Laurent Valdiguié

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Laurent Valdiguié
Naissance (54 ans)
Profession

Laurent Valdiguié, né le , est un journaliste français qui a travaillé au Parisien, à Paris Match puis au Journal du Dimanche et est, depuis la rentrée 2018, reporter chargé de l’investigation à l’hebdomadaire Marianne. Il est le coauteur d'un ouvrage critique sur l'hebdomadaire Le Canard enchaîné.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant de travailler à Marianne, il a été rédacteur en chef adjoint, chargé des informations générales et de la cellule investigations, du Parisien, rédacteur en chef de Paris Match, puis du Journal du Dimanche.

Le Vrai Canard[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage, écrit avec Karl Laske, a paru en 2008. Ses auteurs dénoncent les manquements et limites du Canard enchaîné. On apprend par exemple que les rédacteurs perçoivent des rémunérations élevées[1].

Ils affirment aussi que la rubrique de deuxième page, La mare aux canards, a souvent été instrumentalisée par Brice Hortefeux au début des années 2000.

Le livre examine les affaires survenues durant des présidences de François Mitterrand et s'interroge sur les relations de l'hebdomadaire avec lui.

Il évoque aussi les relations entre ce dernier et le père de Michel Gaillard, actuel PDG du Canard, blanchi à la Libération, des poursuites de collaboration sur intervention de François Mitterrand.

Affaires[modifier | modifier le code]

Emplois fictifs à la mairie de Paris[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Parisien (), Georges Quémar, ancien directeur du personnel de la mairie de Paris, dénonce l'existence d'emplois fictifs (à l'époque des mandats de Jacques Chirac). Le procureur de Paris, Jean-Pierre Dinthilhac, ouvre une enquête préliminaire. Puis un militant écologiste, Pierre-Allain Brossault, défendu par l'avocat Me Pierre-François Divier, obtient, sur la base de l'interview, de se substituer à la mairie pour pouvoir déposer plainte et se constituer partie civile. Après différentes péripéties, notamment une condamnation en diffamation de Georges Quémar et du Parisien, à la suite d'une plainte du maire de Paris de l'époque, Jean Tiberi, Jacques Chirac sera condamné dans ce dossier à une peine de deux ans de prison avec sursis le .

HLM de Paris[modifier | modifier le code]

Le , Le Parisien révèle la convocation de « Chirac, Jacques », par le juge Éric Halphen, dans l'affaire des HLM de Paris, en barrant sa Une de la manchette « Convoqué ». L'Élysée réagit en annonçant le matin même que le président de la République ne se rendra pas à cette convocation.

HLM des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Parisien en date du , intitulée « Mon père vit comme un nabab à Saint-Domingue », Antoine Schuller, photos à l'appui, révèle où se cache son père, Didier Schuller, alors en fuite.

La justice française se met en marche et l'ancien patron des HLM des Hauts-de-Seine sera ramené en France, puis condamné.

Kadhafi[modifier | modifier le code]

En , Laurent Valdiguié réalise un entretien exclusive avec Mouammar Kadhafi, alors que la Libye est touchée en plein cœur par la guerre civile libyenne de 2011. La révélation du retour de Libye du journaliste du JDD, à bord d'un avion privé et en compagnie de Ziad Takieddine, dont le nom a été médiatisé dans l'Affaire Karachi, déclenche une controverse. Les douanes françaises ont trouvé plus de 1,5 million d'euros en liquide dans la valise du marchand d'armes libanais[2],[3]. Laurent Valdiguié a cependant assuré que Ziad Takieddine n'a pas été rétribué pour ses services[4].

Bourgi[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Journal du dimanche du , intitulée « J'ai vu Chirac et Villepin compter les billets », l'avocat Robert Bourgi raconte dans quelles conditions, pendant près de trente ans, il a convoyé des mallettes entre l'Afrique et Paris. L'avocat, avec un grand luxe de détails, décrit des scènes de remise de billets, à la mairie de Paris, dans le bureau de Jacques Chirac, ou à l’Élysée, dans le bureau du secrétaire général Dominique de Villepin. L'interview provoque une tempête de réactions entre la France et les pays africains cités, le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. Jacques Chirac et Dominique de Villepin annoncent le jour même leur intention de déposer plainte. Robert Bourgi est visé par une enquête disciplinaire du barreau de Paris. Entendu comme témoin par les juges chargés de l'enquête sur les biens mal-acquis, l'avocat, longtemps conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines, maintiendra l'essentiel de ses accusations tout en assurant que lors des remises d'espèces, il se contentait « d'accompagner » des émissaires africains.

Menaces de mort[modifier | modifier le code]

Le , Laurent Valdiguié annonce avoir reçu des menaces de mort par courrier, similaires à celles adressées à des magistrats du pôle financier et aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart. La lettre était accompagnée d'une balle et, sur le courrier, étaient dessinés une tête de mort et un cercueil[5]. Il porte plainte auprès de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]