Aurore Bergé

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Aurore Bergé
Aurore Bergé en 2017.
Aurore Bergé en 2017.
Fonctions
Députée de la 10e circonscription des Yvelines
En fonction depuis le
(6 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Prédécesseur Jean-Frédéric Poisson
Conseillère municipale de Magny-les-Hameaux
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 28 jours)
Maire Bertrand Houillon
Conseillère de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
En fonction depuis le
(3 ans, 2 mois et 28 jours)
Biographie
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité française
Parti politique UMP (2002-2015)
Les Républicains (2015-2017)
REM (depuis 2017)
Père Alain Dorval
Conjoint Nicolas Bays (divorcée)
Diplômée de IEP de Paris
Site web Auroreberge.fr
Aurore Bergé.jpg

Aurore Bergé, née le [1] à Paris, est une femme politique française, conseillère municipale de Magny-les-Hameaux, conseillère de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis 2014 et députée dans la 10e circonscription des Yvelines le 18 juin 2017.

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, elle choisit d'abord de s'engager derrière Alain Juppé mais après sa défaite aux primaires de la droite, elle rejoint Emmanuel Macron.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'une famille de comédiens qui participent aux manifestations de mai 68, elle s'intéresse très tôt à la politique[2]. Son père, Alain Bergé (dit Alain Dorval), est la voix française de Sylvester Stallone et sa mère, Dominique Dumont, prête sa voix à Katherine Kelly Lang dans la série Amour, Gloire et Beauté[3],[4],[5]. Elle grandit à Versailles[6] et commence à militer à l'âge de 16 ans pour lutter contre le Front national[3].

Elle fait ses études à Sciences Po Paris, où elle obtient un master affaires publiques (promotion 2009)[7], fait des stages auprès de députés, notamment auprès de Roseline Bachelot au Parlement européen, puis est embauchée par une agence de communication, Agence Publics d'abord, l'agence qui a organisé tous les grands meetings de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle 2012, puis chez Spintank, auprès de Nicolas Vanbremeersch et Hopscoth, en tant que directrice de clientèle[3],[5].

En 2007, elle rencontre Nicolas Bays, alors député socialiste, dans les couloirs du Parlement européen et se marie avec lui en à Wingles. Le couple choisit comme témoins Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé et des Sports, et Pierre Moscovici, alors député[8]. Ils n'hésitent alors pas à médiatiser leur couple qui partage des opinions politiques opposées[9]. Ils ont depuis divorcé[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Aurore Bergé adhère à l'UMP à l'âge de 16 ans, à la suite de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002[2]. Elle est responsable des Jeunes Pop dans le département des Yvelines entre 2005 et 2008[5]. En 2008, elle se présente une première fois à la présidence des Jeunes Pop avec Mathieu Guillemin mais décide finalement de retirer sa candidature[10] et de rallier Benjamin Lancar.

Elle est candidate aux élections municipales de Versailles en 2008, sur la liste UMP menée par l'ancien adjoint du maire sortant. À la stupeur générale, la liste UMP est sèchement battue par la candidature divers droite dissidente de François de Mazières.

En 2010, elle se présente à la présidence des Jeunes Pop où elle fait partie des favorites[10]. Après avoir été battue par les militants de son département qui votent majoritairement en faveur de son opposant, elle est finalement battue au niveau national par le président sortant Benjamin Lancar dans un scrutin soupçonné d'irrégularités[11].

Elle est candidate sur la liste de Valérie Pécresse lors des élections régionales de 2010 en Île-de-France, mais sa position sur la liste ne lui permet pas d'être élue.

Elle soutient François Fillon lors du congrès de l'UMP de 2012[6] mais c'est Jean-François Copé qui remporte l'élection dans un scrutin extrêmement médiatique et controversé.

En 2013, elle dit admirer Nicolas Sarkozy, mais davantage celui de 2007 (qui a « siphonné » les voix du FN avec, selon elle, un « discours équilibré », créant après son élection le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et le Conseil français du culte musulman), que celui de 2012 (année où il fait une campagne présidentielle ancrée à droite). Elle continue toutefois de défendre l'ancien président (il la reçoit pendant l'été 2013), se faisant également « l'avocate » de Nadine Morano et de Jean-François Copé, L'Obs ajoutant qu'« Aurore Bergé jongle avec ses paradoxes » sur le sujet de la sécurité[6].

Elle devient conseillère politique à l'UMP en , sous la présidence de Jean-François Copé[3].

Sous les recommandations de Valérie Pécresse, l'une de ses mentors en politique, elle s'installe en 2013 à Magny-les-Hameaux dans les Yvelines afin de briguer la mairie de cette ville jusqu'alors ancrée à gauche. En 2014, à l'âge de 27 ans, elle est investie par l'UMP et l'UDI pour les élections municipales dans la commune[3]. Finalement, elle essuie un échec face au maire socialiste sortant Bertrand Houillon en ne réunissant que 41,73% des voix[12], assurant toutefois qu'elle ne désertera pas : « je me présenterai aux municipales suivantes »[6]. À la suite des élections municipales, elle devient conseillère de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines[13].

Quelques semaines plus tard, elle essaie d'être candidate en 6e position sur la liste UMP des élections européennes. Cette tentative est cependant critiquée en interne[14] et elle n'est finalement pas retenue.

Elle soutient Nicolas Sarkozy lors du congrès de l'UMP de 2014[15].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Elle choisit de rejoindre Alain Juppé dans la campagne des primaires de la droite et du centre où elle s'occupe de la veille et de l'activisme sur les réseaux sociaux au sein du pôle numérique[16], sous la direction de Xavier Moisant et d'Eve Zuckerman[17]. Sa participation à cette campagne et son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet lors des élections municipales de 2014 à Paris, deux scrutins qui se sont soldées par des défaites, amènent Le Lab (Europe 1) à la qualifier de « chat noir »[18].

En janvier 2017, elle rejoint Droite-lib, « un mouvement pro-Fillon et anti-Macron », fondé par Virginie Calmels[18],[19].

Elle refuse de rejoindre le groupe « les femmes avec Fillon » et décide de ne plus renouveler son adhésion aux Républicains[20].

En , elle assiste discrètement à un meeting d'Emmanuel Macron à Lyon et rencontre son équipe de campagne pour finalement rejoindre son équipe de campagne[21]. Elle explique sa décision par la ligne droitière suivie par François Fillon qui souhaite notamment revenir sur l'adoption par des couples homosexuels et par les affaires qui entachent la campagne du candidat[22]. Par ailleurs, elle participe activement au ralliement à Emmanuel Macron d'une cinquantaine de collaborateurs d'anciens ministres sous les présidences de Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy[23]. Alors qu'elle affirme défendre le « choix de la cohérence » avec ce ralliement, elle est cependant moquée sur les réseaux sociaux pour le nombre de candidats qu'elle a soutenus depuis le début de sa carrière politique, l'amenant à être qualifiée de « girouette » ou d'« opportuniste »[24],[25]. En réaction Aurore Bergé dénonce : « Faux comptes, mensonges, misogynie et vulgarité ». Elle considère que c'est la « marque de ses opposants »[26].

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Le , elle est investie par le parti La République en marche ! pour les élections législatives dans la dixième circonscription des Yvelines[27] (circonscription différente de celle où se trouve sa ville d'élection Magny-les-Hameaux), dont le député sortant est le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, qu'elle avait soutenu lors de la précédente élection cinq années auparavant[19]. Alain Juppé soutient Aurore Bergé, son ancienne collaboratrice quand celui-ci était candidat à la primaire de la droite et du centre, considérant qu'ils partagent les mêmes valeurs[28]. Aurore Bergé a aussi reçu le soutien de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et Solidaire, lors d'une visite des étangs de Hollande, à Saint-Léger-en-Yvelines, ville où Nicolas Hulot a vécu une dizaine d'années[29], ainsi que celui d'Erik Orsenna, académicien résidant dans cette circonscription.

Aurore Bergé arrive en tête lors du premier tour avec 46,63 % des voix contre 19,12 % pour Jean-Frédéric Poisson soutenu par LR[30]. Elle est élue au second tour.

Positions politiques[modifier | modifier le code]

En , elle prend position dans une tribune de L'Obs pour le mariage gay. Elle indiquera plus tard à l'hebdomadaire qu'elle a « failli quitter l’UMP à cause de la « déferlante de haine » qui a suivi sur Twitter »[31],[3].

En , elle dénonce les propos sexistes d'un élu de la majorité de droite et du centre au cours d'une séance du Conseil de l'agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines. Ce dernier aurait déclaré : « Quand je te vois, j'ai envie de te faire une Baupin » ; et un autre conseiller aurait ajouté : « Quand on voit Aurore, on a le bâton de berger[32]. » Elle n'a pas souhaité donner le nom des élus en question[33].

En , elle dénonce, dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux et reprise dans la presse, les pratiques des sites des mouvements pro-vie se présentant sous la forme de sites d'information sur l'avortement[34].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Avec Élodie Massé et Élise Vouvet, Alter-égales, Éditions Normant, , 120 p. (ISBN 2915685533)[35]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurore BERGE sur copains d'avant (l'internaute.com)
  2. a et b « Aurore Bergé, toujours en mouvement », sur lemonde.fr, (consulté le 27 juin 2017).
  3. a, b, c, d, e, f et g « Aurore Bergé, 26 ans, la candidate UMP qui a tout pour plaire à la gauche », sur nouvelobs.com, (consulté le 27 juin 2017).
  4. « Il est la voix de Sylvester Stallone depuis 30 ans », sur leparisien.fr, (consulté le 27 juin 2017).
  5. a, b et c Anne-Claire Ruel, « #NouvelleGardePolitique - Découvrez les ministres de demain ! Aujourd'hui, Aurore Bergé », sur blog.francetvinfo.fr, (consulté le 27 juin 2017).
  6. a, b, c et d Nolwenn Le Blevennec, « Aurore Bergé, 26 ans, la candidate UMP qui a tout pour plaire à la gauche », nouvelobs.com, 28 octobre 2013.
  7. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/aurore.berge09.
  8. « Un mariage très "politique"... », sur lavenirdelartois.fr, (consulté le 27 juin 2017).
  9. « Il est de gauche, elle est de droite : ils s'aiment. Et vice versa. », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 juin 2017).
  10. a et b « Président des Jeunes Pop, un poste très convoité », sur lemonde.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  11. « Soupçons de fraude et ambiance de far-west chez les jeunes UMP », sur lemonde.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  12. « Municipales dans les Yvelines : retrouvez les temps forts du premier tour », sur leparisien.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  13. Les élus de SQY
  14. « Aurore Bergé, la militante UMP pro-mariage gay, cherche une place aux européennes », valeursactuelles.com, 4 avril 2014.
  15. « Le Candidat : Nicolas Sarkozy revient dans l'arène. Quoi de neuf ? », franceinter.fr, 22 septembre 2014.
  16. « Extrait de l'organigramme de l'équipe d'Alain Juppé 2017 », sur Twitter, (consulté le 30 avril 2017)
  17. Gilles Boyer, Rase campagne, JC Lattès, , 270 p. (ISBN 978-2709659598), p. 111
  18. a et b Victor Dhollande-Monnier, « Le "chat noir" Aurore Bergé rejoint le camp d’Emmanuel Macron », lelab.europe1.fr, 14 février 2017.
  19. a et b « Législatives : investie par En Marche, Aurore Bergé est malmenée sur les réseaux sociaux », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  20. Tout savoir sur Aurore Bergé, possible ministre d'Emmanuel Macron CNEWS Matin, 16 mai 2017
  21. « La juppéiste Aurore Bergé rejoint Emmanuel Macron », sur lexpress.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  22. Aurore Bergé, « "Pourquoi j'ai décidé de rejoindre Macron" », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 27 juin 2017)
  23. Cinquante conseillers de droite vont rejoindre Macron lelab.europe1.fr, avril 2017
  24. « Le + du Soir 3 : Aurore Bergé, moquée sur Twitter après avoir rejoint Emmanuel Macron », francetvinfo.fr, 15 février 2017.
  25. Martin Guimier, « Aurore Bergé rejoint Emmanuel Macron... et se fait vanner sur Twitter », 20minutes.fr, 14 février 2017.
  26. Aurore Bergé fait face à un déluge d'attaques sur twitter 78actu , 13 mai 2017
  27. « Communiqué de presse - Liste des investis aux élections législatives », sur en-marche.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  28. Alain Juppé soutient Aurore Berge candidate En marche dans les Yvelines Libération, 7 juin 2017
  29. Nicolas Hulot soutient Aurore Bergé (REM) à Rambouillet L'Écho Républicain, 7 juin 2017
  30. Yvelines (78) - 10ème circonscription résultats de la circonscription au 1er tour
  31. « Je suis membre de l'UMP et j'irai à la manifestation en faveur du mariage pour tous », sur leplus.nouvelobs.com, (consulté le 27 juin 2017)
  32. « Nouveaux remous après l’affaire Aurore Bergé », sur leparisien.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  33. « Saint-Quentin : le PS veut la tête des élus auteurs de propos sexistes », sur leparisien.fr, (consulté le 27 juin 2017)
  34. « Allô IVG.net, je veux avorter », ou comment s’énerver toute seule, sur nouvelobs.com, (consulté le 27 juin 2017)
  35. Alter-égales, le féminisme moderne de trois jeunes militantes politiques, culturebox.francetvinfo.fr, 9 mars 2012.

À voir[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]