Sébastien Lecornu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lecornu.
Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu en 2015.
Sébastien Lecornu en 2015.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire
En fonction depuis le
(10 mois et 1 jour)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Édouard Philippe II
Prédécesseur Poste créé
Président du Conseil
départemental de l'Eure

(3 ans et 20 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Louis Destans
Successeur Pascal Lehongre
Conseiller départemental de l'Eure
élu dans le canton de Vernon
En fonction depuis le
(3 ans et 24 jours)
Avec Catherine Delalande
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Recréation du canton
Maire de Vernon

(1 an, 7 mois et 29 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Philippe Nguyen Thanh
Successeur François Ouzilleau
Biographie
Date de naissance (31 ans)
Lieu de naissance Eaubonne (Val-d'Oise)
Nationalité française
Parti politique LR (2015-2017)
REM (depuis 2017)
Diplômé de université Panthéon-Assas
Profession chef d'entreprise
Sébastien Lecornu en 2017.

Sébastien Lecornu, né le à Eaubonne (Val-d'Oise), est un homme politique français.

Il est président du conseil départemental de l'Eure d' à [1] et premier vice-président de la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (CAPE) [2]. Cette fonction reste identique à la création de la communauté d'agglomération Seine Normandie Agglomération au .

Il est maire de Vernon du au [3].

Le , il est nommé secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Sébastien Lecornu est né le 11 juin 1986 à Eaubonne (Val-d'Oise). À l'âge de 16 ans, il devient militant à l'UMP, intègre les Jeunes de Droite de la région de Vernon (JDV), puis milite lors de la campagne pour les élections régionales de 2004. Titulaire d'un baccalauréat économique et social, il obtient une licence de droit puis un master de droit public à l'université Panthéon-Assas.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 2005, il devient assistant parlementaire de Franck Gilard, député de la cinquième circonscription de l'Eure. Il devient ainsi le plus jeune assistant parlementaire de l'Assemblée nationale[4]. Il rencontre alors Bruno Le Maire député UMP de la première circonscription de l'Eure et intègre son cabinet au secrétariat d'État des Affaires européennes, comme conseiller chargé des affaires institutionnelles[5]. À 22 ans, il est le plus jeune conseiller ministériel du gouvernement de François Fillon[4]. Lorsque Bruno Le Maire est nommé au ministère de l'Agriculture, il devient son conseiller aux affaires réservées.

En 2010, il est nommé secrétaire départemental adjoint de l'UMP dans l'Eure. Il devient le suppléant de Franck Gilard en 2012[6]. Puis il codirige, en 2013, la campagne de Bruno Le Maire pour la présidence de l'UMP. Il est par ailleurs secrétaire national de l'UMP de mai 2013 à octobre 2014.

Élu eurois (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

En 2014, il se présente aux élections municipales à la mairie de Vernon qu'il remporte en quadrangulaire face au maire sortant Philippe Nguyen Thanh (PS).

En 2015, il dirige la campagne de l'UMP pour les élections départementales de 2015 dans l'Eure. Candidat dans le canton de Vernon avec Catherine Delalande, il est élu conseiller départemental au second tour avec 70,74% des suffrages exprimés[7]. Le 2 avril 2015, il est élu président conseil départemental de l'Eure[8]. Il bénéficie de l'influence de Bruno Le Maire pour accéder à ce poste, alors que la présidence semblait promise à Jean-Pierre Legendre, figure historique de l’opposition lorsque le conseil départemental était dirigé par le PS : en contrepartie, celui-ci est investi dans la deuxième circonscription de l’Eure pour les élections législatives de 2017[9]. Sébastien Lecornu nomme l'ancien ambassadeur de France en Roumanie Philippe Gustin directeur général des services et directeur de cabinet.

Il met en avant son refus d'augmenter les impôts. Mediapart souligne que « la chasse aux fraudeurs du RSA a été – à grand renfort de communication – la politique phare menée par le département depuis l’arrivée de Sébastien Lecornu ». Il procède également à la fermeture de deux collèges en éducation prioritaire, qu'il justifie par leur taux de remplissage trop faible et à un manque de mixité scolaire. [9].

En mai 2015, il devient membre du bureau national des Républicains.

Le cumul de deux mandats exécutifs étant incompatible, il abandonne la mairie de Vernon le 4 décembre 2015.

Devenu premier adjoint, Sébastien Lecornu déclare rester le chef de la majorité municipale[10],[11]. Il annonce, lors d'une réunion publique locale, qu'il sera de nouveau tête de liste aux élections municipales de 2020[12].

En février 2016, à la suite de l'élection de Bruno Le Maire à la Présidence de la fédération des Républicains de l'Eure, il le remplace comme Secrétaire départemental de la fédération.

Sébastien Lecornu fait partie du premier cercle de relations de Bruno Le Maire[13],[14],[15]. Après avoir été son assistant parlementaire puis son conseiller dans ses fonctions ministérielles, il dirige la campagne de celui-ci à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[16],[17],[18]. Après la victoire de François Fillon, il devient son directeur de campagne adjoint[19]. Il démissionne de ce poste le 2 mars 2017 à l'annonce de la convocation par la justice en vue d'une mise en examen de François Fillon concernant le Penelopegate.

Ses fonctions ministérielles étant incompatibles avec l'exercice d'un mandat exécutif local, Sébastien Lecornu est remplacé le 10 juillet 2017 à la tête du conseil départemental de l'Eure par le maire de Pacy-sur-Eure Pascal Lehongre.

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 2017, il est nommé secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II, dont il est le benjamin.

Il est alors suspendu de ses fonctions au sein des Républicains (notamment de sa fonction de secrétaire départemental) par le parti et une procédure disciplinaire d'exclusion est engagée contre lui[20]. Il est exclu des Républicains le 31 octobre 2017, avec Gérald Darmanin, également membre du gouvernement, et les parlementaires Franck Riester et Thierry Solère[21]. Le , il adhère à La République en marche ![22].

Nicolas Hulot lui délègue les sujets liés à l’énergie en général. Il se voit confier en particulier plusieurs dossiers sensibles comme la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’ouverture de l'EPR de Flamanville, ou encore le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure[23],[24],[25].

Contexte indique qu'il « a également un tropisme pour les questions territoriales. À ce titre, il s’est vu confier à la mise en place des contrats de transition écologique qui concerneront une vingtaine de territoires pilotes dès 2018 » : il est ainsi chargé de piloter la fermeture des quatre centrales à charbon encore présentes sur le territoire[23]. À l'été 2017, il est envoyé en Nouvelle-Calédonie afin de rencontrer les acteurs locaux de l'île. À l'automne, il reçoit des associations d’élus locaux avant le congrès des maires[25]. Il se rendra dans ce cadre à Notre-Dame-des-Landes à la demande du Premier Minsitre pour préparer l’évacuation de la ZAD.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Même après sa nomination au Gouvernement, il soutient la décision de fermeture du collège Pierre Mendès-France de Val-de-Reuil, ainsi que la mise en place d'une nouvelle carte scolaire favorisant la mixité scolaire mais qui suscite de nombreuses protestations malgré un large vote des élus départementaux allant au delà de sa propre majorité.

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Distinctions et engagement militaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Courret, « Sébastien Lecornu, président du département de l'Eure à 29 ans », sur France Bleu, (consulté le 2 mai 2016).
  2. « Agglo : Gérard Volpatti réélu président », sur ledemocratevernonnais.fr, Le Démocrate vernonnais, (consulté le 2 mai 2016).
  3. « Vernon : le maire Sébastien Lecornu a démissionné », sur paris-normandie.fr, Paris Normandie, (consulté le 2 mai 2016).
  4. a et b Sébastien Lecornu devient le benjamin des présidents départementaux, article sur lemonde.fr, 2 avril 2015.
  5. « Sébastien Lecornu : itinéraire eurois d’un jeune homme pressé », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 20 février 2016).
  6. Assemblée Nationale, « M. Franck Gilard - Eure (5e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 avril 2015).
  7. « Canton Vernon : résultats élections départementales 2015 », sur francetv info (consulté le 2 mai 2016).
  8. « Sébastien Lecornu élu président du conseil départemental de l’Eure », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 2 mai 2016).
  9. a et b Lucie Delaporte, « Dans l’Eure, l’autre visage de Bruno Le Maire », sur Mediapart, (consulté le 15 novembre 2016).
  10. « Maire de Vernon démissionnaire, Sébastien Lecornu sera « adjoint à tout » », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 20 février 2016).
  11. « Évreux Interview. Sébastien Lecornu : « Je n'ai pas trahi les habitants de Vernon » », sur Normandie-actu (consulté le 20 février 2016).
  12. « Vernon « Il n’y a qu’un patron à la mairie de Vernon, c’est moi » », sur Le Démocrate (consulté le 20 février 2016).
  13. Soazig Quéméner, « UMP : Le Maire plonge dans la "mare aux canards" - leJDD.fr », sur LeJDD.fr (consulté le 20 février 2016)
  14. « Le député eurois Bruno Le Maire déroule les thèmes de sa future campagne pour la primaire à droite », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 20 février 2016)
  15. « Pour l’UMP, l’Eure de la bascule », sur Libération.fr (consulté le 20 février 2016)
  16. « Comment Bruno Le Maire tente de faire monter le désir », sur L'Opinion (consulté le 20 février 2016)
  17. « Sébastien Lecornu : «La primaire, c'est le rendez-vous de la modernité» », sur Figaro Tv (consulté le 20 février 2016)
  18. « 50 nuances de Bruno Le Maire », sur LExpress.fr (consulté le 20 février 2016)
  19. « François Fillon présente son équipe de campagne », parismatch.com, 15 décembre 2016.
  20. « Communiqué suite au bureau politique du 11 juillet », sur republicains.fr (consulté le 12 juillet 2017)
  21. « Cinq membres pro-Macron, dont Edouard Philippe, exclus par Les Républicains », sur lci.fr, (consulté le 31 octobre 2017)
  22. Le JDD, « Darmanin, Solère et Lecornu adhèrent à En Marche », jdd,‎ (lire en ligne)
  23. a et b Samuel Le Goff, Simon Prigent, Diane de Fortanier et Hortense Goulard, « Les attributions informelles des secrétaires d’État « sans attribution », sur contexte.com, (consulté le 23 mars 2018).
  24. Marcelo Wesfreid, « Lecornu, le "M. Nucléaire" du gouvernement », Le Figaro, samedi 3 / dimanche 4 février 2018, page 5.
  25. a, b et c Bruno Jeudy, « Sébastien Lecornu, un gendarme au gouvernement », Paris Match, semaine du 11 au 17 janvier 2018, page 24.
  26. Arrêté du 23 mars 2017 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres. NOR : MCCA1705191A

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]