Damien Abad

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Damien Abad
Illustration.
Damien Abad en 2016.
Fonctions
Président du groupe Les Républicains
de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(1 mois et 7 jours)
Élection
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Christian Jacob
Député français
En fonction depuis le
(7 ans, 5 mois et 23 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 5e circonscription de l’Ain
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Conseiller départemental de l'Ain
En fonction depuis le
(4 ans, 8 mois et 11 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Pont-d'Ain
Prédécesseur Serge Fondraz
Vice-président des Républicains

(1 an, 10 mois et 10 jours)
Avec Virginie Calmels
Guillaume Peltier
Président Laurent Wauquiez
Successeur Virginie Duby-Muller
Président du conseil départemental de l'Ain

(2 ans, 3 mois et 8 jours)
Élection
Prédécesseur Rachel Mazuir
Successeur Jean Deguerry
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(5 ans et 15 jours)
Président Jean-Jack Queyranne
Successeur Michel Buellet
Député européen

(2 ans, 11 mois et 3 jours)
Élection 7 juin 2009
Circonscription Circonscription Sud-Est
Législature 7e
Groupe politique PPE
Successeur Michel Dantin
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Nîmes (Gard)
Nationalité Française
Parti politique UDF (avant 2007)
NC (2007-2012)
UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de IEP de Bordeaux (2002)
IEP de Paris (2004)[1]

Damien Abad, né le à Nîmes, est un homme politique français.

Membre de l'Union pour la démocratie française, du Nouveau Centre puis de l'Union pour un mouvement populaire devenu Les Républicains — partis dans lesquels il exerce différentes responsabilités —, il est successivement conseiller municipal de Vauvert (Gard) de 2008 à 2010, député européen de 2009 à 2012, conseiller régional de Rhône-Alpes de 2010 à 2015, et président du conseil départemental de l'Ain de 2015 à 2017. Élu député en 2012 dans la 5e circonscription de l’Ain, il est réélu en 2017 et préside le groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale depuis 2019.

Famille, études et profession[modifier | modifier le code]

Ses parents sont installés à Aubord (Gard)[2]. Ancien élève du collège la Vallée verte[2] et du lycée Alphonse-Daudet[3], major de Sciences Po Bordeaux, diplômé de Sciences Po Paris (2004)[1], il échoue deux fois au grand oral de l'ÉNA[4]. Il est ensuite maître de conférence à Sciences Po[5].

Atteint d'une maladie rare (arthrogrypose), il est parfois considéré comme une personnalité incarnant la diversité en raison de son handicap physique[6].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il devient chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales au groupe UDF en mars 2006 puis au groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale[7].

Candidat aux élections législatives de 2007 dans la 5e circonscription des Yvelines, il réalise un score de 3,17 %[8].

En 2008, il crée le mouvement des Jeunes Centristes[9], un mouvement jeune rattaché au Nouveau Centre[10]. Il en est le président fondateur, élu à la quasi-unanimité en mai 2008, lors du congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes[11]. Il quitte cette fonction pour assumer celle de Secrétaire général adjoint du Nouveau Centre dans le courant de l’année 2010.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller municipal de Vauvert sur la liste du maire Gérard Gayaud en 2008.

Il est élu conseiller régional de Rhône-Alpes, et démissionne alors de son mandat municipal à Vauvert[12]. Au conseil régional, il siège à commission thématique « Emploi, économie, économie sociale et solidaire et innovation sociale » et à la Commission « Sport et Jeunesse »[13].

Le , il est élu président du conseil départemental de l'Ain[14]. Élu député en 2017, il abandonne la présidence pour respecter la loi sur le cumul des mandats — Jean Deguerry lui succède —, tout en restant conseiller départemental[15].

Député européen[modifier | modifier le code]

En juin 2009, pour les élections européennes de 2009, il est élu député européen, sur la liste de la majorité présidentielle, dans la circonscription Sud-Est[16]. Il doit sa place éligible sur la liste d'alliance entre l'UMP et son parti à l'insistance d'Hervé Morin, président du Nouveau Centre — qui dit en avoir « fait un symbole » —, face aux réticences de l'UMP[5]. Il devient ainsi, à 29 ans, le benjamin des eurodéputés français et le plus jeune parlementaire français en exercice. Il est l'un des plus jeunes élus du Parlement européen[5].

Dans le cadre de son mandat européen, il intervient régulièrement sur les questions d’économie, en particulier en matière de politique industrielle, services sociaux d’intérêt général et défense des consommateurs. Président fondateur de l’Intergroupe « Jeunesse »[17], il est, au sein du Parlement européen, membre de deux commissions législatives : la commission des budgets ainsi que la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs[18]. Il installe, en juin 2010, sa permanence de député européen à Bourg-en-Bresse[19].

Au sein de l'UMP puis de LR[modifier | modifier le code]

En novembre 2009, il est désigné tête de liste de la majorité présidentielle (UMP et partis proches) dans le département de l’Ain.

Il rejoint l'Union pour un mouvement populaire en mai 2012[réf. nécessaire].

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[20]. En septembre 2016, il est nommé avec cinq autres personnalités porte-parole de sa campagne de la primaire[21].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est il élu le président du parti[22]. Le 13 décembre de la même année, il est nommé troisième vice-président des Républicains.

Député[modifier | modifier le code]

Lors des législatives 2012, il est candidat dans la nouvelle 5e circonscription de l’Ain, investi par l'UMP. Il obtient 28,79 % des voix lors du premier tour, puis est élu avec 56 % des voix au deuxième tour face à la candidate socialiste Josiane Exposito[23],[24]. Il rejoint alors la commission des Affaires économiques.[réf. souhaitée]

Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France.

Il est réélu député en juin 2017, pour la XVe législature de la Cinquième République française[25]. Le 21 juin, il est candidat à la présidence du groupe LR à l'Assemblée nationale face à Christian Jacob ; ce dernier est finalement réélu en recueillant 62 voix au second tour, contre 32 pour Damien Abad[26],[27]. Il devient premier vice-président du groupe[27].

Après l'élection de Christian Jacob comme président des Républicains, il se porte candidat à sa succession à la présidence du groupe LR[27]. Alors qu'Olivier Marleix part favori, Damien Abad sort en tête du premier tour, avec 34 voix contre 20 pour Olivier Marleix, puis l'emporte au second tour avec 64 voix contre 37 à ce dernier[27]. Selon Contexte, alors que « les anciens clivages entre « sarkozystes », « fillonistes » et « juppéistes » n’ont plus cours dans le groupe », Damien Abad a présenté « un profil qui rassure les députés de l’ancienne génération, sans le couper des nouveaux élus de 2017, qui forment une moitié du groupe »[27]. Le média en ligne souligne également « son positionnement d’homme indépendant », qui « ne doit rien à Christian Jacob », tandis qu'Olivier Marleix a souffert d'un entrefilet paru dans Le Canard enchaîné, le présentant comme le candidat de ce dernier[27].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « l'Association des Sciences-Po - Fiche profil », sur www.sciences-po.asso.fr.
  2. a et b https://www.objectifgard.com/2019/11/06/assemblee-damien-abad-un-gardois-pour-presider-les-deputes-les-republicains/
  3. « Nîmes : Damien Abad, nouvelle voix du parti Les Républicains », sur MidiLibre.fr, (consulté le 4 septembre 2017).
  4. « Damien Abad, cadet de la droite », sur Libération.fr, (consulté le 13 mai 2016).
  5. a b et c Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :0
  6. Gilles Daniel, « Place au jeune ! », sur metronews, (consulté le 13 mai 2016).
  7. « Portrait », sur www.damien-abad.fr (consulté le 13 mai 2016).
  8. « Résultats des élections législatives 2007 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 13 mai 2016).
  9. « Damien Abad: un centriste à l'UMP », FranceSoir,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2017).
  10. « Jeunes Centristes », sur www.jeunes-centristes.fr (consulté le 14 septembre 2017).
  11. Alexandre Lemarié, « Damien Abad, ex-centriste devenu UMP, prend la tête de l’Ain », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 13 mai 2016).
  12. « http://www.leprogres.fr/fr/region/l-ain/ain/article/2610742,179/Regionales-l-UMP-a-decouvert-son-leader-Damien-Abad.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  13. « ABAD Damien - Région Rhône-Alpes », sur www.rhonealpes.fr (consulté le 13 mai 2016).
  14. « Damien Abad président du conseil départemental », sur leprogres.fr, Le Progrès, .
  15. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ain/ain-jean-deguerry-remplace-damien-abad-presidence-du-departement-1295235.html
  16. « Damien Abad en passe de devenir le benjamin des euro-députés », sur ladepeche.fr, (consulté le 13 mai 2016).
  17. « Les « intergroupes », face cachée du travail parlementaire », sur www.europarl.europa.eu (consulté le 13 mai 2016).
  18. « Damien Abad siègera dans une commission prestigieuse », sur le-nouveaucentre.org, .
  19. « http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/3391756/Herve-Morin-le-centre-sera-present-a-la-presidentielle.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  20. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
  21. « Le Maire, l’équipe de «la campagne sans Bruno» », sur lopinion.fr, (consulté le 16 septembre 2016).
  22. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  23. « Ain - 5e circonscription : Résultats des élections législatives 2012 », sur LExpress.fr (consulté le 14 septembre 2017).
  24. « AIN (5) », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 13 mai 2016).
  25. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  26. « Christian Jacob réélu président du groupe Les Républicains de l'Assemblée Nationale », europe1.fr, 21 juin 2017.
  27. a b c d e et f Samuel Le Goff, « Le groupe LR de l’Assemblée joue la carte du renouvellement », sur Contexte.com, (consulté le 14 novembre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]