Jacques Soustelle

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Jacques Soustelle
Image illustrative de l'article Jacques Soustelle
Fonctions
Commissaire à l'information de la France Libre
Prédécesseur André Diethelm
Successeur Henri Bonnet
Chef des services spéciaux
Commissaire de la République à Bordeaux
Ministre de l'Information
Gouvernement Gouvernement Charles de Gaulle (1)
Prédécesseur Henri Bonnet
Successeur André Malraux
Ministre des Colonies
Gouvernement Gouvernement Charles de Gaulle (2)
Prédécesseur Paul Giacobbi
Successeur Marius Moutet
Député de la Mayenne
Secrétaire général du RPF
Député du Rhône
Gouverneur général de l'Algérie
Prédécesseur Roger Léonard
Successeur Georges Catroux
Ministre de l'Information
Gouvernement Gouvernement Charles de Gaulle (3)
Prédécesseur André Malraux
Successeur Roger Frey
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Sahara, des Territoires d'outre-mer, Départements d'outre-mer et de l'Énergie atomique
Gouvernement Gouvernement Michel Debré
Prédécesseur Bernard Cornut-Gentille
Successeur Robert Lecourt
Député du Rhône
Biographie
Nom de naissance Jacques Soustelle
Date de naissance
Lieu de naissance Montpellier (Hérault)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique UDSR (1945-1946)
RPF (1951-1955)
URAS (1956-1958)
UNR (1958-1959)
NI (1973-1978)
Profession ethnologue
Résidence Mayenne (1945-1946)
Rhône (1951-1978)

Jacques Soustelle est un homme politique et un ethnologue français, membre de l’Académie française, né le à Montpellier (Hérault) et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Biographie[modifier | modifier le code]

L’ethnologue américaniste[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille protestante d'origine cévenole et modeste[1], Jacques Soustelle fit ses études primaires à Villeurbanne, puis des études de lettres et de philosophie au lycée du Parc à Lyon. Reçu dès l’âge de dix-sept-ans premier au concours de l’École normale supérieure en 1929, il est diplômé d’ethnologie (1930), professeur agrégé de philosophie (reçu premier en 1932) et docteur ès lettres (1937).

Disciple de Paul Rivet, il étudia la vie des indiens Lacandons et la survivance de la civilisation maya dans le monde contemporain. Jacques Soustelle était polyglotte, s’exprimant en nahuatl, et ayant de bonnes connaissances des langues mayas. Il travailla en collaboration avec sa femme Georgette, également ethnologue. Ensemble, de novembre 1932 à septembre 1934, ils étudient les Otomi. Ces travaux font l'objet d'une importante thèse, publiée en 1937, après Mexique, terre indienne (1936).

Il fut nommé sous-directeur du musée de l'Homme par Paul Rivet en 1938 et chargé de cours au Collège de France, à l’École nationale de la France d'outre-mer, ainsi que professeur à l’École pratique des hautes études à partir de 1951.

Par la suite, il eut de nombreuses occasions de poursuivre ses travaux sur les civilisations du Mexique[2], notamment durant son exil.

Entre 1980 et 1985, en tant que directeur du Centre d'études et de recherches anthropologiques à l'université de Lyon II, il devait également diriger des fouilles au Nayarit (Mexique). Président du « Groupe PACT », il était chargé de coordonner, sous l'égide du Conseil de l'Europe, les techniques appliquées à l'archéologie dans dix-sept pays européens.

En 1980, le Gouvernement mexicain lui décernait le titre de commandeur de l'ordre de l'Aigle Aztèque et, en 1981, il reçut le Prix international Alfonso Reyes.

L'intellectuel pacifiste d'avant-guerre[modifier | modifier le code]

Marxiste internationaliste (anti-stalinien), il participa aux revues Masses, Spartacus (dirigées par René Lefeuvre), parfois sous le pseudonyme de Jean Duriez. En 1935, il écrit dans L'Humanité son premier article d'ethnographie destinée au grand public[3].

Il fut également membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes[4]. Soustelle était alors pacifiste de conviction, comme une bonne partie des intellectuels de la gauche de l’entre-deux-guerres.

Il dénonça pourtant en 1938 les accords de Munich. Il devint l'un des secrétaires généraux[5] de l'Union des intellectuels français pour la justice, la liberté et la paix (UDIF), en opposition au CVIA. Il garde longtemps une réputation d’homme de gauche qui le rend souvent suspect aux yeux des ultras de l’Algérie française.

Se trouvant au Mexique au moment de la déclaration de guerre, il rentre en France pour y être mobilisé et est renvoyé comme chargé de mission à Mexico en où il devient l'adjoint de l'attaché militaire français en .

Le choix de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Opposé à l'armistice du 22 juin 1940, il rejoint les Forces françaises libres (FFL) à Londres. Le général de Gaulle le charge d'organiser un comité de soutien au Mexique, puis après un voyage à Londres en - , de superviser ces comités dans toute l'Amérique latine. Ses efforts court-circuitent la diplomatie pétainiste sur l'ensemble du continent.

Commissaire à l'information de la France Libre[modifier | modifier le code]

Il entre ensuite au Comité national français de Londres (Gouvernement de la France libre, puis de la France combattante), où il assume le Commissariat national à l'information (1942)[6]. Il dirige alors les services de Presse, notamment Radio Londres sur les ondes de la BBC avec l'émission Honneur et Patrie animée par le porte-parole de la France Libre, Maurice Schumann avec qui il doit partager un appartement. Soustelle contrôle également à l'époque « Radio Beyrouth », « Radio Brazzaville », « Radio du Cameroun », « Radio Nouméa » et « Radio Pape'ete ». Il supervise La lettre de la France combattante et des cycles de conférences à travers l'Angleterre.

Les bureaux du commissariat ont dû alors déménager au 1, Carlton Gardens, non loin des bureaux du Comité au 4, Carlton Gardens à Londres[7].

Membre du cabinet de De Gaulle, il est nommé à Alger le 27 novembre 1943 à la tête de la Direction générale des services spéciaux (DGSS). Il s'efforce de réaliser la fusion l'ancien BCRA de la France libre avec le Service de renseignements d'Alger afin d'intervenir aux côtés de la Résistance intérieure.

Après la libération de Paris, il est conservé à la tête des services spéciaux réorganisés en Direction générale des études et recherches (DGER) en (1943-1944) par le Comité français de la Libération nationale. Il y reste jusqu'en avril 1945 et est nommé brièvement Commissaire régional de la République (préfet) à Bordeaux à la Libération, en remplacement de Gaston Cusin en mai 1945.

Un ministre du gouvernement provisoire de la République française[modifier | modifier le code]

Il est ministre de l’information le 30 mai 1945 dans le gouvernement provisoire. Il rejoint l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR). Il est parachuté[8] en Mayenne, soutenu par Francis Le Basser et Jacques Foccart. Yves Grosrichard le suit dans sa campagne en Mayenne. Il est le seul élu[9] avec 20% des voix dans une liste composée de trois résistants et sous l'étiquette Union républicaine et sociale et d'Action paysanne. Il devient député à la Première Assemblée constituante. Il est ministre des Colonies le 21 novembre 1945 dans le gouvernement provisoire en 1945. Après la démission du Général de Gaulle, il quitte le gouvernement[10]. Député sortant, il conduit une liste Rassemblement des gauches républicaines, et est battu en juin 1946[11]. Il n'a pas réussi à s'implanter localement contrairement au démocrate chrétien Robert Buron.

L’engagement gaulliste[modifier | modifier le code]

Il soutient l’action du général de Gaulle. Il est à ses côtés lors du Discours de Strasbourg amenant la création du Rassemblement du peuple français (RPF). C'est à Jacques Soustelle que le général de Gaulle confie au début de 1947 l’organisation du RPF. Il en devient le premier secrétaire général de 1947 à 1951, et y défend une opposition intransigeante aux partis de la Troisième Force.

Sur les terres d'Édouard Herriot, il est élu député RPF du Rhône en juin 1951. Il prend la présidence du groupe parlementaire RPF à l’Assemblée nationale[12]. Lors d'une crise ministérielle en janvier 1952, pressenti pour prendre la présidence du conseil[13], il doit renoncer, à la suite de l'injonction du général de Gaulle qui refuse toute compromission. Il est considéré comme partiellement responsable des dissensions au sein du RPF qui, le , finissent par aboutir à une scission[14]. Il est élu conseiller municipal à Lyon en 1953. Député influent, il vote l'investiture de Pierre Mendès France le 18 juin 1954.

Le choix de l'Algérie française pendant la Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Il est nommé gouverneur général de l'Algérie au début de la guerre (26 janvier 1955-1956) par Pierre Mendès France. La politique de Soustelle, qui est un ethnologue de formation, c’est l'intégration des Algériens musulmans à la citoyenneté française. Mal accueilli à son arrivée le 15 février 1955 par les Pieds-Noirs, il devient néanmoins un adversaire déterminé du FLN. Le nom de Jacques Soustelle devient alors étroitement mêlé à la guerre d’Algérie.

Le député Soustelle est réélu le 2 janvier 1956 sous l’étiquette gaulliste des Républicains sociaux. De cent vingt députés gaullistes élus en 1951, ils ne seront qu'une vingtaine à siéger au Parlement en 1956 . Elu Président du conseil, Guy Mollet le remplace comme gouverneur général par le Général Catroux qui n'exercera jamais ce mandat et sera remplacé par Robert Lacoste. Le 2 février 1956, une foule énorme veut s'opposer à son retour en métropole[15]. Il fonde, en mars 1956, avec l'ancien résistant Claude Dumont, l’Union pour le salut et renouveau de l'Algérie française (USRAF), qui regroupe les partisans les plus déterminés de l'Algérie française.

Il œuvre, dans les derniers temps de la IVe République, pour le retour de De Gaulle au pouvoir, ce dernier étant un espoir fort pour beaucoup de citoyens des départements français d’Algérie. Il ne participe pas directement aux évènements du 13 mai 1958, mais contribue à rallier une partie de la population algéroise[16] au Général de Gaulle. Il devient ministre de l’information dans le gouvernement de Gaulle (1958-1959) marquant la fin de la IVe République. Il défend une politique favorable à l’État d'Israël, et de fermeté et de guerre contre le FLN, en prônant toujours l'intégration en Algérie.

Réélu député en 1958 sous l’étiquette UNR dont il est membre du comité central, il reste un proche du président de Gaulle et entre au gouvernement avec le portefeuille de ministre délégué auprès du Premier ministre Michel Debré, chargé du Sahara, des DOM et TOM et des Affaires atomiques (1959-1960). Il fonde en en 1959, avec Georges Bidault, Léon Delbecque et Robert Lacoste, le Rassemblement pour l’Algérie française (RAF), dissous en 1962, à l’indépendance.

Aux côtés de l'OAS[modifier | modifier le code]

Les choix du général de Gaulle pour l’avenir de l’Algérie sont pour lui une profonde déception. Il entre en conflit avec le général et se prononce résolument pour l’Algérie française. Il est alors démis de ses fonctions gouvernementales le 5 février 1960 à la suite de la Semaine des barricades. Il est exclu du mouvement gaulliste l’UNR en raison de ses positions sur l’Algérie française.

Après l'échec du putsch des généraux, auquel il n'a pas participé, et dont il n'a pas même été prévenu, Jacques Soustelle, directement menacé d'arrestation et mis au courant de cette menace, part en exil, à Rome, dès juin 1961. Démissionnaire du conseil municipal de Lyon en octobre 1961, il laisse son fauteuil au directeur administratif de la manufacture des tabacs de Lyon et ancien résistant André Girard.

Après un bref retour à Paris et la tenue d'une conférence de presse clandestine, le 18 décembre 1961, dans laquelle il expose son accord avec les objectifs de l'OAS et son action en faveur du maintien de l’Algérie au sein de la République française, il est poursuivi pour atteinte à l’autorité de l’État. Un mandat d’arrêt est lancé contre lui mais il bénéficiera des années plus tard d'un non-lieu. Il ne veut pas rentrer en France avant les autres exilés. Ce qu'il fera en 1968.

Les années d’exil[modifier | modifier le code]

Il vit en exil de 1962 à 1968, et sa correspondance avec sa femme restée en France est rédigée en nahuatl, qu'il essaie aussi de faire pratiquer par ses doctorants mexicains. Il en rapportera 3 ouvrages.

Avec Georges Bidault, Antoine Argoud et Pierre Sergent, il constitue le comité exécutif du Conseil national de la résistance (CNR) le à Rome. Si Argoud et Sergent sont bel et bien membres l'OAS, Jacques Soustelle n'en sera jamais membre.

Pendant cette période, Jacques Soustelle est tantôt présenté comme un fasciste par la gauche, tantôt comme un agent de la franc-maçonnerie et des Juifs par l’extrême-droite qui relève notamment son soutien au sionisme face au nassérisme et au mouvement de libération des peuples qu’il a rencontré en Algérie.

Il se refuse pourtant à toute idée antidémocratique ou raciste et antisémite dans Sur une route nouvelle publié en 1963 :

  • Le choix de la démocratie (p. 12) : « Je répète… que je reste républicain et démocrate ; que je condamne tout régime d’arbitraire et estime indispensable à la liberté des citoyens l’équilibre des pouvoirs et le pluralisme des opinions débattues et exprimées sans contrainte ; qu’à mes yeux l’État ne trouve sa justification que dans les progrès qu’il rend possibles, la paix qu’il assure, la culture qu’il aide à se répandre, l’égalité des chances qu’il garantit impartialement à tous. » ;
  • Le combat pour la liberté de conscience (p. 13) : « La haine de certains imbéciles à l’égard de la maçonnerie me la rendrait plutôt sympathique, de même que les sottises de certains anticléricaux me pousseraient plutôt du côté de l’Église, mais, cela dit, je ne vais ni à la Loge, ni à la messe. » ;
  • Le soutien au sionisme (p. 13) : « Il est parfaitement exact que, depuis des années, j’ai exprimé sans équivoque mon admiration et mon soutien à l’État d'Israël et mon adhésion de non-Juif à la cause du sionisme. »

Lors de l'élection présidentielle de 1965, il appelle à voter pour Jean Lecanuet au premier tour de l'élection, puis Mitterrand, au second tour.

Le retour dans la vie politique[modifier | modifier le code]

Il est encore en exil hors de France lorsqu’il décide de revenir à la vie politique et se présente aux élections législatives des 5 et 12 mars 1967, où il annonce sa candidature[17] et fait campagne à l’aide d’un enregistrement magnétique. Il bénéficie de la loi d’amnistie générale sur les événements d’Algérie de juin 1968, il fait l’objet d’un non-lieu en octobre suivant. De retour en France le 24 octobre 1968, après avoir été amnistié, il soutient Alain Poher lors de l'élection présidentielle de 1969. Il devient professeur en 1970 à l'École pratique des hautes études.

Il fonde un nouveau parti : le Mouvement national Progrès et Liberté, et est réélu conseiller municipal de Lyon en 1971. Il est élu aux élections législatives des 4 et 11 mars 1973[18] où il se présente contre son ancien colistier, le député gaulliste Édouard Charret compromis dans des affaires de proxénétisme[19],[20] et siège au groupe des non-inscrits.

Il siège également à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et à l’Assemblée de l’Union de l'Europe occidentale (1973). Il rejoint le groupe des réformateurs, des centristes et des démocrates sociaux en 1974. La même année, il vote pour la loi Veil légalisant l’avortement et prononce un discours en sa faveur.

« Il est choquant, par exemple, d’assister à certaines campagnes qui tendent à assimiler systématiquement à je ne sais quelle résurrection du nazisme toutes les opinions qui ne sont pas celles de certains intégristes. Nous sommes ici quelques-uns qui savons ce qu'est le nazisme pour l'avoir combattu lorsqu'il existait et lorsqu'il constituait un danger réel pour la France et pour la démocratie. Nous n'avons pas de leçons à recevoir de publicistes qui assènent cette accusation à tout propos et hors de propos[21]. »

Il est vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes de 1975 à 1977. Il se présente à la mairie  de Lyon en 1977 et est battu par le maire sortant Francisque Collomb[22], puis aux élections législatives de 1978 par Michel Noir.

En 1979, il accompagne Valéry Giscard d'Estaing au Mexique, et lui sert de guide.

Jacques Soustelle est élu à l’Académie française le même jour que Léopold Sédar Senghor, le , où il est reçu par le gaulliste Jean Dutourd.

Il apporte un soutien et une caution morale à Maurice Papon dès 1981[23].

Tombe de Jacques Soustelle et de Georgette Soustelle

Il est enterré au cimetière de Miribel dans l'Ain[24].

Scandale financier[modifier | modifier le code]

Un dernier scandale terminera sa carrière : il est impliqué dans un scandale financier, portant sur 40 millions de dollars, au Paraguay. L’argent provenant du Paraguay était placé sur des comptes en Suisse. Soustelle était alors le gérant d’une société d’études parisienne (la Société d’études pour les relations internationales) et utilisait ses bons contacts avec le dictateur Alfredo Stroessner pour l’obtention de contrats. Selon le journal communiste L’Humanité, Jacques Soustelle aurait mis cette société à la disposition de la secte Moon dont il aurait présidé des réunions[25].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

L'Amérique latine[modifier | modifier le code]

La France libre[modifier | modifier le code]

  • Envers et contre tout :
    • T.1 : De Londres à Alger. Souvenirs et documents sur la France libre, 1940-1942, Robert Laffont, 1947, ASIN B0000DLUAH, 470 pp.
    • T.2 : D’Alger à Paris, souvenirs et documents sur la France libre, 1942-1944, Robert Laffont, 1950, 457 pp.

La politique[modifier | modifier le code]

  • Aimée et souffrante Algérie, Paris, Plon, , 305 p.
  • L’Espérance trahie : (1958-1961), L'Alma, , 326 pages p.
  • La page n'est pas tournée, 1962, La Table ronde, 238 pages
  • Vingt-huit ans de gaullisme, La Table ronde ou Editions J'ai lu L'Aventure aujourd'hui n°A265, (réimpr. 1971), 473 p.
  • Sur une route nouvelle, Paris, Éditions du Fuseau, , 315 p.
  • La Longue Marche d’Israël, Paris, Fayard, 1968, ASIN B0000DR7N0, 338 pp. ou Éditions J'ai lu L'Aventure aujourd'hui N°A292
  • Lettre ouverte aux victimes de la décolonisation, Paris, Albin Michel, , 190 p. (ISSN 0755-1789)

Travaux historiques sur Jacques Soustelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Père, ouvrier devenu comptable et mère, employée.
  2. Durand-Forest Jacqueline., « Jacques Soustelle (1912-1990) - In memoriam », Journal de la Société des Américanistes., no Tome 76,‎ , p. 229-235 ([/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1990_num_76_1_2744 lire en ligne])
  3. Laurent Wetzel, « Les normaliens durant l'Occupation », Nouvelle Revue d'Histoire, n°74 de septembre-octobre 2014, p. 58-62
  4. Contrairement à beaucoup de ses notices biographiques, par exemple le Who's who, Jacques Soustelle n'a jamais appartenu à la direction du CVIA (Biographie, sur assemblee-nationale.fr)
  5. L'autre est Jacques Solomon.
  6. Il cède sa place en 1943 à Henri Bonnet.
  7. franceculture.com
  8. Comme à la même époque, et au même endroit : Robert Buron.
  9. Pour Robert Buron, le laïcisme de Soustelle et de Le Basser n'avait rien de provocant, mais enfin il suffisait à leur retirer la confiance des milieux catholiques et, par ailleurs, les laïcs avaient encore la possibilité, soit de s'affirmer plus franchement avec la liste de Camille Lhuissier.
  10. Félix Gouin lui aurait, selon lui, proposé le ministère de l'Éducation nationale.
  11. Il ne se représente pas en novembre 1946. Sa défaite provoque la démission du maire de Laval : Francis Le Basser.
  12. Ce groupe est composé de 120 députés sans grandes expériences parlementaires. Dans l'opposition, le RPF vit un véritable ostracisme de la part des autres partis politiques alors que certains de ses parlementaires tentent, malgré tout, de renouer les contacts contre l'avis du général de Gaulle qui refuse toute compromission.
  13. Il ne refuse pas la possibilité de former un gouvernement en acceptant d'engager des consultations à la demande de Vincent Auriol. Biographie, sur assemblee-nationale.fr)
  14. Vingt-sept députés RPF votèrent l'investiture du gouvernement d'Antoine Pinay contre l'avis du général de Gaulle. Ils sont alors exclus.
  15. Ce sera ensuite une émeute le 6 février suivant lors de la venue de Guy Mollet à Alger.
  16. Où il s'est rendu en échappant à la surveillance de la police.
  17. Il n'a pas été condamné pénalement.
  18. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=6892
  19. Les bordels de Lyon Le Nouvel Observateur, 21 aout 1972
  20. affaire dite des "Écuries du Roy", du nom de la boite de nuit du Vieux Lyon dans laquelle le député gaulliste Édouard Charret avait ses intérêts. 1970-2011 : flics et voyous la malédiction lyonnaise article de Richard Schittly
  21. Compte-rendu officiel des débats à l'Assemblée nationale, 27 novembre 1974
  22. http://catalogue.bm-lyon.fr/?fn=Search&q=elections+municipales+1977
  23. Communiqué commun en mai 1981 de Jacques Soustelle, Gaston Cusin, et Maurice Bourgès-Maunoury : [1], [2]
  24. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 12.
  25. Voir www.humanite.presse.fr, le 8 aout 1990.

Références[modifier | modifier le code]