « attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les phénomènes de chemtrails et la géo-ingénierie », et demande à savoir « si des études ont été diligentées par le Gouvernement », nourrissant ainsi la théorie conspirationniste sur le sujet[35],[36].

Impliqué dans la défense des lignes de trains de nuit[37], et notamment de la ligne Paris-Briançon qu'il utilise depuis toujours, il juge que ces derniers sont « un outil précieux pour “désenclaver” les territoires ruraux »[38] et décrit cette ligne comme l'« unique cordon ombilical avec Paris »[39]. Lors de la remise en service de la ligne, en décembre 2021 et après neuf mois de chantier de rénovation, il est présent lors de l'inauguration à la gare d'Austerlitz et se rend avec dans les Hautes-Alpes[40].

Selon Reporterre, Joël Giraud a « pris des positions concernant l'agriculture proches de celles du syndicat majoritaire et productiviste, la FNSEA » : le site relève qu'il a cosigné avec 35 députés LREM, la veille de sa nomination comme secrétaire d'État, une tribune contre « l'agribashing », dénonçant un « dénigrement permanent de nos éleveurs » ; qu'il a obtenu, « grâce à un lobbying intensif », « un décret permettant de pomper encore plus d'eau dans les cours d'eau » durant la sécheresse d' ; ou encore, qu'il a demandé à la ministre de l'Écologie, en 2015, « de financer des équipements facilitant la chasse aux loups »[37].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Réputé pour son côté blagueur et son franc-parler[41], le Premier ministre Édouard Philippe loue en Joël Giraud, en janvier 2020, sa « très grande connaissance de la matière financière et budgétaire [qui] pouvait passer par un caractère truculent, joyeux, parfois farceur mais toujours rigoureux »[41], tandis qu'Éric Woerth, président de la commission des Finances, loue son « indépendance d'esprit, son sens du collectif et son côté boute-en-train »[41]. Libération, qui lui consacre un portrait, le décrit comme un « ovni au gouvernement »[42].

Joël Giraud évoque son homosexualité et son couple pour la première fois dans un portrait pour Libération en . Il y affirme ne jamais avoir souffert d'homophobie dans les campagnes : « Je pense très honnêtement que les choses n'y sont pas plus faciles ou difficiles »[42].

Mandats[modifier | modifier le code]

Ministre[modifier | modifier le code]

Député[modifier | modifier le code]

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal / maire[modifier | modifier le code]

  •  : conseiller municipal de L'Argentière-la-Bessée
  •  : maire de L'Argentière-la-Bessée

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Joël Giraud en CDD au ministère des collectivités », sur La Gazette des Communes (consulté le )
  2. « Joël Giraud », sur Gouvernement.fr (consulté le )
  3. a b c et d Archipel des Alizées, « Joël Giraud : « Pour réinventer la ruralité, faisons confiance aux ... », sur Mediapart (consulté le )
  4. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  5. a et b « Joël Giraud : « J’écouterai tous les secteurs impactés par les textes », sur contexte.com, (consulté le ).
  6. Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le ).
  7. a et b Samuel Le Goff, « S’ils veulent influencer le budget, les députés LRM doivent s’y prendre longtemps à l’avance », sur contexte.com, (consulté le ).
  8. Amélie Poinssot, « Privatisation de Grignon : l’intérêt financier pour l’État est quasi nul », sur Mediapart, (consulté le )
  9. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le ).
  10. a et b « Pléthorique, le gouvernement Castex est enfin au complet », sur Mediapart, (consulté le ).
  11. "Loto du patrimoine : Stéphane Bern ulcéré par le rétablissement de la taxation", Le Monde,
  12. « Les coulisses du revirement de l'Elysée sur l'amendement de l'huile de palme », sur La Lettre A.fr, (consulté le ).
  13. « Qui sont les 11 secrétaires d'Etat du gouvernement Castex ? », France Info,‎ (lire en ligne)
  14. « Nomination de Joël Giraud au Gouvernement », sur Alpes et Midi, (consulté le )
  15. a b et c « Joël Giraud : "Je ne suis pas là pour opposer urbain et rural" », sur La Gazette des Communes (consulté le )
  16. « Macron défend son bilan pour l'aménagement du territoire », sur www.linfodurable.fr (consulté le )
  17. « CÔTE-D'OR : Joël Giraud soutient l'initiative 1000 cafés pour «aider les cafés ruraux à innover» », sur infos-dijon.com (consulté le )
  18. « Le secrétaire d’État valide la maison France Services d’Oulchy-le-Château », sur Journal L'Union, (consulté le )
  19. « Déplacement du Président de la République dans la Haute-Vienne. », sur elysee.fr, (consulté le )
  20. (en) « Retour sur le 3e Comité interministériel aux ruralités (CIR) », sur Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales (consulté le )
  21. « MOBILITÉ : Deux missions locales, de l’Yonne et du Jura, seront équipées de simulateurs de conduite », sur infos-dijon.com (consulté le )
  22. a et b « 5G : "On est sur un objectif de couverture de 25% du territoire rural français" », sur Europe 1 (consulté le )
  23. « Elisabeth Moreno et Joël Giraud: «Les femmes subissent davantage de violences en milieu rural» », sur l'Opinion, (consulté le )
  24. a et b Centre France, « Politique - L'égalité entre les femmes et les hommes en milieu rural défendue par deux ministres à Beaugency », sur www.larep.fr, (consulté le )
  25. « Tourisme. Savoie : Castex au rendez-vous des montagnards », sur www.ledauphine.com (consulté le )
  26. « La Bretagne en leader du développement rural européen », sur Le Telegramme, (consulté le )
  27. « Joël Giraud et Marlène Schiappa mettent en place aujourd’hui un comité de suivi de la politique d’accueil des déplacés d’Ukraine avec les associations d’élus locaux », sur Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales (consulté le )
  28. « Solidarité avec l'Ukraine : quel rôle pour les collectivités locales ? », sur Actualité fonction publique (consulté le )
  29. « "Parmi les réfugiés ukrainiens, des femmes et des enfants pourraient être victimes de trafiquants" », sur l'Opinion, (consulté le )
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  31. « Elections législatives 2022 », sur www.resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  32. « Elections législatives 2022 », sur www.resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  33. « L’ancien ministre Joël Giraud officialise sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale », sur MSN (consulté le )
  34. « Question n°42050 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  35. Sébastien Tronche, « La question écrite climato-complotiste d’un député PRG au ministre de l’Ecologie Philippe Martin », sur Le Lab, (consulté le ).
  36. « Joël Giraud, le député pour qui un complot se cache derrière les nuages », sur Slate.fr, (consulté le ).
  37. a et b « Bérangère Abba, Joël Giraud : l’engagement écolo à géométrie variable des nouveaux secrétaires d’État », sur Reporterre, (consulté le ).
  38. « Le ministre des trains de nuit », sur leparisien.fr, (consulté le )
  39. « « On a créé deux France : celle où il y a le TGV et celle où tout a fermé » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  40. Alpes 1, « Alpes 1 », sur Alpes 1, (consulté le )
  41. a b et c « Joel Giraud, le "T-Rex" du Palais Bourbon qui va débrider le conseil des ministres », sur Le HuffPost, (consulté le )
  42. a et b « Joël Giraud, l’arme rurale », sur Libération, (consulté le ).

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]