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Paris Saint-Germain Football Club

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Paris Saint-Germain FC
Logo du Paris Saint-Germain FC
Généralités
Nom complet Paris Saint-Germain Football Club
Surnoms PSG
Paris SG
Noms précédents Stade Saint-Germain
Fondation (« Paris Saint-Germain »)
juin 1904 (Stade Saint-Germain)
Statut professionnel 1970-1972 et depuis 1974
Couleurs bleu, rouge et blanc
Stade Parc des Princes
(48 583 places)
Siège 7 avenue du président Kennedy 78100 Saint-Germain-en-Laye
24 rue du Commandant-Guilbaud 75016 Paris (section professionnelle)
Championnat actuel Ligue 1
Propriétaire Drapeau : Qatar Qatar Sports Investments
Président Drapeau : Qatar Nasser Al-Khelaïfi
Entraîneur Drapeau : Espagne Unai Emery
Joueur le plus capé Drapeau : France Jean-Marc Pilorget (435)
Meilleur buteur Drapeau : Suède Zlatan Ibrahimović (156)
Site web www.psg.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (6)
Coupe de France (10)
Coupe de la Ligue (6)
Trophée des champions (6)
Championnat de France D2 (1)
International[Note 1] Coupe des coupes (1)
Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2016-2017 du Paris Saint-Germain
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Le Paris Saint-Germain Football Club, abrégé en Paris Saint-Germain FC, couramment appelé Paris Saint-Germain ou PSG, est un club de football français faisant partie du club omnisports du même nom, basé à Saint-Germain-en-Laye et dont la section professionnelle l'est à Paris.

La date de fondation du club est controversée, celle de 1970 régulièrement avancée correspondant en réalité au changement de nom du Stade saint-germanois, fondé en 1904, en Paris Saint-Germain Football Club à la suite du rapprochement avec l'association Paris Football Club, groupe d'investissement créé en 1969 dans le but de reformer une équipe professionnelle dans la capitale[Note 2].

Présent en première division du Championnat de France depuis 1974, Paris Saint-Germain est le club y évoluant depuis le plus longtemps sans discontinuité. En 2015, le club parisien réalise le premier « triplé » en remportant le championnat de Ligue 1, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue. Le club compte à son palmarès six titres de champion de France (en 1986, 1994 et de 2013 à 2016), dix Coupes de France et six Coupes de la Ligue. Le club remporte la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1996.

Le Paris Saint-Germain a pour stade le Parc des Princes, depuis juillet 1974, et s'entraîne au Centre d'entraînement Ooredoo (ex-« Camp des Loges ») à Saint-Germain-en-Laye, un lieu hérité du Stade Saint-Germain. Dirigé dans ses premières années par des personnalités comme Daniel Hechter puis Francis Borelli, le club est racheté en 1991 par le diffuseur du championnat à la télévision, Canal+, qui mène le club parisien à un grand succès pendant ses premières années. Le PSG est ensuite vendu au fonds d'investissement américain Colony Capital en 2006, qui ne remporte pas de titre majeur hormis trois coupes nationales, puis cinq ans plus tard au fonds souverain qatarien Qatar Investment Authority (QIA). Les moyens financiers très importants qui sont injectés dans les caisses du club depuis 2011 lui ont permis de remporter douze titres sur la scène nationale. L'ex-tennisman et homme d'affaires qatarien Nasser Al-Khelaïfi en est le président du conseil de surveillance depuis 2011 et l'espagnol Unai Emery en est l'entraîneur depuis 2016.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Paris Saint-Germain.

Une date de fondation controversée

L’appellation Paris Saint-Germain Football Club voit le jour en 1970 lorsque le Stade saint-germanois, fondé en 1904, reçoit l’appui de l'association Paris Football Club, groupe d'investissement créé en 1969 dans le but de reformer une équipe professionnelle dans la capitale, et change de nom en conséquent. Le Stade saint-germanois vient alors de gagner sa promotion en championnat National, deuxième niveau du football en France.

La date de 1970, prétendument année de fusion entre le Stade saint-germanois et le Paris FC, est devenue au cours du temps la date retenue par le club comme sa date de fondation[1]. Celle-ci a figuré sur le logo du club de 1996 à 2013, et est reprise par des institutions comme la LFP[2] ou l'UEFA[3].

Pourtant, cette prétendue fusion n'a jamais eu lieu, une fusion ne pouvant être opérée que par la Fédération française de football et entre des clubs. Comme le précise le Dictionnaire officiel du Paris Saint-Germain de Michel Kollar, le Paris FC n'est alors qu'une « association de personnalités regroupées pour la création d'un grand club de football à Paris »[4] et n'est pas un club affilié à la FFF. Dans les faits, le Paris Saint-Germain Football Club n'est donc pas un nouveau club, mais émane simplement d'un changement de nom du Stade saint-germanois, qui reçoit l'aide d'un nouvel investisseur[Note 3]. En 1998, Thierry Berthou, supporter du club et historien de formation, publie un livre intitulé Histoire du Paris Saint-Germain Football-Club (1904-1998) qui explique notamment pourquoi la date de fondation de 1904 devrait être conservée[5]. Son travail ne trouve pas écho auprès du club, et il reçoit même des menaces de procès en cas d'« erreur » dans le livre de la part de Daniel Hechter et Francis Borelli, présidents du club de 1973 à 1991[6],[7].

Depuis les années 2000, la date exacte du 12 août 1970 est même avancée par le club[1]. Celle-ci correspond à la date d'acceptation du changement de nom de l'association Paris Football Club en Paris Saint-Germain Football Club par la préfecture de police de Paris, ce qui n'a pourtant pas de rapport direct avec une date de fondation[Note 4]. Auparavant, la date du 27 août était retenue[réf. nécessaire]. Elle correspond à la date de publication au Journal officiel de ce changement de nom[8], mais fut destituée car le club avait déjà joué en championnat le 22 août. Néanmoins, la date du 12 août n'a pas plus de sens, car le club avait déjà joué en amical sous le nom de Paris Saint-Germain FC les 1er et 8 août, et était déjà annoncé sous ce nom en mai 1970 comme qualifié pour disputer le championnat National 1970-1971[9].

Cette volonté du club de désormais retenir 1970 comme date de fondation peut s'expliquer par une volonté d'effacer sa période jouée sous le nom de Stade saint-germanois, club non historique au palmarès nul ayant disputé l'essentiel de ses saisons en championnat régional. Ainsi, depuis l'arrivé au club du fonds d'investissement souverain Qatar Investment Authority en 2011, le club a déjà communiqué sur le fait qu'il était devenu le club français le plus titré malgré sa jeunesse[10],[Note 5].

Une troisième date de fondation, 1973, pourtant totalement fantaisiste, a même été proposée jusqu'en 1991 et l'arrivée de Canal+ au sein de la direction du club. Elle correspond à la prise en main du club par le créateur de mode Daniel Hechter, qui revendique le titre de « vrai fondateur » dans son autobiographie[11],[12]. Cette date a par exemple été reprise dans L'Équipe du 3 mai 2005[réf. nécessaire], tandis qu'un documentaire censé fêter le 40e anniversaire officiel du club diffusé le 9 mai 2010 par Canal+, qui conserve le « contrôle éditorial »[13], n'évoque pas le débat de la date de fondation et fait débuter son documentaire en 1973[14].

Le Stade saint-germanois (1904-1970)

Article détaillé : Stade saint-germanois.
Photographie de trois personnes en tenue de sport.
Membres du Stade saint-germanois le 20 mai 1906 au bois de Boulogne lors d'une épreuve de course à pied.

Le Stade saint-germanois voit le jour le 21 juin 1904, à l'occasion de l'inauguration des installations sportives du Camp des Loges en forêt de Saint-Germain-en-Laye[15]. Le premier président est Félix Boyer[d 1]. Club omnisports doté d'une section football[d 1], il s'affilie à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), dont il intègre le championnat de « Promotion de Première Division » (le quatrième échelon). À la suite de la disparition de la Fédération, le Stade rejoint la Fédération française de football-association (FFFA) en 1921 et doit s'inscrire tout en bas de l'échelle du football parisien. Commence alors une lente ascension vers les sommets de la Ligue de Paris[16]. En 1932, alors que le football professionnel est autorisé en France, le Stade évolue en « Promotion de 1re division », le quatrième niveau régional. Il dispute cette année-là la Coupe de France pour la première fois, dont il atteint les 32es de finale en 1949 et 1951[d 1].

Champion de Paris en 1957[d 1], le Stade se maintient parmi l'élite des clubs amateurs du CFA treize saisons durant, sous la conduite de son entraîneur Roger Quenolle et de son président Henri Patrelle. En point d'orgue, les « Blancs » de Saint-Germain atteignent les quarts de finale de la Coupe de France en 1969, où ils affrontent l'Olympique de Marseille. Le match aller a lieu au Parc des Princes devant 14 760 spectateurs, le retour au stade Vélodrome. La confrontation voit la logique qualification des professionnels marseillais[17]. Troisième de son groupe de CFA en 1969, le Stade réitère la performance l'année suivante. L'ouverture aux équipes amateurs de la Division 2 nationale, dite « open », mise en place cet été-là (dont Patrelle, membre du Conseil fédéral de la FFF, est l'un des instigateurs) offre la promotion aux Sangermanois.

1970-1972 : de la fusion au divorce

Article détaillé : Paris Football Club.

Alors que le Stade Saint-Germain du président Henri Patrelle s'apprête à obtenir sa promotion en Division 2 en 1970[9], un projet de relance du football de haut niveau à Paris tourne en rond depuis plus de dix-huit mois. Le Paris Football Club, créé en 1969 à la suite d'une étude du Conseil fédéral de la Fédération française de football, est resté un club virtuel toute la saison précédente. À quelques semaines de la reprise en 1970, le Paris FC n'a ni joueurs, ni entraîneur, ni encadrement, ni stade, ni inscription en championnat. Ce PFC avait en partie été financé par une collecte populaire et un échec signifierait le remboursement des donateurs. De plus, la FFF qui a engagé sa crédibilité dans cette relance du football de haut niveau à Paris après les dépôts de bilan du RC Paris, du Stade français et du CA Paris, envisage mal un échec[18].

Après le refus du CS Sedan Ardennes, seul club de Division 1 à proximité, de fusionner, et le refus de la Ligue d'accepter le club directement en D1, les promoteurs du PFC se tournent vers la 2e division. Pressé par le temps, l'idée de fusionner avec le Stade Saint-Germain s'impose. Le , l'assemblée des associés du PFC vote pour la fusion avec Saint-Germain. Le 30 mai, la FFF publie la liste des clubs participant au prochain championnat de deuxième division : le Paris Saint-Germain FC figure sous ce nom sur cette liste au titre de la promotion du Stade Saint-Germain. Le « Paris Saint-Germain » est clairement noté comme qualifié du groupe Nord avec Creil et Cambrai[19]. Le protocole de fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC est paraphé le 10 juin. Le 26 juin, un Conseil d'administration extraordinaire entérine la fusion du Stade Saint-Germain et du Paris FC est effective : le Paris Saint-Germain Football Club est né. Pierre-Étienne Guyot, ancien vice-président du Racing Club de France et partie prenante du projet Paris FC, en est le premier président.

La direction du nouvel ensemble est confiée aux deux vice-présidents : Guy Crescent (venu du Paris FC) et surtout Henri Patrelle, le président historique du Stade Saint-Germain, nommé président de la Commission sportive qui gère le football. Patrelle garde ainsi la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance. Le premier international français à rejoindre le club est Jean-Claude Bras[20], qui évolue au Royal Football Club de Liège en Belgique. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le 22 juin, précédant de quelques jours son coéquipier de Marseille Jean-Pierre Destrumelle. Le premier match disputé sous le label « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de pré-saison face à Quevilly. Les Normands s'imposent 1-2 le 1er août au Stade Jean-Bouin[21]. Le 23 août, le Paris SG dispute son premier match officiel pour le compte de la première journée du championnat de France de Division 2, appelé alors « National » : les Parisiens ramènent un match nul de Poitiers (1-1). Le 27 août est publié au Journal officiel l'acte de constitution du PSG[Note 6]. Dans les années 2010, le club retient le 12 août 1970, date d'enregistrement par le Journal officiel du changement de nom de l'association Paris FC, comme la date de fondation du club[22].

Le PSG termine pour sa première saison 1er du groupe Centre du championnat. Il est sacré champion de France de D2 le après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le PSG est donc promu en D1 dès 1971. Malgré ce succès sportif, la Mairie de Paris, propriétaire du Parc des Princes et important bailleur de fonds du nouveau PSG, refuse de soutenir un club basé hors du territoire de la ville de Paris[23], le Paris Saint-Germain étant considéré comme un « club banlieusard[24] ». Menacé dans son existence, le PSG est scindé en deux en mai 1972 : la section professionnelle reste en D1 sous les couleurs du Paris FC, tandis que le reste du club, et notamment l'équipe amateur évoluant en Division 3, conserve l'identité « Paris Saint-Germain ». Le mariage avec le PFC aura tenu moins de deux ans[25].

1973-1978 : l'ère Hechter

Le Parc des Princes

Profitant du refus de montée de l'US Quevilly pour des raisons financières, le PSG est promu en D2 dès 1973. Daniel Hechter et ses amis, dont Jean-Paul Belmondo, Francis Borelli, Charles Talar et Bernard Brochand, notamment, font leur entrée en scène. Le partenariat entre Henri Patrelle et Daniel Hechter ne dure pas même un an. Il avait débuté le 15 juin 1973 avec la signature d'un protocole entre le PSG et Daniel Hechter. Afin d'éviter une nouvelle affaire semblable à celle du PFC, le nom (Paris Saint-Germain Football Club) et les couleurs du club (bleu, blanc et rouge) deviennent protégées par contrat. Ce protocole est signé sur papier à en-tête du club où figure déjà le logo « tour Eiffel », en usage dès la saison 1972-73. Le siège social du club est transféré à Saint-Germain-en-Laye. Patrelle conserve son titre et sa qualité de président du PSG, mais Daniel Hechter, président du comité de gestion, joue un rôle majeur au club. Un conflit s'instaure alors entre les deux hommes pour le contrôle plein et entier du PSG. De même, sur le banc, Robert Vicot, officiellement entraîneur, doit souvent s'effacer devant Just Fontaine, officiellement directeur technique.

Cette double direction n'empêche pas le club d'être promu en D1 en juin 1974 à l'issue d'un match de barrage face à Valenciennes. Lors de ce match, Just Fontaine fera un arrêt cardiaque sans gravité à la suite de la victoire du club. Ironie du sort, le Paris FC chute en D2 dans le même temps. C'est au lendemain de cette promotion que Daniel Hechter devient officiellement président du club, poste jusque-là toujours occupé par Patrelle qui devient intendant de l'équipe de France A jusqu'en 1979.

En faisant son retour parmi l'élite, le PSG retrouve son statut professionnel abandonné deux ans plus tôt. Parmi les joueurs de l'époque, on trouve Jean-Pierre Dogliani, Mustapha Dahleb, François M'Pelé et parmi les entraîneurs, Vélibor Vasovic et Jean-Michel Larqué. Daniel Hechter lui-même dessine le maillot « historique » du club. L'inauguration du centre de formation au camp des Loges a lieu le 4 novembre 1975. Pierre Alonzo en prend la direction. Le Tournoi de Paris retrouve également vie en 1975. Il sera disputé jusqu'en 1993.

La présidence de Daniel Hechter est marquée par ses déboires finaux. Hechter est écarté de la présidence en janvier 1978 à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes[26].

1978-1991 : l'ère Borelli

Francis Borelli prend le relais pour 13 saisons. Sous sa conduite, le PSG remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France, en 1982 après une finale épique disputée face à Saint-Étienne, alors emmené par Michel Platini, qui joue là son dernier match pour un club français. Le PSG l'emporte 6 à 5 aux tirs aux buts après un match nul 2 buts partout, Nabatingue Toko et Dominique Rocheteau inscrivant les buts parisiens, Platini deux buts pour les Verts et en 1983, Paris conserve son titre en l'emportant face au nouveau champion de France, Nantes (victoire 3 à 2).

Le club de la capitale vit ses premières épopées européennes en 1982-1983 qui se finit en quart de finale contre l'équipe belge de Waterschei. Ce PSG-Waterschei en Coupe des coupes est considéré comme le premier grand rendez-vous européen du PSG. Le PSG, vainqueur 2-0 à l'aller à domicile, part favori pour la qualification. C'est en effet lors de cette confrontation contre le vainqueur de la Coupe de Belgique que le record d'affluence au Parc des Princes reste le plus élevé avec près de 49575 spectateurs. Mais lors du match retour, les Belges gagnent 3 à 0 après prolongations et se qualifient.

La saison suivante, le PSG se qualifie une nouvelle fois pour la Coupe des coupes et se fait encore éliminer de justesse en huitième de finale par la Juventus de Platini (2-2 à domicile et 0-0 à l'extérieur).

Lors de la saison 1984-1985, le PSG vit une saison moyenne avec une modeste 13e place en championnat, une finale de Coupe de France perdue contre l'AS Monaco et une élimination au 2e tour de la Coupe UEFA contre les Hongrois de Videoton. Gérard Houllier remplace alors l'entraîneur Georges Peyroche dès la saison suivante et le PSG accède au titre de champion de France lors de la saison 1985-1986 pour la première fois de son histoire. La formation de la capitale est emmenée par Dominique Rocheteau, Joël Bats, Luis Fernandez, qui est la nouvelle idole du Parc des Princes et le nouveau capitaine à la place de Dominique Bathenay. Le PSG parvient à rester invaincu pendant 26 matches. Safet Sušić est le nouvel artiste de l'équipe, il illumine de toute sa classe le championnat de France.

En 1988, Tomislav Ivić devient entraîneur du PSG. Il y obtient d'abord de bons résultats, le club parisien terminant à la deuxième place du championnat, à trois points de l'Olympique de Marseille. La saison suivante est plus décevante : les Parisiens sont éliminés rapidement en Coupe UEFA par la Juventus, et avec 14 défaites terminent à la cinquième place de D1.

Résistant à l'assaut du Matra qui, cinq années durant, tenta, en vain, de ravir au PSG sa position de numéro 1 dans la capitale, le président Borelli et son système de gestion à l'ancienne se trouvent à bout de souffle à l'attaque des années 1990.

1991-2006 : l'ère Canal+

Naissance d'un grand club européen (1991-1998)

En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club[27]. Le diffuseur du championnat souhaite relancer son intérêt en opposant un adversaire à l'Olympique de Marseille. Le recrutement d'Artur Jorge et de plusieurs joueurs majeurs (Paul Le Guen, Valdo, Ricardo, David Ginola ou Laurent Fournier) permet à Paris de finir sur le podium (3e).

PSG-Rapid Vienne 1996, finale C2
Liverpool FC-PSG 1997, 1/2 finale C2
PSG-Barcelone 1997, finale C2

La saison suivante, Alain Roche, Vincent Guérin, Bernard Lama et George Weah renforcent davantage l'effectif. Après une première partie de saison en tête, Paris s'incline et termine deuxième. Il s'offre également une Coupe de France face à Nantes (3-0), et un match de légende en 1/4 de finale de Coupe UEFA face au Real Madrid (4-1). Le PSG sera ensuite éliminé par la Juventus Turin en demi-finale.

En 1993-1994, le Brésilien Raí renforce encore l'effectif. Paris s'installe en tête en octobre et ne la lâchera plus. Paris est de nouveau champion 8 ans après et atteindra la demi-finale de la Coupe des Coupes, éliminé par Arsenal FC. La saison suivante voit Luis Fernandez remplacer Artur Jorge. Paris ne peut faire mieux que 3e en championnat, mais il s'offre une nouvelle Coupe de France, ainsi que la première Coupe de la Ligue.

L'été 1995 est celui du changement. Plusieurs joueurs majeurs quittent le club (Weah, Ginola, Valdo), alors que Patrice Loko ou Youri Djorkaeff arrivent. La saison démarre sur les chapeaux de roue, Paris est très largement en tête du championnat. Mais le début de l'année 1996 est difficile et Paris voit Auxerre fondre sur lui. Denisot fait appel à Yannick Noah pour remobiliser l'effectif. Paris s'inclinera en championnat mais remporte la Coupe des coupes. Il est le second club français à gagner une Coupe d'Europe.

Durant l'été 1996, Luis Fernandez cède sa place à Ricardo Gomes, tandis que les premiers effets de l'Arrêt Bosman se font sentir sur le recrutement (notamment avec le départ de Djorkaeff). Après une nouvelle première partie de saison en tête, Paris s'incline face à Monaco et termine deuxième. De plus, il s'incline en finale de la Coupe des Coupes face à Barcelone. Enfin, Bernard Lama est contrôlé positif au cannabis et doit quitter le club. À la fin de la saison, Canal+ passe de 34 à 51 % au capital du club et devient donc majoritaire.

En 1997, Michel Denisot est en contact avec Ronaldo qui perce au PSV Eindhoven et qu'il souhaite faire venir au PSG. Alors que le club en a les moyens financiers, Michel Denisot se voit opposer le refus de Pierre Lescure pour qui ce transfert serait malvenu car il risquerait de conférer au PSG une situation nettement dominante dans le championnat, alors même que le groupe Canal + bénéficie des abonnements de supporteurs de toute la France[28],[29].

Durant l'été 1997, Paris recrute Christophe Revault, Marco Simone ou Florian Maurice. À la suite d'une erreur administrative, le club frise l'élimination aux préliminaires de la Ligue des champions, mais se rattrape au retour (5-0). La saison débute bien, mais l'équipe connaît une période difficile à l'automne à la suite d'une mauvaise passe de Revault. Le club est éliminé au premier tour de la C1, et voit le podium s'éloigner en championnat. Le sourire reviendra avec les succès en finale des Coupes de la Ligue et de France, mais Paris termine 8e en championnat.

Déclin (1998-2006)

Denisot décide de passer la main et c'est Charles Biétry, l'autre candidat au poste en 1991 qui le remplace. Biétry décide de faire table rase du passé et une grande partie de l'effectif (dont Rai, Fournier, Le Guen, Guérin et Roche) quitte le club. Ils sont remplacés par Jay-Jay Okocha, Bernard Lama, Yann Lachuer ou encore Christian Wörns. Ricardo lui aussi quitte le club, et Alain Giresse est finalement choisi pour le remplacer. Mais très vite, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe est en milieu de tableau en championnat, et subit une élimination prématurée en Coupe d'Europe face au Maccabi Haïfa. Face à ces résultats, Giresse est démis de ses fonctions et il est remplacé par Artur Jorge, que Biétry n'avait pas manqué de critiquer précédemment. Malgré tout, les résultats ne s'améliorent pas et Jorge critique ouvertement l'effectif. Bietry en tire les conséquences et démissionne, il est remplacé par Laurent Perpère. La saison est foutue, Perpère prépare la suite et remplace Jorge par Philippe Bergeroo. Le PSG termine 9e.

Après cette saison épouvantable, l'été suivant sert à faire le ménage dans l'effectif. Plusieurs joueurs arrivés un an auparavant quittent le club, qui recrute Ali Benarbia, Laurent Robert, ou Christian. Le PSG réalise une saison convaincante, il reste sur le podium toute la saison et termine deuxième. Seule ombre au tableau, la défaite en finale de la Coupe de la Ligue, face au FC Gueugnon.

La saison suivante, Paris est extrêmement ambitieux et dépense plusieurs centaines de millions de francs pour recruter Nicolas Anelka, Peter Luccin ou Stéphane Dalmat. L'objectif est le titre. Si l'équipe est convaincante à domicile, elle souffre à l'extérieur ce qui l'empêche de dominer. À partir de novembre, les résultats plongent, et Paris passe de la tête au milieu de tableau en quelques semaines. Après une lourde défaite à Sedan (5-1), Bergeroo est renvoyé et est remplacé par Luis Fernandez. Mais les résultats ne s'améliorent pas. Paris perd en Coupe d'Europe face à La Corogne (4-3) après avoir mené 3-0. Le match face à Galatasaray est marqué par des incidents dans les tribunes. Paris termine 9e mais voit la pépite brésilienne Ronaldinho débarquer.

Alors que Canal+ devient propriétaire de 98 % du PSG à l'été 2001, le club dépense encore beaucoup d'argent pour faire venir José Aloisio, Gabriel Heinze, ou Hugo Leal. Malgré cette débauche de moyens, les résultats ne sont pas extraordinaires, Paris ne monte sur le podium qu'en janvier. Anelka est bradé au mercato. Finalement, Paris termine 4e et loupe la Ligue des champions. La saison suivante est marquée par une austérité lors du mercato. Paris parvient à prendre la tête fin octobre, mais ce sera son seul éclat de la saison. Le club plonge en milieu de tableau, Ronaldinho est laissé sur le banc, Luis Fernandez sauve sa tête en prenant les supporters à témoin. Finalement, Paris finira 11e, et s'incline en finale de la Coupe de France face à Auxerre.

Le tifo des supporters du PSG au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France 2006 contre l'OM.

Face au bilan sportif et financier désastreux (65 millions d'euros de déficit pour la saison 2002-2003[30]), Canal+ débarque Perpère et Fernandez, et nomme les deux hommes phares du succès lillois, Francis Graille président, Vahid Halilhodžić entraineur. Graille est chargé de remettre de l'ordre dans les finances, Halilhodzic doit remettre l'équipe sur le droit chemin. Ronaldinho est cédé à Barcelone, tandis que Pauleta devient le buteur du PSG. Juan Pablo Sorín renforce également l'effectif. Le début de saison est difficile, Jérôme Leroy quitte le club. Mais Halilihodzic parvient à trouver la bonne formule et Paris s'installe sur le podium. Il y restera jusqu'au bout (2e) et remporte son premier titre en 6 ans, avec la Coupe de France. Mais la fin de saison est gâchée par le départ de Frédéric Déhu à Marseille.

Après le départ du capitaine, Heinze, Sorin, puis Fiorèse suivent. Paris dépense tout son budget recrutement avec Jérôme Rothen, Sylvain Armand et Mario Yepes. Mais l'équipe n'est pas complète et le début de saison est désastreux. De plus, une "taupe" a trahi les secrets du vestiaire, et les supporters grondent face à la politique des dirigeants. Halilhodzic croit trouver en Sergueï Semak le joueur manquant à l'effectif, mais rien ne s'arrange et Graille décide de se séparer de son ami. Il nomme Laurent Fournier pour finir la saison. Sous son commandement, les résultats s'améliorent légèrement et le club termine 9e. À la fin de la saison, Canal+ rachète les dernières parts de Alain Cayzac et devient propriétaire à 100 %, et il écarte Graille qu'il remplace par Pierre Blayau.

Célébration de la victoire en Coupe de France en 2006.

L'effectif est renforcé par les arrivées de Bonaventure Kalou, Vikash Dhorasoo ou David Rozehnal. L'équipe a fière allure sur le papier, et son début de saison est intéressant. Mais le président est insatisfait et renvoie Fournier au profit de Guy Lacombe. C'est à ce moment que les résultats du club décrochent à nouveau, le PSG finira 9e. Néanmoins, Paris remporte une nouvelle Coupe de France lors d'une face à l'Olympique de Marseille (2-1).

2006-2011 : l'ère Colony Capital

Pour le détail des saisons voir : Saison 2006-2007, 2007-2008, 2008-2009, 2009-2010 et 2010-2011.

En juin 2006, Canal+ revend le club à des fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Alain Cayzac est nommé président du club le 20 juin 2006[31].

Malgré le changement de propriétaire et de direction, priorité est donnée à la stabilité : Guy Lacombe demeure l'entraîneur du club, Alain Roche reste recruteur, Raí revient en tant qu'ambassadeur du club en Amérique du Sud, et l'effectif ne connait pas de bouleversement majeur (Mickaël Landreau et Amara Diané renforcent l'effectif et Pauleta prolonge). Malgré cette stabilité, le début de saison est difficile, Paris ne parvient même pas à passer dans la première moitié du tableau. Vikash Dhorasoo est renvoyé en octobre après avoir accusé l’entraîneur de mentir. Le pire est atteint en novembre avec une lourde défaite en Coupe UEFA au Parc face à Hapoël Tel-Aviv (2-4), puis la mort par balle d'un ultra parisien par un policier après le match. Début janvier 2007, Guy Lacombe est limogé et Paul Le Guen le remplace. L'espoir est important à la suite des excellents résultats du Breton à Lyon. Malgré une descente dans la zone de relégation en mars, les résultats s'améliorent sensiblement et Paris termine sa saison à la 15e place.

La saison suivante doit marquer le retour de Paris en haut du classement. La stabilité est toujours de mise avec les arrivées de Grégory Bourillon, Didier Digard et Zoumana Camara. Mais à nouveau, le PSG reste dans la seconde moitié du classement. En cause, d'excellents résultats à l'extérieur, mais une incapacité à gagner à domicile. C'est le « syndrome du Parc ». Pour provoquer un électrochoc, Le Guen titularise les jeunes à Valenciennes. Mais sans résultat majeur, il revient à l'équipe-type rapidement. En décembre, Paris bascule dans la zone de relégation. La victoire au Parc face à Lens met fin au "syndrome du Parc" et fait sortir Paris de la zone de relégation. À la fin du mercato, deux brésiliens, Éverton Santos et Willamis Souza arrivent. Mais c'est un flop complet et Paris redescend dans la zone de relégation au printemps. Une éclaircie apparaît avec le succès en Coupe de la Ligue face à Lens (1-0), mais une banderole parisienne destinée aux Lensois fait scandale. Un mois plus tard, Paris perd lourdement à Caen (3-0). Face à une situation désespérée, Alain Cayzac démissionne et Michel Moulin devient directeur sportif. Il faudra attendre la dernière journée et une victoire inespérée à Sochaux (2-1) pour que Paris se sauve. En Coupe de France, le club se hisse tout de même en finale mais s'inclinera face à Lyon (1-0).

Pour remplacer Alain Cayzac, c'est Charles Villeneuve (ancien directeur des sports de TF1) qui est nommé président. Celui-ci maintien Paul Le Guen à son poste. Durant l'intersaison, la formation parisienne est profondément modifiée : Mario Yepes, Jérôme Alonzo et Pedro Miguel Pauleta arrivent en fin de contrat, tandis que Bernard Mendy, Amara Diané, Didier Digard, et David N'Gog sont vendus. Éverton Santos et Willamis Souza sont pour leur part prêtés à des clubs brésiliens. Du côtés des arrivées, les anciens internationaux français Claude Makelele et Ludovic Giuly, en fin de carrières, sont recrutés pour encadrer le groupe. Mateja Kežman, Guillaume Hoarau, et Stéphane Sessègnon sont également intégrés dans l'équipe. En dépit d'un début hésitant, la première partie de saison est finalement réussie. Le PSG parvient notamment à battre les trois premiers du championnat 2007-2008 : Lyon, Bordeaux et Marseille. Paris finit ainsi quatrième à la trêve hivernale. Cependant, une mini-crise survient : le , Charles Villeneuve est forcé de démissionner, à la suite de l'envoi aux actionnaires d'une lettre critiquant la direction supérieure du club (cette lettre ayant été immédiatement diffusée dans la presse). Sébastien Bazin, PDG en Europe de Colony Capital, actionnaire majoritaire, prend alors la présidence provisoire. Ce changement de gouvernance n'a pas d'effets néfastes immédiats concernant les résultats du club ; avant la rencontre face à Marseille le 15 mars, Paris enchaine ainsi six victoires et un nul en huit matchs, et possède l'occasion de se substituer à Lyon en tête du championnat. Mais le PSG s'incline. La direction du club annonce par la suite que Paul Le Guen ne sera pas reconduit pour la saison prochaine, en raison d'une mésentente de l'entraineur parisien avec une partie du staff technique. Dès lors, Paris enchaine les mauvais résultats jusqu'à la dernière journée. Le PSG finit sixième, laissant échapper une qualification pour la Ligue des champions, et finalement pour la Ligue Europa.

Les dirigeants choisissent l'ancien parisien Antoine Kombouaré pour remplacer Le Guen. L'équipe subit peu de changement lors du mercato, avec seulement les arrivées de Mevlüt Erding, Grégory Coupet, et Christophe Jallet, et les départs de Mickaël Landreau, Fabrice Pancrate, Mateja Kežman et Jérôme Rothen. Le début de saison est excellent, et Paris pointe en tête (ex-aequo) avec Bordeaux et Lyon fin août. En septembre, Colony Capital rachète les parts de Morgan Stanley, et Robin Leproux (Directeur général de RTL entre 2001 et 2005) remplace Sébastien Bazin à la tête du club. La faiblesse du banc parisien le fait reculer dès l'automne en milieu de tableau et l'absence durant la grande partie de la saison de son tandem en attaque Hoarau-Erding l'empêche de briller en championnat et Paris terminera cette saison à la 13e place. Toutefois, le club remporte une nouvelle Coupe de France face à Monaco.

Malgré la décevante 13e place l'an passé, Leproux, Kombouaré et Roche demeurent en place. Le club se renforce avec les arrivées de Mathieu Bodmer, Siaka Tiéné et de Luis Nenê. Après un début de saison intéressant, Paris se stabilise dans le haut du classement à partir de novembre, en particulier grâce aux performances éblouissantes de Nenê, qui reçoit le Trophée UNFP du joueur du mois de décembre 2010. Le départ agité de Stéphane Sessègnon lors du mercato hivernal ne perturbe pas la bonne marche du club, qui reste en course pour une qualification en C1. Toutefois, Paris termine 4e du championnat et ne se qualifie pas pour la Ligue des champions. En Coupe de France, le club atteint de nouveau la finale mais s'incline face aux Lillois, qui réaliseront cette année-là le doublé coupe-championnat

Depuis 2011 : l'ère Qatar Investment Authority

Pour le détail des saisons voir : Saison 2011-2012, 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017.

Débuts du projet animés (2011-2013)

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Zlatan Ibrahimović aux côtés de Nasser Al-Khelaïfi, président parisien, et de Leonardo, directeur sportif, en 2012.

En 2011, le fonds souverain Qatar Investment Authority rachète 70 % des parts du club[32]. Le , QSI rachète les 30 % restants à Colony Capital et devient donc propriétaire du PSG[33] à 100 %. Alors que Grégory Coupet et Claude Makelele prennent leur retraite et que Ludovic Giuly part à l'AS Monaco, Colony Capital signe l'arrivée de Nicolas Douchez avant de passer la main aux Qatariens. Les dirigeants de QSI, par l'intermédiaire de Nasser Al-Khelaïfi, fixent des objectifs ambitieux et apportent des moyens financiers considérables : cent millions d'euros pour recruter des joueurs pendant l'été 2011. QSI souhaite remporter le championnat de France, les coupes nationales ainsi que la Ligue des champions à long terme[34],[35].

QSI supprime le poste de Robin Leproux et nomme Leonardo au poste de directeur sportif. Jean-Claude Blanc est nommé quelque temps plus tard directeur général délégué du club. Leonardo, ancien joueur du PSG et entraîneur du Milan AC et de l'Inter Milan, fait venir plusieurs joueurs du championnat italien tels que Jérémy Ménez, Mohamed Sissoko, Salvatore Sirigu. Des joueurs de Ligue 1 rejoignent aussi Paris comme Kevin Gameiro, Blaise Matuidi, Milan Biševac. Le capitaine de la sélection uruguayenne Diego Lugano arrive également au PSG. Le président Al-Khelaïfi évoque aussi une construction à long terme, veut miser sur de jeunes joueurs talentueux et déclare à plusieurs reprises « être à la recherche du nouveau Messi »[36]. Il pense d'abord avoir trouvé le « nouveau Messi » en Javier Pastore[37] qui signe en faveur du club de la capitale pour 43 millions d'euros, ce qui constitue un record dans le championnat de France[38]. Cette vision du club est couronnée de succès pendant les premiers mois. Sur le plan sportif, le club de la capitale est champion d'automne (en tête du championnat lors de la trêve hivernale)[39]. Des échos favorables proviennent de la presse[40], le nombre moyen de spectateurs par match augmente[41] et le club met en œuvre une stratégie « d'internationalisation »[42] : le PSG fait notamment parler de lui lorsqu'il entre en concurrence avec plusieurs autres clubs afin de recruter David Beckham ou Carlos Tévez. Mais l'entraîneur Antoine Kombouaré se fait licencier. Il paye probablement les éliminations prématurées au premier tour de la Ligue Europa dans un groupe « facile » avec l'Athletic Bilbao, le Red Bull Salzbourg et le Slovan Bratislava et celle en coupe de la Ligue contre la modeste équipe de Dijon. Le , pendant la trêve hivernale, l'Italien Carlo Ancelotti, double vainqueur de la Ligue des champions, devient le nouvel entraîneur du Paris Saint-Germain[43]. Trois nouvelles recrues renommées rejoignent le PSG, pendant le mercato hivernal : Maxwell, Thiago Motta et Alex. Finalement, le PSG termine 2e derrière le surprenant Montpellier. L'équipe n'aura pas perdu de matchs durant les trois premiers mois d'Ancelotti, avant de perdre en quarts de finale de Coupe de France contre Lyon au Parc des Princes.

À l'intersaison 2012, le PSG est l'un des clubs les plus actifs du marché des transferts. Quatre nouveaux joueurs sont recrutés en Italie : l'attaquant argentin du SSC Naples Ezequiel Lavezzi arrive contre 31 millions d'euros[44], le jeune Marco Verratti, désigné comme le « nouveau Pirlo » par la presse italienne, est recruté pour 11 millions depuis Pescara[45]. Enfin, les deux joueurs les plus rémunérés du Milan AC sont accueillis : l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimović, pour un montant de 20 millions d'euros et un salaire record estimé à 14 millions d'euros net annuel[46], et le défenseur brésilien Thiago Silva, pour un montant record en France de 49 millions d'euros[47]. À la suite du départ de Milan Biševac à Lyon, le PSG recrute l'international néerlandais de l'Ajax d'Amsterdam Gregory van der Wiel comme doublure à Christophe Jallet[48]. La jeune pépite brésilienne Lucas est elle aussi achetée durant le marché des transferts mais ne viendra qu'en janvier 2013 afin de terminer sa saison au Brésil avec le São Paulo FC[49]. Lors du marché des transferts d'hiver, le club recrute David Beckham le 31 janvier 2013 qui s'engagera jusqu'au 30 juin 2013 et versera tout son salaire à des associations caritatives[50],[51]. Nenê et Guillaume Hoarau sont, eux, respectivement transférés à Al-Gharafa au Qatar et au Dalian Aerbin en Chine[52],[53]. Le est une nouvelle date charnière : l'équipe parvient à se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, performance qui n'avait pas été réalisée depuis 1995, à la suite de son match nul face au FC Valence 1-1 au Parc des Princes (2-1 pour Paris au match aller sur le terrain de Valence)[54]. Le tirage au sort pour les quarts de finale désigne le FC Barcelone comme adversaire. Le club catalan élimine le club parisien aux buts à l'extérieur à l'issue de deux matchs nuls (2-2 au Parc des Princes, 1-1 au Camp Nou)[55]. Le , pour la troisième fois de son histoire après les titres de 1986 et 1994, l'équipe remporte le championnat avec une victoire 1 but à 0 contre l'OL. À cette occasion, le club bat, avec 23 unités, le record de matches joués sans encaisser de but sur une saison, détenu auparavant par les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille. Paris passe à côté d'un possible doublé en perdant comme l'année précédente, en quarts de finales de Coupe de France contre l'Evian Thonon Gaillard, après avoir mené 1-0 (défaite 2-1), et une élimination aux tirs aux buts contre l'AS Saint-Étienne en novembre au Stade Geoffroy-Guichard. L'intersaison est rendue compliquée par les atermoiements autour du départ de l'entraîneur Carlo Ancelotti, finalement parti au Real Madrid. Peu de temps après, Leonardo annonce sa démission, à la suite d'une suspension de 14 mois notifiée par la Fédération Française de Football, conséquence de l'affaire du "coup d'épaule" dans les couloirs du Parc des Princes auprès de l'arbitre Alexandre Castro après le match contre Valenciennes[56].

Affirmation sur la scène nationale (depuis 2014)

Pour remplacer Carlo Ancelotti au poste d'entraîneur, le Paris Saint-Germain signe en juin 2013 l'ancien sélectionneur français Laurent Blanc[57]. Le 16 juillet, le club recrute l'attaquant uruguayen Edinson Cavani contre une indemnité d'environ 64 millions d'euros, un nouveau record en France[58]. L'ambition des dirigeants parisiens est de l'associer avec Zlatan Ibrahimović afin de créer l'un des meilleurs duos d'attaquants en Europe. Le défenseur brésilien prometteur Marquinhos signe également au PSG pour la somme de 34 millions d'euros. Enfin, le club voit le départ de plusieurs joueurs de la période Colony Capital : il s'agit de Sylvain Armand, présent depuis 2004 avec près de 400 apparitions, de Mathieu Bodmer, de Siaka Tiéné et enfin du capitaine Mamadou Sakho transféré pour 20 millions d'euros au Liverpool FC[59]. Le club domine de nouveau le championnat de France et son groupe de Ligue des champions en première partie de saison. Éliminés prématurément de la Coupe de France par le Montpellier HSC, les Parisiens sont battus au stade des quarts de finale de la Ligue des champions par Chelsea FC, malgré un match aller réussi puis remportent la Coupe de la Ligue face à l'Olympique lyonnais (2-1)[60]. Le , à la suite d'un match nul de l'AS Monaco face à Guingamp, le Paris Saint-Germain obtient son quatrième titre de champion de France et son deuxième consécutif avec un total de 89 points, un nouveau record, qui sera battu par la formation parisienne deux ans plus tard[61].

Le Paris Saint-Germain, célébrant son titre de champion de France en 2015 pour la troisième fois consécutive.

Pendant l'intersaison et la période des transferts, le PSG sera l'une des cible du projet du fair-play financier organisé par l'UEFA. En conséquence, le PSG voit son budget de transferts réduit à 60 millions d'euros et sa masse salariale encadrée[62]. Cependant, le PSG fait un nouveau « gros coup » sur le marché des transferts : le défenseur brésilien David Luiz en provenant du Chelsea FC rejoint le club de la capitale pour un montant de 49,5 millions d'euros[63] qui lui permet de devenir le défenseur le plus cher du monde, avant que le transfert d'Eliaquim Mangala à Manchester City ne le dépasse. Il retrouve ainsi avec son compatriote de la sélection brésilienne et ami Thiago Silva dans la défense centrale parisienne. Plus tard, Serge Aurier, latéral droit très prometteur, rejoint le PSG. Cependant, il s'affilie au club sous un prêt avec option d'achat pour contourner les règles du fair-play financier imposé par l'UEFA[64]. Ce transfert pousse sur le départ Christophe Jallet, au club depuis cinq années, qui s'engage avec l'Olympique lyonnais[65]. Malgré un départ intéressant en battant le FC Barcelone (3-2) au Parc des Princes[66], le PSG termine second de sa poule pour la première fois sous l'ère qatarienne[67]. Le club parisien, non tête de série lors du tirage, hérite d'un favori en huitièmes de finale : le Chelsea FC qu'il bat contre toute attente dans le temps additionnel à Stamford Bridge après un match haut en rebondissements[68]. La formation parisienne est cependant éliminée par le club barcelonais, qu'il affronte une nouvelle fois, en quart de finale pour la troisième fois consécutive[69]. En France, le PSG remporte son cinquième titre de champion sur le fil alors que respectivement l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais ont pris les rennes du classement jusqu'à la 30e journée[70]. Paris rafle également les deux coupes nationales : la Coupe de la Ligue en battant le SC Bastia (4-0) et la Coupe de France contre l'AJ Auxerre (1-0), ce qui lui permet de réaliser un quadruplé inédit dans l'histoire du football français[71].

Au cours de l'intersaison 2015, le club parisien est beaucoup plus actif sur le marché des transferts puisque l'UEFA lève les sanctions à l'encontre du PSG dans le cadre du fair-play financier[72]. C'est ainsi que le club finalise le recrutement de l'attaquant argentin Angel Di Maria, convoité depuis un an, pour la somme de 63 millions d'euros, proche du record établi par le transfert d'Edinson Cavani en 2013[73]. El Fideo, son surnom en Argentine est ainsi voué à être titularisé sur l'aile droite ce qui permet à Laurent Blanc de renforcer son onze. D'autres recrues sont transférées au PSG, cette fois-ci dans un but différent afin d'apporter plus de concurrence au groupe. Ainsi, le gardien allemand Kevin Trapp signe au club pour 9 millions d'euros[74], tout comme le milieu de terrain Benjamin Stambouli[75] et le latéral gauche Layvin Kurzawa pour 24 millions d'euros en provenance de l'AS Monaco[76]. Du côté des départs, le club transfère l'international français Yohan Cabaye aux Anglais de Crystal Palace[77] et Zoumana Camara, joueur présent à Paris depuis 2007, met un terme à sa carrière et intègre le staff technique[78]. La saison faisant suite à cette période de transferts voit la formation parisienne battre tous les records sur le plan national en remportant son sixième titre de champion dès le mois de mars après une victoire toute aussi retentissante contre l'ESTAC (9-0), la plus large à l'extérieur dans l'histoire du club[79]. D'autres records tombent sous l'escarcelle parisienne : il s'agit du record de points avec 96 unités ou encore la meilleure différence de buts de +83[80]. Le PSG remporte pour la seconde fois consécutive les deux coupes nationales dont la Coupe de France contre le rival marseillais qu'il égalise au palmarès de la plus ancienne compétition de football française. En revanche, le bilan est décevant en Ligue des champions de l'UEFA où le club est éliminé en quart de finale pour la quatrième fois consécutive contre Manchester City ce qui serait vécu selon plusieurs échos de la presse comme une humiliation pour les propriétaires qatariens[81].

Suite à cette désillusion, le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi appelle début juin 2016 dans une interview au journal Le Parisien à des changements majeurs et entamer « un nouveau cycle »[82]. Quelques semaines plus tard, le club annonce la résiliation du contrat de Laurent Blanc[83] et la nomination de l'espagnol Unai Emery pour lui succéder[84]. Le PSG fait signer dans la foulée plusieurs recrues que souhaite le nouvel entraîneur : Hatem Ben Arfa, en fin de contrat à l'OGC Nice rejoint le club, ainsi que Grzegorz Krychowiak déjà présent à Séville avec Emery, le latéral belge Thomas Meunier et le milieu offensif Giovani Lo Celso prêté à son club formateur Rosario Central jusqu'à janvier 2017[85].

Résultats sportifs

Palmarès

Palmarès officiel de l'équipe première du Paris SG
Compétitions nationales Compétitions internationales

Le Paris Saint-Germain, en tant qu'héritier du Stade Saint-Germain, compte également à son palmarès un titre régional, le championnat de Division d'honneur de Paris remporté en 1957.

Exposition de trophées du PSG dans les locaux du club

Par ailleurs, le Paris Saint-Germain a remporté nombre de tournois amicaux, généralement organisés en préparation d'avant-saison :

Classements internationaux

Le PSG est le seul club français à avoir occupé la première place du Classement UEFA en 1998, classement établi sur les 5 dernières années. À l'issue de la saison 2014-2015, après trois quarts de finale consécutifs en Ligue des champions, le PSG pointe au 11e rang du classement, en tête des clubs français[87]. Il a par ailleurs été le meilleur club européen de l'année d'après l'indice UEFA en 1996, devançant le Bayern Munich et l'Ajax Amsterdam au classement[88]. C'est le seul club français à avoir été sur la première marche du podium.

En 1994, le PSG est classé club numéro 1 mondial de l'année par l'International Federation of Football History & Statistics[89]. Le PSG est le seul club français à avoir été classé à ce rang. Il fut précisément premier du classement pendant cinq mois, de novembre 1994 à mars 1995[90]. Outre cette première place, le PSG se classa 9e en 1993, 6e en 1995, 10e en 1996 et 8e en 1997, soit cinq années consécutives dans le top 10 mondial. Ses performances européennes lui valent d'apparaître au troisième rang français (et 49e rang européen) du classement des clubs de football du XXe siècle selon l'IFFHS. Sur la période 1991-2009, le club pointe au 25e rang mondial au même classement[91].

Records

En 2015-2016, le Paris Saint-Germain remporte son 30e trophée officiel national et international[92]. Lors de cette même saison, le PSG devient co-recordman de la coupe de France avec 10 titres remportés[93]. Ce à quoi s'ajoute le record du plus grand nombre de coupes de la Ligue gagnées (6 fois)[93]. Au niveau européen, le PSG est le seul club français à avoir remporté la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (en 1996)[94] et co-détient le record de coupes Intertoto remportées (1 fois)[95].

En 2015, le PSG devient la première équipe à réussir le quadruplé Trophée des champions/championnat/coupe de France/coupe de la Ligue[96]. Il réitère cette performance en 2016[97]. Dans son histoire, le club avait déjà remporté deux doublés coupe de France/coupe de la Ligue (en 1995[98] et en 1998[99]), ce qui n'a jamais été réalisé. En 2014, le club remportait son premier doublé championnat/coupe de la Ligue[100]. Le PSG en a donc remporté 3 ce qui constitue un record.

Individuellement, Zlatan Ibrahimović devient le meilleur buteur en compétition officielle sur une saison en 2015-2016 (50 buts)[101]. Pedro Miguel Pauleta est quant à lui le meilleur buteur de la coupe de la Ligue avec un même club (10 buts)[102]. Lors de ladite saison 2015-2016, Angel Di Maria devient le meilleur passeur du championnat sur une saison avec 18 passes[103]. Aux trophées UNFP du football, l'équipe ayant remporté le titre de meilleur joueur le plus souvent avec l'Olympique lyonnais est le Paris Saint-Germain (6 fois). Individuellement, Zlatan Ibrahimović l'a gagné 3 fois, ce qui est un record. De même que le PSG a obtenu le titre de meilleur entraîneur de la saison le plus grand nombre de fois (3 fois). Laurent Blanc est d'ailleurs l'entraîneur à l'avoir emporté le plus souvent avec un même club (2 fois au PSG). Enfin trois parisiens, Thiago Silva, Marco Verratti et Zlatan Ibrahimović, ont été nommés dans l'équipe type de la saison à 4 reprises, ce qui est un record. Côté transfert, pour terminer sur les records individuels, le Paris Saint-Germain acquiert pour 64 millions d'euros Edinson Cavani à l'été 2013, soit le plus gros achat de l'histoire de la Ligue 1[104].

Collectivement, lors de cette fameuse saison 2015-2016, le PSG acquiert son titre dès la 30e journée, soit à 8 journées de la fin. Ce qui en fait le champion le plus précoce de l'histoire (championnat à 20 clubs)[105]. Il devancera le second au classement de 31 points, ce qui sera là aussi une nouveauté[105]. À la trêve déjà, il comptait 51 points. Ce qui lui permettait de battre le record détenu alors par l'Olympique lyonnais[105], et devancer le second à la trêve de 19 points, ce qui devenait inédit là aussi[106]. Le club améliorerera son propre record du nombre de points engrangés dans un championnat à 20 clubs pour l'établir à 96 points[105], en remportant 30 victoires[105], dont 15 à l'extérieur[105] et en perdant un match à l'extérieur[105]. Le club devient l'équipe ayant remporté le plus grand nombre de points à l'extérieur (48 points)[105]. Ces différents records rejoignent désormais le plus petit nombre de défaites à domicile. Ce que l'équipe parisienne a réussi à 3 reprises dans son histoire (1985-1986[107], 1993-1994[108] et 2014-2015[109]). Dans le domaine défensif, cette saison 2015-2016 verra aussi le club battre le record de l'Olympique de Marseille de 1991-1992 avec 19 buts encaissés[105], en encaissant 7 buts à l'extérieur[105]. Ce qui lui permettra d'atteindre une différence de buts de +83 grâce aux buts marqués cette année-là[105], dont un +36 à l'extérieur[105]. Un match sur cette saison retiendra notre attention, il s'agit de la victoire 9-0 face à l'ESTAC Troyes au stade de l'Aube, le 13 mars 2016, établissant ainsi la plus large victoire à l'extérieur de l'histoire de la Ligue 1[105]. À l'heure du bilan, le PSG terminera pour la 5e fois consécutive meilleure attaque du championnat[105]. De 2012-2013 à 2013-2014, le club avait égalé le nombre de saisons consécutives à avoir terminé meilleure attaque et meilleure défense lors d'une même saison (2 saisons)[110],[111].

S'agissant du championnat, le PSG enchaînera 36 matchs consécutifs sans défaite de 2014-2015 à 2015-2016[105], et égalera le record de l'AS Saint-étienne de 18 matchs consécutifs sans défaite à l'extérieur (31e journée 2014-2015 à 25e journée 2015-2016)[112],[113]. Des records qui s'ajoutent au plus grand nombre de matchs sans encaissés de buts (clean-sheets) établi sous les ordres de Carlo Ancelotti, avec Salvatore Sirigu dans les buts en 2012-2013 (23 matchs)[114]. Quant au niveau européen, le PSG n'a pas perdu à domicile durant 33 matchs consécutivement de 2006-2007 à 2014-2015[115].

Pour ce qui concerne la coupe d'Europe, il a participé à 5 demi-finales consécutives de coupe d'Europe de 1993 à 1997[116]. Enfin, lors de la phase de poule de la Ligue des champions 1994-1995, le PSG remporta tous ses matchs de poule, ce qu'aucun autre club hexagonal n'a réalisé à ce jour[117]. À noter par ailleurs qu'individuellement, Zlatan Ibrahimović co-détient le record de passes décisives effectuées en un seul match. Il avait réalise 4 passes décisives lors du match face au Dinamo Zagreb le 6 novembre 2012 en phase de groupe[118].

En coupe de France, en 1993, le PSG est devenu le seul vainqueur de la compétition n'ayant encaissé aucun but durant tout son parcours[119].

En coupe de la Ligue cette fois, en 2015, le PSG est parvenu à l'emporter en n'ayant joué aucun match à domicile durant tout son parcours. Il dispose par ailleurs du plus grand nombre de victoires consécutives en finale obtenues avec l'Olympique de Marseille (3 victoires de 2014 à 2016)[120] ; et a disputé le plus grand nombre de finales consécutives dans l'histoire de cette coupe (7 finales)[120]. La finale contre le SC Bastia en 2015 est la finale avec le plus grand écart de buts inscrits pour un vainqueur (4 buts d'écart)[120]. D'ailleurs, ces deux équipes sont celles s'étant rencontrées le plus fréquemment lors d'une finale (2 fois, en 1995 et 2015)[120]. Dans la compétition tous tours confondus cette fois, le PSG et l'Olympique lyonnais se sont rencontrés à 7 reprises, ce qui constitue un autre un record[120]. Individuellement ici, Edinson Cavani est le joueur ayant inscrit le plus grand nombre de buts en plusieurs finales (4 buts en 2014 et 2015)[120], et à avoir inscrit le plus grand nombre de buts en une seule finale (2 buts en 2014 et 2015)[120]. Zlatan Ibrahimović a lui aussi réussi cette performance en 2015[121].

Pour le Trophée des champions enfin, la finale la plus fréquemment disputée s'est jouée entre l'Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain (4 fois en 200420062015 et 2016)[122]. De même que le PSG co-détient le record du plus grand nombre de finale perdue (4 fois en 1986, 2004, 2006 et 2010)[123].

Personnalités historiques du club

Joueurs emblématiques

Joueurs les plus capés du PSG[124]
Rang Nom Apparitions Période
1 Drapeau : France Jean-Marc Pilorget 435 1975 - 1989
2 Drapeau : France Sylvain Armand 380 2004 - 2013
3 Drapeau : France Paul Le Guen 344 1991 - 1998
4 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Safet Sušić 343 1982 - 1991
5 Drapeau : France Bernard Lama 318 1992 - 2000
6 Drapeau : Algérie Mustapha Dahleb 310 1974 - 1984
7 Drapeau : France Éric Renaut 291 1972 - 1982
8 Drapeau : France Joël Bats 285 1985 - 1992
Meilleurs buteurs du PSG[125]
Rang Nom Buts Période
1 Drapeau : Suède Zlatan Ibrahimović 156 2012-2016
2 Drapeau : Portugal Pedro Miguel Pauleta 109 2003-2008
3 Drapeau : France Dominique Rocheteau 100 1980 - 1987
4 Drapeau : Algérie Mustapha Dahleb 98 1974 - 1984
5 Drapeau : Congo-Brazzaville François M'Pelé 95 1973 - 1979
6 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Safet Sušić 92 1982 - 1991
7 Drapeau : Uruguay Edinson Cavani 87 2013-
8 Drapeau : Brésil Raí 72 1993 - 1998

Capitaine de l'équipe de France, le défenseur Jean Djorkaeff rejoint le PSG dès juin 1970. Il est capitaine pendant deux saisons avant d'assister au divorce du club en mai 1972. Outre les 16 sélections en équipe de France[126] de Tchouki entre 1970 et 1972, le défenseur Jean-Paul Rostagni connaît 6 sélections[127] lors de son passage au PSG.

Sous la présidence de Daniel Hechter (1974-1978), l'attaquant international algérien Mustapha Dahleb est recruté à Sedan en 1974 pour 1,35 million de francs, montant record pour un transfert en France à l'époque[128]. Avec 85 buts inscrits en Ligue 1 de 1974 à 1984, meilleur buteur de l'histoire du club en championnat (troisième meilleur buteur toutes compétitions confondues avec 98 buts[129]), « Moumous » anima l'attaque parisienne aux côtés du milieu de terrain international français Jean-Pierre Dogliani et de l'attaquant international congolais François M'Pelé. Dogliani, qui désirait absolument évoluer sous la direction de Just Fontaine finança en partie son transfert. M'Pelé marqua 97 buts[130] toutes compétitions confondues, entre 1973 et 1978. Le Goleador argentin Carlos Bianchi rejoint le club en 1977 et y passe deux saisons au cours desquelles il inscrit 71 buts avec deux trophées du meilleur buteur de D1 à la clé. Lors de la saison 1977-1978, il marque 37 buts en 38 matchs de championnat[131].

Sous la présidence de Francis Borelli, Dominique Baratelli, Luis Fernandez, Dominique Bathenay, Nabatingue Toko, Dominique Rocheteau, Ivica Surjak, puis Safet Sušić, Joël Bats et Gabriel Calderón sont les principaux joueurs du club. Ils sont tous des cadres de leur sélection nationale. Les gardiens Baratelli et Bats furent ainsi les portiers de l'équipe de France, tandis que Bathenay, Fernandez et surtout Rocheteau en furent des joueurs emblématiques. Luis Fernandez, qui achève sa formation au club, quitte le PSG après le titre de champion de France de 1986, recruté à grands frais par le rival du Matra Racing. Luis reviendra plus tard au PSG en tant qu'entraîneur. L'ex-stéphanois Bathenay rejoint le club en 1978 et devient le chef de la défense parisienne et le capitaine de l'équipe jusqu'en 1985. Mais c'est en 1980 que le club réussit son transfert le plus tonitruant en recrutant l'autre idole du football français (après Michel Platini), l'« Ange Vert » Dominique Rocheteau, meilleur attaquant français de l'époque. Il marquera 100 buts sous le maillot du PSG, s'inscrivant de façon indélébile dans l'histoire du club[132]. Outre ces cadres de l'équipe de France, citons également le milieu défensif Jean-Claude Lemoult (1976-1986) et le défenseur Jean-Marc Pilorget (435 matchs[133] disputés avec le PSG ; record du genre). Lemoult a connu deux[134] sélections en équipe de France tandis que la carrière internationale de Pilorget fut brisée par un accident de la route qui faillit lui coûter la vie le 18 décembre 1983[135]. Parmi les autres internationaux français de l'ère Borelli, citons Christian Perez (17 sélections lors de son passage au PSG[136]), Fabrice Poullain (10[137]), Daniel Xuereb (4[138]), Amara Simba (3[139]), Michel Bibard (3[140]), William Ayache (3[141]), Yvon Le Roux (3[142]), Jocelyn Angloma (2[143]), Philippe Jeannol (1[144]) et Alain Couriol (1[145]).

Concernant les meilleurs joueurs étrangers de la présidence Borelli, Safet Sušić s'impose comme le plus emblématique. Jamais blessé, jamais suspendu, ce milieu de terrain offensif international yougoslave marque 85 buts et délivre 61 passes décisives (record du genre au PSG) entre 1982 et 1991. Il est écarté de l'effectif à la suite de la reprise du club par Canal+. Derrière Safet, l'international tchadien Nabatingue Toko, l'international yougoslave Ivica Surjak, qui délivre notamment les deux passes décisives lors de la finale de la Coupe de France 1982, et l'international argentin Gabriel Calderón, méritent une mention spéciale. Outre ces quatre joueurs, citons d'autres joueurs étrangers ayant été sélectionnés lors de matches internationaux lorsqu'ils jouaient au PSG : les Algériens Salah Assad et Liazid Sandjak, le Yougoslave Zlatko Vujović et les Sénégalais Jules Bocandé, Saar Boubacar et Oumar Sène.

Dominique Rocheteau est le premier joueur à avoir inscrit 100 buts sous le maillot parisien.

Avec l'arrivée de Canal+ à la tête du club en 1991, de nombreux joueurs de premier plan signent au club : les internationaux français Laurent Fournier, David Ginola et Paul Le Guen et les internationaux brésiliens Ricardo et Valdo sont ainsi recrutés dès 1991 et rejoignent notamment les internationaux français Daniel Bravo (joueur du club depuis 1989) et Antoine Kombouaré (joueur du club depuis 1990), principaux joueurs à connaître la fin de l'ère Borelli et le début de l'ère Canal. Joël Bats effectue également une saison pendant que Canal + possède le club, mais il se retire en 1992 et est remplacé par Bernard Lama, qui devient dans la foulée le gardien de buts de l'équipe de France. Lama fait partie d'une deuxième vague d'arrivées comprenant également les internationaux français Vincent Guérin et Alain Roche et l'international libérien George Weah. Raí, capitaine de l'équipe du Brésil, arrive en 1993. La quasi-totalité de ces joueurs forment l'ossature de l'équipe jusqu'en 1998. D'autres joueurs viennent compléter l'effectif comme les internationaux français Youri Djorkaeff (1995-1996), Bruno N'Gotty (1995-1998) et Patrice Loko (1995-1998), l'international brésilien Leonardo (1996-1997) et l'international italien Marco Simone (1997-1999) notamment.

Pedro Miguel Pauleta, icône du club dans les années 2000.

Après la présidence de Michel Denisot, le recrutement du club devient plus décousu mais comprend quelques joueurs notables du championnat de France tels le meilleur joueur du championnat en 1999 Ali Benarbia (1999-2001), le buteur portugais, meilleur joueur du championnat en 2002 et 2003 Pedro Miguel Pauleta (2003-2008), qui devient en 2007 le meilleur buteur de l'histoire du PSG, le défenseur international colombien Mario Yepes (2004-2007) et les néo-internationaux français Laurent Robert (1999-2001), Frédéric Déhu (2000-2004), Jérôme Rothen (2004-2008), Sylvain Armand (2004-) qui deviendra le deuxième joueur ayant porté le plus de fois le maillot du PSG, Lionel Letizi (2000-2006) mais c'est le gardien remplaçant Jérôme Alonzo (2001-2008) qui restera dans le cœur des supporters. Puis d'autres joueurs comme Jérôme Leroy (2002-2003) formé au PSG qui est de retour au club de la capitale, l'international nigérian Jay-Jay Okocha (1998-2002), les internationaux argentins Mauricio Pochettino (2001-2003), Gabriel Heinze (2001-2004) et Juan Pablo Sorin (2003-2004), l'espoir espagnol Mikel Arteta (2001-2002), l'international brésilien Ronaldinho (2001-2003). Le cas de l'international français Nicolas Anelka est légèrement différent. Formé au club, il quitte le PSG en 1997 pour rejoindre Arsenal FC. À la recherche d'une politique recentrée sur l'Île-de-France en 2000, le club rachète l'attaquant originaire de Trappes alors en contrat au Real Madrid pour la somme record alors de 33,2 millions d'euros, mais ce retour est un échec, le joueur n'arrivant jamais à s'imposer, il le quitte à nouveau au bout d'un an et demi.

En 2006, Canal + vend le club à Colony Capital. Le PSG vit deux premières saisons catastrophiques avec Colony Capital à sa tête (15e et 16e). En 2008, Charles Villeneuve président du club fait un recrutement ambitieux en recrutant deux ex-internationaux français Claude Makélélé (2008-2011) et Ludovic Giuly (2008-2011) ou encore le meilleur buteur et meilleur joueur de Ligue 2 2008 Guillaume Hoarau (2008-2012) qui entrera dans le Top 10 des buteurs du club. Robin Leproux devient président du PSG en 2009 et sa politique est de faire venir des joueurs issus du championnat de France comme Christophe Jallet (2009-), Mathieu Bodmer (2010-2013) et surtout le brésilien Nenê (2010-2013), qui entrera également dans le Top 10 des buteurs du PSG en à peine deux ans. Avec des moyens limités sous l'ère Colony, le PSG fait de plus en plus confiance à des joueurs formés au PSG tels Clément Chantôme et Mamadou Sakho, qui sera capitaine à la suite de la retraite de Makélélé.

En 2011, le fonds d'investissement souverain du Qatar rachète le club et mène une politique de recrutement visant à signer des stars du football afin de gagner, sur un délai de cinq ans, la Ligue des champions. C'est alors que les dirigeants qatariens signent dès la première année la pépite argentine Javier Pastore pour 40 millions d'euros, record du club. L'année suivante le buteur suédois Zlatan Ibrahimović, qui deviendra meilleur buteur du club, s'engage à Paris pour un salaire exorbitant de 15 millions d'euros par an. Il devient l'emblème du « PSG version qatarienne » ce qui permettra d'accroître la popularité du club à l'étranger. Le Brésilien et futur capitaine du PSG Thiago Silva, considéré comme l'un des meilleurs défenseurs du monde, signe également au club[146]. Le Paris Saint-Germain continue sa politique de recrutement de « stars » en signant en 2013 le meilleur buteur de Serie A Edinson Cavani pour 63 millions d'euros, somme record en France, puis en 2014 avec le défenseur brésilien David Luiz et enfin en 2015 avec l'attaquant argentin Ángel Di María, vainqueur de la Ligue des champions 2014.

Le tableau suivant présente la liste des capitaines principaux du Paris Saint-Germain depuis 1970[147].

Liste des capitaines de 1970 à 1991
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Jean Djorkaeff 1970-1972
2 Drapeau : France Camille Choquier 1972-1973
3 Drapeau : France Jean-Pierre Dogliani 1973-1975
4 Drapeau : France Jacky Novi 1976
5 Drapeau : Algérie Mustapha Dahleb 1976-1978
6 Drapeau : France Dominique Bathenay 1978-1985
7 Drapeau : France Luis Fernandez 1985-1986
8 Drapeau : France Jean-Marc Pilorget 1986-1987
9 Drapeau : France Fabrice Poullain 1987-1988
Liste des capitaines du PSG
Rang Nom Période
10 Drapeau : Sénégal Oumar Sène 1988-1990
11 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Safet Sušić 1990-1991
12 Drapeau : France Paul Le Guen 1991-1994
13 Drapeau : France David Ginola 1994
14 Drapeau : France Alain Roche 1994-1996
15 Drapeau : Brésil Raí 1996-1998
16 Drapeau : Italie Marco Simone 1998-1999
17 Drapeau : France Bernard Lama 1999-2000
18 Drapeau : Madagascar Éric Rabésandratana 2000
Liste des capitaines de 2001 à aujourd'hui
Rang Nom Période
19 Drapeau : France Frédéric Déhu 2001 puis 2003-2004
20 Drapeau : Argentine Mauricio Pochettino 2001-2003
21 Drapeau : France José-Karl Pierre-Fanfan 2004-2005
22 Drapeau : Portugal Pedro Miguel Pauleta 2005-2008
23 Drapeau : France Claude Makelele 2008-2011
24 Drapeau : France Mamadou Sakho 2011-2012
25 Drapeau : France Christophe Jallet 2012
26 Drapeau : Brésil Thiago Silva 2012-

Palmarès international des joueurs du club

En Coupe du monde, deux brésiliens l'ont remporté en portant simultanément les couleurs du Paris Saint-Germain, il s'agit de Raí en 1994[148] et de Ronaldinho en 2002[149]. Raí était d'ailleurs le capitaine de son équipe au début de la compétition[150].

Luis Fernandez[151] et Dominique Rocheteau en 1984[152], puis Bernard Lama en 2000[153] sont quant à eux les seuls parisiens à avoir remporté un Championnat d'Europe des nations, tous avec l'équipe de France. En Coupe d'Afrique des nations, seuls Selim Benachour en 2004 et Serge Aurier en 2015 l'ont gagnée[154]. S'agissant de la Copa América, en 1997, Leonardo est le seul joueur parisien de l'histoire à être revenu victorieux[155]. Une compétition disparue, la Coupe Afro-Asiatique des nations, avait été remportée par Lyazid Sandjak en 1991[156],[157].

Nicolas Anelka avec la France en 2001, Lucas Moura et Thiago Silva en tant que capitaine du Brésil en 2013[158], ont soulevé le trophée de la Coupe des confédérations.

Pour en finir avec les seniors, trois joueurs parisiens ont terminé vainqueurs des Jeux Olympiques. Il s'agit de Jean-Claude Lemoult en 1984[159], Gabriel Heinze en 2004[160] et Marquinhos en 2016[161].

Chez les équipes de jeunes et les espoirs, en 2013, Alphonse Areola, Youssouf Sabaly et Jean-Christophe Bahebeck ont gagné avec l'équipe de France la Coupe du monde des moins de 20 ans[162].

En 2005, Franck Dja Djédjé remporta lui le Championnat d'Europe des moins de 19 ans avec la France[163].Jean-Kévin Augustin y parviendra en 2016[164].

Toujours avec l'équipe de France, de nombreux parisiens participeront et termineront vainqueurs du Championnat d'Europe des moins de 18 ans : Didier Domi et Nicolas Anelka en 1996, Fabrice Kelban en 1997, Bernard Mendy[165] et Nicolas Fabiano en 2000[165],[166].

Enfin, en 2015, cinq autres joueurs formés au club gagneront le Championnat d'Europe des moins de 17 ans avec l'équipe de France. Il s'agit de Mamadou Doucouré, Alec Georgen, Lorenzo Callegari, Jonathan Ikoné et Odsonne Edouard[167].

Entraîneurs

Longévité et bilan des entraîneurs du PSG[168]
Rang Nom Matchs dirigés  %. victoires Période
1 Drapeau : France Luis Fernandez 244 51,23%[169] 1994-2003
2 Drapeau : France Georges Peyroche 211 48,2%[170] 1979-1985
3 Drapeau : France Laurent Blanc 173 72,83%[171] 2013-2016
4 Drapeau : Portugal Artur Jorge 167 50,60%[172] 1991-1999
5 Drapeau : France Just Fontaine 137 44%[173] 1973-1976

En juin 1973, Just Fontaine est nommé directeur technique puis entraîneur par le président Daniel Hechter, il fait monter le PSG en 1re division dès sa première saison au club. En novembre 1979, Georges Peyroche devient entraîneur du Paris Saint-Germain. À son palmarès d'entraîneur, il compte les premiers titres de l'histoire du club, une première coupe de France en 1982 et une deuxième en 1983.

En juillet 1985, le président Francis Borelli nomme Gérard Houllier à la tête du club parisien et dès sa première année à Paris, il devient champion de France en 1986, ce qui est le premier titre de champion de France de jeune histoire du PSG. La suite est plus délicate et il est écarté à l'issue de la saison 1987-1988. Tomislav Ivić succède à Gérard Houllier en juillet 1988, il y obtient de bons résultats dès son arrivée, le club parisien terminant à la deuxième place du championnat, à trois points du champion marseillais.

L'entraîneur portugais Artur Jorge, vainqueur de la coupe d'Europe des Clubs Champions 1987 avec le FC Porto, rejoint le Paris Saint-Germain où il remporte le championnat de France 1994. Avant cela, il gagne une coupe de France en 1993. Sur un plan européen, il décroche deux demi-finales, une en Coupe UEFA 1993 et l'autre en Coupe des coupes 1994. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, Canal l'ayant embauché en octobre 1998 puis remercié en mars 1999[174].

Luis Fernandez, joueur emblématique du PSG entre 1978 et 1986, permet au club de la capitale de gagner le premier trophée européen de son histoire, la Coupe des coupes 1996. En 1994, il est nommé entraîneur du club et dès sa première saison, il gagne les deux coupes nationales (Coupe de France et Coupe de la Ligue) et devient demi-finaliste de la Ligue des champions. Il reviendra sur le banc parisien en décembre 2000, mais sans grand succès[175].

En 1996-1997, Ricardo, également joueur emblématique du PSG entre 1991 et 1995 et Joël Bats, gardien emblématique du PSG entre 1985 et 1992, mènent, pour leur première saison en tant qu'entraîneur, le Paris Saint Germain en finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes et finissent deuxième du championnat à la dernière minute de la dernière journée. Cette deuxième place offre à Paris un tour préliminaire de Ligue des champions. La deuxième saison de Ricardo et Bats à la tête du club parisien est encore plus poussive. Éliminé dès les phases de poule en Ligue des champions, mais vainqueur de deux coupes nationales (Coupe de la Ligue et Coupe de France)[176].

À eux deux, Luis Fernandez et Laurent Blanc comptent 16 trophées à leur palmarès avec le PSG.

Vahid Halilhodžić, qui a joué au club en 1986-1987, rejoint le Paris Saint-Germain en tant qu'entraîneur à l'été 2003. Le club de la capitale réalise alors une excellente saison (victoire en Coupe de France, deuxième du championnat). Lors de la saison suivante, les résultats du club seront moins bons, dont notamment une élimination prématurée en phase de poules de Ligue des champions et « Coach Vahid » sera limogé en février 2005[177].

Antoine Kombouaré arrive de Valenciennes à l'été 2009[178]. Sa première saison est moyenne en championnat (13e), mais le club remporte une nouvelle Coupe de France contre Monaco[179]. La saison 2010-2011 est plus réussie avec une 4e place en championnat (meilleur classement du PSG depuis sept ans)[180] et une nouvelle finale de Coupe de France cette fois-ci perdue contre Lille[181]. Alors que Kombouaré entamait remarquablement sa troisième saison avec un titre de champion d'automne, il est limogé en décembre 2011 par les nouveaux dirigeants qatariens du PSG[182].

Le , Carlo Ancelotti succède à Antoine Kombouaré[183]. La saison 2011-2012 est une grande réussite, même si le PSG ne remporte finalement pas le championnat au détriment de Montpellier (qui bat Auxerre 2-1 alors que le PSG s'est imposé à Lorient sur le même score), le club parisien termine en dauphin et se qualifie pour la prochaine Ligue des champions[184]. La saison suivante, le Paris SG termine quart de finaliste de la plus prestigieuse des compétitions européennes, éliminé par le FC Barcelone sans perdre (2-2;1-1) et remporte pour la troisième fois de son histoire le championnat de France[185] après sa victoire à Lyon 1-0 (but de Jérémy Ménez).

Malgré ce titre de champion, Carlo Ancelotti décide de quitter le club à la fin de la saison pour rejoindre le Real Madrid[186]. Laurent Blanc, l'ex-international tricolore, prend sa succession à partir de la saison 2013-2014[187]. Il gagne dès sa première saison le doublé championnat et coupe de la Ligue contre l'Olympique lyonnais (2–1)[188] et emmène le PSG, comme son prédécesseur, en quarts de finale de Ligue des champions[189]. La saison suivante est historique puisque l'entraîneur tricolore réalise le quadruplé inédit en France[190] en remportant le championnat, les deux coupes et le Trophée des champions en début de saison. Cependant, le PSG n'arrive toujours pas à atteindre le dernier carré de la Ligue des champions, éliminé contre le FC Barcelone (5–1)[191]. Statistiquement, Laurent Blanc est le coach qui obtient les meilleurs résultats dans l'histoire du club avec un pourcentage de victoires de soixante-treize pour cent et un ratio de défaites de neuf pour cent en ayant dirigé plus de cent quarante-deux matchs, soit le quatrième entraîneur avec la plus grande longévité.

Liste des entraîneurs de 1970 à 1983[192]
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Pierre Phelipon 1970-1972
2 Drapeau : France Robert Vicot 1972-1973
3 Drapeau : France Robert Vicot et Just Fontaine 1973-1975
4 Drapeau : France Just Fontaine 1975-1976
5 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Velibor Vasović 1976-mai 1977
6 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Ilija Pantelić et Drapeau : France Pierre Alonzo mai 1977
7 Drapeau : France Jean-Michel Larqué 1977-1978
8 Drapeau : France Pierre Alonzo sept.-novembre 1978
9 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Velibor Vasović novembre 1978-oct. 1979
10 Drapeau : France Pierre Alonzo et Camille Choquier oct. 1979
11 Drapeau : France Georges Peyroche novembre 1979-1983
Liste des entraîneurs de 1983 à 1998[192]
Rang Nom Période
12 Drapeau : France Lucien Leduc 1983-avril 1984
13 Drapeau : France Georges Peyroche avril 1984-mars 1985
14 Drapeau : France Christian Coste avril 1985
15 Drapeau : France Gérard Houllier 1985-oct. 1987
16 Drapeau : France Erick Mombaerts oct. 1987-février 1988
17 Drapeau : France Mombaerts et Houllier fév.-juin 1988
18 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Tomislav Ivić 1988-1990
19 Drapeau : France Henri Michel 1990-1991
20 Drapeau : Portugal Artur Jorge 1991-1994
21 Drapeau : France Luis Fernandez 1994-1996
22 Drapeau : Brésil Ricardo et Drapeau : France Joël Bats 1996-1998
Liste des entraîneurs de 1998 à aujourd'hui[192]
Rang Nom Période
23 Drapeau : France Alain Giresse juin-oct. 1998
24 Drapeau : Portugal Artur Jorge oct. 1998-mars 1999
25 Drapeau : France Philippe Bergeroo mars 1999-décembre 2000
26 Drapeau : France Luis Fernandez décembre 2000-2003
27 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Vahid Halilhodžić 2003-février 2005
28 Drapeau : France Laurent Fournier fév.-décembre 2005
29 Drapeau : France Guy Lacombe décembre 2005-janvier 2007
30 Drapeau : France Paul Le Guen janvier 2007-2009
31 Drapeau : France Antoine Kombouaré 2009-décembre 2011
32 Drapeau : Italie Carlo Ancelotti décembre 2011-2013
33 Drapeau : France Laurent Blanc 2013-2016
34 Drapeau : Espagne Unai Emery 2016-


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Récompenses individuelles du Paris SG

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Récompenses internationales Récompenses nationales et statistiques

Dirigeants

Présidents du PSG depuis 2005[206]
Rang Nom Période
10 Drapeau : France Pierre Blayau 2005-2006
11 Drapeau : France Alain Cayzac 2006-2008
12 Drapeau : France Simon Tahar 2008
13 Drapeau : France Charles Villeneuve 2008-2009
14 Drapeau : France Sébastien Bazin 2009
15 Drapeau : France Robin Leproux 2009-2011
16 Drapeau : France Benoît Rousseau 2011
17 Drapeau : Qatar Nasser Al-Khelaïfi depuis 2011
Présidents du PSG de 1970 à 2005[206]
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Pierre-Étienne Guyot 1970-1971
2 Drapeau : France Guy Crescent 1971
3 Drapeau : France Henri Patrelle 1971-1973
4 Drapeau : France Daniel Hechter 1973-1978
5 Drapeau : France Francis Borelli 1978-1991
6 Drapeau : France Michel Denisot 1991-1998
7 Drapeau : France Charles Biétry 1998
8 Drapeau : France Laurent Perpère 1998-2003
9 Drapeau : France Francis Graille 2003-2005

Le premier président du Stade Saint-Germain fut Félix Boyer (1904). Entre cette première présidence et l'arrivée au poste présidentiel d'Henri Patrelle (1958), aucun nom ne peut être clairement cité, à part celui de Georges Aubry (président en 1921), faute de sources. Pris par ses fonctions à la Fédération française de football dont il était l'un des vice-présidents, Henri Patrelle abandonna provisoirement sa présidence à M. Dour (1962-1963) puis à Roger Legigand (1963-1964) avant de reprendre son poste de 1964 à 1970. C'est Patrelle qui négocie l'union avec le Paris FC menant au changement de nom pour le club en Paris Saint-Germain Football Club.

Le 26 juin 1970, l'assemblée générale extraordinaire du club porte un trio à la tête du PSG : Pierre-Étienne Guyot (président virtuel), Guy Crescent (vice-président, administratif) et Henri Patrelle (vice-président, sportif). Le 4 juin 1971, Guy Crescent devient président tandis que Henri Patrelle est désigné vice-président. Nouvelle modification à la tête du club avant le divorce de mai 1972 avec le retour d'Henri Patrelle au poste de président à partir du 17 décembre 1971.

Michel Denisot, président du PSG de 1991 à 1998, sous l'ère Canal+.

Le PSG reçoit l'appui du couturier Daniel Hechter en mai 1973. Ce dernier devient le président du comité de gestion mais Henri Patrelle conserve la présidence. Les rapports entre les deux hommes sont houleux. Patrelle quitte le club au lendemain du retour en Division 1, le 9 juin 1974[207], laissant à Hechter le poste de président jusqu'au 9 janvier 1978. Le scandale de la double billetterie du Parc des Princes provoque le retrait d'Hechter qui est remplacé par l'un des membres de son équipe, Francis Borelli. Le souriant président Borelli reste en poste durant treize saisons et demie avant de transmettre le relais au groupe Canal+ le 31 mai 1991. La chaîne cryptée assure la direction du PSG jusqu'au 20 juin 2006 par l'intermédiaire de présidents-délégués : Michel Denisot (31 mai 1991 - 11 mai 1998), Charles Biétry (11 mai 1998 - 21 décembre 1998), Laurent Perpère (22 décembre 1998 - 5 juin 2003), Francis Graille (5 juin 2003 - 2 mai 2005) et Pierre Blayau (2 mai 2005 - 20 juin 2006).

Nasser Al-Khelaïfi, président actuel du PSG.

Canal+ se désengage du PSG en juin 2006 ; Alain Cayzac, membre du comité de direction du club depuis 1987, est nommé président le 20 juin 2006. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour le PSG, avec notamment l'affaire PSG - Hapoël Tel Aviv et des résultats décevants en championnat. Alain Cayzac démissionne le 21 avril 2008, à quatre journées de la fin, alors que le PSG est en position de relégable[208]. Il est provisoirement remplacé par Simon Tahar, auquel succède Charles Villeneuve[209], ancien directeur du service des sports chez TF1 le 27 mai 2008, quelques jours après le maintien en Ligue 1 acquis lors à la dernière journée puis la défaite en finale de Coupe de France contre l'Olympique lyonnais. Charles Villeneuve est remplacé par Sébastien Bazin le 3 février 2009 à la suite d'une crise liée à la gouvernance du club. Bazin accepte le poste en précisant d'emblée qu'il n'est pas « dirigeant » du club, faute de temps[210]. Philippe Boindrieux est nommé directeur général délégué temporaire pour diriger le club dans l'attente de la nomination du titulaire du poste.

Le 9 septembre 2009, Robin Leproux devient le nouveau président du PSG. Le 13 juillet 2011, à la suite du changement d'actionnaire et de l'arrivée successive de Leonardo en tant que manager général, avec les pleins pouvoirs sportifs, il est révoqué par le nouveau conseil de surveillance du club[211]. Le 4 novembre 2011, à la suite d'un changement de statut, Jean-Claude Blanc est nommé directeur-général, tandis que Nasser Al-Khelaïfi, représentant de l'actionnaire et jusque-là président du conseil de surveillance, devient président directeur-général[212]. Il mène une politique inédite pour le club parisien en recrutant un certain nombre de « stars », comme Zlatan Ibrahimović ou Thiago Silva, pour augmenter la popularité du club à l'étranger mais aussi les résultats sportifs aussi bien sur le plan national qu'européen. Aussi, grâce aux moyens financiers du Qatar et les rénovations faites au Parc des Princes, Al-Khelaïfi fait du PSG le quatrième club le plus riche du monde en 2015 avec près de 500 millions de recettes, un niveau jamais atteint par un club français[213]. Il est aussi le président le plus titré dans l'histoire du club avec dix trophées dont quatre championnats à son actif depuis 2011 et jugé comme la septième personne la plus influente du football mondial selon le très influent média ESPN[214].

Transferts les plus chers de l'histoire du Paris SG

Arrivées
Rang Année Joueur Montant Provenance
1er 2013 Drapeau : Uruguay Edinson Cavani 64 M€ Drapeau : Italie SSC Naples
2e 2015 Drapeau : Argentine Angel Di Maria 63 M€ Drapeau : Angleterre Manchester United
3e 2014 Drapeau : Brésil David Luiz 49,5 M€ Drapeau : Angleterre Chelsea FC
4e 2012 Drapeau : Brésil Thiago Silva 42 M€ Drapeau : Italie AC Milan
5e 2011 Drapeau : Argentine Javier Pastore 42 M€ Drapeau : Italie US Palerme
6e 2013 Drapeau : Brésil Lucas Moura 40 M€ Drapeau : Brésil São Paulo FC
7e 2000 Drapeau : France Nicolas Anelka 34,5 M€ Drapeau : Espagne Real Madrid
8e 2013 Drapeau : Brésil Marquinhos 31,4 M€ Drapeau : Italie AS Rome
9e 2016 Drapeau : Pologne Grzegorz Krychowiak 30 M€ Drapeau : Espagne Séville FC
10e 2012 Drapeau : Argentine Ezequiel Lavezzi 27 M€ Drapeau : Italie SSC Naples
Départs
Rang Année Joueur Montant Destination
1er 2016 Drapeau : Brésil David Luiz 38,5 M€ Drapeau : Angleterre Chelsea FC
2e 2003 Drapeau : Brésil Ronaldinho 32,5 M€ Drapeau : Espagne FC Barcelone
3e 2013 Drapeau : France Mamadou Sakho 19 M€ Drapeau : Angleterre Liverpool FC
4e 2016 Drapeau : France Lucas Digne 16,5 M€ Drapeau : Espagne FC Barcelone
5e 2002 Drapeau : France Nicolas Anelka 15 M€ Drapeau : Angleterre Manchester City
6e 2001 Drapeau : France Laurent Robert 14,3 M€ Drapeau : Angleterre Newcastle United
7e 2015 Drapeau : France Yohan Cabaye 14 M€ Drapeau : Angleterre Crystal Palace FC
8e 2004 Drapeau : Argentine Gabriel Heinze 10 M€ Drapeau : Angleterre Manchester United
9e 1997 Drapeau : Brésil Leonardo 8,5 M€ Drapeau : Italie AC Milan
10e 2016 Drapeau : France Benjamin Stambouli 8.5 M€ Drapeau : Allemagne FC Schalke 04

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel du PSG pour la saison 2016-2017. Le second recense les prêts effectués par le club.

Effectif de la saison 2016-2017
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[215] Nom Date de naissance Sélection[216] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de l'Allemagne Trapp, KevinKevin Trapp 8/7/1990 (26 ans) Allemagne espoirs Eintracht Francfort 2015-2020
16 G Drapeau de la France Areola, AlphonseAlphonse Areola 27/2/1993 (23 ans) France espoirs 0 Formé au club 2009-2019
40 G Drapeau de la France Descamps, RémyRémy Descamps 25/6/1996 (20 ans)
0 Formé au club 2016-2019
2 D Drapeau du Brésil Silva, ThiagoThiago Silva Capitaine 22/9/1984 (32 ans) Brésil AC Milan 2012-2018
3 D Drapeau de la France Kimpembe, PresnelPresnel Kimpembe 13/8/1995 (21 ans) France espoirs 0 Formé au club 2015-2018
5 D Drapeau du Brésil Marquinhos, Marquinhos 14/5/1994 (22 ans) Brésil AS Rome 2013-2019
12 D Drapeau de la Belgique Meunier, ThomasThomas Meunier 12/9/1991 (25 ans) Belgique FC Bruges 2016-2020
17 D Drapeau du Brésil Maxwell, Maxwell 27/8/1981 (35 ans) Brésil FC Barcelone 2012-2017
19 D Drapeau de la Côte d'Ivoire Aurier, SergeSerge Aurier 24/12/1992 (23 ans) Côte d'Ivoire Toulouse FC 2014-2019
20 D Drapeau de la France Kurzawa, LayvinLayvin Kurzawa 4/9/1992 (24 ans) France AS Monaco 2015-2020
4 M Drapeau de la Pologne Krychowiak, GrzegorzGrzegorz Krychowiak 29/1/1990 (26 ans) Pologne FC Séville 2016-2021
6 M Drapeau de l'Italie Verratti, MarcoMarco Verratti 5/11/1992 (23 ans) Italie Delfino Pescara 2012-2021
7 M Drapeau du Brésil Lucas, Lucas 13/8/1992 (24 ans) Brésil São Paulo FC 2013-2019
8 M Drapeau de l'Italie Motta, ThiagoThiago Motta 28/8/1982 (34 ans) Italie Inter Milan 2012-2017
10 M Drapeau de l'Argentine Pastore, JavierJavier Pastore 20/6/1989 (27 ans) Argentine US Palerme 2011-2019
11 M Drapeau de l'Argentine Di María, ÁngelÁngel Di María 14/2/1988 (28 ans) Argentine Manchester United 2015-2019
14 M Drapeau de la France Matuidi, BlaiseBlaise Matuidi 9/4/1987 (29 ans) France AS Saint-Étienne 2011-2018
21 M Drapeau de la France Ben Arfa, HatemHatem Ben Arfa 7/3/1987 (29 ans) France OGC Nice 2016-2018
24 M Drapeau de la France Nkunku, ChristopherChristopher Nkunku 14/11/1997 (18 ans) France -20 ans 0 Formé au club 2015-2020
25 M Drapeau de la France Rabiot, AdrienAdrien Rabiot 3/4/1995 (21 ans) France espoirs 0 Formé au club 2012-2019
9 A Drapeau de l'Uruguay Cavani, EdinsonEdinson Cavani 14/2/1987 (29 ans) Uruguay SSC Naples 2013-2018
22 A Drapeau de l'Espagne Rodríguez, JeséJesé Rodríguez 26/2/1993 (23 ans) Espagne espoirs Real Madrid 2016-2021
29 A Drapeau de la France Augustin, Jean-KévinJean-Kévin Augustin 16/6/1997 (19 ans) France espoirs 0 Formé au club 2015-2018
35 A Drapeau de la France Ongenda, HervinHervin Ongenda 24/6/1995 (21 ans) France espoirs 0 Formé au club 2013-2019
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Martin Buchheit
  • Drapeau : Espagne Julen Masach
  • Drapeau : France Simon Colinet
  • Drapeau : France Denis Lefèbve
  • Drapeau : France Nicolas Mayer
  • Drapeau : Espagne Pablo Villanueva
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
Médecin(s)



Légende

Consultez la documentation du modèle

Identité du club

Noms du club

Évolution du nom du club[Note 7]
Stade saint-germanois
1904–1970
n°? puis n°247
Cercle athlétique montreuillois
1922–1972
n°3120 puis n°568
 
 
 
 
Paris Saint-Germain Football Club
depuis 1970
n°247
 
 
Structure professionnelle du
Paris Saint-Germain FC

1970-1972
 
Paris Football Club
depuis 1972
n°568
 
 
 

Couleurs

Période Équipementier Sponsor maillot
1970-1972 Le coq sportif
1972-1973 Montréal
1973-1974 Canada Dry
1974-1975 RTL
1975-1976 Kopa
1976-1977 Le coq sportif
1977-1978 Pony
1978-1986 Le coq sportif
1986-1988 Adidas RTL
Canal+
1988-1989 RTL
La Cinq
1989-1990 Nike RTL
TDK
1990-1991 RTL
Alain Afflelou
1991-1992 Commodore
Tourtel
1992-1994 Commodore
Müller
1994-1995 Seat
Tourtel
1995-2002 Opel
2002-2006 Thomson
2006-En cours Fly Emirates
Article détaillé : Maillot du Paris Saint-Germain.

Le Stade Saint-Germain évolua principalement en blanc jusqu'en 1970[217] ; aussi, après la fusion avec le PFC, le club adopte les couleurs rouges et bleues de Paris associés au blanc sangermanois. Le premier maillot du PSG en 1970 est rouge avec short blanc et bas bleus[218]. Les couleurs blanches et bleues sont rappelées au col et aux poignets. Le logo du club est placé sur le cœur. En 1970-1971 le logo de l'équipementier (Le coq sportif) n'est le plus souvent pas visible (certains maillots sont floqués, d'autres ne le sont pas) tandis que la saison suivante, le logo de l'équipementier est toujours visible. Autre évolution par rapport au maillot de la saison précédente, le col est désormais en V et uniformément bleu. De même, les poignets sont uniquement bleus. Les shorts blancs et les bas bleus restent inchangés.

Le couturier Daniel Hechter entre au club en mai 1973 et dessine un maillot qui devient un symbole fort du club. Il se compose d'une barre verticale centrale rouge encadré par des liserés blancs, short en rouge et les chaussettes en bleus. Ce maillot dit « historique » est arboré dès la saison 1973-1974 en Division 2[219]. Les tons du rouge et du bleu ont évolué, et la dimension de la bande centrale rouge également. Ce maillot est toujours utilisé en 2011-2012, mais il a connu nombre de tentatives de modifications, toutes rejetées par les supporters. Une version inversée à dominante rouge avec barre verticale centrale bleu, fut en usage comme deuxième maillot à la fin des années 1970.

Francis Borelli, successeur de Daniel Hechter, fut le premier à tenter de remplacer le maillot d'Hechter par un ensemble blanc ornée de deux fines bandes rouges et bleues. Le maillot blanc de Borelli est utilisé pour la première fois comme maillot principal lors du match PSG-Valenciennes du 6 octobre 1981[220]. D'abord deuxième maillot, cet ensemble blanc fut promu premier maillot en 1981, le maillot d'Hechter étant dans le même temps relégué au rang de deuxième maillot. Évolution graphique en 1990, avec une Tour Eiffel stylisée remplaçant les deux barres rouge et bleue. Ce maillot reste en usage deux saisons et assure la transition entre l'ère Borelli et l'ère Canal. En 1992-1993, le club adopte un maillot blanc avec des touches de bleu sur les épaules.

Le blanc est abandonné en 1993 avec un maillot à dominante rouge et bleu et une barre verticale rouge centrale qui se démultiplie sur les côtés. Surnommé « la couverture » par les supporters, ce maillot est vite remplacé dès 1994 par une réplique du maillot d'Hechter. Le col connaît des variations, mais les couleurs restent identiques jusqu'en 2000. À cette date, le bleu devient marine et les liserés blancs disparaissent, provoquant la colère des supporters[221]. Ignorant les demandes de ses supporters, le club modifie encore le maillot en 2001 en réduisant drastiquement la largeur de la barre rouge qui est décalée sur la gauche. En 2002, les liserés blancs font leurs réapparitions autour de la bande rouge toujours réduit et placée à gauche. Ce maillot est conservé trois saisons. En 2005, retour au maillot « historique », à la grande joie des supporters. En 2006, la bande centrale rouge est réduite. En 2012, la bande centrale rouge disparait au profit de deux fins liserés blanc et rouges de part et d'autre du maillot.

Le deuxième maillot fut principalement blanc avant 1981 puis après 1993, entre ces deux dates, le maillot « historique » fut utilisé comme tel. À noter l'utilisation d'un maillot gris et blanc (1999 à 2001) puis d'un maillot gris en 2001-2002, d'un maillot rouge en 2004-2005 et enfin d'un maillot marron en 2006-2007, en tant que deuxième maillot. Le maillot d'Hechter, plus ou moins retravaillé, est porté de 1973 à 1981, de 1994 à 2000, en 2005-2006, de 2007 à 2009 et enfin en 2011-2012. Pour la saison 2012-2013, la bande verticale centrale, traditionnellement rouge, est bleue.

Le coq sportif reste l'équipementier du PSG de 1970 à 1975, puis Kopa prend le relais pour la saison 1975-76, avant un retour du Coq sportif en 1976-1977. Pony équipe le PSG en 1977-1978, mais le Coq Sportif récupère le contrat du PSG de 1978 à 1986. Adidas, alors propriétaire du Coq Sportif, devient l'équipementier du club pendant deux saisons et cela jusqu'en 1989, date de la signature avec Nike[222].
Fin 2013, le Paris-SG et Nike prolongent leur contrat de 30 millions d'euros chaque saison, contre 6,5 en 2012-2013[réf. nécessaire].

Couleurs de l’équipe
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Maillot « Hechter »
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1970-1973, 2010-2011
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1981-1990
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1994-2000
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2000-2001
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2002-2005
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2015-2016
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Le logo « emblématique » du Paris SG, parfois qualifié de logo « tour Eiffel », est composé d'une représentation de la Tour Eiffel en rouge au-dessus d'un berceau blanc, représentant le berceau royal de l'écu de Saint-Germain-en-Laye où naquit Louis XIV, sur fond bleu. Il fait son apparition dès la saison 1972-1973, avant l'arrivée d'Hechter. Son adaptation, avec l'ajout du Parc des Princes, apparaît dès le milieu des années 1970 dans le merchandising du club mais n'est adopté comme emblème officiel qu'en 1982.

En 1986-1987, le club adopte un nouvel écusson sur ses maillots : ce n'est en fait pas le logo du club mais celui de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1992. En 1992, quelque temps après le rachat par Canal+, l'emblème principal du club change complètement, redessiné par le directeur artistique de Canal+ Étienne Robial. Il est abandonné officiellement en 1996 mais reste parfois utilisé par la direction du club les années suivantes. Le logo « tour Eiffel », régulièrement retouché ou personnalisé, a depuis fait son retour sur les maillots et la communication du club. En 2013, deux ans après le rachat du club par le Qatar Sports Investments, les nouveaux dirigeants modifient le logo en gardant la trame du logo « tour Eiffel ». Le nom Paris apparait avec une typographie plus grande que le nom Saint-Germain afin de donner une plus grande importance à la capitale dans un souci de merchandising international. La fleur de lys, représentant Saint-Germain-en-Laye est toujours présente. En revanche, le landau, symbole peu connu, et la date de création du club disparaissent[223].

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Structures du club

Finances

La publication du bilan financier de la saison 1970-1971 laisse apparaître 205 200 francs de pertes pour 1 776 950 francs de recettes[224]. Comme nombre d'autres clubs français, le PSG devra le plus souvent composer avec des finances déficitaires. Daniel Hechter puis Canal+ mettront ainsi la main à la poche pour permettre au club de conserver son standing. À la suite de l'affaire de la double billetterie du Parc des Princes qui coûte son poste de président à Daniel Hechter en janvier 1978[26], le PSG est mis sous contrôle serré des autorités financières. Ceci permet dans un premier temps de limiter les déficits, mais la concurrence du Matra Racing pousse le PSG à la faute entre 1986 et 1990. Le Racing abandonne son statut professionnel en juin 1990 et laisse le PSG avec un déficit de 50 millions de francs[225]. Les mauvais résultats financiers et sportifs ont raison du président Borelli et le PSG est racheté par Canal+ le [27].

La prise de contrôle du club par Canal+ s'effectue progressivement. Après l'intervention de 1991, on procède le à une modification au capital de la SAOS « Paris Saint-Germain Football ». Le poids de l'association loi 1901 du PSG passe de 51 % du capital de la SAOS à 34 %. Canal+ est désormais actionnaire majoritaire[226]. Nouvelle modification en juin 2001 : l'association type 1901 du PSG cède l'ensemble de ses parts de la SAOS devenue SASP (34 %) à Canal+. Fin août 2005, Canal+ rachète les 1,8 % détenus par Alain Cayzac ; le PSG est alors à 100 % sous le contrôle de la chaîne cryptée[227].

Entre 1991 et 1998, le PSG conserve des finances saines et les dépenses du club s'établissent aux alentours de 50 millions d'euros par saison en profitant de la montée en puissance des droits télé, du doublement du nombre de spectateurs au Parc des Princes ainsi que de profitables performances en coupes nationales ou européennes. Depuis le départ de Michel Denisot, le club accumule au fil des saisons des dettes importantes : 96 millions d'euros d'endettement cumulé en juin 2002[228]. En recapitalisant le club, cet endettement net tombe à 8 millions d'euros en juin 2004. Les finances courantes restent pourtant dans le rouge. Ainsi, pour la saison 2004-2005, le club déclare à la DNCG des dépenses de 87,037 millions d'euros pour un déficit de 17,801 millions d'euros et un chiffre d'affaires réel de 69 millions d'euros. Les chiffres publiés par la DNCG font état de 20,823 de millions d'euros de billetterie, 13,793 millions d'euros en provenance des sponsors, 31,270 millions d'euros de droits télé, 2,371 millions d'euros de subventions et 1,117 million d'euros de merchandising. Hors transferts, les autres sources de revenus sont inférieures au million d'euros. Côté dépenses, les salaires des joueurs et du personnel sont chiffrés à 40,655 millions d'euros dont 9,012 de charges. Les autres impôts et taxes s'élèvent à 5,806 millions d'euros[229].

En 2005-2006, le PSG reste le seul club français largement déficitaire avec une perte de 13,456 millions d'euros. Malgré l'absence du PSG en coupes d'Europe, le chiffre d'affaires réel du club était de 80,364 millions d'euros (en hausse de 16 % par rapport à la saison précédente). Les chiffres publiés par la DNCG font état de 19,179 de millions d'euros de billetterie (-8 %), 17,440 millions d'euros en provenance des sponsors (+21 %), 34,331 millions d'euros de droits télé (+9 %), 2,357 millions d'euros de subventions (-1 %) et 0,833 million d'euros de merchandising (-34 %). Côté dépenses, les salaires des joueurs et du personnel sont chiffrés à 50,064 millions d'euros (+19 %) dont 9,927 de charges (+10 %). Les autres impôts et taxes s'élèvent à 5,391 millions d'euros (-8 %)[230].

De source AFP le montant de la vente du club en 2006 aux investisseurs Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley serait de 41 millions d'euros pour un montant initial demandé par Canal + de 80 millions d'euros ; la dette cumulée du club est assumée par la chaîne cryptée, remettant ainsi les compteurs financiers du club à zéro.

Le chiffre d'affaires réel du club passe à 77,720 millions d'euros en 2006-2007[231], à 73,497 millions d'euros en 2007-2008[232] et à 100,819 millions d'euros en 2008-2009[233]. Les déficits enregistrés sont de 18,975 millions d'euros en 2006-2007[231], de 12,282 millions d'euros en 2007-2008[232] et de 5,418 millions d'euros en 2008-2009[233].

Depuis le rachat du club en 2011 par le fonds souverain Qatar Investment Authority, le budget et le chiffre d'affaires du PSG ont grandement augmenté, passant de 80 millions en 2010 à 450 millions d'euros en 2014, grâce aux apports de liquidités qatariennes mais aussi grâce à une nouvelle politique économique favorisée par la venue de stars comme Ibrahimović ou Thiago Silva. Cette nouvelle politique permet notamment au club d'accroître sa popularité en dehors des frontières françaises à l'image des plus grands clubs européens. Les revenus publicitaires, le merchandising, les droits télévisuels et les revenus de billetterie du PSG se retrouvent alors décuplés. Ainsi en 2014, le Paris Saint-Germain est le cinquième club le plus riche du monde avec 470 millions d'euros et se classe ainsi devant des équipes comme Chelsea ou Arsenal[234]. Avec 480 M€ de revenus, il grimpe d'une place en 2015 dans le classement de l'entreprise Deloitte en doublant le Bayern Munich, devancé par le Real Madrid (577 M€), le FC Barcelone (560,8 M€) et Manchester United (519,5 M€)[235].

Stades

Parc des Princes

Article détaillé : Parc des Princes.

Le Parc des Princes est depuis juillet 1974 le stade principal du club. L'enceinte, inaugurée le 25 mai 1972, fut utilisée par le PSG pour la première fois dès le à l'occasion d'un match de deuxième division face au Red Star, joué en lever de rideau d'une rencontre de Division 1, Paris FC-FC Sochaux[236],[237]. Entre 1978 et 1979, le cub partage son stade avec le Paris FC, puis avec le Matra Racing entre 1984 et 1990.

Les équipes nationales de football et de rugby à XV utilisaient également le stade jusqu'à l'inauguration du Stade de France en février 1998. Le transfert du PSG au Stade de France est un temps évoqué, mais finalement abandonné. Le club, toujours locataire du Parc, s'approprie toutefois un peu plus le stade en installant notamment son siège dans un nouveau bâtiment inauguré le [238]. Les couleurs des sièges, bleus, rouges ou jaunes depuis 1972, sont rouges ou bleus depuis 1998. Le Paris Saint-Germain annonce la rénovation du Parc des Princes en accord avec la ville de Paris, pour un montant de 75 millions d'euros[réf. nécessaire].

D'une capacité actuelle de 47 929 places assises, le stade est classé catégorie 4 au classement UEFA.

Stade Georges-Lefèvre

Article détaillé : Stade municipal Georges-Lefèvre.
Entraînement du PSG au Stade Georges-Lefèvre

Le Stade Georges-Lefèvre du Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye fut, de 1904 à 1974, le stade principal du club. Il est désormais utilisé par les équipes réserves du PSG. Ce stade fut rebaptisé « Stade Georges-Lefèvre » en 1945, du nom d'un joueur du Stade Saint-Germain mort au front en 1940.

Dans les années à venir, d'ici à la saison 2019-2020, le conseil général et le PSG participeront à des travaux de rénovation du stade Georges-Lefèvre, estimés à environ 5 millions d'euros[239].

Autres stades utilisés

Durant la saison 1970-1971, l'équipe fanion joua quelques matches au Stade Jean-Bouin, mais les affluences enregistrées étaient inférieures à celles du Stade Georges-Lefèvre, aussi, le club préféra jouer le plus souvent à Saint-Germain. Lors de la saison en Division 1 en 1971-1972, le PSG joua ses matches à domicile au Stade de Paris, à Saint-Ouen. Après l'installation au Parc des Princes en 1974, le PSG dut jouer encore quelques matches au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes (une fois en 1974-1975[240]) et au Stade de Paris (une fois en 1977-1978[241] et deux fois en 1978-1979[242]) car le Parc était indisponible pour cause de travaux concernant la pelouse.

Affluence

La plus forte affluence moyenne du PSG à domicile est obtenue lors de la saison 2014-2015 avec 45 789 spectateurs de moyenne par match[243].

Le record d'affluence au Parc des Princes est battu le à l'occasion de PSG-Bordeaux (2–2) avec 46 860 spectateurs, selon les chiffres de la LFP[244]. Le record d'affluence en Ligue des champions est battu le match suivant avec 46 612 spectateurs contre Malmö FF (2–0)[245].

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du Paris-SG depuis la saison 1970-1971[243]

Stade Charléty (Section féminine)

Le stade Sébastien-Charléty est un complexe omnisports situé à Paris, 1 avenue Pierre de Coubertin (75013), comprenant un stade d'athlétisme, de football et de rugby d'une capacité de 20 000 places depuis sa rénovation en 1994. Durant son histoire, il a accueilli le club de rugby parisien le Stade français pendant la rénovation du stade Jean-Bouin entre 2010 et 2013[246] et des matchs de l'équipe de France de football féminin. Depuis 2007, le Paris FC y est domicilié pour ses matchs en seconde division[247].

Le stade est occupé par la section féminine du PSG depuis la saison 2012-2013 et la reprise du club par les Qatariens. Les matchs de Ligue des champions féminine y sont également joués[248].

À compter de la saison 2019-2020, il est prévu que les féminines du club disposent d'un stade de 5000 places dédié aux rencontres officielles des féminines du club pour le Championnat et la Women Champions League dans le nouveau centre de la performance construit par le PSG sur les terrasses de Poncy à Poissy (Yvelines)[249].

Structures d'entraînement

Camp des loges

Le Camp des Loges est le centre d'entraînement de l'équipe de football du Paris Saint-Germain Football Club. Il est situé à Saint-Germain-en-Laye à proximité du camp militaire homonyme. Il accueille également le centre de formation du PSG inauguré le 4 novembre 1975.

Coincé entre la forêt classée de Saint-Germain-en-Laye et les installations militaires, le centre d'entraînement du Paris Saint-Germain est sujet à débats depuis plus d'un quart de siècle. Au début des années 1970, ce centre d'entraînement apparaît en effet « moderne » et l'équipe de France A y fait nombre de stages de préparation. Mais le temps passant, les installations se sont démodées.

En mars 2006, le club renonce provisoirement à déménager son centre d'entraînement à Achères, projet à l'étude depuis six ans, et annonce le début de travaux au Camp des loges afin de le doter d'un confort minimum. Commencé en janvier 2008, les travaux s'achèvent le 24 octobre 2008, pour un coût de 5 millions d'euros. Le nouveau Camp des Loges, situé à 400 mètres de l'ancien, est inauguré le 4 novembre 2008. D'une surface de 28 888 m2, dont 1 761 pour le bâtiment de deux étages et 24 446 de pelouses, il comporte tous les équipements nécessaires à un club de haut niveau : espace de balnéothérapie, de massages, salle de soins, de musculation, espace détente, bureaux pour le staff et le président, zone presse, etc...

En septembre 2013, le Camp des Loges fait l'objet d'un naming : il est rebaptisé « Centre d'entraînement Ooredoo » à la suite d'un partenariat avec Ooredoo, la société d'État de télécom qatarienne. Depuis le rachat du PSG par le Qatar, le Centre d'entraînement Ooredoo a fait l'objet de nombreuses retouches, rénovations et agrandissements. Ainsi que l'installation de pelouses haut de gamme par le jardinier du club pour satisfaire aux nouvelles ambitions de la direction.

À compter de la saison 2019-2020, lors du déménagement des sections masculines professionnelles et de formation, il est prévu que les féminines du club s'installent au Centre d'entrainement Ooredoo. Un centre de formation pour les féminines et les équipes de l'association PSG s'y installeront aussi[250].

Bougival (Section féminine)

Les féminines du PSG, dans l'optique de poursuivre la professionnalisation de leur section, se sont installées à Bougival dans un centre d'entraînement qui leur est spécialement dédié à compter de la saison 2012-2013. Bougival est une commune française située dans le département des Yvelines.

Verneuil-sur-Seine (Centre de préformation)

Le PSG possède également un centre de préformation (U14 et U15), situé à Verneuil-sur-Seine, commune française du département des Yvelines.

Terrasses de Poncy à Poissy (Futur centre d'entraînement de la section masculine)

Pour la saison 2019-2020, les équipes masculines professionnelles de football et de handball s'installeront sur les terrasses de Poncy dans la ville de Poissy (Yvelines). Un centre de la performance y sera installé et regroupera le centre de formation et de préformation des équipes masculines de football et de handball[251]. Ce centre comprendra notamment, pour ce qui concerne le football, une surface utile de 74 hectares, 14 terrains de football au total (10 pour les centres de formation et de préformation), dont 4 en synthétique, 32 chambres de standing et de zones de vie pour les pros, une clinique du sport, un stade de 5 000 places couvertes, a 100% accessible aux personnes à mobilité réduite[252]. L'enveloppe budgétaire dévolue à ce projet est évalué à 300 millions d'euros[253].

Le stade de 5000 places accueillera, outre les féminines, la CFA et les U19 pour les matchs de Youth League notamment[254].

Autres équipes

Équipe réserve

Palmarès de l'équipe réserve du Paris SG

En 2015-2016, l'équipe réserve du PSG évolue dans le championnat de France Amateur avec le groupe A. Elle remporte ce championnat en 2003[255].

Elle a remporté le championnat du Groupe Nord de Division 3 en 1987[256] et fut vainqueur de la Coupe de Paris en 1972[257], 1973[258] et 1980[259], désormais jouée par l'équipe 3 du club.

Sections jeunes

L'équipe réserve du PSG en mai 2008.

Le Paris Saint-Germain a été élu meilleur club de jeunes de la FFF à quatre reprises, en 1989[260], 2011, 2013 et 2014[261].

Le club comprend nombre de formations de jeunes, de l'école de football aux juniors[262]. Ces derniers disputent depuis 1963 la Coupe Gambardella. Ils ont remporté l'épreuve en 1991[263], atteint la finale en 1978[264], 1989[265] et 1998[266] et disputé les demi-finales en 1972[267],[268], 1975[269], 1986[270], 1990[271] et 2001[272].

Palmarès des équipes de jeunes du Paris SG
  • Championnat de France U15 (1)

Les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets en 1988[273]. Le parcours des cadets du PSG est stoppé en finale en 1980[274] et en demi-finale en 1985[275] et 1989[276].

Entre 1990 et 2002, le championnat de France cadets est éclaté en deux championnats : moins de 17 ans et moins de 15 ans. Chez les moins de 15 ans, le PSG est demi-finaliste en 1992[277], 2001[278] et 2002[279] et quart de finaliste en 1994[280], 1997[281], 1998[282] et 1999[283]. Chez les moins de 17 ans, le PSG est quart de finaliste en 1991[284], 1996[285], 2001[286] et 2002[287]. Depuis 2002, trois catégories d'âge sont concernées par un championnat de France : « 18 ans », « 16 ans » et « 14 ans ». Poussif chez les 18 ans, le PSG est quart de finaliste en 2003[288] chez les 16 ans puis demi-finaliste en 2004[289]. Pas de tournoi final chez les 14 ans, mais le PSG remporte son groupe en 2003 et termine deuxième à la différence de buts en 2004.

Sous la direction de David Bechkoura, les 18 ans nationaux du Paris Saint-Germain enlèvent, en 2006, le titre de champion de France en s'imposant 2-0 en finale, le 4 juin, face à l'AS Monaco[290].

À partir de la saison 2009-2010, les compétitions françaises de jeunes adoptent les conventions internationales « U19 » (moins de 19 ans), « U17 » (moins de 17 ans), etc[291]. Chez les moins de 17 ans, le PSG atteint la finale du championnat national en 2009-2010 disputée le 5 juin 2010 face au FC Sochaux-Montbéliard[292] (défaite 4-4, 2-4 aux t.a.b.). Les « U19 » remportent quant à eux le titre aux tirs au but face à l'AS Monaco[293] (0-0, 2-4 aux t.a.b.).

La saison suivante, le PSG réalise le doublé en remportant les deux titres « U17 » et « U19 », respectivement face à Marseille (2-1) et au FC Grenoble (2-0)[294].

Le doublé national est à nouveau réalisé en 2016 avec des victoires en finale contre Saint-Etienne en U17 (4-2) et l'Olympique Lyonnais en U19 (2-1)[294]. Cette année-là le Paris Saint-Germain atteint également la finale de la Youth League mais échoue face à Chelsea[295].

Le club a par ailleurs participé à quelques tournois internationaux amicaux d'envergure. Le tournoi minimes de Montaigu, référence chez les moins de 17 ans, créée en 1973, a vu le PSG perdre en finale à 5 reprises, en 1977, 1983, 1986, 1989 et 1994. Le club est cependant parvenu à l'emporter en 1993[296]. Puis l'Al Kass International Cup organisée au centre Aspire de Doha au Qatar auquel le club participe depuis sa création en 2012[297]. Compétition disputée par des équipes U17 venant du monde entier, la première édition est remportée par le club en 2012. Le PSG sera finaliste en 2013[298] avant de remporter à nouveau le trophée en 2015[299].

Section féminine

Article détaillé : Féminines du Paris Saint-Germain.
Palmarès de l'équipe féminine du Paris SG

Lors de la saison 1971-1972, le Paris Saint-Germain comprend déjà une section féminine : 33 joueuses sont alors licenciées au club et une équipe sénior féminine est inscrite en championnat de Paris[300].

Recréée en 1991[301], l'équipe féminine fanion dispute en 2007-2008 sa 17e saison en championnat de Division 1. Les filles du PSG furent championnes de France de Division 2 en 2001[302] et vice-championnes de France de Division 2 en 1983[303] et 1985[304]. En 2010, elles remportent face au Montpellier HSC le premier trophée d'importance du club avec le Challenge de France, la Coupe de France du football féminin[305].

Vice-championne de France en 2011, l'équipe féminine a acquis le statut professionnel à l'aube de la saison 2012-2013 sur décision du nouveau propriétaire QSI. Vice-championne de France en 2013 et en 2014, l'équipe va disputer la Ligue des champions Féminines pour la troisième fois de son histoire, avec le but de ramener le trophée à court terme.

Elles passent près du but en arrivant en finale de l'édition 2014-2015 de la ligue des champions féminine[306].

Le PSG dispose par ailleurs d'une équipe réserve qui évolue en Division d'Honneur de Paris Ile-de France, soit deux divisions en dessous de l'équipe première. En 2010-2011, l'équipe réserve remporte le championnat de Division d'Honneur.

Le club francilien possède également une équipe des moins de 19 ans qui participe au Challenge National Féminin U19, l'équivalent du championnat de France de la catégorie, disputé depuis 2010-2011[307]. En 2013-2014, le PSG dispute sa première finale et perd 2-1 contre l'Olympique lyonnais[308]. La même confrontation aura lieu en 2014-2015 et l'Olympique lyonnais battra à nouveau le PSG. C'est en 2016 que l'équipe vaincra la malédiction en l'emportant 3 à 1 contre les lyonnaises[309].

Enfin, une équipe U18 évolue dans le championnat régional de sa catégorie, à 11 joueuses. De même qu'une équipe U15 dans son championnat régional.

Le Paris Saint-Germain dans la culture populaire

Supporters

Article détaillé : Supporters du Paris Saint-Germain.
Autocollant des jeunes supporters du Paris Saint-Germain.

Le Kop of Boulogne (KOB) est né le 2 août 1978 à la suite d'une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976[310], les jeunes supporters du PSG étaient massés en tribune K et formaient le Kop K. Ce dernier rassembla jusqu'à 500 jeunes supporters. La localisation de ce Kop en tribune K puis en tribune Boulogne est liée à l'existence d'une carte de « jeune supporter » bon marché et donnant accès à cette tribune, mais aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition est née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc.

Tifo du virage Auteuil lors des 15 ans des Supras Auteuil (lors de PSG-Bordeaux (0-2) en 2006).

Les problèmes de violence de certains supporters de la tribune Boulogne marquent l'histoire du club depuis le début des années 1980. L'adoption du modèle hooligan anglais à la fin des années 1970[311] et de son avatar continental des hooligans (après 1985) rend la situation difficile dès la présidence de Francis Borelli. Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser l'esprit rebelle du KOB, Canal propose aux Ultras un repli à Auteuil, y conditionnant l'octroi de subventions[312]. Supras (1er groupe d'Auteuil, dès le 26 octobre 1991)[312], Lutece Falco (après un crochet par la tribune K Bleu à l'automne 1991) et autres Dragons (absorbés plus tard par les Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour[312].

Mis à part de sporadiques incidents notamment au cours du match PSG-SM Caen en 1993, au cours du match PSG-Galatasaray en mars 2001 et à l'occasion de la classique opposition PSG-OM, les problèmes de violence sont rares jusqu'en 2003. En mai 2003, éclate une rivalité entre les Tigris Mystic et le KOB[313]. Pendant la saison 2004-2005, des mesures sont prises par la direction pour enrayer cette violence. Pour défendre alors des intérêts qu'ils considèrent menacés, les groupes de supporters de la capitale s'unissent, et laissent de côté leurs différends. Durant le match PSG - Metz de décembre 2004, les supporters expriment leur colère en interrompant la partie par un usage massif de fumigènes[314], ce qui condamnera le Paris SG à disputer un match à huis clos au Parc des Princes[315]. Malgré cette union temporaire, les incidents reprennent. Les Tigris Mystic sont alors contraints de mettre leur association en sommeil en janvier 2006, ce qui ne permet pas d'éviter les incidents[316]. La mise en sommeil se transforme finalement en dissolution officielle de l'association fin juillet 2006.

Les tribunes basses de Boulogne fermées au public à la suite des événements en marge du match PSG-Hapoël Tel-Aviv.

La violence de certains supporters est une nouvelle fois mise en évidence en novembre 2006 : dans la nuit du 23 au 24, un groupe de supporters, en colère après la défaite 4-2, tente d'agresser un sympathisant français du club israélien après la défaite du PSG face au Hapoël Tel-Aviv en Coupe UEFA. Un supporter des Boulogne Boys est tué et un autre blessé au poumon par un policier en civil qui s'était interposé pour protéger le supporter de Tel-Aviv. À la suite de ces événements, des mesures exceptionnelles sont prises par le club et la Préfecture de police de Paris pour mettre un terme au racisme et à la violence dans le stade, notamment avec la fermeture complète de la partie basse de la tribune Boulogne pour plusieurs matches. Ces problèmes de violence qui monopolisent l'attention des médias ne sont cependant pas permanents, comme en témoigne par exemple la fraternisation des supporters du PSG et de Derry City FC quelques jours avant les événements qui marquèrent le match PSG-Tel Aviv[317].

Le PSG est également soutenu par un grand nombre de personnalités, qui fréquentent la « corbeille », surnom donné au quartier VIP de la tribune présidentielle du Parc des Princes.

En finale de la coupe de la Ligue 2008 contre le RC Lens, des supporters de la tribune Boulogne déploient une banderole anti-ch'ti, devant le président de la République qui plus est. Quelques jours plus tard, la Ministre de l'intérieur annonce officiellement la dissolution du groupe de supporters des Boulogne Boys après qu'une enquête a établi que la confection de la banderole a eu lieu dans le local des Boulogne Boys du Parc des Princes.

Le 28 février 2010, quelques heures avant le match face à l'Olympique de Marseille, des bagarres ont lieu entre différentes associations parisiennes et un des membres du Kop de Boulogne est roué de coups par ceux d'Auteuil et succombe le 18 mars 2010. Robin Leproux suspend tous les déplacements du club à l'extérieur jusqu'à la fin de la saison et le PSG doit jouer à huis clos son quart de finale de coupe de France face à l'AJ Auxerre. David Douillet demande, quant à lui, l'exclusion du club parisien de la compétition. Brice Hortefeux annonce son désir de dissoudre toutes les associations « dangereuses » du PSG.

Le plan « Tous PSG »

L'un des effets visibles de la politique dite Plan Leproux est la disparition des banderoles distinctives des groupes de supporters remplacées par des banderoles aux couleurs du club (ici la tribune Auteuil lors de PSG-AS Nancy du 10 mai 2011).

La saison 2010 – 2011 voit l'instauration d'une politique de sécurisation des tribunes du Parc des Princes avec notamment la dissolution des associations de supporteurs des kops Boulogne et Auteuil, Robin Leproux y instaurant un système de placement aléatoire. Les effets du plan sont très vite ressentis : les violences disparaissent presque totalement. Cependant, le plan est très impopulaire parmi les anciens abonnés. Ainsi, de 21 000 abonnés pour la saison 2009-2010, le PSG se retrouve avec 1 000 abonnés en tribune centrale[318], handicap important pour un club de football financier et aussi sportif[319].

Les principales mesures :

  • La fin des abonnements en tribunes Boulogne, Auteuil, G et K et la distribution des places de manière aléatoire dans ces mêmes tribunes.
  • Il n’y aura plus de possibilité d’avoir « sa » place pour toute la saison dans un des virages du Parc. Il faudra acheter son billet pour chaque match. Mais il sera possible d’acheter des places pour plusieurs matchs en même temps.
  • Lors de l'achat de sa place, un supporteur ne pourra pas choisir sa tribune de destination (Auteuil ou Boulogne). Un logiciel s'assurera toujours de distribuer de façon aléatoire les places d'un bout à l'autre des virages afin d'éviter les regroupements.
  • Le plan prévoit également une nouvelle politique tarifaire.
  • Pour attirer un nouveau public, le président du PSG rend les places gratuites pour les femmes et demi-tarif (6 euros) pour les enfants de moins de 16 ans.
  • Deux nouveaux espaces sont créés à la saison 2010-2011 : une tribune famille située tribune G et une autre « Invitation Fondation PSG » pour les enfants.
  • Les déplacements pour les matchs à l'extérieur sont encadrés. Concrètement, il faut acheter un pack comprenant le voyage en bus et la place dans le stade.

Affrontements du Trocadéro

La remise du trophée au Trocadéro de champion de France le 13 mai 2013 vire à l'affrontement entre des casseurs et les forces de l'ordre qui font 30 blessés et des dégâts importants. Les joueurs doivent quitter la scène au bout de cinq minutes. À la suite de ces affrontements le préfet de police de Paris déclare « qu'il n'y aura plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG »[320].

Le Paris Saint-Germain et les médias

Selon des sondages Ipsos (2006) puis TNS Sofres (2007), le PSG est le troisième club français le plus populaire en France derrière l'OL et l'OM[321],[322]. En 2009, le club remonte à la deuxième place en matière de popularité en France, derrière l'OM et à égalité avec l'OL. Selon cette étude IFOP d'août 2009, le PSG est le club préféré de 11 % des Français[323].

Les joueurs et dirigeants du PSG font partie des cibles récurrentes des Guignols de l'info sur Canal+. Certains comiques de music hall utilisent également le PSG dans leurs spectacles, par exemple le duo Élie et Dieudonné à la fin des années 1990, dans le sketch « les supporters »[324]. Pourtant supporter patenté du club, Fabien Onteniente a également joué sur le registre parisianiste dans son film 3 zéros (2000). Dans d'autres films ou romans, des personnages sont simplement supporters du PSG. C'est notamment le cas de Patrick Timsit, Dany Boon et François Levantal dans Paparazzi (2002), Mon meilleur ami (2006) et Les Francis (2014). Renaud, supporter parisien de l'OM, cite le PSG dans sa chanson Les Bobos en 2006. Les Wriggles sont quant à eux très virulents contre les supporters extrémistes du club, dans leur chanson éponyme PSG (de l'album Justice avec des saucisses).

Les médias tiennent une place importante dans la vie du club en raison du grand nombre de rédactions dans la capitale. Cette pression médiatique, unique en France, entretient un climat parfois malsain. Des journaux comme Le Parisien et L'Équipe tiennent une chronique quotidienne du club à grands renforts de déclarations anonymes et autres supputations au conditionnel…[réf. nécessaire] Les médias présents à Paris n'ont toutefois pas franchi le rubicon du traitement à la britannique qu'appelait de ses vœux Olivier Rey pour relancer France-Soir. Face à cette déferlante médiatique, la réplique du PSG est minimaliste. Le club dispose d'un site internet officiel, psg.fr[325], et d'un magazine mensuel, « 100 % PSG », ciblant plutôt les plus jeunes supporters. Cependant, il n'existe pas encore de chaîne de télévision dédiée au PSG, tandis que d'autres clubs français, comme l'OM ou l'OL, ont déjà lancé la leur. Le 3 août 2007, le club annonce le lancement d'une web TV, PSG TV[326], proposant la diffusion de matches récents et anciens ainsi que des reportages sur la vie du club[327]. Le premier match du PSG diffusé en direct par la télévision fut la finale de Coupe de France 1982, le . Depuis lors, plus de 600 matchs furent diffusés (644 au ).

Annexes

Notes

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. De nombreuses sources indiquent à tort que le Paris Saint-Germain FC est né de la fusion du Stade saint-germanois et du Paris FC en 1970. Or, jusqu'à preuve du contraire, le Paris FC n'était pas réellement un club en 1970 car non affilié à la FFF, et n'a donc techniquement pas pu fusionner avec le Stade saint-germanois.
  3. Ce cas de figure d'un club qui s’approprie une nouvelle date de fondation à la suite de l'arrivée de nouveaux investisseurs n'est pas un cas isolé en France. Le cas du Montpellier Hérault Sport Club en est un bon exemple.
  4. Les déclarations et changements de nom des clubs de football auprès des préfectures ne font pas autorité et ne constitue pas nécessairement une source de référence, la Fédération française de football étant seule habilitée à gérer officiellement les fusions et changements de nom des clubs.
  5. Outre le caractère discutable de « club le plus titré », le club se compare à d'autres clubs français en leurs donnant ironiquement des dates de fondation elle-mêmes fausses ou discutables
  6. Pendant longtemps, le 27 août 1970 a été considéré comme la date de naissance officielle du club ; c'est en tout cas celle retenue par le service communication du club, malgré le fait que le club avait déjà joué ses premiers matchs auparavant
  7. Le numéros correspondent aux numéros d'affiliation à la Fédération française de football, débutés en 1919. Les changements de numéros hors fusions correspondent au reformatage des numéros opéré en 1947.

Ouvrages

Dictionnaire historique des clubs de football français
  1. a, b, c et d Collectif 1999, p. 303-304

Autres références

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  2. « Paris Saint-Germain », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel
  3. « Paris Saint-Germain », sur uefa.com, Union des associations européennes de football
  4. Michel Kollar, Dictionnaire officiel du Paris Saint-Germain, Paris, Hugo Sport, (ISBN 9782755601848), p. 103
  5. Thierry Berthou, Histoire du Paris Saint-Germain Football-Club (1904-1998), Pages de Foot, , 548 p.
  6. « Il a été fondé en 1904 », sur leparisien.fr, Le Parisien,‎
  7. « Thierry Berthou : « La création du club ? 1904, Je n'invente rien » », sur psg70.free.fr, PSG70
  8. « 27 août 1970 : le Journal Officiel confirme la création du PSG », sur paris-canalhistorique.com,‎
  9. a et b France Football, no 1261, 2 juin 1970, p. 3. Liste des clubs qualifiés pour la D2 1970-1971 annoncée le 30 mai au Conseil fédéral de la FFF.
  10. « Paris, club le plus titré », sur psg.fr, Paris Saint-Germain Football Club,‎
  11. Daniel Hechter, Daniel par Hechter. Mode, politique, PSG et autres coups de gueule, Éditions Flammarion, 2013
  12. L'Équipe, à propos de Daniel Hechter, Daniel par Hechter. Mode, politique, PSG et autres coups de gueule, Éditions Flammarion, 2013
  13. Le Parisien, no 20269 du 7 novembre 2009, p. 17
  14. L'Équipe, no 20391 du 9 mai 2010, p. 6
  15. Berthou Thierry, Histoire du Paris Saint-Germain Football Club (1904-1998), Saint-Maur, Pages de Foot, 1998, détails sur les débuts du Stade Saint-Germain p. 27-29.
  16. T. Berthou, Histoire du Paris Saint-Germain Football Club (1904-1998), St-Maur, Pages de Foot, 1998, détails sur les débuts du Stade Saint-Germain p. 27-29
  17. France Football, no 1200 du 1er avril 1969, p. 10, et no 1201 du 8 avril 1969, p. 11
  18. France Football, no 1255 du 21 avril 1970, p. 3, article pleine page intitulé Le Paris FC descendra dans la rue ! signé par le rédacteur en chef Max Urbini
  19. France Football, no 1261 du 2 juin 1970, p. 3. Liste des clubs qualifiés pour la D2 1970-71 annoncée le 30 mai au Conseil fédéral de la FFF
  20. Victor Peroni, « Le rendez-vous de Paris », Football Magazine, no 132,‎ , p. 26
  21. France Football, no 1270 du 4 août 1970, p. 11
  22. Michel Kollar, « L'histoire est en marche... », Paris SG (consulté le 22 janvier 2015)
  23. La fin de la crise du PSG ; INA, reportage du 26 mai 1972
  24. Paris Football Club, no 8 de juin 1972, p. 19
  25. Paris Football Club, no 8 de juin 1972, PV des réunions et conseil d'administration du PSG
  26. a et b France Football, no 1657 du 10 janvier 1978, « La semaine qui fait vaciller Paris », article pleine page signé Gérard Ernault, p. 6.
  27. a et b Pierre-Louis Basse, PSG. Histoire secrètes 1991-1995, Paris, Solar, 1995. Chapitre « La révolution était codée » sur l'arrivée de Canal+ au PSG, p. 27-57.
  28. « Denisot revient sur les épisodes Ronaldo, Klinsmann et Stoitchkov », sur http://www.culturepsg.com,‎ (consulté le 20 mars 2016).
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  33. QSI propriétaire du PSG à 100 %, paristeam.fr
  34. Objectif répété dans la bouche du directeur sportif Leonardo le 15 novembre : « Aujourd’hui, on veut tout gagner, et on a les moyens pour le faire » : Le Parisien, 15 novembre 2011
  35. Nasser Al-Khelaïfi : «Notre grand objectif reste la Ligue des champions», leparisien.fr, 4 juillet 2016
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  300. PV de l'assemblée générale du 16 mai 1972 in Paris Football Club, no 8 de juin 1972, p. 9. Le club comptait quelques licenciées féminines avant la saison 1971-1972 comme l'indique le PV de l'assemblée générale du 4 juin 1971, publié dans Paris St-Germain, no 1 de septembre 1971, p. 13, mais il n'y avait pas d'équipe féminine.
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  310. Programme de match PSG-Reims du 18 septembre 1976, p. 21
  311. Premiers incidents de ce type lors du déplacement du PSG à Nancy le 16 janvier 1977 comme le rapporte notamment le programme de match de la rencontre PSG-Nimes du 30 janvier 1977, p. 22
  312. a, b et c Berthou Thierry, op. cit., p. 300
  313. La querelle débute le 20 mai 2003, à l'occasion de l'anniversaire des Tigris Mystic. Ces derniers déploient une bâche « L'avenir est à nous » qui est perçue comme une provocation par les autres supporters. La violence débute dès le match suivant Auxerre-PSG du 24 mai 2003 : Le Parisien du 25 mai 2003, p. 17 : « De violents incidents ont éclaté dans le quart de tribune du stade réservé aux visiteurs. le bilan de cette bagarre entre supporters parisiens est de 13 blessés. »
  314. Le Parisien du 24 février 2005, p. 17 : « De spectaculaires jets de fumigènes avaient interrompu la rencontre pendant une minute et quinze secondes ».
  315. Le Parisien du 26 février 2005, p. 14 : « Dans un Parc vide ». match PSG-Bastia en Ligue 1 du 26 février 2005
  316. Lors du déplacement à Nantes en février 2006, une centaine de Tigris, venus en voitures, attaquent à la hache une vingtaine d'indépendants du Kop de Boulogne. cf Le Parisien du 27 février 2006, p. 17 : « des portes ont été attaqués à coup de haches, j'ai cru mourir »
  317. PSG.fr, « Ambiance fraternelle », 28 septembre 2006
  318. « 1 000 abonnés au PSG », Le 10 Sport,‎ (consulté le 2 août 2011)
  319. « PSG : la campagne d'abonnement est catastrophique », topmercato.com,‎ (consulté le 2 août 2011)
  320. 30 blessés lors d'affrontements entre supporters du PSG et forces de l'ordre, Le Monde, 13/5/2013
  321. Sondage IPSOS effectué les 17 et 18 mars 2006 pour Stade 2
  322. Sondage TNS Sofres effectué de 2 au février 2006. Publié par France Football, no 3178 du 6 mars 2007, p. 12 : PSG 3e club préféré des Français derrière l'OM et l'OL
  323. « L'OM, équipe de football préférée des Français », le 7 août 2009, sur le siet du Point. Consulté le 11 août 2009.
  324. Texte intégral du sketch
  325. Site officiel du PSG
  326. WebTV officielle du PSG
  327. L'Équipe no 19 391 du 4 août 2007, p. 5

Bibliographie et sources

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