François de Rugy

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Goullet de Rugy.
François de Rugy
François de Rugy à l'Assemblée nationale, le 25 octobre 2011.
François de Rugy à l'Assemblée nationale, le 25 octobre 2011.
Fonctions
Président du parti Écologistes !
En fonction depuis le
(7 mois et 29 jours)
Prédécesseur Nouveau parti
Coprésident du Groupe écologiste
à l'Assemblée nationale[Note 1]
En fonction depuis le
(1 mois et 19 jours)
En tandem avec Cécile Duflot
Prédécesseur Barbara Pompili
Député de la Loire-Atlantique
Élu dans la 1re circonscription
En fonction depuis le
(8 ans 10 mois et 11 jours)
Élection
Législature XIIIe et XIVe
Prédécesseur Jean-Pierre Le Ridant
Biographie
Nom de naissance François Goullet de Rugy
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Nantes (France)
Parti politique GE (1991-1994)
Les Verts (1997-2010)
EELV (2010-2015)
Écologistes ! (depuis 2015)
Diplômé de Sciences Po Paris

François Henri Goullet de Rugy (dit François de Rugy), né le à Nantes (Loire-Atlantique), est un homme politique français.

Il est député écologiste depuis 2007 et copréside le groupe écologiste de l'Assemblée nationale, en tandem avec Barbara Pompili de juin 2012 à octobre 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Blason de la famille
Goullet de Rugy.
Article connexe : Famille Goullet de Rugy.

François de Rugy est né de l'union de Dominique Goullet de Rugy et de Maryvonne Fritz[1], tous deux enseignants[2]. Il a un frère, Manuel, et une sœur, Anne[1].

Il vit en union libre avec Emmanuelle Bouchaud[2], journaliste, 4e vice-présidente du conseil régional des Pays de la Loire, où elle siège d'abord comme élue de EELV, puis depuis juin 2015 du Front démocrate[3]. Il est le père deux enfants, Aloïse (née en 2003) et Isaac (né en 2011)[2].

La famille Goullet de Rugy, originaire de Lorraine, a été anoblie en 1765.

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Guist'hau de Nantes, il est étudiant à Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1995[4],[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il adhère à Génération écologie, le parti de Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », le porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994[6]. En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999[5].

En 1997, il adhère aux Verts. Il est candidat aux élections législatives de mai 1997 dans la 3e circonscription de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, est élu depuis 1988, et recueille 3,87 % des suffrages.

Il est nommé secrétaire général adjoint du Groupe radical, citoyen et vert (RCV) à l'Assemblée nationale[5], groupe où siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la « gauche plurielle ».

En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Adjoint au maire, chargé des transports[2],[Note 2], il est aussi l'un des vice-présidents de la communauté urbaine Nantes Métropole, chargé des déplacements[7],[5].

Lors des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats Verts à bénéficier d'un accord avec le PS. Le 17 juin 2007, le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).

Lors de la séance du mardi 26 juin 2007, au cours de laquelle on élit le président de l'Assemblée nationale, il est désigné comme secrétaire de séance, étant l'un des six plus jeunes députés de France[8]. Appartenant au groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, il est élu secrétaire de l'Assemblée nationale le 27 juin 2007[9]. Il est membre de la commission des finances et membre de la délégation chargée de l'application du statut du député.

Il est l'un des rares parlementaires à avoir publié sur son site internet l'intégralité de ses revenus, ainsi que le détail de l'utilisation de ses indemnités de fonctionnement[10].

Lors des municipales de 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault ; il est battu, ne recueillant que 47,79 % des voix[2],[11].

Il est réélu député en juin 2012, avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts, reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël Mamère[12] pour la présidence du groupe parlementaire EELV de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili[13]. Malgré la coprésidence théorique, il reste officiellement le seul président ; elle lui succède néanmoins en janvier 2013[14]. Les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées[15].

Favorable à un retour des écologistes au gouvernement[16], il annonce le 27 août 2015 dans le journal Le Monde qu'il quitte son parti, dont il dénonce la « dérive gauchiste » et l'absence de débat interne[17], rejetant notamment la constitution de listes avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015 dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. (Sa compagne, élue dans les Pays de la Loire, l’a précédé de près de trois mois en rejoignant le Front démocrate.) Quelques jours plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et écologistes, un mouvement écologiste de centre gauche[18]. Le 8 septembre, il annonce que ce nouveau parti s’appellera finalement « Écologistes ! »[19].

Le 13 octobre 2015, il est remplacé à la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale par Cécile Duflot[20].

Opinions[modifier | modifier le code]

Il défend le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il a pris à plusieurs reprises position sur cette question, notamment lors de l'Appel à la Bretagne tout entière lancé chez Le Divellec en 2009[21].

À propos du projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, auquel il est toujours opposé, il aurait déclaré : « Les squats de maisons à NDDL ne servent pas la lutte des vrais opposants au projet d’aéroport que sont les agriculteurs, la population et les politiques »[22]. Sa permanence a plusieurs fois été dégradée par des opposants radicaux à l'aéroport[23].

En 2011, il se prononce en faveur de la gestation pour autrui[24]. Il est partisan du Mariage pour tous qu'il appelle « mariage universel », et estime que l'adoption d'enfants est un droit qui devrait être ouvert à tous. Par ailleurs, il considère que l'interruption volontaire de grossesse et procréation médicalement assistée sont des « étapes dans l’émancipation des individus »[25]. Il n'est croyant, ni pratiquant, d'aucune religion[26].

« C'est totalement contraire aux idées écologistes d'aller à l'affrontement avec les forces de police parce que les écologistes sont des démocrates, des républicains. Et je pense que tous les démocrates, tous les républicains attachés au droit de manifester dans notre pays devraient se serrer les coudes et relever le défi qui nous est lancé par ces groupes violents et protéger le droit de manifester dans le calme et la sécurité[27]. »

En 2015, François de Rugy apporte son soutien au projet de loi relative au renseignement, et vote pour l'adoption du texte à l'assemblée nationale[28]. Il publie par la suite un billet sur son site Internet où il affirme que la loi n'instaure pas de surveillance de masse, et indique être satisfait des garanties apportées par le texte vote à l'assemblée[29].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cependant, en raison du règlement de l'Assemblée nationale, seul François de Rugy est reconnu officiellement comme président du groupe. Barbara Pompili lui succède donc en janvier 2013 et ils alternent depuis tous les six mois.
  2. La même année, sa sœur Anne de Rugy, également membre des Verts, est élue à la mairie du 11e arrondissement de Paris, et devient adjointe chargée des transports et des déplacements.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche de François de Rugy sur Généanet.
  2. a, b, c, d et e Biographie sur le site personnel de François de Rugy.
  3. « EELV. L'élue régionale Emmanuelle Bouchaud rejoint le Front démocrate », sur Ouest-France (consulté le 7 juin 2015).
  4. Biographie de François de Rugy sur France Inter.
  5. a, b, c et d Who's Who in France, p. 1949, édition 2013.
  6. Raphaëlle Besse-Desmoulières, « François de Rugy, l'homme pressé », Le Monde, 11 septembre 2012.
  7. « FDR » - Le site officiel de François de Rugy », sur www.francoisderugy.fr (consulté le 7 décembre 2015).
  8. Compte rendu analytique officiel de la session du 26 juin 2007.
  9. Compte rendu analytique officiel de la session du 27 juin 2007.
  10. « La transparence, jusqu'au bout », francoisderugy.fr, le 14 juin 2010.
  11. « Orvault. Résultats municipales 2008 à Orvault (44700) », leparisien.fr.
  12. Antoine Bayet, « Chez EELV, Mamère ne sera pas le président de groupe », Le Lab Europe 1, 20 juin 2012, consulté le 27 septembre 2012.
  13. Sophie de Ravinel, « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012).
  14. « Composition du groupe écologiste au 22 octobre 2015 - 14e législature - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  15. « Composition de la commission de la défense nationale et des forces armées au 5 novembre 2015 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  16. « Contrairement à François de Rugy, Barbara Pompili est bien décidée à "se battre" au sein d'EELV », Le Lab politique Europe 1, le 27 août 2015.
  17. « François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini » », sur lemonde.fr,‎ .
  18. Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, 2 septembre 2015.
  19. « François de Rugy annonce le lancement du parti “Écologistes !”, lemonde.fr, 8 septembre 2105.
  20. « Duflot et Pompili coprésidentes du groupe écologiste à l'Assemblée », europe1.fr, 13 octobre 2015.
  21. « Ils ont lancé l'appel pour la réunification… », agencebretagnepresse.com, 10 février 2009.
  22. « Pascal Durand humilié », sur agoravox.fr,‎ (consulté le 7 septembre 2015).
  23. « Le bureau de François de Rugy « vandalisé », bfmtv.com, 15 novembre 2012.
  24. « Bioéthique : encore une fois, l'Etat est en retard sur la société », sur francoisderugy.fr,‎ .
  25. « Mariage universel : le plaidoyer de François de Rugy », seronet.info, 7 décembre 2012.
  26. Assemblée nationale XIIIe législature, session ordinaire de 2010-2011, compte rendu intégral, deuxième séance du mardi 8 février 2011..
  27. « De Rugy : face aux violences, « les républicains devraient se serrer les coudes », franceinfo.fr, 2 novembre 2014.
  28. Xavier Berne, « Loi Renseignement : qui a voté quoi », Next INpact,‎ (lire en ligne).
  29. « Projet de loi renseignement : les raisons de mon vote », sur francoisderugy.fr,‎ .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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