Laurent Pietraszewski

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Laurent Pietraszewski
Illustration.
Laurent Pietraszewski en 2019.
Fonctions
Secrétaire d'État chargé des Retraites
En fonction depuis le
(3 mois et 9 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Jean-Paul Delevoye (haut-commissaire)
Député

(2 ans, 6 mois et 27 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 11e du Nord
Législature XVe législature
Groupe politique LREM
Prédécesseur Yves Durand
Successeur Florence Morlighem
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis
Nationalité française
Parti politique LREM
Diplômé de université Lille-I
Profession cadre en ressources humaines
Site web laurent-pietraszewski.fr

Laurent Pietraszewski, né le à Saint-Denis (Seine), est un homme politique français.

Exerçant différents postes de cadre au sein du groupe Auchan, il rejoint En marche (devenu La République en marche, LREM) à sa création, puis est élu député en juin 2017 dans la 11e circonscription du Nord. Il occupe différentes fonctions à l'Assemblée nationale, dont celles de rapporteur du projet de loi de ratification des ordonnances visant à mettre en œuvre la réforme du code du travail, porte-parole du groupe LREM et coordinateur du groupe LREM au sein de la commission des Affaires sociales.

En , il est nommé secrétaire d'État au sein du second gouvernement Édouard Philippe pour porter le projet de réforme des retraites, en remplacement de Jean-Paul Delevoye.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Laurent Pietraszewski naît à Saint-Denis, alors dans le département de la Seine, le , de parents commerçant et artisan dans le Vieux-Lille. Il grandit jusqu'à l'âge de six ans à Épinay-sur-Seine, puis passe son adolescence à Lambersart, près de Lille[1].

Il est titulaire d'un DEA en économie appliquée de l'université de Lille I[1].

Il est marié et a deux filles[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il entre chez Auchan en 1990[3], où il occupe un poste dans les ressources humaines pendant huit ans dans sept sites différents, dont ceux de Béthune et Roncq[1]. De 2010 jusqu'au moment de son élection en 2017, il est responsable de la gestion des carrières, du recrutement et de l'évaluation au sein du groupe Auchan[1],[4].

Il s'est investi dans l'association Force femmes qui accompagne des femmes de plus de 45 ans dans leurs démarches de retour à l'emploi et de création d'entreprise[2]. Il est aussi membre du conseil d'administration de l'Institut du marketing et du management de la distribution (IMMD) à Roubaix[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député[modifier | modifier le code]

Laurent Pietraszewski rejoint En marche (devenu La République en marche) dès sa création en 2016[5]. Il s'attache alors à fédérer les comités du parti dans le secteur d'Armentières[5].

Il est élu député de la onzième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2017 à la suite du sortant Yves Durand (PS), non candidat à sa réélection. Sa suppléante est Florence Morlighem. Arrivé en tête au premier tour avec 30,63 % des voix, il est élu au deuxième tour contre Nathalie Acs du Front national avec 67,17 % des suffrages exprimés[6].

Il est membre de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale[7]. Il est le coordinateur du groupe LREM au sein de celle-ci à partir de [8],[9]. Selon le journal L'Opinion, Laurent Pietraszewski fait partie « des poids lourds du groupe LREM » à l'Assemblée nationale[10]. En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, il se porte candidat à la présidence de la commission, occupée par Brigitte Bourguignon[11]. Il est éliminé dès le premier tour. A partir de , il est porte-parole du groupe LREM[12].

Il porte devant l'Assemblée nationale, dès , le rapport du « projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social » destiné à réformer le code du travail[13]. A cette occasion, il présente en son propre nom un amendement permettant, par ordonnance, de modifier « les règles de prise en compte de la pénibilité au travail » et qui a été, selon Mediapart, « moteur dans le détricotage du dispositif de réparation » en écartant « quatre facteurs de pénibilité qui permettaient à certains salariés d’être formés pour changer de métier ou de partir plus tôt à la retraite : les postures pénibles, les manutentions manuelles de charges, ainsi que l’exposition aux vibrations mécaniques et aux agents chimiques dangereux »[14]. Dans la continuité, il est désigné rapporteur du projet de loi de ratification de ces mêmes ordonnances en [1],[15]. A partir de , il assure l'évaluation de ces ordonnances avec son collègue Boris Vallaud (PS)[16].

Il est membre du Conseil d'orientation des retraites (COR)[17] et coordonne l'action des 38 parlementaires chargés de communiquer sur la réforme de la retraite[18]. Le Figaro l'identifie comme l'un des quatre députés les plus exposés pour la rentrée parlementaire 2019 en raison de ses responsabilités sur la réforme des retraites en préparation[19], dont il devait être le rapporteur à l'Assemblée[13]. Mediapart relève qu'en , il a interpellé Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, en contredisant la doctrine qui sera adoptée par le gouvernement au sujet de l'instauration d'un « âge d'équilibre », affirmant qu'« il ne s'agit donc plus de mettre en œuvre une réforme paramétrique, comme cela a été fait précédemment, en décalant l'âge légal de départ à la retraite ou en allongeant la durée de cotisation »[14]. Le journal ajoute qu'il « est en ligne avec la stratégie de l’exécutif consistant à consulter sans négocier, comme c’est le cas depuis l’élection d’Emmanuel Macron »[14].

Il travaille également à l'élaboration de la réforme de l’assurance chômage[14].

Secrétaire d'État chargé des retraites[modifier | modifier le code]

Il intègre le deuxième gouvernement Édouard Philippe le comme secrétaire d'État en charge des retraites[20], pour succéder à Jean-Paul Delevoye — qui était doté du statut de haut-commissaire —, contraint à la démission deux jours plus tôt[21]. Il quitte l'Assemblée nationale le [22],[23].

Dans les heures suivant sa nomination, deux polémiques relatives à ses fonctions précédentes chez Auchan éclatent. Il est dans un premier temps reproché à Laurent Pietraszewski d’avoir touché, en , un montant élevé du groupe Auchan, transaction déclarée à la haute autorité pour la transparence de la vie publique et qui correspondait en fait à une indemnité de licenciement perçue après la suppression du poste qu’il occupait avant son élection[24]. Par la suite, la mise à pied et la plainte pour vol contre une caissière déléguée syndicale à la suite d’une erreur de caisse bénigne, décidées par Laurent Pietraszewski en 2002 alors qu’il était directeur des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, sont abondamment commentées[25].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Auchan, Retraites, Lambersart... : 5 choses à savoir sur Laurent Pietraszweski, le “M.Retraites” du gouvernement », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 18 décembre 2019).
  2. a et b « Qui est Laurent Pietraszewski, le nouveau député REM de la 11e circonscription du Nord ? », sur France bleu, (consulté le 23 mai 2018).
  3. « Laurent Pietraszewski, un manageur à l’Assemblée nationale », sur Le Monde, (consulté le 23 mai 2018).
  4. « Laurent Pietraszewski, député en formation accélérée », sur La Croix, (consulté le 23 mai 2018).
  5. a et b « Ancien cadre d'Auchan, novice en politique... On vous présente Laurent Pietraszewski, le "monsieur retraites" qui succède à Jean-Paul Delevoye », sur francetvinfo.fr, (consulté le 18 décembre 2019).
  6. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  7. Sa page sur le site nosdeputes.fr
  8. Mathilde Siraud, « À l'Assemblée, Ferrand tente de ressouder les Marcheurs », sur lefigaro.fr, (consulté le 30 juillet 2018).
  9. Jean-Baptiste Daoulas, « Députés macronistes, En Marche au fouet », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mai 2018)
  10. « Les députés Care, des bons Samaritains à l’Assemblée », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mai 2018)
  11. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019)
  12. « Laurent Pietraszewski, un ex-cadre d’Auchan chargé de la réforme des retraites », sur lemonde.fr, (consulté le 18 décembre 2019).
  13. a et b Agence France-Presse, « Le député Laurent Pietraszewski nommé secrétaire d’Etat en charge des retraites pour remplacer Delevoye », sur lemonde.fr, (consulté le 18 décembre 2019)
  14. a b c et d Manuel Jardinaud et Dan Israel, « Retraites: un caporal de la macronie pour accompagner la réforme », sur Mediapart, (consulté le 19 décembre 2019).
  15. « Assemblée nationale - Travail : ordonnances prises sur le fondement de la loi sur le renforcement du dialogue social », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 mai 2018)
  16. « "Notre objectif est d'apprécier l'impact social et économique des ordonnances" », sur www.editions-legislatives.fr, (consulté le 4 septembre 2019)
  17. « Composition - Conseil d'orientation des retraites », sur cor-retraites.fr (consulté le 24 mai 2018).
  18. Voir sur lefigaro.fr.
  19. « Quatre députés en première ligne pour porter les textes de loi », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 28 août 2019).
  20. Décret du 17 décembre 2019 relatif à la composition du Gouvernement (lire en ligne)
  21. « Le député LREM Laurent Pietraszewski est nommé secrétaire d'Etat en charge des retraites, deux jours après la démission de Jean-Paul Delevoye », sur francetvinfo.fr, (consulté le 18 décembre 2019)
  22. Gilles Contraire, « Florence Morlighem officiellement députée de la onzième circonscription dimanche », sur La Voix du Nord, (consulté le 18 janvier 2020).
  23. « Modifications à la composition des groupes », sur Assemblée nationale (consulté le 20 janvier 2020).
  24. Luc Peillon, « Comment Laurent Pietraszewski a pu toucher 72 000 euros en deux mois ? », Libération, [lire en ligne]
  25. Chez Pol : « Le côté obscur du nouveau “monsieur retraites” du gouvernement », Libération, [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]