Hassan Iquioussen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Hassan Iquioussen
Hassan IquioussenHI is an islamist.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (58 ans)
DenainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
حسن إيكويسن
Nationalités
Française (-)
MarocaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Domiciles
France (-), Maroc (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Imam, conférencier, prédicateurVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Membre de
Influencé par

Hassan Iquioussen (en arabe : حسن إيكويسن), né le à Denain (France), est un imam et conférencier d’obédience frériste, membre de Musulmans de France (ex-UOIF), organisation réputée proche des Frères musulmans. Il est un des fondateurs des Jeunes musulmans de France (JMF) et fut surnommé le « prêcheur des cités ».

Il est notamment controversé pour avoir tenu des propos antisémites en 2003 et misogynes. Par ailleurs, il est fiché S, à partir de février 2021, à la suite de ses propos favorables à Oussama ben Laden. Cependant, selon son avocate, ses prises de positions publiques ultérieures sur ces sujets témoignent de sa volonté à corriger ses propos polémiques passés.

Le , Gérald Darmanin annonce son expulsion du territoire français pour des propos « haineux envers les valeurs de la République, dont la laïcité ». L'arrêté d'expulsion est suspendu par le tribunal administratif de Paris statuant en référé, au motif qu'il porte « une atteinte […] disproportionnée » au « droit » de « mener une vie privée et familiale normale ».

Le , le Conseil d'État annule l'ordonnance du tribunal et ouvre la voie à l'expulsion de l'imam. Celui-ci prend la fuite en Belgique pour se soustraire à l'arrêté d’expulsion. Le , il est arrêté par la police belge près de Mons. Incarcéré à la prison de Tournai, il est libéré le , et assigné à résidence sous bracelet électronique. Finalement, en janvier 2023, les autorités belges l'expulsent vers Casablanca au Maroc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Souss[1], son père fait partie de la première vague d'immigration marocaine qui s'installe en France pour travailler dans le bassin minier en 1936[2]. Il se marie en 1958 et donne naissance à neuf enfants.[réf. nécessaire]

Hassan Iquioussen, cinquième enfant de cette fratrie, naît à Denain, commune du Nord proche de Valenciennes. Voué à acquérir automatiquement la nationalité française à sa majorité, il s'est, selon lui, heurté à l’opposition de son père, qui y a renoncé en son nom à son adolescence[3]. À l'âge de 20 ans, il se marie avec Zaina, une Marocaine née à Casablanca[4]. Cinq fils naissent de leur union. Après un baccalauréat général littéraire, il obtient une licence d'arabe[réf. souhaitée], une maîtrise en histoire sur Usman dan Fodio[5], puis abandonne ses études alors qu'il poursuit un DEA (d'histoire[6] pour se consacrer à l'acquisition et la transmission du savoir religieux islamique).

Il affirme avoir demandé la nationalité française à deux reprises en 1984 et 1990, sans succès, alors que ses frères et sœurs ont pu l'obtenir[3].

Il est un des fondateurs des Jeunes musulmans de France (JMF) et fut surnommé le « prêcheur des cités »[7]. Accusant l'Union des organisations islamiques en France (UOIF) d'être récupérée par la branche marocaine des Frères musulmans, Al Adl Wal Ihsane, la JMF décide de rompre organiquement avec celle-ci[8]. En , il fait « partie des intégristes » qui incitent plusieurs jeunes femmes maghrébines à garder leur voile au lycée Faidherbe de Lille alors que l'établissement veut leur en interdire le port en application d'une circulaire du ministre de l'Éducation nationale François Bayrou[9].

Le , Hassan et Zaina Iquioussen achètent à la société Darmanin Père & Fils (dirigée par Claude Darmanin, oncle paternel du futur ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin) une propriété de 3,5 hectares à Lourches, que le prédicateur ne tarde pas à transformer en « QG familial ». S'y adonnant à des activités d'élevage (de bovins, d'ovins et de caprins), elle est couramment surnommée « la ferme » par les locaux[4].

En 2004, il est professeur d'éthique musulmane au lycée Averroès[10].

À la fin des années 2000, Hassan Iquioussen fait la « deuxième partie » des conférences de Tariq Ramadan, dont il est proche. Il est aussi un invité récurrent du salon du Bourget, organisé tous les ans par l'UOIF d’orientation et d’identité frériste[1], et qualifiée de branche française des Frères musulmans[8].

Caroline Fourest le dépeint dans un entretien publié dans Hérodote en 2010, comme « un jeune Français formé par l'Union des organisations islamiques en France, très représentatif de cette génération d'imams improvisés ». Ainsi, il considère qu’un homme et une femme qui échangent sur Internet, sont « à trois avec le diable » [11].

Depuis , Hassan Iquioussen diffuse via sa chaîne YouTube[12].

Début 2014, il participe avec son fils à un dîner pré-électoral dans un domicile privé du quartier Gambetta à Tourcoing. Cette réunion, organisée en présence d'une dizaine d'autres personnalités influentes au sein de la communauté musulmane locale ainsi que du candidat à la mairie Gérald Darmanin (UMP), a pour but de ramener « les voix des musulmans de Tourcoing » dans « l'escarcelle » de ce dernier, avec qui Iquioussen déclare par ailleurs être « d’accord sur 99,9 % des sujets de conversation »[13].

Dans son rapport sur « la fabrique de l'islamisme » (2018) pour l'Institut Montaigne, Hakim El Karoui le décrit comme un représentant de « la tendance la plus dure et la plus virulente des Frères musulmans en France sur des sujets comme le statut des femmes ou le rapport aux juifs »[14].

Selon Bernard Rougier, Hassan Iquioussen "se veut le défenseur inconditionnel du frère musulman égypto-qatari Youssef al-Qaradâwî, connu dans tout le monde arabe grâce à l’émission « La Charia et la Vie »", longtemps diffusée sur la chaîne qatarie Al Jazeera[1].

Le , son domicile de Lourches est perquisitionné par la brigade de gendarmerie de Valenciennes. Cette perquisition fait suite à la volonté du gouvernement français de « mettre les islamistes sous pression » après l'assassinat de Samuel Paty, mais aussi à une audition de son fils aîné Soufiane, le , dans le cadre d'une enquête sur des malversations autour d'une entreprise (Garage Solidaire du Hainaut)[15],[16].

À partir de , il fait l'objet d'une fiche S. Quelques mois plus tard, il est condamné à 3 mois de prison avec sursis pour « abattage rituel irrégulier » dans sa propriété de Lourches[4],[9].

Fin , un témoin déclare au Figaro que Hassan Iquioussen prêchait le « djihad armé » et le combat contre la France dans le cadre de conférences organisées dans les locaux de l’AAIR (Ambitions et initiatives pour la réussite), une association roubaisienne controversée[17].

Procédure d'expulsion en 2022 et 2023[modifier | modifier le code]

En 2022, la préfecture du Nord refuse de renouveler le titre de séjour de Hassan Iquioussen à qui elle reproche des discours « haineux envers les valeurs de la République, dont la laïcité » et « l'égalité entre les femmes et les hommes » ainsi que le développement de thèses « antisémites » et « complotistes autour de l'islamophobie ».

Selon son avocate, Lucie Simon, « La préfecture se base sur des notes blanches, ne rapportant aucun propos récent ni vérifiable, les conférences citées n’ayant pour la plupart pas fait l’objet de captation alors que plus de mille vidéos de lui figurent sur internet ». Elle poursuit en évoquant les « récentes et nombreuses prises de positions publiques », de son client « en faveur de la laïcité, de l’égalité homme-femme, des valeurs de la République et contre la xénophobie »[18].

Le , il reçoit à son domicile un bulletin de notification d'engagement d'une procédure d'expulsion à son encontre. Le , la commission départementale des expulsions donne un avis favorable à la sienne après que le préfet Georges-François Leclerc ait plaidé en sa faveur[19].

Le , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce que l'imam « sera expulsé » en application de la loi séparatisme[20],[21]. Selon son entourage, « il a critiqué le roi, la chose à ne pas faire au Maroc. À sa descente d’avion, il risque des ennuis. Il aurait intérêt à demander un titre de séjour dans un autre pays. Peut-être la Belgique, pour rester proche des siens »[22],[23]. Ayant eu vent de cette hypothèse, le président du Mouvement réformateur (MR) Georges-Louis Bouchez s'oppose à son installation sur le territoire belge, dénonçant « trop de laxisme autour de l’accueil des prédicateurs de haine »[24].

Le , le ministre de l'Intérieur signe l'arrêté ministériel d'expulsion (AME) de l'imam[25].

Le , les autorités marocaines délivrent un laissez-passer consulaire, permettant selon Gérald Darmanin d'« expulser manu militari M. Iquioussen du territoire national »[25]. Le , le laissez-passer consulaire est suspendu par les autorités marocaines qui déplorent une absence de « concertations »[26],[27].

Le , il saisit le tribunal administratif de Paris dans le cadre d’un référé-liberté visant à faire suspendre l’AME délivré à son encontre[28]. Dans l'après-midi du 4 août, une audience publique se tient devant la cour, réunie en collégiale pour l'occasion. Le , celle-ci décide de suspendre l'AME, évoquant « une atteinte grave et manifestement disproportionnée » au « droit » de Hassan Iquioussen « à mener une vie privée et familiale normale ». Selon Mediapart qui a pu consulter l'ordonnance de suspension de l'expulsion, « le tribunal a considéré que certaines prises de position prêtées par le ministre à Hassan Iquioussen, tels que son rejet des valeurs occidentales ou son soutien supposé à Oussama Ben Laden, ne sont établies par aucune pièce de la procédure ». Pour les propos cités attestés par des pièces, elles ne relèvent pas de « la provocation à la discrimination ou à la haine ». Les propos « rétrogrades » sur le rôle des femmes dans la famille, ne sauraient constituer un motif suffisant d'expulsion, compte tenu des retombées sur la vie familiale de M. Iquioussen[29].

Le , l'avocate de Hassan Iquioussen saisit la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui refuse le lendemain de suspendre son expulsion au motif qu'elle n'entraînerait pas de « risques irréparables » pour sa personne[30],[31].

Le ministre de l'Intérieur annonce qu'il va faire appel de la décision devant le Conseil d'État[32]. Dans l'éventualité où ce dernier ne lui donnerait pas gain de cause, il envisagerait de recourir à un changement de législation selon Sacha Houlié (LREM), président de la commission des lois de l'assemblée nationale[33]. Le , un recours est effectivement déposé auprès du Conseil d'État[34], qui examine l'affaire le [35] et annule l'ordonnance administrative suspendant l'AME le , estimant que les « propos antisémites » de Hassan Iquioussen « ainsi que son discours sur l'infériorité de la femme et sa soumission à l'homme constituent des actes de provocation explicites et délibérés à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d'expulsion »[36]. Gérald Darmanin se félicite du verdict dans lequel il voit « une grande victoire pour la République »[37]. À 19 h 20, des policiers nationaux se présentent au domicile de Hassan Iquioussen, 228 rue Albert-Cousin à Lourches, dans le but de l'interpeller et de le placer en centre de rétention administrative[38]. L'intéressé, inscrit au fichier des personnes recherchées, n'est cependant pas sur place et a pris la fuite en Belgique[39]. Le , un juge d'instruction de Valenciennes délivre un mandat d'arrêt européen à son encontre pour « soustraction à l’exécution d’une décision d’éloignement ». Le , le vice-Premier ministre belge Vincent Van Quickenborne annonce que si Hassan Iquioussen se trouvait dans son pays, il en serait expulsé[40]. Le , il annonce son arrestation par la police belge à proximité de la ville de Mons, non-loin de la frontière avec la France[41]. Depuis Cayenne (où il assiste aux Assises de la sécurité), Gérald Darmanin se « se réjouit » d'une telle interpellation et « remercie très sincèrement » les services belges pour cette dernière[42]. Hassan Iquioussen est quant à lui incarcéré à la prison de Tournai en attendant que les tribunaux belges se prononcent sur son cas[43]. Le , la chambre du conseil du tribunal de Tournai (ouest) refuse son extradition vers la France en raison de « l'illégalité du mandat d'arrêt européen » délivré à son encontre[44]. Le , après près d'un mois de détention, il est autorisé à quitter la prison de Tournai à condition de porter un bracelet électronique et de demeurer 24 heures sur 24 au domicile d'un ami, résident belge[45]. Le , la Cour d'appel de Mons confirme le verdict rendu en premier instance par la chambre du conseil de Tournai[46]. Le soir-même, Hassan Iquioussen, clandestin au regard de l'État belge, est placé dans un centre fermé à Vottem en vue de son expulsion vers le Maroc[47]. Finalement, en janvier 2023, les autorités belges l'expulsent vers Casablanca au Maroc[48].

Oppositions politiques et associatives[modifier | modifier le code]

Le , le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) fustige sur son compte Twitter le soutien apporté à Hassan Iquioussen par Marwan Muhammad, Bilal Righi et Feïza Ben Mohamed[49].

Dans un communiqué publié le sur son compte Twitter, le député du Nord David Guiraud (LFI) s'oppose à l'expulsion de l'imam dans laquelle il voit le fruit d'une « procédure douteuse » relevant du « fait du Prince »[50]. Le , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin recommande au groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale d'« exclure ce parlementaire qui a, je le crois, déshonoré profondément, profondément nos valeurs[51]. »

Le , l'Union juive française pour la paix (UJFP) dénonce la procédure d'expulsion engagée à l'encontre de Hassan Iquioussen comme une « manœuvre politique grossière »[52].

Le , la Ligue des droits de l'homme (LDH) dénonce la procédure d'expulsion engagée à l'encontre de l'imam comme une « instrumentalisation politico-médiatique du droit » et un possible « retour de la lettre de cachet »[53].

Le , le député des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard (LFI) déclare que l'expulsion de Hassan Iquioussen ne peut pas être laissée à « l'arbitraire du ministre de l'Intérieur qui décide que […] tel propos n'est pas acceptable[54]. »

Le , une tribune intitulée « Refuser l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, c’est défendre les principes élémentaires de l’Etat de droit » est publiée dans Mediapart avec le soutien de plusieurs personnalités[55],[56].

Plusieurs associations cultuelles locales réagissent[57] et 31 mosquées des Hauts-de-France apportent leur soutien au prédicateur[58]. La fédération Musulmans de France (ex-UOIF), fait part de son « étonnement et son incompréhension ». Une pétition en sa faveur récolte 21 000 signatures le [3],[59],[60].

En Belgique, Franck Amin Hensch, imam de la mosquée Assahaba à Verviers (la plus grande de Wallonie) soutient Iquioussen qui a déjà été son invité. Il le présente comme un « enseignant qui depuis des décennies appelle la jeunesse musulmane à vivre de manière harmonieuse sa foi et sa citoyenneté […][61]. »

Le , près de 200 personnes se réunissent sur la place de la République à Paris pour protester contre la décision du Conseil d'État approuvant son expulsion[62].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux thèmes de ses prêches, on peut notamment citer l'appel aux musulmans de France à se sentir pleinement français, à s'engager dans la vie politique et citoyenne et à sortir de l'image victimaire qui leur est réservée pour agir et être acteur de leur destin. Son expérience du terrain, ses connaissances et ses prédications sont souvent citées comme représentatives d'une certaine mutation de l'Islam propre à la France[63],[64].

Propos antisémites en 2003[modifier | modifier le code]

En 2003, Hassan Iquioussen donne une conférence publique enregistrée et diffusée sous forme de cassette audio sous le titre « La Palestine, histoire d'une injustice ». En , le journal L’Humanité révèle la teneur des propos tenus lors de cette conférence[65]. Iquioussen y qualifiait les juifs d’« avares et usuriers ». Il les accusait d’être « le top de la trahison et de la félonie », de « comploter contre l’islam et les musulmans » ou encore de « [ne pas vouloir] se mélanger aux autres qu'ils considèrent comme des esclaves ». Il attribuait le schisme qui a divisé l'islam « à un juif yéménite converti pour détruire l’islam de l’intérieur » (Abdullah ibn Saba) et présentait Mustafa Kemal Atatürk comme « un converti hypocritement à l’islam » pour la même raison. Il accusait les sionistes d’avoir poussé « Hitler à faire du mal aux Juifs allemands pour les forcer à partir » et présentait le président égyptien Anouar el-Sadate comme un « agent américain » tandis que Yasser Arafat et ses hommes étaient accusés de dépravation. Il y faisait également l’éloge d’Hassan el-Banna, le fondateur des Frères musulmans.

Après que Dominique de Villepin, à l’époque ministre de l'Intérieur, a condamné ces propos, Hassan Iquioussen est revenu sur ses déclarations, affirmant : « je reconnais avoir tenu des propos déplacés, je reconnais mes torts. Je condamne mes propos déplacés. L'antisémitisme est une horreur. […] Je fais une centaine d'interventions par an. Ça m'arrive de déborder, je n'ai pas de scrupules ni de honte à reconnaître mes erreurs. »[66]. Par ailleurs, il affirme dans une vidéo de 2015 : « Vive la loi contre l'antisémitisme parce qu'être antisémite c'est de la folie, détester quelqu'un parce qu'il est juif est un pêché en islam. »[67].

Propos sur les femmes[modifier | modifier le code]

En 2013, Hassan Iquioussen déclare dans une vidéo Youtube que la femme « doit tout faire pour essayer de plaire à son mari » et accepter qu'il « tombe en martyr »[68]. Le , lors d'une conférence à la grande mosquée de Rosny-sous-Bois, il affirme que les femmes doivent « rester à la maison pour s'occuper des enfants et de leur mari »[69].

Le , le juge administratif qui suspend l'expulsion de Hassan Iquioussen du territoire français déclare que ces derniers propos sont « rétrogrades » et constitutifs d'« actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination » mais qu'ils « ne suffisent pas à eux seuls à justifier l’expulsion »[70]. Sur des bases plus larges, le suivant, le Conseil d'État estime l'expulsion justifiée.

Propos sur le terrorisme[modifier | modifier le code]

En 2012, Hassan Iquioussen tient des propos complotistes au sujet des attentats du 11 septembre 2001 et de la tuerie commise par Mohamed Merah à Toulouse[71],[2].

Il déclare par ailleurs qu'Oussama ben Laden est un « grand combattant face aux Américains » et un « grand défenseur de l’Islam », ce qui lui vaut d'être fiché S[72].

Négation du génocide arménien[modifier | modifier le code]

Dans un enregistrement daté du 5 octobre 2012, il déclare : « Si la loi [pénalisant la négation du génocide arménien] était passée, je n'aurais pas pu dire que le génocide arménien n'existe pas, parce que la loi me condamne. Alors que là, je peux m'éclater. (...) Il n'y a pas eu de génocide et j'ai les preuves historiques. »[73].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Propos de Bernard Rougier recueillis par Alexandre Devecchio, « Comment l’imam Iquioussen a contribué à l’«édification islamique» d’une génération », Le Figaro,‎ 4 août 2022 ; page 19 (lire en ligne, consulté le ).
  2. a et b Antoine Menusier, « L'imam Hassan Iquioussen expulsé ? Comment le lycéen nordiste est devenu "prêcheur des cités" », L'Express, (consulté le )
  3. a b et c Camille Polloni, « Menacé d’expulsion « manu militari », l’imam Iquioussen conteste un portrait « fallacieux » », sur Mediapart (consulté le )
  4. a b et c Robin Korda et Vincent Mongaillard, « Quand l’imam indésirable Hassan Iquioussen faisait affaire avec… l’oncle de Gérald Darmanin », Le Parisien, (consulté le )
  5. « Osman Dan Fodio. Politique, religion, société et naissance d'un intégrisme musulman en zone sahélienne au début du XIXe siècle », dir. Serge Daget, université de Lille-III, 1991, 146 p. ; « Mémoires de maîtrise soutenus à l'U.F.R. d'Histoire, Histoire de l'Art et Archéologie de l'Université Charles de Gaulle-Lille III », Bernard Delmaire, Nadine Malle-Grain, Revue du Nord, tome 75, no 299, janvier-mars 1993, p. 238.
  6. Cécilia Gabizon, « Le prêcheur vedette des banlieues professe un antisémitisme virulent », Le Figaro, 28 octobre 2004.
  7. « Hassan Iquioussen, grande figure de l'UOIF : "La vie du musulman est un effort pour répandre la miséricorde et le combat" ».
  8. a et b Samir Amghar, « L'Europe, terre d'influence des Frères musulmans », sur Cairn.info (consulté le ).
  9. a et b Pascal Ceaux, « INFO JDD. L’imam Hassan Iquioussen est fiché S depuis 18 mois », Le Journal du dimanche, (consulté le )
  10. « Un « lycée musulman modèle », ça ressemble à quoi ? », sur L'Obs, (consulté le )
  11. Barbara Loyer et Delphine Papin, Entretien avec Caroline Fourest - Le féminisme laïque contre les intégrismes, Hérodote 2010/1 (no 136), pages 26 à 41
  12. « Hassan Iquioussen », sur YouTube (consulté le ).
  13. Lou Syrah, « Quand Darmanin dînait avec l’imam Iquioussen, qu’il veut à présent expulser », sur Mediapart, (consulté le )
  14. Hakim El Karoui, La fabrique de l'islamisme, Institut Montaigne, 620 p. (lire en ligne), p. 326
  15. « Denain-Anzin: l'enquête sur les Garages solidaires sur le point d'aboutir ? », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  16. Erwan Seznec, « Nord : Hassan Iquioussen, un imam sous pression », sur Marianne.net, (consulté le )
  17. Mayeul Aldebert, « Accusé d'avoir financé l'islamisme, le maire de Roubaix sera finalement jugé en octobre », Le Figaro, (consulté le )
  18. « Hassan Iquioussen, imam accusé de tenir des « discours haineux » et de développer « des thèses antisémites », va être expulsé, annonce Gérald Darmanin », Le Monde, (consulté le )
  19. « L’arrêté d’expulsion à l’encontre d’Hassan Iquioussen a bien été pris par le ministère », La Voix du Nord, (consulté le )
  20. « France: Darmanin veut expulser l’imam et conférencier Hassan Iquioussen qui dénonce une injustice », Agence Anadolu, (consulté le )
  21. « Darmanin annonce l'expulsion à venir d'un imam du Nord », Le Figaro, (consulté le )
  22. https://www.bladi.net/france-expulse-imam-marocain-hassan-iquioussen,95171.html
  23. M.CZ, d'après AFP, Le Point, Twitter, « Expulsé de France, un prédicateur islamiste souhaiterait s’installer en Belgique », sur 7sur7, premier août 2022 (consulté le )
  24. GDS, « Bouchez veut empêcher l’installation en Belgique de l’imam Iquioussen, frappé d'expulsion en France: "Trop de laxisme autour de l’accueil des prédicateurs de haine" », La Libre Belgique, (consulté le )
  25. a et b L. M., « Le prédicateur Hassan Iquioussen bientôt «exclu du territoire national», annonce Gérald Darmanin », La Voix du Nord, (consulté le )
  26. « Expulsion de l'imam Hassan Iquioussen : le Maroc suspend le laissez-passer consulaire permettant de l'accueillir », CNews, (consulté le )
  27. Tarik Qattab, « Le Maroc n’a pas encore donné son accord pour délivrer un laissez-passer à l'imam Hassan Iquioussen », sur Le360.ma, (consulté le )
  28. Feïza Ben Mohamed, « France : L’imam Hassan Iquioussen saisit la justice administrative pour faire suspendre son arrêté d’expulsion », Agence Anadolu, (consulté le )
  29. Camille Polloni, « Expulsion d’un imam : la justice contrecarre l’agenda politique de Gérald Darmanin », sur Mediapart (consulté le )
  30. « La demande de suspension de l’expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen vers le Maroc rejetée par la CEDH », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  31. « Expulsion d’Hassan Iquioussen: la CEDH rejette sa demande de suspension de l’expulsion », La Voix du Nord, (consulté le )
  32. Olivier Berger, « L’expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen est suspendue », La Voix du Nord, (consulté le )
  33. Pauline Théveniaud, « L’expulsion de l’imam Iquioussen suspendue par la justice, un revers pour Gérald Darmanin », Le Parisien, (consulté le )
  34. « Expulsion suspendue de l'imam Iquioussen : le ministère de l’Intérieur a fait appel devant le Conseil d’État », La Dépêche du Midi, (consulté le )
  35. « Affaire Iquioussen devant le Conseil d'État : un débat d'idées ou une menace ? », La Voix du Nord, (consulté le )
  36. « Le Conseil d'Etat donne son feu vert à l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen », France Info, (consulté le )
  37. « Pour Gérald Darmanin, la validation de l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen est une "grande victoire pour la République" », BFM TV, (consulté le )
  38. « Lourches : gros dispositif policier autour du domicile d’Hassan Iquioussen », La Voix du Nord, (consulté le )
  39. Thomas Prouteau et Charlène Slowik, « Les infos de 8h - L'imam Hassan Iquioussen aurait trouvé refuge en Belgique », RTL, (consulté le )
  40. Fanny Declercq, « L’imam radical Iquioussen sera expulsé de la Belgique s’il devait s’y trouver, annonce Van Quickenborne », Le Soir, (consulté le )
  41. « L'imam Hassan Iquioussen a été arrêté en Belgique », BFM TV, (consulté le )
  42. Nicolas Barreiro, « Fuite de l'imam Iquioussen : Gérald Darmanin "se réjouit" de son arrestation », RTL, (consulté le )
  43. Franck Antson et Nicolas Barreiro, « Les infos de 6h - "Le ministère de l'Intérieur fabule sur ma personne", se défend l'imam Iquioussen », RTL, (consulté le )
  44. Maxime Brandstaetter, « Hassan Iquioussen: la justice belge refuse la remise à la France de l'imam marocain », BFM TV, (consulté le )
  45. Maxime Brandstaetter, « Belgique: l'imam Iquioussen autorisé à sortir de prison mais placé sous surveillance électronique », BFM TV, (consulté le )
  46. « Belgique: le refus de remettre l'imam Hassan Iquioussen à la France confirmé en appel », BFM TV, (consulté le )
  47. Jean Chichizola, « Le sort de l’imam Iquioussen, un feuilleton kafkaïen », Le Figaro, (consulté le )
  48. Jean-Pierre Stroobants, « L’imam Iquioussen expulsé vers le Maroc après plusieurs rebondissements judiciaires », Le Monde, (consulté le ).
  49. Ümit Dönmez, « Le CIPDR, organe gouvernemental français cible une journaliste de l’Agence Anadolu », sur aa.com.tr, (consulté le ).
  50. « Expulsion d’Hassan Iquioussen : le député LFI David Guiraud prend la défense de l’imam et pointe “des procédures douteuses” », Valeurs actuelles, (consulté le ).
  51. Khalil Rajehi, « Gérald Darmanin : "La France Insoumise doit faire le ménage chez elle" », CNews, (consulté le ).
  52. Feïza Ben Mohamed, « France : Vague d’indignation face à la procédure d’expulsion qui vise l’imam Hassan Iquioussen », Agence Anadolu, (consulté le ).
  53. Lucie Soullier, « Hassan Iquioussen, prédicateur du nord de la France, en voie d’expulsion vers le Maroc », Le Monde, (consulté le ).
  54. « "L'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen ne peut pas être arbitraire du ministre de l'Intérieur", estime Manuel Bompard », (consulté le ).
  55. Notamment François Burgat, Didier Lestrade, Alain Gresh, Houria Bouteldja, Patrick Braouezec ou encore Rony Brauman.
  56. « Refuser l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, c’est défendre les principes élémentaires de l’Etat de droit », Le Club de Mediapart, (consulté le ).
  57. À Lyon, Amiens, Nice, Grenoble, Poitiers, Nîmes, en Alsace, en Franche-Comté et dans le Nord.
  58. Rédaction avec AFP, « La CEDH rejette une demande de suspension de l'expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen vers le Maroc », sur 7sur7, (consulté le ).
  59. « Une vingtaine de mosquées de la région appellent à signer une pétition contre l’expulsion du prédicateur Hassan Iquioussen », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  60. Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le ).
  61. « L’imam radical a fui la France : pour Liège ou Verviers ? », sur La Capitale, (consulté le ), p. 10.
  62. Chloé Lagadou et Juliette Moreau Alvarez, « Hassan Iquioussen : une manifestation de soutien à l'imam en fuite organisée à Paris », Europe 1, (consulté le )
  63. Paul Landau, Le Sabre et le Coran : Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l'Europe, éditions du Rocher, 2005.
  64. (en) Frank Peter, Islamic sermons, religious authority and the individualization of Islam in France, Religiosität in der säkularisierten Welt, 2006, p. 303-319
  65. Marc Blachère, « Iquioussen ou la culture de la haine antijuive », L’Humanité, 17 janvier 2004.
  66. « Un prêcheur musulman "reconnaît ses torts" », sur L'Obs, (consulté le )
  67. « Quel avenir pour l'Islam en France - Hassan Iquioussen » (consulté le )
  68. « "L’imam frériste Hassan Iquioussen menacé d’expulsion" », sur Le Point, (consulté le )
  69. « Imbroglio sur l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen : fiché S depuis 18 mois, ses propos font polémique », La Dépêche du Midi, (consulté le )
  70. Éric Landot, « Affaire Hassan Iquioussen : rebonds contentieux », Landot & associés, le blog juridique du monde public, (consulté le )
  71. « L'imam Iquioussen en fuite, le Maroc suspend son laissez-passer consulaire », sur arabnews.fr (consulté le )
  72. M.D., « Qui est Hassan Iquioussen, l'imam fiché S que la France veut expulser ? », sur tf1info.fr (consulté le )
  73. « Qui est Hassan Iquioussen, l'imam en fuite visé par un mandat d'arrêt européen ? », sur francetvinfo.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Mohamed Toujgani, imam marocain de la mosquée al Khalil, plus grande mosquée de Belgique, interdit sur ce territoire en 2021.