Laurent Valdiguié

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Laurent Valdiguié
Naissance (52 ans)
Profession

Laurent Valdiguié, ancien journaliste au Parisien, rédacteur en chef adjoint, chargé des informations générales et de la cellule investigations, ancien rédacteur en chef à Paris Match, est aujourd’hui rédacteur en chef au Journal du Dimanche.

Le Vrai Canard[modifier | modifier le code]

Laurent Valdiguié est le coauteur (avec Karl Laske) du livre Le Vrai Canard qui paraît en 2008. Ce livre entend dénoncer des manquements et limites de l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné. Les auteurs allèguent ainsi que la deuxième page, la mare aux canards, est souvent instrumentalisée par Brice Hortefeux au début des années 2000. On y apprend également que ses rédacteurs y sont grassement payés[1]. Le livre reprend une à une toutes les affaires de la décennie Mitterrand et s'interroge sur les relations de l'hebdomadaire avec l'ancien président de la République. Il revient sur les relations entre ce dernier et le père de Michel Gaillard, l'actuel PDG du Canard, blanchi à la libération des poursuites de collaboration sur intervention de François Mitterrand.

Affaires[modifier | modifier le code]

Mairie de Paris[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Parisien, Georges Quémar, ancien directeur du personnel de la mairie de Paris, le , dénonce l'existence d'emplois fictifs au sein de la ville. Le procureur de Paris, Jean-Pierre Dinthilhac, ouvre une enquête préliminaire. Puis un militant écologiste, Pierre-Allain Brossault, défendu par l'avocat Me Pierre-François Divier, obtient, sur la base de l'interview, de se substituer à la mairie pour pouvoir déposer plainte et se constituer partie civile. Après moult péripéties, notamment une condamnation en diffamation de Georges Quémar et du Parisien, à la suite d'une plainte du maire de Paris de l'époque, Jean Tiberi, Jacques Chirac sera condamné dans ce dossier à une peine de deux ans de prison avec sursis le .

Barrant sa Une de la manchette « Convoqué », le , Le Parisien révèle la convocation de « Chirac, Jacques », par le juge Éric Halphen, dans l'affaire des HLM de Paris. Réagissant à cette annonce, l'Élysée prévient le matin même que le président de la République ne se rendra pas à cette convocation.

HLM des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Parisien en date du , intitulée « Mon père vit comme un nabab à Saint-Domingue », Antoine Schuller, photos à l'appui, révèle la cache de son père, Didier Schuller, alors en cavale. La justice française se met en marche et l'ancien patron des HLM des Hauts-de-Seine sera ramené en France, puis condamné.

Clearstream 2[modifier | modifier le code]

Le , le nom de Nicolas Sarkozy apparaît pour la première fois dans un article du Parisien signé Laurent Valdiguié : « Frégates de Taïwan: Le juge enquête sur quatre ministres »[2]. Dans Le Parisien en date du , Jean-Louis Gergorin admet pour la première fois être l'auteur des lettres anonymes.

Kadhafi[modifier | modifier le code]

Le , il obtient une entretien exclusive avec Mouammar Kadhafi, alors que la Libye est touchée en plein cœur par la Guerre civile libyenne de 2011[3]. Cette interview sera vite controversée quand on apprendra que le journaliste est revenu de Libye en compagnie de Ziad Takieddine, éminent marchand d'armes libanais, dont le nom a été fortement médiatisé dans l'Affaire Karachi. Les douanes ont trouvé plus de 1,5 million d'euros en liquide dans la valise de ce dernier à son retour sur le sol français[4],[5]. Laurent Valdiguié a cependant assuré que Ziad Takieddine n'a pas été rétribué pour ses services[6].

Dans une interview accordée à l'hebdomadaire Le Point du (intitulée « Je veux faire tomber le système »), Ziad Takieddine s'explique : « Cet argent n'avait rien à voir avec Kadhafi ! Il provient d'une affaire conclue avec une société libyenne. En 2009, grâce à moi, un ami libyen a monté une société commune avec Honeywell International, une entreprise américaine. J'ai été intéressé à la valeur de cette société, je devais toucher au moins 2,5 millions d'euros. Je n'en ai eu "que" 1,5, qu'on m'a saisi. Tout ça, ce sont, je pense, des pressions parce que j'ai dénoncé un système malsain. Mais je ne me laisserai pas intimider. Tout président de la République qu'il est, Nicolas Sarkozy ne me fait pas peur. Ni Claude Guéant. Les services de renseignement "m'écoutent" depuis des années... Mais rien ne m'arrêtera. Je veux faire tomber le système ».

Bourgi[modifier | modifier le code]

Dans une interview au Journal du dimanche du , intitulée « J'ai vu Chirac et Villepin compter les billets », l'avocat Robert Bourgi raconte dans quelles conditions, pendant près de trente ans, il a convoyé des mallettes entre l'Afrique et Paris. L'avocat, avec un luxe de détails, décrit des scènes de remises de billets, à la mairie de Paris, dans le bureau de Jacques Chirac, ou à l’Élysée, dans le bureau du secrétaire général Dominique de Villepin. L'interview provoque une tempête de réactions entre la France et les pays africains cités, le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. Jacques Chirac et Dominique de Villepin annoncent le jour même leur intention de déposer plainte. Robert Bourgi est visé par une enquête disciplinaire du barreau de Paris. Entendu comme témoin par les juges chargés de l'enquête sur les biens mal-acquis, l'avocat, longtemps conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines, maintiendra l'essentiel de ses accusations tout en assurant que lors des remises d'espèces, il se contentait « d'accompagner » des émissaires africains.

Menace de mort[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 2017, Laurent Valdiguié annonce avoir reçu des menaces de mort par courrier, similaires à celles adressées à des magistrats du pôle financier et aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart. La lettre était accompagnée d'une balle et, sur le courrier, étaient dessinés une tête de mort et un cercueil[7]. Il porte plainte auprès de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]