La Manif pour tous

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La Manif pour tous
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901[1]
But Opposition au mariage homosexuel, à l'homoparentalité (adoption, PMA, GPA) et à la « théorie du genre »[2]
Promotion du mariage homme-femme et de la « famille traditionnelle »[3]
Zone d’influence Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la Finlande Finlande
Fondation
Fondation [4]
Fondateurs Frigide Barjot
Albéric Dumont
Ludovine de La Rochère
Guillaume de Prémare
Origine Opposition à la loi autorisant en France le mariage entre personnes de même sexe
Identité
Siège Paris[3]
Personnages clés Camel Bechikh
Philippe Brillault
Jérôme Brunet
Jean-Pier Delaume-Myard
Tugdual Derville
Lionel Lumbroso
Franck Meyer[5]
Secrétaire général Cédric du Rieu[6]
Présidente Ludovine de La Rochère
Coordinateur général Albéric Dumont[7]
Méthode Manifestations, propositions politiques
Financement Dons, adhésions, boutique en ligne
Publication La Manif pour tous #saison 1
Slogan On ne lâche rien ! (ONLR)
Site web www.lamanifpourtous.fr

La Manif pour tous (LMPT) est le principal collectif d'associations[8] à l'origine des plus importantes manifestations d'opposition à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe (dit « mariage pour tous ») en France. Avec le Printemps français, il constitue l'expression la plus visible de cette opposition. Depuis la promulgation de la loi en mai 2013, les revendications du collectif se sont élargies[9] de l'opposition au mariage homosexuel et à l'homoparentalité (adoption, PMA, GPA), à la défense de la « famille traditionnelle » et au rejet de l'enseignement de la « théorie du genre ».

Décrit par de nombreux médias comme lié à l'Église catholique et ancré entre la droite et l'extrême droite[10], le collectif se présente comme apolitique et aconfessionnel[11], avant de devenir lui-même un parti politique en avril 2015[12]. Victime de divisions (avec les départs successifs de Béatrice Bourges, de Frigide Barjot et de Xavier Bongibault), la Manif pour tous fait également l'objet de différentes critiques (homophobie, racisme et instrumentalisation des enfants)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Frigide Barjot, première principale porte-parole de La Manif pour tous, entourée de Tugdual Derville et de Xavier Bongibault.

L'origine du collectif remonte au quand une cinquantaine de responsables associatifs, représentant officiellement 37 associations, se réunissent à Paris avec des philosophes, des psychiatres et des hauts fonctionnaires, pour définir une stratégie face au projet de loi sur le mariage homosexuel et la filiation pour personnes de même sexe. Ces 37 associations sont souvent des associations fantômes (coquilles vides) où la religion chrétienne est très présente, sur des sites récents et souvent anonymes, et où la Communauté de l'Emmanuel qui ne fait partie de la liste revient souvent, et entourées d'organisations parfois radicales, comme l'analyse Le Monde en 2016[14]. De cette première réunion émergent plusieurs personnalités appelées à devenir porte-parole du mouvement : Laurence Tcheng, fondatrice de La Gauche pour le mariage républicain[N 1], Xavier Bongibault, fondateur de Plus gay sans mariage[N 2], Frigide Barjot, fondatrice de Pour l’humanité durable[N 3], Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA, Guillaume de Prémare, le premier président du mouvement, Camel Bechikh, président de Fils de France, Lionel Lumbroso, fondateur de David et Eugena[N 4], Philippe Brillault, maire du Chesnay, Béatrice Bourges, présidente du Collectif pour l’enfant, Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques, et Franck Meyer, président du Collectif des maires pour l'enfance[5],[15].

La Manif pour tous est déclarée en préfecture le avec publication au Journal officiel le 17 novembre[4]. Une première manifestation a lieu ce même jour à Paris : elle réunit de 70 000 à 200 000 personnes selon les sources, tandis que plusieurs milliers d'autres défilent dans une douzaine de villes de provinces[16]. À la fin de l'année 2012, des antennes locales de La Manif pour tous sont déclarées en préfecture dans 26 départements[17].

Manifestation à Paris (France) contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, 13 janvier 2013, à 15 h 45.

À la veille de la manifestation du 13 janvier 2013, qui réunit de 340 000 à un million de personnes selon les sources[18], les autorités religieuses donnent leur caution au mouvement, tout en précisant rester « au second plan », en étant représentées mais sans appeler à manifester[19]. Au début de l'année 2013, Ludovine de La Rochère, responsable de la communication de la Fondation Jérôme-Lejeune, prend la présidence de La Manif pour tous mais reste au départ dans l'ombre, tandis que Frigide Barjot est médiatiquement à la tête du mouvement[20].

En février 2013, une pétition citoyenne ayant recueilli plus de 700 000 signatures en moins de trois semaines est déposée au Conseil économique, social et environnemental (CESE)[21]. Il s'agit de mettre pour la première fois en application la possibilité offerte aux citoyens, par une révision constitutionnelle de 2008, de saisir le CESE si au moins 500 000 signatures à une pétition sont réunies. Mais cette pétition est jugée irrecevable sur le fond, sous l'argument que « la saisine du CESE pour avis sur un projet de loi relève exclusivement du premier ministre »[22]. Ce rejet, vécu par certains opposants au projet de loi comme une humiliation, renforce globalement leur mobilisation[23],[24] ; par un jugement de juin 2014, le tribunal administratif de Paris annule la décision de refus du CESE la jugeant contraire au droit ; ce dernier ne fait pas appel[25].

À la suite de la manifestation du 24 mars, la rupture se produit entre La Manif pour tous et le Printemps français, représenté par Béatrice Bourges[26]. L'UMP désavoue également le Printemps français et se positionne aux côtés de La Manif pour tous[27]. Le 21 avril a lieu une manifestation de moyenne importance, qui rassemble de 45 000 à 270 000 personnes selon les sources[28].

En mai 2013, alors que la dernière grande manifestation prévue avant la promulgation de la loi va se tenir le 26 du mois, La Manif pour tous compte 37 antennes locales en départements[17]. Des divisions ont gagné le collectif à la suite de la promulgation de la loi le 17 mai 2013, Frigide Barjot considérant qu'il faut désormais demander la réforme de la loi de mariage en loi d'union civile[29], Ludovine de La Rochère considérant au contraire qu'il faut continuer à demander l'abrogation de la loi Taubira[30]. La manifestation rassemble malgré cela de 150 000 à un million de personnes selon les sources, et tandis que Frigide Barjot décide finalement de ne pas s'y rendre[31], Ludovine de La Rochère la remplace médiatiquement à la tête de La Manif pour tous en prononçant le discours de clôture aux Invalides[20].

À la suite de cette rupture, Frigide Barjot fonde l'Avenir pour tous avec quelques partisans de ses positions, notamment Xavier Bongibault et Laurence Tcheng, porte-paroles du collectif depuis ses débuts[32]. Ambitionnant au départ de former la suite du mouvement, ils font rapidement sécession sans parvenir à rassembler autour d'eux[33]. Ils ne sont pas conviés à l'université d'été de La Manif pour tous[34] et appellent à ne pas participer aux nouvelles manifestations du collectif en novembre[35] et décembre 2013[36], puis en février 2014[37].

Béatrice Bourges, cofondatrice de La Manif pour tous et par la suite porte-parole du Printemps français.

Un certain nombre d'actions plus ou moins directement liées à La Manif pour tous ont ensuite lieu au cours de l'été 2013[38], jusqu'à l'université d'été du mouvement en septembre[34]. Des manifestations régionales plus officielles reprennent en novembre, qui rassemblent de 3 000 à 6 000 personnes[39], et en décembre, qui rassemblent de 6 000 à 30 000 personnes[40]. Neuf antennes locales supplémentaires du collectif se déclarent en préfecture entre les mois de juin 2013 et janvier 2014[17], portant ainsi le maillage départemental du collectif à 46 associations pour la manifestation du 2 février 2014, qui rassemble 80 000 à 500 000 personnes selon les sources à Paris, et 20 000 à 40 000 personnes à Lyon[41].

Le 5 octobre 2014, 500 000 personnes, selon La Manif pour tous, 70 000, selon la police, manifestent à nouveau à Paris (ce qui constitue le plus grand écart constaté entre chiffres des organisateurs et chiffres des préfectures, depuis que les manifestations de la Manif pour tous ont commencé[42],[43]), et de 7 500 à 30 000 personnes, selon les sources, manifestent à Bordeaux. Les principales revendications des manifestants restent inchangées : abrogation de la loi Taubira, opposition à la PMA, à la GPA et à la « théorie du genre ». Cependant, si l'opposition à celle-ci était centrale lors de la manifestation du 2 février, l'accent est plutôt mis en octobre sur l'opposition à la GPA, notamment en raison d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme au mois de juin, qui oblige la France à reconnaître les enfants nés par GPA à l'étranger. Les manifestants craignent que cette décision entraîne logiquement une légalisation de la GPA en France, malgré les dénégations du gouvernement Valls II[44].

En avril 2015, La Manif pour Tous devient officiellement un parti politique[45].

Le 30 janvier 2016, l'organisation soutient une manifestation se déroulant à Rome pour s'opposer à un projet de loi italien relatif aux unions civiles[46].

Le 16 juin 2016, La Manif pour tous défile de nouveau à Paris pour encourager les discussions sur 2 propositions de lois initiées par Valérie Boyer et Philippe Gosselin qui se tiennent le même jour à l'Assemblée nationale à propos de la constitutionnalisation du principe d'indisponibilité du corps humain et d'un éventuel durcissement des sanctions contre le recours à la GPA[47]. Le 21 juin 2016, jour du vote des proposition de lois, un nouveau rassemblement statique de la Manif pour Tous est organisé sur l'esplanade des Invalides[48].

Composition[modifier | modifier le code]

La Manif pour tous est un collectif, représentant en janvier 2014 une trentaine d'associations[49], parmi lesquelles Alliance VITA, Familles de France, Associations familiales catholiques, Associations familiales protestantes et SOS Papa. Outre l'association nationale, 46 antennes départementales de La Manif pour tous sont également déclarées en préfecture[17], tandis que le collectif fournit sur son site internet des contacts dans tous les départements français[50].

Une enquête de Yagg et Mediapart considère cependant que, malgré une apparence de diversité, un certain nombre d'associations sur les 37 qui composent le collectif en mars 2013 sont des « coquilles vides », destinées à masquer la prédominance des organisations proches de l'Église catholique[51]. Une enquête plus précise du Monde dénombre 11 « coquilles vides » (32 %), 8 associations de la « sphère chrétienne » et 3 « traditionalistes » (30 % en tout), 2 « collectifs musulmans » (5 %) et 12 associations de la « société civile » (32 %)[52],[N 5].

D'autres enquêtes — notamment celles de Mediapart — montrent l'ancrage du mouvement à droite[53], ou encore les ramifications du mouvement au sein d'« Internationales catholiques », notamment par les liens tissés avec des organisations comme la National Organization for Marriage[54],[55], dont Marianne estime que « les militants de La Manif pour tous ou du Printemps français » reprennent les slogans[56].

La Manif pour tous bénéficie du soutien de certaines personnalités, parmi lesquelles Philippe Ariño (essayiste), Viviane Blassel (animatrice de radio et de télévision), Rémi Brague (philosophe), Patrick Hénault (ex-ambassadeur chargé des droits de l’Homme), Roland Hureaux (essayiste), Jean-Jacques Peroni (humoriste, comédien et scénariste), Jérôme Vignon (président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale) et Georgina Dufoix (ancienne ministre socialiste et ancienne présidente de la Croix-Rouge)[57]. Le collectif est également soutenu par de nombreux élus, au niveau aussi bien local que national[58], en particulier par « l'Entente parlementaire pour la famille », qui regroupe 140 députés et 82 sénateurs de droite et du centre[59].

Financement[modifier | modifier le code]

La Manif pour tous est en partie financée par des dons, dont certains peuvent atteindre, selon Metronews, entre vingt et trente mille euros[60]. Selon Yagg et Mediapart, ces dons proviendraient principalement des milieux catholiques, et les principales associations membres du collectif, telles Alliance VITA, Associations familiales catholiques et Familles de France auraient mis leur trésorerie au service du mouvement[51]. D'après Le Canard enchaîné, Claude Bébéar, président du conseil de surveillance d'Axa, aurait financé de façon importante la manifestation du 13 janvier 2013[61].

La Manif pour tous se finance également par les cotisations de ses membres. À l'automne 2013, le collectif lance notamment une campagne d'adhésion, destinée à la fois à financer ses activités et à pouvoir se prévaloir d'un nombre suffisant d'adhérents pour peser politiquement[34]. L'association commercialise enfin un certain nombre de produits dérivés via sa boutique en ligne[62].

En juin 2014, La Manif pour tous dévoile son premier exercice comptable, pour la période allant d'octobre 2012 au 31 décembre 2013. Le mouvement, qui ne bénéficie d'aucune subvention publique, a recueilli globalement 4,38 millions d'euros. Sur ce total, 3,23 millions d'euros (74 %) proviennent des sympathisants. Le reste, 1,15 million d'euros (26 %), provient de la vente de produits dérivés. Les 3,23 millions d'euros provenant des sympathisants sont quasiment équirépartis entre les collectes organisées pendant les manifestations, et les 20 000 dons ou adhésions recueillis sur Internet. À l'issue de l'année 2013, après avoir notamment organisé trois manifestations nationales pour un coût moyen de 874 000 euros, le collectif dispose d'une réserve de 72 000 euros[63].

Les Veilleurs[modifier | modifier le code]

Bougie et feuille de chants.
Rassemblement des Veilleurs à Paris en avril 2013.
Les Veilleurs place de la République à Strasbourg, avril 2013.
Article détaillé : Les Veilleurs (mouvement).

Les Veilleurs sont, au sein de La Manif pour tous[49], un mouvement d'opposition au mariage homosexuel pratiquant une forme de manifestation immobile et pacifique : le sit-in. Composé de manifestants qualifiés par certains de « réactionnaire »[64], il est composé majoritairement de catholiques[65] ou de « catholiques d'identité »[66]. Ils se rassemblent en silence à la tombée de la nuit, autour de bougies, pour écouter l'un d'entre eux lire un texte de prose ou de poésie. Ce mouvement est né à la suite de la garde à vue, dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 avril 2013, de soixante-sept opposants au projet de loi venus manifester leur soutien aux députés de l'opposition devant l'Assemblée nationale. Les initiateurs du mouvement ont alors considéré qu'ils devaient « trouver un autre moyen de [se] faire entendre »[67]. Se définissant comme « apolitique »[68] et « aconfessionnel »[69], ce mouvement majoritairement constitué de catholiques[70] se réclame de la tradition politique non-violente[71].

Le mouvement s'est rapidement étendu à plus de 110 villes françaises[72] et à l'étranger (Jérusalem, Rome, Milan[73]). D'après les organisateurs, à la fin avril, cinquante rassemblements ont eu lieu avec au total 5 000 personnes[74]. Quelques-uns de ces rassemblements ont été perturbés par des contre-manifestants favorables au mariage homosexuel[75],[76].

Souhaitant dès le départ s'installer dans la durée, Les Veilleurs annonçaient fin avril 2013 vouloir se réunir chaque semaine jusqu'à la présidentielle de 2017[77]. Le 10 août 2013, un petit groupe débute une « marche des Veilleurs » entre Rochefort et Nantes, qui se clôture à Paris le 31 août[78]. Alors que seulement trois marcheurs ont suivi l'intégralité de l'itinéraire, la préfecture de police interdit néanmoins la « manifestation » parisienne finale, pour raisons de sécurité[79]. Une veillée finale se tient malgré tout place de la Concorde et réunit plusieurs centaines de personnes sans incident[80].

En décembre 2013, Les Veilleurs se réunissent au rythme d'un rassemblement par mois à Paris et d'une cinquantaine de rassemblements par semaine en province. Déterminés à ne pas limiter leur opposition à la seule loi sur le mariage homosexuel, ils entendent « compter dans le débat public sur toutes les questions d'éthique et les enjeux de société ». Le mouvement est également engagé dans une procédure judiciaire contre des policiers pour « faux en écriture publique »[81].

Influence en Europe[modifier | modifier le code]

En juillet 2013, une association appelée « Au nom de la famille », qui s'inspire de La Manif pour tous, est créée en Croatie. Elle réclame que la Constitution croate stipule que le mariage est « l’union d’un homme et d’une femme »[82],[83], et l'obtient à la suite d'un référendum en décembre 2013[84].

En juillet 2013, La Manif pour tous crée une branche en Italie[85],[86], utilisant donc son nom et son logo, dans le but de favoriser l'émergence dans ce pays d'une association partageant une « ligne éditoriale conforme »[87]. Cette section transalpine est créée alors que le Parlement italien examine un projet de loi visant à introduire un délit d'homophobie dans le pays[85], dont le collectif s'inquiète qu'il restreigne la liberté d'expression et contre lequel il manifeste à nouveau le 11 janvier 2014[88],[89]. Quatre mille personnes défilent dans les rues de Rome selon les organisateurs, tandis qu'une pétition lancée en décembre recueille à cette date 17 000 signatures[90],[91]. Le 24 janvier, pour protester contre la visite que rend François Hollande au pape François à Rome, le collectif déploie un drapeau de 600 mètres carrés sur la Piazza del Popolo, estimant que le président français promeut « une politique de lutte contre la famille naturelle »[92].

En février 2014, La Manif pour tous reste dans une optique d'internationalisation, en appelant à manifester le 2 février non seulement à Paris et à Lyon, mais aussi à Rome, Madrid, Varsovie, Bruxelles et Bucarest[93],[94].

Le 12 juin 2014, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous, est invitée à la messe privée du pape François, à l'issue de laquelle elle s'entretient avec lui[95].

Le 20 juin 2015, La Manif pour tous Italia organise une manifestation à Rome, qui réunit un million de personnes selon les organisateurs, 400 000 selon le ministère de l'Intérieur[96], et 300 000 selon le mathématicien Francesco Guatieri[97]. Les représentants des communautés musulmane et juive s'associent au socle catholique du mouvement, pour s'opposer au projet d'union civile du Parlement, à l'homoparentalité et à la « théorie du genre »[98],[99]. La presse italienne souligne que la part catholique des manifestants s'est mobilisée spontanément, sans aucun mot d'ordre ni soutien de la hiérarchie de l'Église, contrairement au cas français, les années précédentes, pour des manifestations de cette ampleur[96]. Charles Beigbeder voit dans cet événement l'essor européen du mouvement conservateur né en France avec La Manif pour tous[100]. Il s'étonne par ailleurs, avec le site Aleteia, du silence des médias français concernant cette mobilisation[101].

Une autre variante de La Manif pour tous existe en Finlande, sous le nom de Aito avioliitto[102]. En juillet 2015, elle parvient à recueillir les 50 000 signatures nécessaires au réexamen de la loi sur le mariage des personnes de même sexe, votée à l'automne 2014 par le Parlement finlandais[103].

Un mouvement inspiré de La Manif pour tous est également présent en Allemagne, sous le nom de Demo für Alle, et a réalisé sept manifestations depuis février 2014[104],[102]. Le 21 juin 2015, il rassemble 4 000 personnes à Stuttgart pour manifester contre le mariage homosexuel et la « théorie du genre »[105].

La Manif pour tous exerce également une certaine influence en Russie, où le parti de Vladimir Poutine n'a pas hésité à copier le drapeau de l'organisation pour en faire le nouveau « drapeau hétérosexuel » en juillet 2015. Pour Russie Unie, cet étendard constitue en effet une « réponse au mariage des couples du même sexe, qui est une insulte au concept même de famille ». Le Kremlin a fait savoir que la récupération du symbole de la Manif pour tous avait été consentie par la direction de l'organisation, ce que Ludovine de La Rochère a quant à elle démenti[106].

Revendications[modifier | modifier le code]

Affiche de La manif pour tous opposée à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Opposition aux unions homosexuelles[modifier | modifier le code]

Depuis le début du mouvement d'opposition à la loi Taubira, les manifestants rattachés de près ou de loin à La Manif pour tous s'opposent au mariage des couples homosexuels et contestent l'utilisation même du terme de « mariage » pour les partenaires de même sexe[29]. Une fois la réforme approuvée, La Manif pour tous réclame son abolition, tout en reconnaissant l'impossibilité de « démarier » les couples déjà reconnus par la loi[107].

Les membres de La Manif pour tous sont par contre davantage divisés face à la possibilité d'union civile ouverte aux couples homosexuels : certains, comme Frigide Barjot, considèrent ce type d'union comme une alternative acceptable au mariage, d'autres, comme Tugdual Derville, s'y opposent fermement[29]. La divergence entre les deux courants va même plus loin puisque Tugdual Derville continue à s'opposer au PaCS, dans lequel il voit un exemple de « succédané de mariage [qui] fragilise le lien parents-enfants »[108].

Ces divergences d'opinion sont étouffées en mai 2013, avec le départ de Frigide Barjot de La Manif pour tous. Ludovine de La Rochère déclare alors que l'organisation « ne prend pas position sur l’Union civile. Elle n’est pas là pour cela »[29]. Du côté des sympathisants du mouvement, la question reste malgré tout importante puisqu'un sondage mis en ligne par La Manif pour tous en janvier 2015 montre que près des deux-tiers des répondants sont favorables à l'existence d'une union civile réservée aux couples homosexuels[109].

Opposition à l'homoparentalité[modifier | modifier le code]

Banderole de La Manif pour tous associant la gestation pour autrui au trafic d'enfants.

Les membres de La Manif pour tous refusent l'homoparentalité sous toutes ses formes et condamnent toute modification du code civil qu'induirait sa reconnaissance[110]. Ils rejettent l'adoption par des couples de même sexe (seule forme d'homoparentalité prévue par la loi Taubira) mais aussi la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA)[111], bien que cette dernière n'ait jamais été envisagée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault[112].

En fait, pour La Manif pour tous, l'homoparentalité est néfaste car elle amène « une rupture d'égalité dans le fait de priver a priori un mineur de l'intimité d'une femme ou d'un homme dans son enfance »[113]. L'organisation et ses militants voient en outre dans la légalisation de l'homoparentalité un risque de « marchandisation des bébés »[114] et nient en particulier la possibilité d'une « GPA éthique »[115].

Après la décision de la Cour européenne des droits de l'homme de condamner la France pour ne pas avoir reconnu la « filiation entre un père et ses enfants biologiques nés d'une GPA à l'étranger » (26 juin 2014)[116], La Manif pour tous milite pour que Paris rejette la jurisprudence européenne. Elle s'oppose ainsi à l'octroi de la nationalité française aux enfants nés par GPA à l'étranger et à la reconnaissance des liens génétiques existants entre ceux-ci et leurs parents biologiques[117].

Opposition à la « théorie du genre »[modifier | modifier le code]

Banderole opposée à la « théorie du genre » lors de la manifestation du à Paris.
Articles connexes : Études de genre et ABCD de l'égalité.

Les membres de La Manif pour tous condamnent par ailleurs l'enseignement supposé de la « théorie du genre » à l'école, théorie dont l'existence est pourtant réfutée par l'ensemble de la communauté scientifique, qui parle seulement d'« études de genre », à la définition bien différente[118]. La Manif pour tous justifie l'utilisation du terme par l'usage qu'en a fait Najat Vallaud-Belkacem, alors conseillère générale du Rhône, en août 2011[119] et cela en dépit du fait que cette dernière soit revenu, en juin 2013, sur ses déclarations pour affirmer que « la théorie du genre n'existe pas »[120].

Les militants de La Manif pour tous s'opposent ainsi aux ABCD de l'égalité, un programme d'enseignement dont l'objectif affiché est de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre[121]. D'après Ludovine de La Rochère, le programme du gouvernement vise en effet à « déconstruire [...] ce que la famille a apporté à l'enfant » alors que les stéréotypes de genre « sont nécessaires [car] ils sont l'expression de la féminité et de la masculinité, des repères qui permettent de s'identifier et d'identifier les autres comme étant homme ou femme »[122]. La Manif pour tous accuse en outre Najat Vallaud-Belkacem de « pousser à l'endoctrinement, d'amener à considérer les élèves comme des êtres neutres, indifférenciés »[123].

Cette opposition, renforcée par les actions de la militante d'extrême droite Farida Belghoul (à l'origine des « Journées de retrait de l'école »), aboutit finalement au recul du gouvernement, qui annonce le retrait des ABCD de l'égalité le [124].

Rôle politique[modifier | modifier le code]

Dès la manifestation du 26 mai 2013, prévue avant la promulgation de la loi mais effectuée après, la question se pose du devenir politique de La Manif pour tous[125]. En juin, lors de la primaire UMP en vue des élections municipales de 2014 à Paris, le collectif appelle ses partisans à participer au vote électronique afin de favoriser les candidats s'étant positionnés contre le mariage homosexuel. L'effet de cet appel n'a pas empêché Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était abstenue sur le projet de loi, de remporter la primaire[126]. Elle sera néanmoins battue par Anne Hidalgo à la Mairie de Paris [127].

Université d'été[modifier | modifier le code]

Après un certain nombre d'actions plus ou moins coordonnées par La Manif pour tous au cours de l'été 2013[38], le collectif organise son université d'été les 14 et 15 septembre. Une campagne d'adhésion est alors lancée, afin de constituer une force politique à même de peser sur les élections municipales et européennes à venir en 2014[34]. Le champ des revendications s'élargit également, pour passer de la simple opposition à la loi sur le mariage homosexuel au « refus du concept de genre, de la procréation médicalement assistée, de la gestation pour autrui » et à la « défense de la filiation, de l'altérité sexuelle ou de l'objection de conscience ». L'idée de constituer des listes pour les élections municipales de 2014, un temps évoquée, est abandonnée au profit d'une approche plus « métapolitique », comme l'explique Erwan Le Morhedec, intervenant sur le thème de « La Manif 2.0 » : « L'idée est d'infuser partout nos idées, de proposer et de ne pas être uniquement dans la réaction à tel ou tel projet de loi »[128],[N 6].

Les 13 et 14 septembre 2014, La Manif pour tous tient sa seconde université d'été à Palavas-les-Flots. Les principaux thèmes de réflexion sont la manifestation nationale à venir le 5 octobre, et les moyens de peser sur le débat politique dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017[129].

Les 19 et 20 septembre 2015, La Manif pour tous tient sa troisième université d'été à Quiberon, rassemblant 250 personnes. Le thème principal est « la famille patrimoine de l'humanité ». Le mouvement souhaite s'ancrer dans la durée et veut faire entendre sa voix lors des prochaines échéances électorales, en militant toujours pour l'abrogation de la loi Taubira, c'est-à-dire pour « un retour au mariage homme-femme et à la filiation père-mère-enfant »[130],[131].

Grenelle de la famille[modifier | modifier le code]

En octobre 2013, en réaction notamment au projet de loi Famille de la ministre Dominique Bertinotti, La Manif pour tous lance un « Grenelle de la famille », en expliquant, par la voix de sa présidente Ludovine de La Rochère, vouloir « participer à la reconstruction de la politique familiale en France ». Des forums thématiques sont organisés dans six provinces, avec des rapports d'experts et la participation du public[132]. À la fin de l'année 2013, quelque 5 000 personnes ont participé selon le magazine Famille chrétienne[133].

Slogan opposé à la gestation pour autrui lors de la manifestation du à Paris.

À l'issue de la manifestation du 2 février 2014, le collectif réaffirme son opposition à toute avancée concernant la légalisation de la PMA pour les homosexuels et de la GPA pour tous, mais réclame aussi la suspension de l'« expérimentation des ABCD dits de l'égalité », la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet et la concertation des parents d'élèves et des associations familiales. Il demande également « la révision des mesures fiscales qui concernent la famille », et Ludovine de La Rochère invite la ministre de la Famille Dominique Bertinotti aux conclusions du Grenelle de la famille de La Manif pour tous, le 8 mars à la Mutualité à Paris[2].

Le lendemain, face au succès de cette manifestation, le gouvernement dit renoncer à toute avancée concernant la PMA et la GPA et décide finalement de retirer son projet de loi Famille pour l'année 2014. Ce revirement provoque de vives réactions à gauche, tandis que La Manif pour tous se félicite de cette victoire tout en affirmant rester mobilisée[134],[135].

Les conclusions du Grenelle de la famille sont dévoilées comme prévu le 8 mars 2014 à la Mutualité à Paris, en l'absence de la ministre Dominique Bertinotti, invitée par les organisateurs, qui déclare avoir « à cœur de rappeler le vrai sens du 8 mars », la Journée du droit des femmes[136]. Un projet alternatif de loi Famille est proposé à cette occasion, contenant 10 principes et 38 propositions, que plusieurs députés de l'Alliance parlementaire pour la famille se sont engagés, selon La Manif pour tous, à proposer au Parlement dans un futur texte de loi[137],[138].

Élections municipales et européennes de 2014[modifier | modifier le code]

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Élections municipales[modifier | modifier le code]

En novembre 2013, La Manif pour tous lance une « charte des municipales », en vue de la proposer à tous les candidats aux élections municipales de 2014, de « tous les partis politiques ». Cette charte s'articule autour de trois thèmes : la vie politique, la politique familiale communale et la politique éducative et de la jeunesse. La Manif pour tous souhaite « l'application d'une vraie politique familiale communale » en particulier en ce qui concerne les « transports, crèches, cantines et autres services assurés par la commune ». Le collectif réaffirme également à cette occasion son opposition à ce qu'il nomme, avec d'autres[139], la « théorie du genre » : « Les signataires doivent s'engager à préserver les enfants d'expérimentations sur le « genre » et à lutter contre la drogue et la pornographie ». Trois cents candidats ont déjà signé la charte lors de son lancement selon Le Figaro et une centaine de sympathisants de La Manif pour tous se sont par ailleurs lancés en politique à l'occasion des municipales, avec ou sans étiquette de parti[140].

En janvier 2014, Ludovine de La Rochère confirme que La Manif pour tous ne prévoit pas de présenter directement des candidats aux élections municipales de 2014. Elle précise même que « ceux qui voudront être candidats devront quitter leurs fonctions au sein de notre mouvement »[94]. En mars, la « charte des municipales » a été signée par près de 2 000 candidats, dont 57 % sans étiquette, 20 % à l'UMP-UDI-MoDem, 19 % au Front national et 4 % de divers[141]. Au soir des élections, elle a été signée par 2 300 candidats, dont 690 têtes de liste[142]. 85 % d'entre elles sont élues[143], et si de rares listes ont véritablement été « labellisées Manif pour tous », l'UMP témoigne de l'engagement de nombreux militants de La Manif pour tous à ses côtés[144].

À la suite des élections municipales, le président de la République François Hollande opère un remaniement ministériel qui fait de Laurence Rossignol la nouvelle secrétaire d'État à la Famille et aux personnes âgées. Ludovine de La Rochère déclare voir là « une provocation », au regard des prises de position sociétales et de certaines déclarations agressives de Laurence Rossignol à l'égard de La Manif pour tous, faites quelques semaines auparavant[145]. Laurence Rossignol reçoit cependant le collectif en avril, ce que sa prédécesseure avait toujours refusé de faire. Lors de cette entrevue, à laquelle participent également l'Avenir pour tous de Frigide Barjot et les Associations familiales catholiques, Laurence Rossignol confirme les déclarations récentes du Premier ministre Manuel Valls selon lesquelles « le gouvernement s'opposerait à tout texte ou amendement sur la PMA », sans pour autant dessaisir le Comité consultatif national d'éthique de la question de la PMA. De même, elle rappelle son opposition de principe à la GPA, sans pour autant revenir sur la circulaire Taubira, qui facilite l'obtention d'un certificat de nationalité française aux enfants nés à l'étranger par GPA[146]. La Manif pour tous se déclare « rassurée » mais « vigilante » après ces déclarations[147], tandis que plusieurs associations LGBT voient là « une reculade » et « une trahison »[148].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs mois, La Manif pour tous maintient l'hypothèse, évoquée lors de son université d'été en septembre 2013, de présenter des candidats aux élections européennes[94]. Elle y renonce finalement en avril 2014[149], et lance comme pour les municipales une charte « Europe for Family », dont la liste des signataires doit être rendue publique sur le site internet du même nom[150]. La nature des engagements reste également la même que pour les municipales : la préservation du mariage en tant qu'« engagement pris entre un homme et une femme », la préservation de la filiation père-mère-enfant, le refus de la gestation pour autrui et ne pas promouvoir l'« identité de genre ». Dans le cadre européen, s'y ajoute également l'idée que « la politique familiale est du ressort de chaque État »[151].

Élections régionales 2015[modifier | modifier le code]

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La Manif pour tous organise des meetings dans plusieurs villes de France : Ajaccio, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Orléans, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse[réf. nécessaire]. Intitulés « Questions pour un président de région »[152], ces meetings accueillent plusieurs candidats aux élections régionales afin qu'ils présentent leur programme et répondent aux questions[153]. À l'exception de Marine Le Pen et de Christian Estrosi, tous les candidats de la droite et du centre ont répondu à l'invitation[154] tels que Marion Maréchal Le Pen[155], Xavier Bertrand[156], Nicolas Dupont-Aignan[157], Laurent Wauquiez[158], ou encore Valérie Pécresse[159]. La Manif Pour Tous se félicite que tous les candidats de droite qui ont été élus sans soutien de la gauche ont participé à leurs meetings[160]. Valérie Pécresse, élue présidente du conseil régional d'Ile-de-France, avait même placé 6 sympathisants de la Manif Pour Tous sur sa liste[161] puis nommé Caroline Carmantrand, une figure de l'opposition au Mariage Pour Tous, présidente de la commission Famille et Action sociale au conseil régional d’Île-de-France[162].

Association « Sens commun »[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder en 2009.

L'engagement en politique de certaines figures du mouvement a également pris la forme d'une association : Sens commun, dont le nom est emprunté à Antonio Gramsci, théoricien de la guerre culturelle[163]. Il s'agit d'une association politique intégrée à l'UMP, qui ambitionne de la pousser à revenir sur la loi Taubira et à « restaurer le mariage homme-femme », mais pas seulement. Son objectif est de remettre au premier plan la notion de bien commun en « [réconciliant] la politique avec le réel », estimant que « nous avons trop souvent choisi de nier le réel pour mieux imposer la satisfaction de nos intérêts immédiats »[164]. Lors du lancement officiel de l'association au sein de l'UMP en décembre 2013, ses fondateurs affirment l'ambition de « peser de tout [leur] poids » lors des primaires UMP pour l'élection présidentielle de 2017 pour « qu'émerge un candidat le plus proche possible de [leurs] valeurs ». Ils reçoivent notamment le soutien de Charles Beigbeder[165].

À l'issue des élections municipales de 2014, Sens commun revendique une « cinquantaine d'élus » parmi ses rangs[166]. En avril 2014, lors d'un meeting tenu au siège de l'UMP à Paris, l'association dévoile son manifeste[167], ayant vocation à devenir une pétition et intitulé « La Droite que nous voulons »[168].

En novembre 2014, peu avant son élection à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy parle pour la première fois d'abrogation concernant la loi Taubira, lors d'un meeting organisé par Sens commun. En décembre 2014, il nomme au poste de secrétaire nationale de l'UMP Madeleine Bazin de Jessey, porte-parole de Sens commun[169]. Sébastien Pilard explique vouloir « peser sur la primaire ». Organisés en groupe de pression, ses responsables disposent de six postes clés dans la direction de LR avec le soutien de Nicolas Sarkozy, dont l'anti-IVG Catherine Giner déléguée nationale en charge de la famille[170].

Transformation en parti politique[modifier | modifier le code]

Après s'être longtemps présentée comme « une organisation apolitique »[11], La Manif pour tous se transforme officiellement en parti politique le . Cependant, La Manif pour tous se défend de vouloir présenter des candidats aux élections et décrit son changement de statut comme une simple « décision technique ». Pour les analystes, cette évolution trouverait en réalité son origine dans des motivations plutôt financières, les donateurs des associations à caractère politique bénéficiant automatiquement de déductions fiscales importantes[171],[172].

Accusations et critiques[modifier | modifier le code]

Homophobie[modifier | modifier le code]

L'une des critiques les plus souvent adressées à la Manif pour tous par les partisans de la loi Taubira est que son combat serait motivé par l'homophobie et le refus d'accorder l'égalité des droits aux personnes LGBT. Libération estime ainsi que « dans les rangs [des opposants] court une homophobie ordinaire qui consiste à manifester pour le maintien d’une discrimination ». Selon le journal, « l’homophobie [des opposants] semble aussi refoulée que l’homosexualité devrait l’être à leurs yeux », et les personnes interrogées assurent ne pas être homophobes, tout en approuvant « la doctrine officielle de l’Église qui, si elle ne condamne pas les personnes homosexuelles, réprouve la pratique de l’homosexualité, considérée comme un acte « désordonné » »[173]. Selon l'universitaire et militant Louis-Georges Tin, directeur du Dictionnaire de l'homophobie, l'opposition au mariage homosexuel est en soi constitutive d'homophobie[174].

Des kiss-in ont été organisés par des partisans du « mariage pour tous » (ici à Strasbourg) afin de dénoncer des manifestations jugées parfois homophobes.

La Manif pour tous se défend pourtant d'être homophobe et met notamment en avant les témoignages vidéos de sept homosexuels du collectif Homovox[175] et les personnalités homosexuelles qui la soutiennent, comme Philippe Ariño[176] ou Xavier Bongibault[177]. Cependant, les liens de ce dernier avec La Manif pour tous se dégradent après la mise à l'écart de Frigide Barjot : il dénonce dès lors le « train de haine » de la nouvelle direction[178]. Soucieuse de démontrer son rejet de l'homophobie, Frigide Barjot annonce quant à elle, en avril 2013, qu'elle va faire un don à l'association Le Refuge (qui offre un foyer à des jeunes chassés de leur famille à cause de leur homosexualité). Mais cette déclaration soulève des critiques et l'association, qui refuse d'être instrumentalisée par les opposants au « mariage pour tous », n'accepte pas le don[179],[180].

Certains médias pointent du doigt un décalage entre le discours officiel de La Manif pour tous et l'attitude de ses manifestants. Bruno Roger-Petit, dans un billet sur le Plus du Nouvel Observateur, relève que, pour éviter tout débordement homophobe à l'occasion de la première grande manifestation nationale de janvier 2013, La Manif pour tous impose que seuls ses logos et slogans soient repris dans les cortèges et non ceux d'autres mouvements politiques et religieux, l'objectif étant que l'association n'apparaisse pas « comme une mobilisation de la droite contre la gauche, des catholiques contres les anticatholiques et des hétérosexuels contre les homosexuels »[181]. Libération remarque par ailleurs que, lors de cette manifestation de janvier 2013, le slogan de Frigide Barjot « on aime les homos, on aime les homos » est accueilli très mollement[173]. De son côté, Le Point note les efforts des organisateurs pour gommer tout slogan homophobe lors du défilé du 20 avril 2013 et explique que « chaque fois qu'un slogan trop exalté se faisait entendre, la sono de l'organisation le couvrait d'une phrase « autorisée », plus lisse »[182].

Au niveau européen, La Manif pour tous dénonce le rapport de la députée écologiste autrichienne Ulrike Lunacek qui propose aux États membres une ligne de conduite contre l'homophobie et les discriminations liées à l'orientation sexuelle. D'après Le Monde, « les opposants au mariage homosexuel dénoncent un texte élaboré par le « lobby LGBT » avec pour objectif d'imposer, selon eux, l'agenda gay aux législations des vingt-huit États membres ». Selon les termes d'une pétition en ligne lancée par La Manif pour tous, le rapport Lunacek « détourne une politique de non-discrimination pour créer des privilèges au profit de certains citoyens sur la base de leur sexualité »[183].

Racisme[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année 2013, la polémique sur le mariage homosexuel donne lieu à une série de débordements racistes qui mettent à mal l'image de La Manif pour tous et obligent le collectif à recadrer plusieurs de ses sympathisants.

Début mai, un internaute publie ainsi, sur Twitter, une affiche présentant Christiane Taubira sous les traits d'un gorille géant menaçant un cortège de la Manif pour tous. Réalisée dans le but de promouvoir la manifestation « monstre » prévue par le collectif le , l'image fait scandale. Surpris par l'ampleur des réactions, l'internaute efface finalement son affiche de Twitter tandis que La Manif pour tous condamne son initiative, précisant qu'elle ne s'inscrit ni dans la ligne, ni dans la charte, ni dans l'esprit ni dans le ton du collectif[184]. Avant cette polémique, deux affiches de La Manif pour tous ont déjà fait parler d'elles en mars : la première parce qu'elle représentait Christiane Taubira en train de fesser un enfant avec le code civil et l'autre parce qu'elle associait le « mariage pour tous » à un acte terroriste[185].

En 2013, la ministre Christiane Taubira a été l'objet de plusieurs attaques jugées racistes de la part de manifestants de La Manif pour tous.

Durant l'été, une autre affaire oblige la direction du collectif à réagir officiellement contre l'initiative de certains de ses militants. Le 17 août, une centaine de Tourangeaux munis des symboles de La Manif pour tous organisent, à Munich, une manifestation contre le mariage homosexuel à l'occasion d'un pèlerinage en Allemagne. Durant ce rassemblement, Karl Richter, un conseiller municipal munichois vice-président du parti néo-nazi, prend la parole devant les manifestants, un drapeau de La Manif pour tous à la main, avant de s'éclipser. En France, l'événement ne tarde pas à déclencher la polémique, obligeant par là le petit groupe de manifestants à reconnaître qu'il a commis une erreur et à expliquer qu'il ne connaissait pas l'orientation politique du conseiller municipal. Mais, face à l'ampleur des critiques, La Manif pour tous lance un communiqué dans lequel Ludovine de La Rochère rappelle « à ses sympathisants que tout rassemblement aux couleurs de LMPT doit répondre à la charte d'actions LMPT et qu'une autorisation doit être demandée aux responsables LMPT ». La présidente du collectif veut ainsi éviter que la maladresse de certains militants puisse être instrumentalisée par les partisans du « mariage pour tous »[186].

Une troisième affaire éclabousse la Manif pour tous. Le , le collectif organise, à Angers, une manifestation à l'occasion de la visite de la Garde des Sceaux. À l'arrivée de la ministre, une petite fille de onze ans venue dénoncer, avec ses parents, l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, s'écrie, une peau de banane à la main : « La guenon, mange ta banane ! ». À ses côtés, d'autres enfants reprennent le même slogan, sans qu'aucun adulte présent parmi les manifestants ne réagisse[187]. L'événement déclenche une vive polémique, qui oblige les responsables de La Manif pour tous à condamner une nouvelle fois les propos racistes. Peu de temps après, l'organisation met toutefois en doute le fait que certains de ses manifestants aient pu tenir de tels propos. Angers Mag, qui avait rapporté l'information le premier, publie alors une vidéo de la manifestation dans laquelle on entend distinctement les propos de la fillette[188]. Interrogés par des journalistes, les parents de l'enfant incriminée déclarent, quant à eux, que l'affaire n'est qu'« une sottise de gamine, une très grosse bêtise digne d'une cour d'école » et insistent sur le fait qu'ils « ne supporte[nt] pas le racisme ». Ils considèrent par ailleurs que « l'affaire a été instrumentalisée »[187].

Instrumentalisation de l'enfant[modifier | modifier le code]

Présence d'enfants lors d'une manifestation organisée par LMPT.

L'une des priorités affichées de La Manif pour tous est l'« intérêt supérieur de l'enfant » et le refus de sa « marchandisation ». Pour certains détracteurs, il existe une contradiction entre ces affirmations et la tendance supposée des manifestants de La Manif pour tous à mettre en avant leurs propres enfants afin de dénoncer l'homoparentalité. Ainsi, pour Olivier Picard, auteur de l'ouvrage Mariage, sexe et tradition, ces parents « n’éprouvent aucune gêne à instrumentaliser leur progéniture pour aller défendre leurs propres valeurs d’adultes sur le pavé parisien ». Il ajoute qu'« ils exposent leur progéniture aux inévitables dangers d’un rassemblement politique de grande ampleur » et se livrent à du « conditionnement » sur des jeunes « avant même qu’ils aient acquis un minimum de maturité pour analyser leur propre identité sexuelle »[189]. Ce débat a rebondi avec une interview de Mgr Di Falco, le 15 août 2014 au Dauphiné Libéré, indiquant que les enfants n'avaient pas à être dans ces manifestations[190], propos auxquels le porte-parole de la Manif pour Tous, a répondu, en soulignant l'importance de l'engagement familial, le 31 août, au même journal[191].

Dans la même veine et suite aux violences qui ont suivi la manifestation du 24 mars 2013[192], certains médias (comme Le Plus[192], Le Huffington Post[193] ou Rue89[194]) évoquent l'utilisation, par des manifestants, d'enfants placés en première ligne face aux CRS. Dans une vidéo mise en ligne par Rue89, on entend ainsi un manifestant de La Manif pour tous déclarer : « On emmène les enfants devant »[194].

Cette supposée mise en avant ou utilisation des enfants n'est cependant pas imputable uniquement aux manifestants opposés au mariage homosexuel. Lors de la Manifestation pour l'égalité du 27 janvier 2013, l'Association des parents gays et lesbiens avait appelé les participants à « venir avec leurs poussettes », une « rangée de poussette » faisant partie du « dispositif »[195]. Le journaliste et écrivain Jean Sévillia relève par ailleurs, lors d'une manifestation en faveur du mariage gay le 16 décembre 2012, qu'un enfant, au milieu d'adultes, porte une pancarte où l'on peut lire : « Bite dans le cul ou pas, on veut l'égalité des droits ». Cette pancarte amène non seulement le journaliste à dénoncer l'instrumentalisation faite par les militants LGBT de cet enfant, mais également à s'interroger sur le sens que ces militants entendent donner au mot « égalité » dans leurs revendications[196].

Mauvais traitements envers les animaux[modifier | modifier le code]

Le 4 décembre 2013, des militants de La Manif pour tous décident de lâcher des poules devant l'Assemblée nationale afin de protester contre l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. Sur les 450 volatiles qui devaient être déposés, seule une cinquantaine est finalement libérée par les militants, qui parviennent difficilement à les faire sortir de leur camionnette. Cependant, quatre oiseaux sont écrasés par des automobilistes durant l'opération tandis qu'une soixantaine d'autres est abandonnée dans le bois de Boulogne. Cet événement déclenche la colère de la Fondation Brigitte-Bardot, qui porte plainte contre La Manif pour tous pour mauvais traitement envers les animaux[197],[198].

Analyses politiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs commentateurs, énumérés dans ce chapitre, se sont intéressés à l'impact de la mobilisation contre la loi sur le mariage et l'adoption homosexuels sur la droite française. Au cours de cette mobilisation, est tout d'abord apparue une frange radicale, qui a contribué à renouveler divers groupes classé à l'extrême droite, notamment identitaires, nationalistes révolutionnaires et catholiques traditionalistes[199],[200].

Mais plus généralement, en lien avec d'autres mouvements sociaux comme celui des Bonnets rouges en Bretagne, le journal Le Monde s'est interrogé sur l'apparition d'un « mouvement social de droite », en recueillant les points de vue de plusieurs intellectuels : le sociologue Serge Guérin et le géographe Christophe Guilluy, l'anthropologue Emmanuel Terray, l'historien et essayiste Daniel Lindenberg, la philosophe et historienne des idées politiques Chantal Delsol, et enfin l'historien breton Jacques Le Goff[201]. L'hypothèse d'un « Tea Party français », notamment évoquée par la presse américaine[202], laisse perplexe Jean-Yves Camus[203], notamment à cause du fonctionnement institutionnel français, favorisant peu l'émergence de « partis citoyens »[204]. Tugdual Denis et al., journalistes à L'Express, relèvent néanmoins que les acteurs concernés revendiquent parfois cette filiation, et qu'il existe bien certaines similitudes, en insistant sur le plan civilisationnel auquel ces opposants placent leur combat[200].

François-Xavier Bellamy et Gaël Brustier, de sensibilités politiques opposées, s'accordent à dire que « La Manif pour Tous est un vrai mouvement social », en refusant de le comparer trop directement à d'autres mouvements tels que Mai 68 ou le Tea Party américain. Le premier s'attache à souligner l'investissement du terrain culturel par la droite à cette occasion, tandis que le second remarque les caractères conservateur, populiste et identitaire du phénomène[205].

L'historienne Danielle Tartakowsky et le philosophe Thibaud Collin accordent plus d'importance à l'adossement religieux de l'opposition au mariage homosexuel. Danielle Tartakowsky voit dans cette opposition un « retour en force du religieux dans le champ politique », liée en France à la « désinstitutionnalisation précoce de l’Église catholique, consécutive à la loi de 1905 », obligeant les catholiques à « investir des terrains non institutionnels »[206]. Thibaud Collin, en comparant les anthropologies sous-tendant la mutation de la gauche post-soixante-huitarde et l'approfondissement de la doctrine sociale de l'Église sous le pontificat de Jean-Paul II, conclut que « le clivage entre le gouvernement et ses opposants est métaphysique puisqu'il engage deux conceptions irréductibles de l’être humain »[207].

Guillaume Bernard, maître de conférence à l'Institut catholique d'études supérieures, considère également La Manif pour tous comme révélatrice d'une « fracture », au sein même de la droite, « entre une droite classique et une droite moderne : la première considère que les corps sociaux sont inscrits et que les valeurs sociales sont données par un ordre cosmologique des choses ; la seconde pense qu'il n'existe pas d'entité sociale ni de valeurs en dehors de la manifestation et de la rencontre de volontés »[208]. De la même façon, un article du Nouvel Observateur souligne l'embarras de la droite et notamment de l'UMP face à ce mouvement, qui l'oblige à choisir entre deux lignes politiques apparemment inconciliables, et qui, dans le même temps, favorise le dialogue entre certaines parties de la droite et de l'extrême droite[209]. Jean-Yves Camus considère également la « charte des municipales » de La Manif pour tous comme une « plateforme de convergence » entre des élus allant de la droite à l'extrême droite, en soulignant là encore un accord de fond, « sur une vision de la société »[210].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Le Monde, cette association serait une « coquille vide de l'aveu même de Laurence Tcheng »
  2. Selon Le Plus du Nouvel Observateur, Plus gay sans mariage « se résume à une page Facebook « likée » 1 022 fois » (Mathieu Sicard, « La Manif pour tous représente-t-elle vraiment les opposants au mariage homo ? », sur Le Plus (Le Nouvel Observateur.com),‎ (consulté le 9 février 2014).
  3. Selon Le Monde, cette association serait une « coquille vide » (voir le tableau récapitulatif de l'article Laurent 2013).
  4. Selon Le Plus du Nouvel Observateur, citant Lionel Lumbroso, « « David et Eugenia » n'est « pas une association » mais une « signature » à […] Basile de Koch, l'époux de Frigide Barjot » (Sicard 2013).
  5. Il est à noter que certaines associations référencées au Journal officiel en mars 2013 sont classées dans l'article Laurent 2013 comme non référencées. C'est le cas de Cosette et Gavroche (« Cosette et Gavroche : Déclaration à la préfecture du Rhône », sur Journal officiel.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2014)), En marche pour l'enfance (« En marche pour l'enfance : Déclaration à la préfecture du Rhône », sur Journal officiel.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2014)), et du Collectif « Tous pour le mariage » (« Collectif « Tous pour le mariage » : Déclaration à la préfecture d'Eure-et-Loir », sur Journal officiel.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2014)).
    Par ailleurs, parmi les associations non référencées au Journal officiel, figurent également des fédérations d'associations notoires telles que la Fédération nationale des associations familiales protestantes et la Confédération nationale des associations familiales catholiques. En tenant compte de ces remarques, le nombre d'associations classées comme n'ayant pas « d'existence officielle » dans l'article Laurent 2013 doit donc être rabaissé de 22 à 17, soit 46 % au lieu de 60 %.
  6. Le journal Libération dresse un inventaire assez complet du public présent à cette université d'été dans l'article : Sylvain Mouillard, Kim Hillot-Guiot, « Manif pour tous, la vraie photo de famille », sur Libération.fr,‎ (consulté le 29 janvier 2014).

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Stéphane Kovacs, « La Manif pour tous veut la fin des « ABCD de l'égalité » », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 2 février 2014).
  3. a et b « Mentions légales », sur le site de La Manif pour tous (consulté le 6 février 2014).
  4. a et b « Déclaration de La Manif pour tous à la préfecture de police (niveau national) », sur Journal officiel.gouv.fr,‎ (consulté le 28 janvier 2014).
  5. a et b « Les porte-parole », sur le site de La Manif pour tous (consulté le 5 février 2014).
  6. J. C. avec AFP, « Pas d’huissiers dans le cortège de La Manif pour tous », sur 20 minutes.fr,‎ (consulté le 5 février 2014).
  7. Raphaël Bosse-Platière, « La « Manif pour tous » est « un avertissement » au gouvernement, explique son coordinateur », sur RTL.fr,‎ (consulté le 5 février 2014).
  8. http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/manif-pour-tous-la-grande-illusion_1850515_3224.html
  9. «Un papa, une maman», deux ans de slogans de la Manif pour tous
  10. http://www.20minutes.fr/societe/1453819-20141002-extreme-droite-premier-rang-manif-tous-dimanche
  11. a et b La Manif pour Tous, « La Manif pour Tous est apolitique », sur http://www.lamanifpourtous.fr/, La Manif pour Tous (consulté le 15 juillet 2014).
  12. http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/24/la-manif-pour-tous-devient-un-parti-politique_4622223_3224.html
  13. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/frigide-barjot-regrette-l-homophobie-engendree-par-les-manif-pour-tous_1570534.html
  14. (fr) « "Manif pour tous", la grande illusion », sur Le Monde.fr (consulté le 29 avril 2016)
  15. Raphaël Stains, « Famille : La grande mobilisation », Le Figaro Magazine, no 1681,‎ , p. 28-29.
  16. Anne-Bénédicte Hoffner, « La manif pour tous » rassemble une foule festive et familiale, sur La Croix.com,‎ (consulté le 29 janvier 2014).
  17. a, b, c et d « Déclaration de La Manif pour tous à la préfecture de police (niveau départemental) », sur Journal officiel.gouv.fr (consulté le 28 janvier 2014).
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  20. a et b Sylvain Mouillard, « Ludovine de La Rochère : elle ne barjotte pas », sur Libération.fr,‎ (consulté le 28 janvier 2014).
  21. AFP, « Les anti-mariage gay déposent 700 000 signatures au Conseil économique et social », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 31 janvier 2014).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]