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Christophe Castaner

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Christophe Castaner
Illustration.
Christophe Castaner en 2017.
Fonctions
Ministre de l'Intérieur
En fonction depuis le
(2 mois et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Édouard Philippe (intérim)
Gérard Collomb
Délégué général de La République en marche

(11 mois et 3 jours)
Élection
Prédécesseur Direction collégiale intérimaire
Emmanuel Macron (président)
Successeur Philippe Grangeon (intérim)
Stanislas Guerini
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement

(1 an, 4 mois et 29 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur André Vallini
Successeur Marc Fesneau (ministre)
Porte-parole du gouvernement

(7 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Stéphane Le Foll
Successeur Benjamin Griveaux
Député français

(1 mois)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e des Alpes-de-Haute-Provence
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Esther Baron
Successeur Emmanuelle Fontaine-Domeizel

(4 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 2e des Alpes-de-Haute-Provence
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Daniel Spagnou
Successeur Esther Baron
Maire de Forcalquier

(16 ans, 3 mois et 29 jours)
Prédécesseur Pierre Delmar
Successeur Gérard Avril
Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(8 ans, 3 mois et 11 jours)
Élection
Réélection
Président Michel Vauzelle
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(8 ans, 3 mois et 11 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Circonscription Alpes-de-Haute-Provence
Président Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Ollioules (Var)
Nationalité Française
Parti politique PS (1986-2017)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de université d'Aix-Marseille
Profession Juriste
Résidence Hôtel de Beauvau, Paris (VIIIe)

Christophe Castaner [kʀistɔf kastanɛʀ][1], né le à Ollioules (Var), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1986, il intègre les cabinets ministériels de Catherine Trautmann et de Michel Sapin sous le gouvernement Lionel Jospin. Il est notamment maire de Forcalquier, président de la communauté de communes Pays de Forcalquier - Montagne de Lure puis du Pays de Haute-Provence, et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Tête de liste PS lors des élections régionales de 2015, il échoue au premier tour. Il est actuellement conseiller municipal de Forcalquier.

Élu député dans la 2e circonscription des Alpes de Haute-Provence en 2012, il rejoint en 2016 le mouvement En marche, conduit par Emmanuel Macron. Il est porte-parole de ce dernier lors de la campagne présidentielle de 2017, puis est réélu député.

En , il est nommé secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement d'Édouard Philippe. Il se voit retirer le porte-parolat du gouvernement en , après être devenu délégué général de La République en marche (LREM). Il est nommé ministre de l'Intérieur en et quitte alors la tête de LREM.

Situation personnelle

Vie privée et familiale

Né d'un père militaire et d'une mère femme au foyer, Christophe Castaner est le cadet d'une famille de trois enfants[2].

Marié à une femme cadre bancaire, il est père de deux filles[2],[3].

Jeunesse

À 18 ans, il quitte le foyer familial et reste deux ans à Marseille, où il gagne de l'argent notamment en jouant au poker[3]. Il se lie avec Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence de la Dream Team abattu de plusieurs balles en 2008 ; il déclare à ce sujet : « C'était mon grand frère, mon protecteur. Il m'appelait l'étudiant »[4].

Formation

Il reprend ses études à l'âge de 20 ans et passe son baccalauréat en candidat libre en 1986[2], qu'il obtient au rattrapage[5].

Diplômé de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il est titulaire d’un DESS de juriste d’affaires internationales et d’un diplôme de sciences pénales et de criminologie ; il complète sa formation en sciences politiques[6],[7].

Parcours politique

Il s'engage en politique pendant ses études, dans les clubs Forum de Michel Rocard[3],[4]. Il y fait la connaissance de différentes personnalités du monde politique dont Michel Sapin, Alain Bauer, Manuel Valls ainsi qu'Olivier Faure avec qui il a gardé des liens ou encore avec Benoît Hamon avec qui il a au contraire coupé les ponts[4]. Il devient membre du Parti socialiste en 1986[6]. Après une première expérience au sein de la Banque nationale de Paris à la direction juridique de la société, il est recruté à la direction de collectivités locales à Avignon et Paris.

En 1992, il est, pour les élections cantonales, le directeur de campagne de Jean-Louis Bianco qui, après avoir été ministre, deviendra président du département où il s'implantera, les Alpes-de-Haute-Provence.

Il devient en 1995 directeur de cabinet de Tony Dreyfus, alors maire du 10e arrondissement de Paris. Conseiller technique de Catherine Trautmann, ministre de la Culture en 1997, il devient son chef de cabinet en 1998 avant de devenir chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, de 2000 à 2002[2].

Élu local

Maire et conseiller municipal de Forcalquier

Christophe Castaner en 2012

Christophe Castaner se présente en 2001 à la mairie de Forcalquier. Il gagne face au maire sortant, Pierre Delmar (RPR). Réélu maire de Forcalquier et président de la communauté de communes Pays de Forcalquier - Montagne de Lure en 2008, il est un acteur actif du Pays de Haute-Provence[8]. Il est de nouveau réélu maire de Forcalquier le face à Sébastien Ginet (UMP)[9]. Le 11 avril 2014, son vice-président, Pierre Garcin, lui succède à la présidence de la communauté de communes de Forcalquier et montagne de Lure. Il prend la présidence du Pays de Haute-Provence en 2016[réf. nécessaire]. Il démissionne de sa fonction de maire de Forcalquier en juillet 2017[10] mais reste conseiller municipal de cette ville.

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

En 2004, alors élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), il se voit confier par le président Michel Vauzelle la délégation de l’aménagement des territoires. Pour la première fois, cette importante responsabilité échoit à un « alpin » , qui plus est, le plus jeune des vice-présidents de la région PACA. Il est réélu en 2010 et chargé d’une nouvelle délégation : emploi, économie, enseignement supérieur et innovation.

En février 2015, les adhérents socialistes désignent Christophe Castaner comme tête de liste pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, face à Patrick Allemand et Elsa di Méo. La liste qu’il conduit obtient au premier tour 16,6 % contre 40,6 % pour celle du Front national (FN) et 26,5 % pour celle des Républicains (LR). Suivant la consigne du Parti socialiste, Christophe Castaner décide de ne pas présenter sa liste au second tour, afin de faire barrage au FN[11],[12]. Ce choix favorise la victoire de Christian Estrosi, mais conduit à la disparition du PS du conseil régional.

Fonctions et mandats nationaux

Député pour les Alpes-de-Haute-Provence

Le 17 juin 2012, il est élu député dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence face au candidat UMP, Jean-Claude Castel, maire de Corbières. Membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale, il est nommé en juillet 2012 rapporteur spécial des budgets du travail et de l'emploi.

Le 20 juin 2014, Manuel Valls, Premier ministre, confie par décret à Christophe Castaner la vice-présidence du Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié (COPIESAS)[13]. Cette instance est chargée de mener à bien les négociations à venir avec les partenaires sociaux sur l'évolution de ce dispositif. Il est rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron[14].

Il est porte-parole et soutien d'Emmanuel Macron pendant la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle de 2017[15]. À l'occasion de cette campagne, sa mauvaise foi ou ses maladresses lui ont été à plusieurs reprises reprochées[16],[17],[18],[19],[20]. Il justifie son ralliement à Emmanuel Macron en expliquant qu'en politique il faut être « au bon endroit et au bon moment, sans forcément savoir ce que sera l’après ». Décrit comme ambitieux, il considère que « tous les politiques ont de l’ego. Ou alors ils mentent. Il y a peu, je téléchargeais encore La Provence à 5 heures du matin pour voir s’il y avait ma photo dans l’édition du jour »[2].

Il se présente à sa succession aux élections législatives de 2017, sous l'étiquette La République en marche (REM), dans la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Il est réélu[21].

Secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement

Le 17 mai 2017, il est nommé secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. Il est également désigné porte-parole du gouvernement Édouard Philippe.

En octobre 2017, à la suite d'arrestations, il est cité parmi de potentielles cibles d'attentats qui auraient été préparés par des militants d'extrême droite. Jean-Luc Mélenchon ferait également partie des cibles[22]. Le sérieux de ce danger est démenti par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb peu de temps après[23],[24].

Le 24 novembre 2017, il quitte son poste de porte-parole du gouvernement.

Le quotidien Le Monde estime qu'il est l'un des principaux « perdants » de la crise née de l'affaire Benalla, en juillet 2018, affirmant qu'il en « sort très affaibli » et relevant notamment qu'il « a été très peu vu au banc quand l’opposition paralysait l’Assemblée nationale à coups de rappels au règlement et de suspensions de séance »[25].

Au sein de La République en marche

Le , il est élu délégué général de La République en marche, lors du congrès de novembre 2017 pour un mandat de trois ans. Le poste est non rémunéré. Castaner promet de ne pas être « le chef du mouvement » mais « un animateur, un facilitateur », avec comme objectif de « remettre le mouvement en mouvement »[26]. Il doit notamment soutenir les « référents » départementaux, dont six démissionnent, exténués, au début de l'année 2018[27]. Il annonce son intention de quitter la tête du parti après sa nomination au ministère de l’Intérieur[28].

Ministre de l’Intérieur

Le 16 octobre 2018, deux semaines après la démission de Gérard Collomb, il est nommé au ministère de l’Intérieur. Lors des négociations en vue de ce remaniement, des médias se font l’écho de ses menaces de démission du gouvernement s’il n’obtenait pas le portefeuille de l’Intérieur, ce qu'il a cependant démenti[29].

Son attitude et plusieurs de ses déclarations lors du mouvement des Gilets jaunes lui sont reprochées, notamment lorsqu'il accuse ceux-ci de « suivre les consignes de Marine Le Pen »[30],[31]. Avec Emmanuel Macron, il est ainsi au centre des critiques des manifestants[32].

Détail des mandats et fonctions

Christophe Castaner en 2012.

Au niveau national

Au niveau local

Notes et références

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. a b c d et e Guillaume Gendron, « Christophe Castaner : l'enjoliveur » sur Libération, 18 septembre 2017.
  3. a b et c Bruno Jeudy, « Christophe Castaner, premier de cordée », Paris Match, semaine du 2 au 8 novembre 2017, pages 62-65.
  4. a b et c Le JDD, « Les erreurs de jeunesse de Christophe Castaner », lejdd.fr,‎ (lire en ligne).
  5. [1] Emission C8, Salut les terriens, minutage 29:17.
  6. a et b Prisma Média, « Portrait Christophe Castaner, le “kéké” du gouvernement », Vsd.fr,‎ (lire en ligne).
  7. « Qui est vraiment Christophe Castaner, le futur patron de la République en marche ? », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne).
  8. Site de Christophe Castaner au PS
  9. http://www.hauteprovenceinfo.com/article-3892-forcalquier-christophe-castaner-reelu-a-l-39arrache.html.
  10. « Forcalquier : Castaner cède sa place au maire de Limans », sur laprovence.com, (consulté le 18 octobre 2018).
  11. Régionales 2015: Christophe Castaner a plié «sous la pression» de Paris, 20minutes.fr, 8 décembre 2015.
  12. En Paca, la « décision lourde et difficile » de Castaner, Stéphanie Harounyan, Libération, 7 décembre 2015.
  13. « Article sur le Copiesas - Blog Christophe Castaner ».
  14. Lilian Alemagna, « Macron, « faux moderne » ou « briseur de lignes » », sur www.liberation.fr, (consulté le 3 décembre 2015).
  15. Cédric Pietralunga, « Macron : une annonce de candidature pour engranger de nouveaux soutiens », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  16. « Sur Twitter, Castaner envoie Sarkozy en prison, avant de se rétracter - Haute Provence Info », sur www.hauteprovenceinfo.com (consulté le 17 mai 2017).
  17. Juliette Gramaglia, « Passe d'armes entre Fakir et un soutien de Macron », @rrêt sur images,‎ (lire en ligne).
  18. « Primaire à droite: un député PS imagine Sarkozy en prison, avant de s'excuser », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  19. Etienne Baldit, « Le macroniste Castaner déforme totalement la phrase de Peillon sur Macron, "l'UMPS" et les chambres à gaz - Le Lab Europe 1 », Europe1,‎ (lire en ligne).
  20. « Vu par Castaner : si Edouard Philippe détestait tant la transparence... c'était par simple discipline de groupe ! », Marianne,‎ (lire en ligne).
  21. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  22. « Projet d'attentat de l'ultradroite : Mélenchon et Castaner ignoraient la menace », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  23. Ultra-droite : Collomb minimise les menaces contre Mélenchon et Castaner, leparisien.fr, 19 octobre 2017
  24. Gérard Collomb minimise le "sérieux" de la "bande" d'extrême droite arrêtée mardi, lefigaro.fr, 19 octobre 2017.
  25. Virginie Malingre, Manon Rescan et Olivier Faye, « Benalla : du Parlement au gouvernement, les gagnants et les perdants de la crise », sur lemonde.fr, (consulté le 31 juillet 2018).
  26. Le Point, magazine, « Castaner prend la tête de LERM pour la remettre en mouvement », sur Le Point (consulté le 19 novembre 2017).
  27. « Castaner tente de doper le moral des "référents" LREM à bout de souffle », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  28. https://www.bfmtv.com/politique/gouvernement/en-direct-le-remaniement-du-gouvernement-attendu-dans-la-journee/.
  29. https://www.liberation.fr/direct/element/castaner-a-menace-de-demissionner-sil-nobtenait-pas-le-ministere-de-linterieur_88438/.
  30. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/24/01016-20181124LIVWWW00009-en-direct-gilets-jaunes-suivez-la-journee-de-mobilisation-du-samedi-24-novembre.php
  31. https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/24/accuse-de-reduire-les-gilets-jaunes-a-lultradroite-castaner-sattire-les-critiques-de-toute-part_a_23599146/.
  32. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/24/01016-20181124ARTFIG00082-gilets-jaunes-macron-et-castaner-au-coeur-des-critiques.php.

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