Laurent Obertone

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Laurent Obertone
Naissance (33 ans)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Drapeau de la France Français
Genres

Œuvres principales

Laurent Obertone, né en , est un écrivain, journaliste et essayiste français, dont le travail est centré sur la criminologie, les médias et le multiculturalisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1984 de parents agriculteurs jurassiens[1] et instituteurs, Laurent Obertone est diplômé d'histoire et d'anthropologie[2], puis de l'École supérieure de journalisme de Lille dans la filière presse hebdomadaire régionale[3]. Durant plusieurs années, il est journaliste spécialisé dans les faits divers pour un hebdomadaire régional d'informations généralistes, avant de démissionner pour rédiger son premier livre[réf. nécessaire]. À partir de 2010, il signe des articles sur le webmagazine Ring, dirigé par David Kersan[1]. En 2010, il fait partie des trois invités qui accompagnent Michel Houellebecq à l'occasion du dîner intime donné par le président de la République Nicolas Sarkozy au Palais de l'Élysée, en l'honneur du Prix Goncourt reçu par Michel Houellebecq : ce dernier présente alors Laurent Obertone comme « le grand polémiste de demain »[4].

En mars 2014, il lance un appel à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, sur les 100 000 peines de prison non effectuées chaque année[2].

Pseudonymat[modifier | modifier le code]

« Laurent Obertone » est un pseudonyme : l'auteur explique avoir voulu « protéger [sa] famille des menaces de mort[5] ». Il précise dans le Figaro magazine : « Compte tenu des sujets que j'aborde, je suis partisan de n'y mêler que moi et de préserver la tranquillité de ma famille », ajoutant que ce « droit » est « défendu par la loi »[6]. De son côté, Mediapart affirme que sous ce pseudonyme se cache un ancien blogueur de la « réacosphère », rédigeant des articles sous les noms d'« Ubiquiste » ou de « Pélicastre Jouisseur », et auteur en d'un manifeste raciste intitulé Le Manifeste Nauséabond[3],[7].

Laurent Obertone nie ces affirmations, et attaque Médiapart en justice en pour diffamation. Il demande finalement un report du procès deux semaines avant celui-ci, puis se désiste en pour « raisons personnelles »[8].

Auteur[modifier | modifier le code]

L'auteur explique la parution de son premier livre, La France Orange mécanique, par deux raisons : le nombre de faits divers qu'il a connus dans ses quelques années de carrière, et le mauvais traitement qui en serait fait par la presse, « les journalistes étant quasiment tous de gauche - y compris ceux du Figaro »[1].

Selon l'auteur, en France, les deux tiers des infractions sont commis par des individus issus de l'immigration, ce qu'il considère comme un sujet tabou, nié « pour des raisons morales »[9].

Son deuxième livre, intitulé Utøya[10] est consacré à Anders Behring Breivik, terroriste norvégien d'extrême droite responsable des attentats du 22 juillet 2011 ayant entrainé la mort de 77 personnes.

Dans son troisième livre, La France Big Brother, Laurent Obertone s'en prend à « la République des écrans », dénonce la « domestication » des Français, livrés selon lui à la « manipulation », à la « désinformation » et au « conditionnement » de la classe médiatique, militante, artistique et politique, unie au sein d'un « Parti » totalitaire, comparable à celui décrit dans 1984, le roman d'anticipation de George Orwell.[11]

L'auteur dénonce notamment la valorisation médiatique d'un multiculturalisme « imposé aux Français », et l'absence de débat réel sur cette question[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Trois choses à savoir sur Laurent Obertone, sur Francetvinfo.fr
  2. a et b Laurent Obertone, « L'appel de Laurent Obertone à Christiane Taubira : « Gare à la colère des victimes » », Le Figaro, 5 mars 2014.
  3. a et b Stéphane Alliès, Louise Fessard, Jérôme Hourdeaux et Marine Turchi, « La France Orange mécanique : le vrai parcours de «Laurent Obertone» », sur mediapart.fr,
  4. Jérôme Dupuis, « Houellebecq, Sarkozy et l'ultraviolence en France », sur L'Express, (consulté le 16 août 2015)
  5. « La France Orange mécanique » : rencontre avec un auteur à thèses racistes, sur RUE89
  6. http://www.ring.fr/article/article.php/article/utoya-laurent-obertone-repond-aux-question-du-figaro
  7. Stéphane Alliès, Louise Fessard, Jérôme Hourdeaux et Marine Turchi, «France Orange mécanique»: Laurent Obertone est de plus en plus fâché avec son passé, sur mediapart.fr,
  8. « Laurent Obertone se désiste de son procès contre Mediapart », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 2 septembre 2015)
  9. On n'est pas couché, « Laurent Obertone & la délinquance en France - On n'est pas couché 2 mars 2013 #ONPC », (consulté le 22 septembre 2016)
  10. Laurent Obertone, Utoya. Norvège, 22 juillet 2011, 77 morts, Ring, 2013, (ISBN 979-1091447089). Voir AFP, « Laurent Obertone face au tueur extrémiste d'Utoya », sur lepoint.fr,
  11. François Aubel, « Après La France Orange mécanique, le nouveau brûlot d'Obertone », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  12. BFMTV, « Laurent Obertone: L'invité de Ruth Elkrief - 11/02 », BFMTV (consulté le 22 septembre 2016)
  13. Pour les références, voir l’article sur le livre
  14. Jean-Claude Vantroyen, « Laurent Obertone dans la tête d’Anders Breivik », sur Le Soir, (consulté le 30 septembre 2013)
  15. « "Utøya": la croisade néoréac de Laurent Obertone », sur Les Inrocks, (consulté le 30 septembre 2013)
  16. Ludovic Greiling, « C'est à lire - Idées - Utoya, de Laurent Obertone », sur Politique Magazine, (consulté le 30 septembre 2013)
  17. Après la France Orange Mécanique, le nouveau brulôt d'Obertone, Le Figaro
  18. http://www.breizh-info.com/2016/07/22/46637/guerilla-roman-choc-laurent-obertone-guerre-civile-islamisme-daech

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]