Claude Bartolone

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Claude Bartolone
Claude Bartolone, en 2008.
Claude Bartolone, en 2008.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(4 ans et 26 jours)
Législature XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Bernard Accoyer
Député de la 9e circonscription de la
Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
(4 ans 1 mois et 2 jours)
Élection
Législature XIVe
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Président du conseil général de la
Seine-Saint-Denis

(4 ans 5 mois et 15 jours)
Prédécesseur Hervé Bramy
Successeur Stéphane Troussel
Ministre délégué à la Ville

(4 ans 1 mois et 6 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Éric Raoult
Successeur Jean-Louis Borloo
Maire du Pré-Saint-Gervais

(2 ans 5 mois et 4 jours)
Prédécesseur Marcel Debarge
Successeur Gérard Cosme
Député de la 6e circonscription
de la Seine-Saint-Denis

(30 ans 11 mois et 17 jours)
Élection
Réélection
12 juin 1988
28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
Législature VIIe, VIIIe, IXe, Xe, XIe, XIIe, XIIIe
Prédécesseur Jacqueline Chonavel
Successeur Élisabeth Guigou
Biographie
Nom de naissance Claude Bartolone
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité Française
Parti politique PS
Conjoint Véronique Ragusa
Diplômé de Université Pierre-et-Marie-Curie
Profession Cadre de l'industrie pharmaceutique
Résidence Hôtel de Lassay (Paris)

Claude Bartolone
Présidents de l'Assemblée nationale

Claude Bartolone, né le à Tunis (Protectorat français de Tunisie), est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale depuis 2012.

Membre du Parti socialiste, il est député de la Seine-Saint-Denis depuis le scrutin législatif qui suit l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, en 1981.

En 1998, il est nommé ministre délégué à la Ville dans le gouvernement de Lionel Jospin durant la « troisième cohabitation », jusqu'à l'élection présidentielle de 2002. De 2008 à 2012, il préside le conseil général de Seine-Saint-Denis.

En 2015, il conduit une liste qui échoue à maintenir à gauche le conseil régional d'Île-de-France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Claude Bartolone naît à Tunis, dans une famille d'ouvriers agricoles d'origine sicilienne par son père, qui a émigré en Tunisie, et maltaise par sa mère[1],[2]. Son père était saisonnier, ouvrier agricole l'été et ferrailleur l'hiver, sa mère était femme au foyer[3]. La famille Bartolone et leurs trois enfants viennent s'installer en France en 1960 au Pré-Saint-Gervais où ils vivent dans la cité Jean-Jaurès. Claude Bartolone poursuit ses études au collège Anatole-France[4],[2], et, alors qu'il devait s'inscrire en CAP de mécanique, décide de continuer sa formation au lycée Turgot à Paris sur les conseils de son professeur de français[5] qui convainc ses parents, en 1965, des capacités de leur enfant[4]. Après avoir réussi son baccalauréat, Claude Bartolone s'inscrit à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris, où il obtient une licence de mathématiques[4].

Divorcé de Giulietta avec laquelle il a eu deux enfants, il se remarie en 2006 avec[6] Véronique Ragusa, actuellement chargée de mission interventions et droit des femmes au cabinet de son mari.

Avant de devenir son épouse, elle a été sa chargée de mission dans son cabinet quand il était ministre délégué de la Ville de 1998 à 2002, puis sa collaboratrice parlementaire et ensuite chargée de mission au conseil général de la Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012[6] dont il était le président.

Son frère cadet René (Renato Bartolone) est promu chevalier dans l’Ordre national du mérite, le 11 mars 2016[7], sur proposition du ministre de l'Économie[8], Claude Bartolone étant président de l'Assemblée nationale. Renato Bartolone possède un restaurant dans le 6e arrondissement de Paris baptisé « Marco-Polo », dont Claude Bartolone a été lui-même actionnaire jusqu'en novembre 2012 et occasionnellement co-gérant[9].

Expérience professionnelle[modifier | modifier le code]

Après la licence (cf. supra), il est cadre commercial de l'industrie pharmaceutique[10],[11].

Sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale le présente comme « cadre de l'industrie pharmaceutique »[12]. En revanche, sa déclaration d'activité, publiée par l'Assemblée nationale, depuis juillet 2014, indique « Profession : néant »[13].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Claude Bartolone s'engage au Parti socialiste en 1974 après la défaite de François Mitterrand à l'élection présidentielle de cette année. Il accède à un premier mandat de conseiller municipal du Pré-Saint-Gervais en 1977[14],[15].

À 26 ans, jeune secrétaire de section PS du Pré-Saint-Gervais, il est convié en 1978 par le maire Marcel Debarge à participer à un repas avec le premier secrétaire François Mitterrand quand le repas est perturbé par une manifestation d'ouvriers en grève de l'usine voisine. Bartolone sort et parvient à les calmer en leur promettant que Mitterrand viendra les voir à la fin du repas, ce qu'il acceptera. Bartolone puis Mitterrand réussissent à gagner la sympathie des ouvriers. Avant de partir, Mitterrand l'interpelle: « Vous êtes un jeune homme. Si vous êtes candidat à une élection quelle qu'elle soit, je viendrai vous soutenir. » Bartolone se propose justement de représenter le PS aux cantonales de 1979, dans un scrutin où il a peu de chances le canton étant tenu par la droite et le PCF arrive toujours en deuxième position. Mitterrand tient parole et vient le soutenir dans une réunion publique. Bartolone parvient en tête de la gauche au premier tour, qui totalise 55 % des voix. Lors de cette échéance fondatrice du PS départemental, le PCF se désiste en sa faveur et au second tour, il reprend à la droite le canton des Lilas avec 54 % des suffrages[16],[2]. il est réélu en 1985 dans ce canton formé par les communes des Lilas et du Pré-Saint-Gervais. Il est en revanche battu aux Élections cantonales de 1992 par l'UDF-RAD Jean-Claude Dupont[17].

Il est élu député à la surprise générale à la faveur de la vague rose des législatives de 1981 devenant le benjamin de l'Assemblée. Il siège sans discontinuer, hormis la période où il est ministre du gouvernement Jospin, dans l'ancienne 6e circonscription (Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Pantin, Bagnolet)[17]. Il est réélu le , pour la XIVe législature (2012-2017), dans la nouvelle 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis (Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Romainville, Bondy Nord-Ouest, Noisy-le-Sec).

Ministre de la Ville[modifier | modifier le code]

En 1998, il est nommé ministre délégué à la Ville dans le gouvernement Jospin durant la « troisième cohabitation », jusqu'à l'élection présidentielle de 2002[14]. Précédé du rapport de Jean-Pierre Sueur, le ministère n'est créé qu'en avril 1998, près d'un an après la constitution du gouvernement. Après quelques mois de flottement, ses ambitions sont confortées par Lionel Jospin qui accepte de remplacer les «grands projets urbains» lancés par le gouvernement Juppé, par des «grands projets de ville» qui ne se limitent plus à l'urbanisme, mais intègrent les conditions de vie et d’emploi des habitants dans les contrats de ville[18]. En 1999, les crédits du ministère délégué à la ville augmentent de 32 %, puis de 40 % en 2000[19].

La règle du non-cumul de la présidence d'exécutifs locaux alors imposée aux ministres le fait redevenir maire-adjoint, cédant son siège de maire à Gérard Cosme. Il est tête de liste PS-PCF aux municipales de 2001 du Pré-Saint-Gervais, mais ne postule pas au poste de maire étant ministre[20].

Président du conseil général de la Seine-Saint Denis[modifier | modifier le code]

Homme de consensus dans la fédération socialiste quand la conquête de la présidence du conseil général est devenue probable en 2004 pour le scrutin cantonal de 2008, il annonce sa candidature sur le canton de Pantin-Est en 2008. Élu au premier tour, il devient président du conseil général de la Seine-Saint-Denis le .

À la tête du conseil général, il affirme quelques priorités dont la mixité sociale, l'aide à la petite enfance, le développement économique, la protection de l'environnement, la lutte contre l'échec scolaire et les discriminations. Ses ambitions se heurtent au défi porté par une dette composée essentiellement d'emprunts dits « toxiques » qui fragilisent la santé financière du conseil général[21]. En effet, son prédécesseur avait souhaité une gestion active de la dette et contracté des emprunts à risques[réf. nécessaire]. En 2011, il préside la commission d’enquête parlementaire sur les « emprunts toxiques » dont le rapport est adopté à l'unanimité des membres[14]. Après des succès judiciaires[21], le Département conclut en 2014 un accord avec son principal créancier la SFIL, avatar de la banque Dexia, pour solder l'essentiel de ses emprunts risqués[22].

En octobre 2010, le conseil général adopte un plan exceptionnel de financement de 723 millions d’euros pour construire ou reconstruire 21 collèges[23].

Malgré des économies de fonctionnement et une hausse de la fiscalité des ménages, le Département se heurte à des difficultés budgétaires en raison de la réforme de la taxe professionnelle, de la progression des allocations de solidarité consécutive à la crise économique et à la crise alors non résolue des emprunts à taux variables. Claude Bartolone propose au vote un budget 2010 en déséquilibre[24]. Malgré une première injonction de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France, le Département maintient le bras de fer[25], jusqu'en juillet où le Préfet rend le budget exécutoire le jour-même du second avis de la CRC[26].

Tout en reconnaissant les difficultés économiques et sociales auxquels elle confrontée la Seine-Saint-Denis[26], le rapport relève néanmoins une gestion couteuse du Conseil général en raison d'un temps de travail inférieur à la Loi[27]. Le Chambre pointe le nombre anormalement élevé de collaborateurs au cabinet du président du conseil général[28]. À sa suite, le , le journal Le Monde révèle que le Parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire fin septembre 2015 à propos d'un possible emploi fictif dont aurait bénéficié un de ses collaborateurs de cabinet[29].

À l'été 2012, peu après son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, il démissionne de la présidence du conseil général et son premier vice-président Stéphane Troussel lui succède[30]. Il reste conseiller général jusqu'au 14 avril 2014, après son élection au conseil municipal du Pré-Saint-Gervais, le 23 mars 2014, sur la liste du socialiste de Gérard Cosme[31],[32].

Claude Bartolone demeure une personnalité très influente en Seine-Saint-Denis, au point d'être surnommé « le parrain » du département par les médias[33]. Ce mot lui collant à la peau, il tente - sans succès - de s'en défaire en 2015 : « On essaye de me disqualifier en disant cela. J'ai toujours senti un parfum de racisme dans cette expression de "Don Bartolone" qui renvoie à mes origines italiennes[34]. »

Cadre du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Pendant de nombreuses années, il est connu comme le principal lieutenant de Laurent Fabius[35]. En 2005, il se prononce pour le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen[36]. Il est également responsable du courant du PS, Rassembler À Gauche[réf. nécessaire] animé par Alain Vidalies ou par Marie-Noëlle Lienemann.

Claude Bartolone est membre de l'équipe du « Pacte Présidentiel » de la campagne de Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle française de 2007, dont il décrit les erreurs dans le livre Une élection imperdable[37].

Le fabiusien noue une alliance improbable avec Jean-Christophe Cambadélis proche de Dominique Strauss-Kahn au sein des « Reconstructeurs ». Cette union d'adversaires historiques porte la candidature de Martine Aubry face aux favoris Bertrand Delanoë et Ségolène Royal[38]. Lors du Congrès de Reims, Martine Aubry crée la surprise et devient la nouvelle première secrétaire en l'emportant d'une courte tête sur Royal au second tour. En , il est nommé secrétaire national chargé des relations extérieures. À l'occasion de la composition du secrétariat national, il se voit reprocher par Laurent Fabius de ne pas avoir obtenu suffisamment de représentants pour son courant, ce qui entraîne leur rupture[35].

Président de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Claude Bartolone, le , désigné candidat à la présidence de l'Assemblée par ses pairs socialistes.

En 2012, la gauche devient majoritaire à l'Assemblée nationale après le succès de François Hollande à l'élection présidentielle. Ségolène Royal pressentie candidate à cette fonction étant battue dans sa circonscription aux élections législatives, il se présente comme candidat à la présidence de l'Assemblée nationale.

Il est préféré par ses pairs aux candidatures de Jean Glavany, Élisabeth Guigou et Daniel Vaillant le . Le 26, il devient le douzième président de l'Assemblée nationale de la Ve République[39]. Il est élu dès le premier tour de scrutin, face au président sortant de l'Assemblée, Bernard Accoyer, candidat de l'UMP, par 298 voix contre 185 (55 votes nuls et 2 autres voix se rapportant à un candidat non déclaré)[40].

En , il annonce un meilleur encadrement des frais des députés, une stabilité budgétaire de l'Assemblée nationale et vouloir en faire un lieu de débat et de rencontre des acteurs sociaux. Il souhaite également transférer aux députés son pouvoir de nomination de membres du Conseil supérieur de la magistrature[41].

En janvier et février 2013, il préside, 90 heures durant, le débat portant sur l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, assumant ainsi un record de présence au perchoir pour un président de l'Assemblée nationale[42]. Il préside également, en , les débats en seconde lecture, qui aboutissent à l'adoption du projet de loi.

Il lui arrive de critiquer l'action gouvernementale en contestant l'objectif de convergence absolue à 3 % de déficit, en participant en juin 2013 à la rencontre du club de parlementaires socialistes « La Gauche Populaire » qui propose de réorienter l'Europe « au service de la croissance et de l'emploi » ou encore, en étant l'invité du turbulent ministre Arnaud Montebourg à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse le [43]. Il tente de se poser en rassembleur entre les frondeurs et le gouvernement : « Je ne les ai jamais appelés frondeurs. Je les ai toujours considérés comme des députés socialistes. Et je n'ai jamais dramatisé[44]. » Il appelle en juillet 2015 au retour des écologistes au gouvernement après les élections régionales de décembre 2015 : « On ne peut gagner et transformer notre pays qu'avec une gauche unie ». Il déplore que la loi Macron, votée grâce à l'article 49-3 ait été trop peu équilibrée pour être votée par l'aile gauche du PS[45].

À l'automne 2012, il impose des mesures de transparence comme la publication annuelle de l’affectation de la réserve parlementaire et certification des comptes de l’Assemblée nationale par la Cour des Comptes[46]. Il s'oppose à la publicité du patrimoine des parlementaires[47], ce qui amène à l'adoption de mesures permettant de consulter le consultation du patrimoine des élus mais non de les publier[48],[49]. Ses positions en faveur de l'opacité des patrimoines des élus coïncident avec la publication dans la presse des plans de sa villa des Lilas, en Seine-Saint-Denis, une résidence estimée à deux millions d'euros, située sur les hauteurs du Fort de Romainville[50],[51]. Fin 2015, la Cour des comptes montre une augmentation des dépenses du cabinet du président de l'Assemblée nationale entre 2011 et 2014 de plus de 33% passant de 3,15 millions d’euros en 2011 à 4,3 millions en 2014, bien que son directeur de cabinet explique que par le passé « des personnels étaient payés par d’autres administrations[52]. »

Au lendemain du rejet par le Sénat d'une première mouture de la définition de la Métropole du Grand Paris à l'été 2013, il parvient à imposer de concert avec des députés comme Alexis Bachelay que la future Métropole prenne la forme d'une intercommunalité unique sur le périmètre de Paris et des trois départements de la Petite couronne[53]. Le , il annonce sa participation aux élections municipales au Pré-Saint-Gervais[54], afin de pouvoir être candidat au conseil métropolitain de la MGP, dont il était pressenti pour briguer la présidence[55] avant que les élections municipales de 2014 tournent à l'avantage de la droite.

En 2014, il publie Je ne me tairai plus en collaboration avec une journaliste du Monde. Dans cet ouvrage, le président de l'Assemblée propose sa lecture des institutions, suggère un régime présidentiel pour la France et la disparition définitive du titre de Premier ministre. Le livre est un échec éditorial « en dépit d'une promotion intense »[56]. Entre novembre 2014 et octobre 2015, il copréside avec l'historien Michel Winock, la Groupe de travail sur l'avenir des institutions dite mission Bartolone-Winock. Le rapport de cette mission formule 17 propositions pour réformer les institutions de la Ve République[57].

À plusieurs reprises durant sa présidence de l'Assemblée nationale, certains journalistes mettent en avant ses jeux d'influence dans la vie médiatique. Laurent Mauduit, journaliste à Mediapart, affirme qu'il a « lourdement pesé pour que le quotidien La Provence tombe effectivement entre les mains de son ami Bernard Tapie », intervenant « de manière très empressée auprès de François Hollande »[58]. Marc Baudriller, journaliste à Challenges, et Laurent Mauduit affirment tous deux qu'il a biaisé la désignation de Marie-Ève Malouines à la tête de La Chaîne parlementaire Assemblée nationale (LCP-AN) — allégation démentie par l'entourage de l'intéressé[58],[59]. Renaud Revel, rédacteur en chef et responsable de la rubrique média de L'Express, indique qu'à l'occasion de l'attribution par le CSA d’une fréquence TNT en Ile-de-France à l'été 2015, Claude Bartolone « s'est démené en coulisses afin de barrer la route au projet IFTV Service porté par IFTV Service SAS (une société détenue à 49% par le groupe Figaro) », craignant que cette nouvelle chaîne ne lui soit « hostile politiquement »[60].

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Son nom est évoqué dès le printemps 2015 comme possible tête de liste PS pour l'élection régionale de 2015 en Île-de-France[61]. Il est préféré par l'exécutif à Benoît Hamon, à Marie-Pierre de La Gontrie et au président sortant de la région, Jean-Paul Huchon, qui se retirent tous après l'annonce de la candidature de Claude Bartolone[62]. Alors que la droite remet en cause sa promesse de rester président de l'Assemblée nationale tout en faisant campagne, il annonce, en mai 2015, que dans un souci d'équité, il ne présidera plus les séances au palais Bourbon à compter de la rentrée parlementaire, cette tâche étant assumée par les vice-présidents, tout en continuant d'assumer ses autres fonctions de président de l'Assemblée nationale[63].

Son programme est critiqué pour l'absence de propositions en matière de sécurité, après les attentats du 11 janvier 2015[64].

Le 10 décembre, entre les deux tours de l'élection, il déclare à propos de sa principale rivale, Valérie Pécresse : «  c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux »[34],[65]. Ces propos déclenchent une vive polémique, le journaliste Bruno Roger-Petit notant les « ambiguïtés » et l'« accommodation communautariste » du Parti socialiste qu'ils révèlent[66],[67].

Sa liste arrive au deuxième position au premier tour, avec 25,2 % des voix, et fusionne avec celles de Pierre Laurent (FG) et Emmanuelle Cosse (EELV) au second. La liste de gauche est cependant battue à l'issue du second tour, le [68], obtenant 42,2 % des suffrages dans le cadre d'une triangulaire avec la liste de droite conduite par Valérie Pécresse (43,8 %) et la liste FN de Wallerand de Saint-Just (14 %)[69]. Le conseiller régional PS Julien Dray juge « qu'on a fait un mauvais deuxième tour. On s'est renfermé dans un conflit entre départements et dans un conflit d'identité » qui a fait perdre des voix à la gauche ; « [Bartolone] ne disait pas qu'elle [Pécresse] défendait la race blanche. Elle a intelligemment utilisé cela. Nous n'avons pas su sortir du piège qui nous était tendu et cela nous a fait perdre des voix »[70]. Pour son colistier écologiste Mohamed Mechmache : « Même si Bartolone voulait répondre aux mots de mépris de Valérie Pécresse pour la Seine-Saint-Denis, c’est une formule qui a pu inciter des électeurs frontistes à voter Pécresse[71]. » Après sa défaite, Claude Bartolone conserve la présidence de l'Assemblée nationale et démissionne de la fonction de conseiller régional d'Île-de-France[72].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Claude Bartolone au « perchoir ».

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]


Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Claude Bartolone, le bras droit de Laurent Fabius », Politique.net, .
  2. a, b et c Claude Bartolone au "perchoir", dans un fauteuil dans Le Monde du 26 juin 2012.
  3. Claude Bartolone, Hélène Bekmezian, Je ne me tairai plus. Plaidoyer pour un socialisme populaire, Éditions Flammarion, , p. 7
  4. a, b et c « J’ai dit à l’élève Bartolone : Vous devriez viser plus haut » dans Le Parisien du 26 juin 2012.
  5. La prof qui a poussé Bartolone à entrer au lycée, Le Figaro, 26 juin 2012.
  6. a et b (source: Bulletin quotidien du 25 septembre 2012, page 26)
  7. http://www.lesinrocks.com/2016/03/news/claude-bartolone-a-organise-une-ceremonie-a-lassemblee-nationale-pour-decorer-son-frere/
  8. http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qu-est-ce-que-l-ordre-national-du-merite-remis-au-frere-de-claude-bartolone-7782322624
  9. Mathilde Mathieu, Nicolas Ferley, « Les cachotteries des frères Bartolone », sur Mediapart,‎ (consulté le 7 mars 2016).
  10. Thierry Dupont, « Claude Bartolone, un ex porte-flingue à la présidence de l'Assemblée », L'Express,‎ (lire en ligne)
  11. « Le CV de Claude Bartolone », Challenges,‎ (lire en ligne)
  12. http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA381
  13. http://www.hatvp.fr/page-nominative/?urldeclaration=bartolone-claude.html
  14. a, b et c « Biographie / Le président / Claude Bartolone » (consulté le 17 décembre 2015)
  15. Virginie le Guay et Caroline Fontaine, « Le match Pécresse / Bartolone », parismatch.com,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  16. Sophie Huet, « Bartolone : première victoire, sous l'aile de Mitterrand », lefigaro.fr,‎ (consulté le 23 décembre 2015)
  17. a et b Blandine Seigle, « Bartolone confiant pour sa septième campagne » », leparisien.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  18. Olivier Bertrand, « Le gouvernement redécouvre la Ville. Claude Bartolone planche sur de nouveaux grands projets de ville », liberation.fr,‎ (consulté le 23 septembre 2015)
  19. « Audition devant la Commission de la Production et des Échanges de l'Assemblée Nationale sur les crédits du ministère de la ville à Paris le 26 octobre 2000 », vie-publique.fr,‎ (consulté le 23 décembre 2015)
  20. Marie-Pierre Bologna, « Une gauche dispersée et sans Claude Bartolone », Le Parisien,‎ (consulté le 18 août 2013)
  21. a et b « Emprunts toxiques : Dexia devra revoir les intérêts payés par la Seine-Saint-Denis », latribune.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  22. Agence France Presse, « La Seine-Saint-Denis renégocie ses emprunts toxiques », lemonde.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  23. Adeline Fleury, « Le plan Bartolone pour l'éducation », lejdd.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  24. « Claude Bartolone : « L’État nous doit 75 millions d'euros » », Metro France,‎ (consulté le 11 avril 2010)
  25. Samuel Laurent, « Seine-Saint-Denis : les raisons d'une révolte budgétaire », lemonde.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
  26. a et b Cour des Comptes, « Département de la Seine-Saint-Denis (93) / Publications / Publications / Accueil / Cour des Comptes - Cour des comptes », sur www.ccomptes.fr (consulté le 6 octobre 2015)
  27. Seine-Saint-Denis : les perles de la gestion à la Bartolone, lepoint.fr, 2 juillet 2015
  28. Seine-Saint-Denis : l'affaire qui embarrasse Bartolone, lefigaro.fr, 15 juillet 2015
  29. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Claude Bartolone au cœur d’une enquête préliminaire sur un possible emploi fictif », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  30. « Seine-Saint-Denis : Claude Bartolone dresse son bilan », Le Parisien,‎ (consulté le 4 septembre 2012)
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  32. « Bartolone démissionne du conseil général : Elu conseiller municipal PS au Pré-Saint-Gervais en mars dernier, Claude Bartolone, député et conseiller général, avait un mandat de trop selon la loi », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
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  37. « Claude Bartolone : Ségolène Royal a "fait le choix" de s'isoler », nouvelobs.com,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
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  49. Julie Mendel, « Consulter la déclaration de patrimoine d'un élu : mode d'emploi », metronews.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2015)
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  52. Emmanuel Lévy, « Quand Bartolone augmente son cabinet de 240.000 euros », marianne.net,‎ (consulté le 23 décembre 2015)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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