Christophe Castaner

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Christophe Castaner
Christophe Castaner en 2017.
Christophe Castaner en 2017.
Fonctions
Délégué général de La République en marche !
En fonction depuis le
(25 jours)
Élection 18 novembre 2017
Prédécesseur Direction collégiale intérimaire
Emmanuel Macron (président, En marche !)
Secrétaire d'État chargé des Relations
avec le Parlement
En fonction depuis le
(6 mois et 26 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur André Vallini
Porte-parole du gouvernement

(6 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Stéphane Le Foll
Successeur Benjamin Griveaux
Député de la 2e circonscription
des Alpes-de-Haute-Provence

(1 mois)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Esther Baron
Successeur Emmanuelle Fontaine-Domeizel

(4 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Daniel Spagnou
Successeur Esther Baron
Maire de Forcalquier

(16 ans, 3 mois et 29 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Pierre Delmar
Successeur Gérard Avril
Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(8 ans, 3 mois et 15 jours)
Élection
Réélection
Président Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Ollioules (Var)
Nationalité française
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
EM/REM (depuis 2016)
Diplômé de université d'Aix-Marseille
Profession Juriste
Résidence Hôtel de Clermont, Paris
(VIIe)

Christophe Castaner
Maires de Forcalquier

Christophe Castaner, né le à Ollioules[1], est un juriste et homme politique français.

Député des Alpes-de-Haute-Provence, tête de liste du Parti socialiste aux élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il rejoint le mouvement En marche ! d'Emmanuel Macron en 2016.

Il est porte-parole d'Emmanuel Macron pendant la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle de 2017[2]. Le 17 mai 2017, il devient secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement d'Édouard Philippe, il garde ses fonctions dans le gouvernement Philippe II (jusqu'au 24 novembre 2017 pour sa fonction de porte-parole).

Il est depuis le 18 novembre 2017 délégué général de La République en marche !.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Né d'un père militaire et d'une mère femme au foyer, Christophe Castaner est le cadet d'une famille de trois enfants[1].

Marié à une cadre bancaire, il est père de deux filles[1],[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Mauvais élève, il obtient son baccalauréat en candidat libre à l'âge de 20 ans en 1986[1], au rattrapage[4]. À 18 ans, il avait quitté le foyer familial et est resté deux ans à Marseille, où il gagne de l'argent facile, notamment grâce au poker[3].

Diplômé de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il est titulaire d’un DESS de juriste d’affaires internationales et d’un diplôme de sciences pénales et de criminologie ; il complète sa formation en sciences politiques.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il s'engage en politique pendant ses études, dans les clubs Forum de Michel Rocard[3].

Après une première expérience au sein de la Banque nationale de Paris à la direction juridique de la société, il est recruté à la direction de collectivités locales à Avignon et Paris. Il devient en 1995 directeur de cabinet de Tony Dreyfus, alors maire du 10e arrondissement de Paris.

Conseiller technique de la ministre de la Culture Catherine Trautmann en 1997, il devient son chef de cabinet en 1998 avant de devenir chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, de 2000 à 2002[1].

Élu local[modifier | modifier le code]

Maire de Forcalquier[modifier | modifier le code]

Christophe Castaner se présente en 2001 à la mairie de Forcalquier. Il gagne face au maire sortant, Pierre Delmar, élu RPR depuis 1983 – qui fut également député et conseiller général.

Réélu maire de Forcalquier et président de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure en 2008, il est un acteur actif du Pays de Haute-Provence qu’il a porté sur les fonts baptismaux[5].

Il est de nouveau réélu maire de Forcalquier le face à Sébastien Ginet (UMP)[6]. Le 11 avril 2014, son vice-président, Pierre Garcin, lui succède à la présidence de la communauté de communes de Forcalquier et montagne de Lure.

Région PACA[modifier | modifier le code]

En 2004, alors élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), il se voit confier par le président Michel Vauzelle la délégation de l’aménagement des territoires. Pour la première fois, cette importante responsabilité échoit à un « alpin » , qui plus est le plus jeune des vice-présidents de la région PACA. Il est réélu en 2010 et chargé d’une nouvelle délégation : emploi, économie, enseignement supérieur et innovation.

Christophe Castaner est désigné le 5 février 2015 tête de liste pour les élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur par les militants du Parti socialiste par 55 % des suffrages, devant Patrick Allemand (31 %) et Elsa di Méo (14 %). Il obtient au premier tour 17 % contre 40,55 % pour le Front national (FN) et 26,47 % pour Les Républicains (LR). Suivant la décision du Parti socialiste[7], Christophe Castaner décide de ne pas présenter sa liste au second tour pour faire barrage au FN[8]. Ce choix permet l'élection de Christian Estrosi avec 54,8 % des voix.

Carrière politique nationale[modifier | modifier le code]

Député des Alpes-de-Haute-Provence[modifier | modifier le code]

Christophe Castaner et Sylvia Pinel, alors ministre du Tourisme, en 2013.

Le , il est élu député PS de la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence aux élections législatives de 2012 face au candidat UMP, Jean-Claude Castel, maire de Corbières.

Membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale, il est nommé en juillet 2012 rapporteur spécial des budgets du travail et de l'emploi.

Le 20 juin 2014, Manuel Valls, Premier ministre, a confié par décret à Christophe Castaner la vice-présidence du Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié (COPIESAS)[9]. Cette instance est chargée de mener à bien les négociations à venir avec les partenaires sociaux sur l'évolution de ce dispositif.

Il est rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron[10].

Il est porte-parole et soutien d'Emmanuel Macron pendant la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle de 2017[2]. A l'occasion de cette campagne, il lui ont été à plusieurs reprises reprochées mauvaise foi ou maladresses [11],[12],[13],[14],[15].

Il justifie son ralliement à Emmanuel Macron en expliquant qu'en politique il faut être « au bon endroit et au bon moment, sans forcément savoir ce que sera l’après». Décrit comme ambitieux, il considère que « Tous les politiques ont de l’ego. Ou alors ils mentent. Il y a peu, je téléchargeais encore La Provence à 5 heures du matin pour voir s’il y avait ma photo dans l’édition du jour »[1].

Il se présente à sa succession aux élections législatives de 2017, sous l'étiquette La République en marche ! (LREM), dans la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Il est réélu.

Secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 2017, il est nommé secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. Il est également désigné porte-parole du gouvernement Edouard Philippe.

En octobre 2017, à la suite d'arrestations, il est cité parmi de potentielles cibles d'attentats qui auraient été préparés par des militants d'extrême droite. Jean-Luc Mélenchon ferait également partie des cibles[16]. Un danger dont le sérieux est démenti par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb peu de temps après[17],[18].

Le 24 novembre 2017, il quitte son poste de porte-parole du gouvernement.

Au sein de La République en marche ![modifier | modifier le code]

Le , il est élu délégué général de La République en marche !, lors du congrès de novembre 2017 pour un mandat de trois ans[19].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

-22 juillet 2017 : maire PS de Forcalquier

Depuis 2001 conseiller municipal  : Forcalquier

Du au 12 avril 2014 : président PS de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

- [20] : vice-président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Fonctions nationales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Guillaume Gendron, « Christophe Castaner : l'enjoliveur » sur Libération, 18 septembre 2017
  2. a et b Cédric Pietralunga, « Macron : une annonce de candidature pour engranger de nouveaux soutiens », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. a, b et c Bruno Jeudy, « Christophe Castaner, premier de cordée », Paris Match, semaine du 2 au 8 novembre 2017, pages 62-65.
  4. [1] Emission C8, Salut les terriens, minutage 29:17
  5. Site de Christophe Castaner au PS
  6. http://www.hauteprovenceinfo.com/article-3892-forcalquier-christophe-castaner-reelu-a-l-39arrache.html
  7. Régionales 2015: Christophe Castaner a plié «sous la pression» de Paris, 20minutes.fr, 8 décembre 2015
  8. En Paca, la «décision lourde et difficile» de Castaner, Stéphanie Harounyan, libération, 7 décembre 2015
  9. « Article sur le Copiesas - Blog Christophe Castaner »
  10. Lilian Alemagna, « Macron, «faux moderne» ou «briseur de lignes» », sur www.liberation.fr, (consulté le 3 décembre 2015).
  11. « Sur Twitter, Castaner envoie Sarkozy en prison, avant de se rétracter - Haute Provence Info », sur www.hauteprovenceinfo.com (consulté le 17 mai 2017)
  12. Juliette Gramaglia, « Passe d'armes entre Fakir et un soutien de Macron », @rrêt sur images,‎ (lire en ligne)
  13. « Primaire à droite: un député PS imagine Sarkozy en prison, avant de s'excuser », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  14. Etienne Baldit, « Le macroniste Castaner déforme totalement la phrase de Peillon sur Macron, "l'UMPS" et les chambres à gaz - Le Lab Europe 1 », Europe1,‎ (lire en ligne)
  15. « Vu par Castaner : si Edouard Philippe détestait tant la transparence... c'était par simple discipline de groupe ! », Marianne,‎ (lire en ligne)
  16. « Projet d'attentat de l'ultradroite: Mélenchon et Castaner ignoraient la menace », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Ultra-droite : Collomb minimise les menaces contre Mélenchon et Castaner, leparisien.fr, 19 octobre 2017
  18. Collomb minimise le "sérieux" de la "bande" d'extrême droite arrêtée mardi, lefigaro.fr, 19 octobre 2017
  19. Le Point, magazine, « Castaner prend la tête de LERM pour la remettre en mouvement », sur Le Point (consulté le 19 novembre 2017)
  20. Article HPI du 13 juillet 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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