Jean-Baptiste Djebbari

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Jean-Baptiste Djebbari
Illustration.
Jean-Baptiste Djebbari.
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Transports
En fonction depuis le
(1 mois et 12 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Édouard Philippe II
Prédécesseur Élisabeth Borne (ministre)
Député français

(2 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e de la Haute-Vienne
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Daniel Boisserie
Successeur Pierre Venteau
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Melun (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Père Alain Djebbari
Mère Catherine Bonnet
Fratrie Aurélien, Elina, Isabeau
Conjoint Fiona Sisso
Diplômé de École nationale de l'aviation civile
Profession Fonctionnnaire de l'Aviation Civile, cadre aérien

Jean-Baptiste Djebbari, né le à Melun, est un pilote d'aviation et homme politique français.

Membre de La République en marche (LREM), il est élu député dans la deuxième circonscription de la Haute-Vienne lors des élections législatives de 2017. À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, au sein de laquelle il officie jusqu'en 2019 comme coordinateur (« whip ») pour le groupe LREM. En 2018, il est rapporteur du projet de loi sur la réforme de la SNCF. En 2019, il est porte-parole du groupe LREM.

En septembre 2019, il est nommé secrétaire d’État chargé des Transports.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Djebbari (ou Djebbari-Bonnet) est le cadet d'une famille de quatre enfants[1]. Son arrière-grand-père est un Kabyle[2] qui a quitté l’Algérie pour la France en 1914[3]. Sa grand-mère[Qui ?] était secrétaire nationale au Parti socialiste chargée des droits des femmes[4]. Son père, Alain Djebbari, fils d'Émile Djebbari et Odette Gilliard[5], est employé à la Fnac et sa mère Catherine Bonnet est sans emploi[2]. Il évoque au sein de sa famille « une structure intellectuelle de gauche »[3]. Il est marié à Fiona Sisso[6].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Formé à l'École nationale de l'aviation civile (ENAC), il est affecté en tant que Technicien supérieur des études et de l'exploitation de l'aviation civile (TSEEAC) au sein de la direction générale de l'Aviation civile (DGAC), promotion 2005, il suit en parallèle une formation de pilote d'avion d'affaire. Il est ensuite embauché par la compagnie NetJets. Lors d'un bref retour à la DGAC, il occupe la fonction de manager de développement économique du GIE DSNA Services de janvier 2014 à septembre 2015[7][source insuffisante] puis de chef de projet[8]. Il obtient ensuite une licence pour voler[9] sur Pilatus PC-12. Au moment de son élection comme député, il est directeur des opérations de la compagnie aérienne privée Jetfly, entreprise « de propriété partagée sur avions d’affaires turbo propulsés »[7]. Il est par ailleurs expert indépendant auprès de l’Agence européenne de la sécurité aérienne et de la Cour d'appel de Paris[7]. Il a été « à deux doigts » de créer une compagnie aérienne régionale avec Sven Lung, fondateur de Brandalley[3].

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Cherchant à développer un projet de lignes aériennes régionales au sein de la DGAC, il rencontre Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, en 2015, par l'intermédiaire de Bruno Le Roux[10]. Il rejoint LRM par l'intermédiaire de Pierre Person[7]. Paris Match indique qu'« il est le premier surpris » lorsqu'il apprend qu'il est investi dans la deuxième circonscription de la Haute-Vienne, alors il n'a « pas un mandat au compteur, ni même une distribution de tracts »[10]. Il est élu au second tour face au candidat du Parti communiste français, avec 54,59 % des voix[11].

Activité législative[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, au sein de laquelle il officie comme « whip » du groupe LREM[12] jusqu'en 2019. Dès le début de son mandat, il se spécialise sur le sujet des transports[13].

En mars 2018, il est nommé rapporteur du pacte ferroviaire[14]. Si Le Monde indique que « l’un de ses faits d’armes aura sans doute consisté à épater tous les experts du ferroviaire » et que « les leaders des syndicats de cheminots [...] ont été particulièrement « bluffés » par le personnage »[15], Libération souligne qu'il « préfère cultiver ses relations avec des syndicats plus réformistes », face aux critiques de SUD Rail[3]. Libération relève également qu'avec « une présence presque quotidienne dans les médias audiovisuels », il est « devenu un bon client des chaînes d’info, même s’il se défend d’être un spécialiste du rail »[3].

En juillet 2019, il propose de créer une société publique qui gérerait les autoroutes alors sous concessions au terme de celles-ci dans les années 2030, et qui pourrait dès 2020 emprunter 600 millions d’euros par an grâce aux bénéfices futurs[13].

Au sein du groupe LREM[modifier | modifier le code]

Proche de Christophe Castaner[12], il fait partie des nouveaux députés LREM qui sont issus du milieu de l'entreprise et qui se sont engagés après avoir été séduits par le côté « startup » d’En marche ! : ils ont eux-mêmes imprégné le fonctionnement de LREM de leurs méthodes managériales et de leur vocabulaire[16].

Début 2019, il intègre l'équipe de porte-parole du groupe LREM et quitte son poste de « whip » de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[17]. En août 2019, L'Opinion relève qu'il participe alors à « trois ou quatre émissions par semaine » sur les chaînes d'information en continu, et « fait partie de cette poignée de marcheurs – Aurore Bergé, Olivia Grégoire, Jean-Baptiste Moreau… – qui a émergé pendant cette première partie du quinquennat »[18]. Il est proche de la « bande de Poitiers », un groupe de trentenaires issu de la faculté de droit de Poitiers et du Mouvement des jeunes socialistes (Stéphane Séjourné, Pierre Person, Sacha Houlié, Guillaume Chiche, Aurélien Taché)[19].

Controverse sur sa rencontre avec le général soudanais Salah Gosh[modifier | modifier le code]

En octobre 2018, le groupe d'amitié France-Soudan, dont il est président, est convié à une réception organisée à Paris par l'ambassade du Soudan, à laquelle participe le général soudanais Salah Gosh, qui est accusé de violations des droits de l’homme dans la guerre du Darfour[20],[21]. La députée Carole Bureau-Bonnard, elle aussi membre du groupe, s'est défendue en déclarant que la liste des invités ne leur était pas connue[22], ce qu'un diplomate considère comme étant impossible[23]. Jean-Baptiste Djebbari a pour sa part rappelé que les groupes d'amitiés parlementaires n'avaient en aucun cas une « mission paradiplomatique », mais une « simple activité de coopération culturelle »[22].

Secrétaire d'État aux Transports[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 2019, il est nommé secrétaire d’État aux Transports auprès d’Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire[24]. La Lettre A relève alors qu'il « a su s'attirer les bonnes grâces des grands patrons du secteur des transports »[19].

Cadre de La République en marche[modifier | modifier le code]

Il est responsable de la stratégie de financement de LREM, notamment en vue de l'élection présidentielle de 2022[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Généalogie de Jean-Baptiste Djebbari », sur Geneanet (consulté le 7 octobre 2019)
  2. a et b Jules Pecnard, « Pilote, technicien... Qui est Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État en charge des Transports? », sur BFMTV (consulté le 7 octobre 2019)
  3. a b c d et e Laure Equy et Franck Bouaziz, « Jean-Baptiste Djebbari : «Par mon métier, je sais ce qu’est un "découché"» », sur liberation.fr, (consulté le 18 septembre 2019).
  4. Laure Equy, « Assemblée : entre les députés LREM et Mélenchon, le bon voisinage », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2017)
  5. « Généalogie de Alain Djebbari », sur Geneanet (consulté le 7 octobre 2019)
  6. « Généalogie de Jean-Baptiste DJEBBARI », sur Geneanet (consulté le 7 octobre 2019)
  7. a b c et d Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  8. DGAC, « Aviation Civile Magazine »
  9. « Les nouveaux députés LRM issus de l’immigration discrets sur leurs origines », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2017)
  10. a et b « Voici les députés de la génération Macron », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2017).
  11. http://www2.assemblee-nationale.fr/elections/circonscription/2017/resultats/87/02
  12. a et b Yann Guégan et Diane de Fortanier, « Les tribus du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 26 décembre 2017).
  13. a et b Christine Ducros et Jean-Yves Guérin, « Un député LREM veut renationaliser les autoroutes », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 juillet 2019).
  14. Sébastien Dubois, « Jean-Baptiste Djebbari (LREM) élu rapporteur pour la loi ferroviaire : « On n'est pas là pour casser le service public » », lepopulaire.fr, (consulté le 15 mars 2018).
  15. Eric Béziat, Le Monde, « Jean-Baptiste Djebbari, petit prince ferroviaire », Le Monde.fr,‎ , « Il est à l’écoute, sans a priori. Il s’est révélé un interlocuteur fiable, et ce d’autant plus qu’il a bossé son sujet », Fanny Arav (UNSA-Ferroviaire) ; "L’un de ses faits d’armes aura sans doute consisté à épater tous les experts du ferroviaire qui s’attendaient à un crash en pleine loi de cet expert de l’aviation civile" (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018).
  16. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  17. Mathilde Siraud, « Le groupe LaREM à l'Assemblée muscle son équipe de porte-parole », sur lefigaro.fr, (consulté le 25 juillet 2019).
  18. Cyril Lacarrière et Caroline Vigoureux, « Les députés à l’épreuve de l’info en continu », sur lopinion.fr, (consulté le 8 septembre 2019).
  19. a et b « Les réseaux ascendants de Jean-Baptiste Djebbari pour s'imposer aux transports », sur lalettrea.fr, (consulté le 16 septembre 2019).
  20. « A Paris, le dîner controversé entre le Soudanais Salah Gosh et deux députés LREM », RFI,‎ (lire en ligne).
  21. Tomas Statius, « La vice-présidente LREM de l’Assemblée Nationale dîne avec l’un des responsables du génocide au Darfour », sur streetpress.com, (consulté le 20 octobre 2018).
  22. a et b « Deux députés français dînent avec un dirigeant soudanais controversé », sur Le Figaro, (consulté le 28 octobre 2018).
  23. « Deux députés LREM ont dîné avec l'un des responsables du génocide au Darfour », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2018).
  24. https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/03/jean-baptiste-djebbari-nomme-secretaire-d-etat-aux-transports_5505948_823448.html
  25. Alexandre Lemarié, « LRM prépare déjà le financement de la campagne présidentielle de Macron en 2022 », sur lemonde.fr, (consulté le 26 juin 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]