Thierry Solère

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Thierry Solère
Image illustrative de l'article Thierry Solère
Fonctions
Député des Hauts-de-Seine
Élu dans la 9e circonscription
En fonction depuis le
(4 ans 9 mois et 6 jours)
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Pierre-Christophe Baguet
Conseiller régional d'Île-de-France
Président du groupe Les Républicains
En fonction depuis le
(1 an 3 mois et 8 jours)
Élection 13 décembre 2015
Prédécesseur Valérie Pécresse
Vice-président du Conseil général
des Hauts-de-Seine

chargé du développement économique

(11 ans et 1 jour)
Élection
Successeur Denis Larghero
Conseiller général des Hauts-de-Seine
élu dans le canton de Boulogne-Nord-Ouest

(11 ans et 1 jour)
Élection
Prédécesseur Henri Ricard
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Nantes
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Profession Consultant en relations publiques

Thierry Solère est un homme politique français né le à Nantes. Il est député Les Républicains de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Solère est né le à Nantes dans le département de la Loire-Atlantique[1],[2].

Il a fait des études de commerce et de droit. C'est un ancien collaborateur d'Yves Marchand, de Claude Goasguen, Philippe Douste-Blazy[3] et de Jean-Pierre Raffarin.

Il a été initié en Franc-maçonnerie le 10 décembre 1998 dans la Loge «La Tierce Sacrée no 777», appartenant à la Grande Loge nationale française et en 2009 il s'est affilié à une seconde Loge: «L'Éternelle Lumière 1769». Il a démissionné de la Franc-maçonnerie le 10 novembre 2015[4]

Il est marié et père de quatre enfants[5].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, il est embauché par l'entreprise Chimirec, comme conseiller pour la stratégie France et International[6].

Après avoir dirigé les affaires publiques de la SA Aliapur, éco-organisme leader du recyclage des pneumatiques usagés en France, Thierry Solère est consultant dans un grand cabinet de recrutement[1],[7].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En mai 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Île Seguin. Le maire Pierre-Christophe Baguet lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste[8],[9].

Début 2012, Pierre-Christophe Baguet, informe ses administrés qu'il ne désire pas se représenter aux élections législatives de 2012 dans la 9e circonscription de Boulogne-Billancourt et apporte son soutien à la candidature de Claude Guéant, investi par l'UMP[10]. Thierry Solère qualifie cette candidature de « parachutage » et décide de faire acte de candidature, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans[11],[12].

Durant cette campagne électorale, il continue à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne, ce qui amène l'UMP à l'assigner devant le tribunal de grande instance de Nanterre au motif que « Thierry Solère a sciemment conduit sa candidature sur la base de fausses qualités »[13].

Le 17 juin 2012, opposé au second tour à Claude Guéant, il est élu député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine avec 334 voix d'avance et aussitôt réintégré au sein de l'UMP[14],[15].

Fin juin, trois militants UMP de Boulogne-Billancourt déposent un recours en annulation auprès du Conseil constitutionnel, contenant notamment 430 attestations d'électeurs affirmant qu'ils avaient été trompés par l'utilisation mensongère du sigle de l'UMP par Thierry Solère[16]. Le 24 octobre 2012, le Conseil constitutionnel rejette cette requête en validant l’élection de Thierry Solère pour le motif « que la notoriété nationale du candidat soutenu par l'Union pour un mouvement populaire est établie » et que « les faits dénoncés par les requérants ne peuvent être regardés comme ayant été de nature à altérer la sincérité du scrutin »[17].

Il est nommé secrétaire national du parti en [18].

Lors des élections municipales de 2014 à Boulogne, il soutient un dissident[19].

Le 2 décembre 2014, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP (il avait soutenu Bruno Le Maire), il est chargé d'organiser l'élection primaire (de 2016) préalable à l’élection présidentielle de 2017[19].

Il est tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de la campagne de l'élection régionale de 2015 en Île-de-France conduite par Valérie Pécresse.

Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 mais ne le parraine pas[20]. Après la victoire de François Fillon, il devient l'un de ses porte-parole[21], fonction dont il démissionne le 3 mars 2017.

Fin juillet 2016, le terroriste Salah Abdeslam porte plainte pour atteinte à la vie privée contre Thierry Solère pour avoir décrit au JDD des images de vidéo-surveillance du détenu, qu'il avait visionnées[22].

Le 2 février 2017, Thierry Solère est nommé « Député de l'année » par le jury du Trombinoscope, pour avoir « mis en place la machine sophistiquée de la primaire de la droite et du centre » [23].

Le 15 février 2017, le Canard enchaîné révèle que Thierry Solère est visé par une enquête préliminaire pour omission de payement d'impôts sur le revenu entre 2010 et 2013[24].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Penelope Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[25].

Mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • depuis 2015 : membre du conseil régional d'Île-de-France, président du groupe Les Républicains.
  • 2004 - 2015 : membre du conseil général des Hauts-de-Seine (élu dans le canton de Boulogne-Billancourt-Nord-Ouest), vice-président chargé du développement économique et du très haut débit[2].
  • 2001 - 2012 : membre du conseil municipal de Boulogne-Billancourt.

Au titre de son mandat régional, Thierry Solère :

  • siège au sein de la commission des finances et de la commission du Grand Paris ;
  • est administrateur des lycées Prévert, Notre-Dame de Boulogne et Ramdam ;
  • est vice-président de la commission du film d’Île-de-France[26] ;
  • est membre titulaire au sein du Comité européen des Régions[27]

Primaire de 2016 de la droite et du centre[modifier | modifier le code]

Thierry Solère est nommé fin 2014 par l'ensemble du bureau politique des Républicains comme président du comité d'organisation de la primaire de la droite et du centre, qui ont eu lieu les 20 et 27 novembre 2016[28],[29].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Spécialiste des nouvelles technologies, en 2007, il dirige la campagne Internet de Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle[30].

Il fut le chef de l'UMP Boulogne-Billancourt de 2003 à 2010[31].

Le 12 avril 2016, Le Monde révèle que des moyens de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE, le renseignement extérieur) ont été utilisés en 2012, hors de tout contrôle, pour surveiller Thierry Solère, alors candidat aux élections législatives à Boulogne-Billancourt face au ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant[32].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Enquête pour fraude fiscale[modifier | modifier le code]

Mediapart en septembre 2016 et le Canard enchaîné en février 2017 affirment que Thierry Solère fait l'objet d'une enquête préliminaire pour fraude fiscale entre 2010 et 2013 ouverte par le parquet de Nanterre. Thierry Solère n'aurait pas payé une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013 et la taxe foncière de 2013. Une enquête préliminaire du parquet de Nanterre a été ouverte le 6 septembre 2016 après une dénonciation des services fiscaux. Le Canard enchaîné indique qu'il aurait mal déclaré ses revenus sur plusieurs années consécutives et aurait fait l'objet d'une procédure de rectification avec application de la majoration de 40 % (correspondant à une absence de bonne foi du contribuable). Il a prétendu vouloir porter plainte pour diffamation contre le journal[33].

Société de conseil[modifier | modifier le code]

Une autre enquête cible la société de conseil de son épouse qui ne figurerait pas dans les déclarations d’activité auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) [33].

Controverses[modifier | modifier le code]

Chimirec[modifier | modifier le code]

Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, a été rémunéré 12 000 euros brut par mois depuis 2014 par le groupe Chimirec, spécialisé dans la gestion des déchets, pour des activités de conseil. Cette activité alimente un soupçon de conflit d'intérêts[34],[33]. Un dirigeant de Chimirec interrogé par le Canard enchaîné dit ne l'avoir « jamais vu »[35].

Aliapur[modifier | modifier le code]

Selon le quotidien Le Monde, Thierry Solère travaille de 2003 à 2012 comme consultant pour l'entreprise Aliapur, ainsi que son épouse, qui y exerce pendant plusieurs années le rôle de chargée de communication. Le quotidien rapporte que Thierry Solère, « d’abord lobbyiste, [il] a continué à conseiller la société entre 2007 et 2012 alors qu’il était le suppléant du député des Hauts-de-Seine, Pierre-Christophe Baguet, puis a employé la femme du directeur général lorsqu’il était lui-même député », faisant référence à l'embauche d'Isabelle Fabiew comme assistante parlementaire en 2014[36].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Thierry Solère est co-auteur avec Christophe Barge du livre La ville de demain, publié en 2014 aux éditions du Cherche Midi[37].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le 7 mai 2007, Thierry Solère est nommé au grade de chevalier de l'ordre national du Mérite[38], distinction remise en février 2008 par Nicolas Sarkozy[39].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Acteur de la vie politique au sein du département des Hauts-de-Seine dont il est l'un des vice-présidents du conseil général, il est l'un des personnages évoqués en juin 2012 par Marie-Célie Guillaume, alors directrice de cabinet de Patrick Devedjian, dans son ouvrage Le Monarque, son fils, son fief, ouvrage sur la fédération UMP des Hauts de Seine. Thierry Solère y porte le surnom de Chihuahua donné par Isabelle Balkany afin de décrire, selon elle, son comportement attentiste et intéressé auprès de Jean Sarkozy, alors fils du président de la République[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Extrait de la fiche de M. Thierry Solère », sur le site lesbiographies.com,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  2. a et b « La fiche de Thierry Solère », sur le site du conseil général des Hauts-de-Seine (consulté le 1er octobre 2012).
  3. « Des bloggeurs au Quai d’Orsay », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ (consulté le 2 octobre 2012).
  4. « Solère, porte-parole de Fillon et ex-frère de la GLNF », sur blog "La Lumière" de lexpress.fr,‎ (consulté le 5 mars 2017).
  5. « A propos de l'auteur », sur le blog de Thierry Solère (consulté le 1er octobre 2012).
  6. « Haute autorité pour la transparence de la vie publique »,‎
  7. David Abiker, « Solère : un fauteuil pour deux », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ (consulté le 3 octobre 2012).
  8. Bruno Jeudy, « Le maire UMP de Boulogne-Billancourt vire son 1er adjoint », sur le site de l'hebdomadaire Le Journal du dimanche,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  9. « La majorité UMP se déchire à Boulogne », sur le site du quotidien Le Parisien,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  10. « Pierre-Christophe Baguet (UMP) », sur le site du quotidien Le Parisien,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  11. « Pierre-Christophe Baguet (UMP) », sur le site du magazine L'Express,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  12. « EXCLUSIF - Législatives : Thierry Solère exclu de l'UMP », sur le site du magazine Le Point,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  13. « L'UMP assigne Thierry Solère pour contrefaçon », sur le site de la chaîne Europe 1,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  14. « Résultat des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 1er octobre 2012).
  15. « Exclu de l'UMP, Thierry Solère est réintégré le lendemain de sa victoire », sur le site du quotidien Le Monde,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  16. « Le tombeur de Claude Guéant visé par un recours en annulation », sur le site du quotidien gratuit Métro,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  17. « Décision n° 2012-4604 AN du 24 octobre 2012 », sur le site du Conseil constitutionnel,‎ (consulté le 24 octobre 2012).
  18. http://lelab.europe1.fr/t/thierry-solere-le-dissident-tombeur-de-claude-gueant-aux-legislatives-promu-secretaire-national-de-l-ump-9031
  19. a et b Vincent Michelon, « Qui est Thierry Solère, le Monsieur Loyal des primaires UMP ? », metronews.fr, 2 décembre 2014
  20. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  21. « François Fillon présente son équipe de campagne », parismatch.com, 15 décembre 2016.
  22. Paul Chaulet, « Salah Abdeslam assigne le député Thierry Solère en justice », lexpress.fr, 27 juillet 2016.
  23. Geoffroy Clavel, « Vous ne devinerez jamais qui a remporté le prix de la personnalité politique de l'année », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 15 février 2017)
  24. « Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, soupçonné de fraude fiscale », lemonde.fr, 14 février 2017.
  25. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  26. « Commission du film d'Ile de France », sur idf-film.com (consulté le 25 avril 2016)
  27. « Comité européen des Régions », sur http://www.iledefrance-europe.eu/ (consulté le 25 avril 2016)
  28. « Thierry Solère organisera la primaire UMP », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 25 avril 2016)
  29. « Primaire Les Républicains : le scrutin s'appellera la primaire de l'alternance », sur rtl.fr,‎ (consulté le 25 avril 2016)
  30. « UMP : Thierry Solere réélu délégué de circonscription Réunion au quartier Vaillant- Marcel-Sembat », sur le site du quotidien Le Parisien,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  31. « Mon président sur le Web », sur le site de la chaîne publicsenat,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  32. « Comment la DGSE a surveillé Thierry Solère », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 25 avril 2016)
  33. a, b et c Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, soupçonné de fraude fiscale, le Monde, 14 février 2017
  34. Estelle Gross, « Un conflit d'intérêts ? "Surréaliste", se défend le député Thierry Solère », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  35. (fr) lefigaro.fr et AFP, AP, Reuters Agences, « Fraude fiscale : Thierry Solère va porter plainte après les révélations du Canard enchaîné », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  36. Simon Piel, « Les liens d’affaires de Thierry Solère avec l’industrie du recyclage », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  37. « Christophe Barge, Thierry Solère, « La ville de demain », Cherche Midi, 2014 »
  38. « Décret du 7 mai 2007 portant promotion et nomination », sur le site legifrance,‎ (consulté le 1er octobre 2012).
  39. http://www.dailymotion.com/video/x4icon_medaille-onm-t-solere_news
  40. « L'histoire secrète du livre qui embrase la Sarkozie », sur le site du magazine Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 1er octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]