Louis-Paul Aujoulat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Louis-Paul Aujoulat
Illustration.
Louis-Paul Aujoulat, par Harcourt
Fonctions
Député
Gouvernement IVe République
Groupe politique MRP (1945-1948)
IOM (1948-1955)
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Cameroun

Louis-Paul Aujoulat, né le à Saïda (Algérie) ou son père était enseignant[1], et mort le à Paris, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études primaire et secondaire à Sidi-Bel-Abbès, il opte pour des études de médcine à Lilles lesquelles seront sanctionnées par une thèse de doctorat qu'il soutient à Nancy en 1934. Il a été chercheur dans un laboratoire de psychologie à Lylle et président de la ligue missionnaire des étudiants de France. Ancien membre de l'association Ad lucem, il en implante une branche (la fondation médicale Ad Lucem) à Efok en 1936. Il dirige cette fondation entre 1936 et 1945 en qualité de Médecin-directeur[2]. Médecin, il s’établit au Cameroun dont il devient député MRP aux deux assemblées nationales constituantes, puis à l’Assemblée nationale jusqu’en 1956. En 1948, il adhère au groupe des Indépendants d’Outre-mer, puis il devient secrétaire d’État à la France d’Outre-mer de nombreux gouvernements successifs.

Il lance en 1951 son propre parti, le Bloc démocratique camerounais (BDC). Il dispose notamment du soutien du prélat René Graffin, qui fait ouvertement campagne en sa faveur : « Tous les catholiques doivent, le jour de l'élection, aller aux urnes et voter pour le bon chrétien. » Le BDC ne parviendra toutefois jamais à se développer sérieusement et à concurrencer l'UPC[3].

D'après les témoignages de certains de ses collaborateurs, il était homosexuel mais devait le cacher en raison de son engagement conservateur et de ses croyances religieuses[3].

Il est délégué à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et rédige des articles sur l’Afrique.

Il était lié au cardinal Liénart et au mouvement des missionnaires laïcs Ad Lucem. Il était également un sympathisant de l'organisation transnationale Réarmement moral.

L'expression « aujoulatiste » continue d’être employée au Cameroun afin de désigner péjorativement un individu compromis avec le pouvoir.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Louis-Paul Aujoulat », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  • Étienne Thévenin, « Louis-Paul Aujoulat (1910-1973), un médecin chrétien au service de l'Afrique », in Jean Pirotte et Henri Derroitte (dir.), Églises et santé dans le tiers monde : hier et aujourd'hui, E. J. Brill, Leiden, 1991, p. 57-76

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Kouosseu, Noumbissie M. Tchouaké, Figures de l'histoire du Cameroun, Paris, Harmattan, , 380 p. (ISBN 978-2-296-99044-9), p. 274
  2. Dieudonné Tahafo Fonguieng & Al., Dictionnaire de la politique au Cameroun, 2e édition, Canada, PUL, (ISBN 978-2-7637-3843-7, www.pulaval.com), p. 22-23
  3. a et b Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte,