Françoise Nyssen

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Françoise Nyssen
Françoise Nyssen en 2014.
Françoise Nyssen en 2014.
Fonctions
Ministre de la Culture
En fonction depuis le
(12 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe
Prédécesseur Audrey Azoulay
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Etterbeek (Belgique)
Nationalité Belge (depuis 1951)
Française (naturalisée[1])
Père Hubert Nyssen
Conjoint Jean-Paul Capitani
Diplômée de Université libre de Bruxelles
Profession Éditrice

Françoise Nyssen, née le à Etterbeek (région de Bruxelles-Capitale), est une éditrice franco-belge.

Co-directrice de la maison d'édition Actes Sud, fondée par son père Hubert Nyssen, elle est nommée le 17 mai 2017 ministre de la Culture du gouvernement Édouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Fille d'Hubert Nyssen, Françoise Nyssen est licenciée en chimie[2] de l'université libre de Bruxelles en 1972 et agrégée de l’enseignement secondaire. Elle a également étudié à l'institut Saint-Luc de Bruxelles de 1975 à 1978, où elle a obtenu un diplôme d’urbaniste à l’Institut supérieur d'urbanisme et de rénovation urbaine à Bruxelles, avant de rejoindre la direction de l'architecture du ministère belge de l'Environnement et du cadre de vie.

Née belge[3],[4],[2], elle obtient la nationalité française dans les années 1990[5],[1].

Édition[modifier | modifier le code]

En 1980, elle rejoint le monde de l’édition, d’abord comme associée et P-DG de la coopérative d’éditions du Paradou. En 1987, elle devient associée et présidente du directoire de la maison d'édition Actes Sud fondée par son père Hubert Nyssen[2], basée à Arles[6] et à Paris (Saint-Germain-des-Prés, rue Séguier). Elle fonde parallèlement la librairie Actes Sud avec son second mari, l'agronome Jean-Paul Capitani[7], et dirige la collection « Un endroit où aller », créée en 1995[8].

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Après la mort de son fils Antoine en 2012, à l'âge de 18 ans, elle fonde en 2014 avec son mari l'école Domaine du possible[9],[10], un établissement scolaire dans la lignée de l'éducation nouvelle, dirigé par Henri Dahan, délégué général de la fédération Steiner-Waldorf en France[10]. La première année se déroule dans la chapelle du Méjan[11], puis l'école s'installe dans un mas à quelques kilomètres d'Arles où elle accueille une centaine d'élèves entre 3 et 16 ans à la rentrée 2016[10].

Polémique concernant l'anthroposophie[modifier | modifier le code]

Peu après la nomination de Françoise Nyssen au ministère de la Culture, Jean-Luc Mélenchon la décrit à l'occasion d'un interview à BFMTV comme « une ministre de la Culture qui est plus ou moins liée aux sectes »[12]. Cette déclaration fait référence à l'éventuel lien de Françoise Nyssen avec l'anthroposophie[13], un courant de pensée mystique à la mode dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, dont les différents avatars modernes ont été plusieurs fois critiqués par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes[14],[15]. Le directeur de l'école, Henri Dahan, dit que celle-ci « n’est pas stricto sensu une école Steiner, même si l’établissement trouve “son ancrage” »[10] dans la pédagogie Steiner-Waldorf, issue de ce mouvement et qui fait l'objet de nombreuses critiques.

Romain Blachier, membre de l’équipe culture d’Emmanuel Macron, a publié un communiqué pour démentir les propos de Jean-Luc Mélenchon, assurant que cet établissement « prône une pédagogie libre et plurielle et […] n’a rien à voir avec des sectes », étant simplement « une jolie initiative de pédagogie alternative »[16]. Quant au rectorat d’Aix-Marseille, il assure que « l’école n’est pas du tout suspectée de dérive sectaire[10]. »

Engagement politique[modifier | modifier le code]

À l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, elle signe un manifeste de femmes artistes de l'écrit appelant à se prononcer en faveur de Ségolène Royal[17]. Le , elle est nommée ministre de la Culture[18] du gouvernement Édouard Philippe, sous la présidence d'Emmanuel Macron[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Françoise Nyssen, éditrice de trois Nobel, ministre de la Culture » sur liberation.fr.
  2. a, b et c Frédéric Mounier, « Françoise Nyssen, éditrice bienveillante », La Croix,‎ (lire en ligne)
  3. Marion Van Renterghem, « Françoise Nyssen, l’éditrice à qui tout réussit », sur lemonde.fr, (consulté le 18 mai 2017).
  4. « Née le 9 juin 1951 à Etterbeek (Belgique), Françoise Nyssen a la double nationalité belge et française, et est d’ailleurs une Européenne convaincue. » Alain Beuve-Méry, « Françoise Nyssen, une éditrice au ministère de la culture », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. Who's Who
  6. Philippe Douroux, « Françoise Nyssen, le charme discret de l’éditrice », sur Libération.fr, (consulté le 17 mai 2017)
  7. Anne Crignon, « Les Nyssen : tel père, telle fille », sur bibliobs.nouvelobs.com, .
  8. « Un endroit où aller », sur sudoc.fr.
  9. « École Domaine du possible ».
  10. a, b, c, d et e Benoît Floc'h, « Le Domaine du possible, une école pour “faire bouger les lignes” », sur lemonde.fr, .
  11. Patrice Palau, « Arles : Actes Sud crée l’école qui veut rendre les élèves heureux », ledauphine.com,‎ (lire en ligne)
  12. Mathieu Dejean, « La nouvelle ministre de la Culture est-elle vraiment proche d’une secte, comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon ? », sur lesinrocks.com, .
  13. Grégoire Perra, « Françoise Nyssen : les anthroposophes entrent au Gouvernement », sur veritesteiner.wordpress.com, .
  14. Mission interministérielle de lutte contre les sectes, « Rapport 2000 : La "galaxie" anthroposophique », sur ladocumentationfrancaise.fr, .
  15. Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Rapport 2013-2014 : Le risque sectaire et Internet », sur ladocumentationfrancaise.fr, .
  16. Romain Blachier, « Secte : Quand Mélenchon ment au sujet de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture », sur romainblachier.fr, .
  17. « Pour la première fois, une femme, par Pierrette Fleutiaux », sur lemonde.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  18. « Gouvernement : Françoise Nyssen, une urbaniste et éditrice à la Culture », LeMoniteur.fr,‎ (lire en ligne).
  19. Jérôme Garcin, « Françoise Nyssen : enfin une (vraie) ministre de la Culture », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  20. « Décret du 2 mai 2017 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr,
  21. Commandeur de droit en tant que membre du conseil de l'ordre « Arrêté du 22 février 2008 portant nomination au conseil de l'ordre des Arts et des Lettres ».

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]