François de Rugy

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Goullet de Rugy.
François de Rugy
François de Rugy à l'Assemblée nationale, le 25 octobre 2011.
François de Rugy à l'Assemblée nationale, le 25 octobre 2011.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Loire-Atlantique
En fonction depuis le
(8 ans 2 mois et 15 jours)
Élection
Réélection 17 juin 2012
Législature XIIIe et XIVe
Prédécesseur Jean-Pierre Le Ridant
Président du Groupe écologiste
à l'Assemblée nationale
janvier 2013
Prédécesseur Création du groupe
Successeur Barbara Pompili
Biographie
Nom de naissance François Goullet de Rugy
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Nantes (France)
Parti politique GE (1991-1994)
Les Verts (1997-2010)
EELV (2010-2015)
UDE (depuis 2015)
Diplômé de Sciences Po Paris

François Goullet de Rugy (dit François de Rugy), né le à Nantes (Loire-Atlantique), est un homme politique français.

Il est député écologiste depuis 2007 et coprésident du groupe écologiste de l'Assemblée nationale, en tandem avec Barbara Pompili (cependant en raison du règlement de l'Assemblée nationale, François de Rugy fut reconnu officiellement comme seul président du groupe), avant que cette dernière ne lui succède à ce poste en janvier 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Blason de la famille
Goullet de Rugy.
Article connexe : Famille Goullet de Rugy.

François de Rugy est né de l'union de Dominique Goullet de Rugy et de Maryvonne Fritz[1], tous deux enseignants[2]. Il a un frère Manuel et une sœur Anne[1].

Il vit en union libre avec Emmanuelle Bouchaud[2], journaliste, 4e vice-présidente du conseil régional des Pays de la Loire, où elle siège au sein du groupe Front démocrate, écologique et social[3]. Il est le père deux enfants, Aloïse (née en 2003) et Isaac (né en 2011)[2].

La famille Goullet de Rugy, originaire de Lorraine, a été anoblie en 1765.

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Guist'hau de Nantes, il est étudiant à Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1995[4],[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il adhère à Génération écologie, le parti de Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », le porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994[6]. En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999[5].

En 1997, il adhère aux Verts. Candidat aux élections législatives de mai 1997 dans la 3e circonscription de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, est élu depuis 1988 ; il recueille 3,87 % des suffrages.

Il est nommé secrétaire général adjoint du Groupe radical, citoyen et vert (RCV) à l'Assemblée nationale[5], groupe dans lequel siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la « gauche plurielle ».

En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Il est nommé adjoint au maire, chargé des transports[2],[Note 1] et l'un des vice-présidents de la communauté urbaine Nantes Métropole, chargé des déplacements[2],[5].

Lors des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats Vert à bénéficier d'un accord avec le PS. Le 17 juin 2007, le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).

Lors de la séance durant laquelle on élit le président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2007, il est secrétaire de séance, étant l'un des six plus jeunes députés de France[7].

Appartenant au groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, il est élu secrétaire de l'Assemblée nationale le 27 juin 2007[8]. Il est membre de la commission des finances et membre de la délégation chargée de l'application du statut du député.

Il est l'un des rares parlementaires à avoir publié sur son site internet l'intégralité de ses revenus, ainsi que le détail de l'utilisation de ses indemnités de fonctionnement[9].

Lors des élections municipales en 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault, il est battu et n'obtient que 47,79 % des voix[2],[10].

Il est réélu député en juin 2012, avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël Mamère[11] pour la présidence du groupe parlementaire EELV de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili[12]. Malgré la coprésidence théorique, il reste officiellement le seul président ; elle lui succède néanmoins en janvier 2013[13]. Les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées[14].

Le 27 août 2015, il annonce dans le journal Le Monde qu'il quitte son parti politique, dont il dénonce la « dérive gauchiste » et l'absence de débat interne[15], rejetant notamment la constitution de listes avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015 dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Favorable à un retour des écologistes au gouvernement[16]. Quelques jours plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et écologistes, un mouvement écologiste de centre gauche[17]. En réponse à cette démission, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, déclare sur RMC : « Je serais heureux qu'il puisse bientôt nous rejoindre, c'est un homme de talent »[18].

Opinions[modifier | modifier le code]

Il défend le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il a pris à plusieurs reprises position sur cette question, notamment lors de l'Appel à la Bretagne tout entière lancé chez Le Divellec en 2009[19].

À propos du projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, auquel il est toujours opposé, il aurait déclaré : « Les squats de maisons à NDDL ne servent pas la lutte des vrais opposants au projet d’aéroport que sont les agriculteurs, la population et les politiques »[réf. nécessaire]. Sa permanence a plusieurs fois été dégradée par des opposants radicaux à l'aéroport[20].

En 2011, il se prononce en faveur de la gestation pour autrui[21]. Il est partisan du Mariage pour tous qu'il appelle « mariage universel », et estime que l'adoption d'enfants est un droit qui devrait être ouvert à tous. Par ailleurs, il considère que l'interruption volontaire de grossesse et procréation médicalement assistée sont des « étapes dans l’émancipation des individus »[22]. Il n'est croyant, ni pratiquant, d'aucune religion[23].

« C'est totalement contraire aux idées écologistes d'aller à l'affrontement avec les forces de police parce que les écologistes sont des démocrates, des républicains. Et je pense que tous les démocrates, tous les républicains attachés au droit de manifester dans notre pays devraient se serrer les coudes et relever le défi qui nous est lancé par ces groupes violents et protéger le droit de manifester dans le calme et la sécurité[24]. »

En 2015, François de Rugy apporte son soutien au projet de loi relative au renseignement, et vote pour l'adoption du texte à l'assemblée nationale[25]. Il publie par la suite un billet sur son site Internet où il affirme que la loi n'instaure pas de surveillance de masse, et indique être satisfait des garanties apportées par le texte vote à l'assemblée[26].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 2012 : À quoi peut bien servir un député écolo, éditions Les Petits matins
  • 2015 : Écologie ou gauchisme, il faut choisir, L’Archipel, 128 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La même année, sa sœur Anne de Rugy, également membre des Verts, a été élue adjointe au maire du 11e arrondissement de Paris, chargée des transports et des déplacements.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche de François de Rugy sur Généanet
  2. a, b, c, d, e et f Biographie sur le site personnel de François de Rugy
  3. « EELV. L'élue régionale Emmanuelle Bouchaud rejoint le Front démocrate », sur Ouest-France (consulté le 7 juin 2015).
  4. Biographie de François de Rugy sur France Inter
  5. a, b, c et d Who's Who in France, p. 1949, édition 2013.
  6. « François de Rugy, l'homme pressé », portrait de Raphaëlle Besse-Desmoulières, Le Monde, 11 septembre 2012.
  7. Compte rendu analytique officiel de la session du 26 juin 2007.
  8. Compte rendu analytique officiel de la session du 27 juin 2007.
  9. La transparence, jusqu'au bout, billet paru sur le blog personnel de F. de Rugy, le 14 juin 2010.
  10. Voir sur ouest-france.fr.
  11. Antoine Bayet, « Chez EELV, Mamère ne sera pas le président de groupe », Le Lab Europe 1, 20 juin 2012, consulté le 27 septembre 2012.
  12. Sophie de Ravinel, « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012)
  13. Site de l'Assemblée nationale
  14. Site de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.
  15. « François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini » », sur lemonde.fr,‎
  16. « Contrairement à François de Rugy, Barbara Pompili est bien décidée à "se battre" au sein d'EELV », Le Lab politique Europe 1, le 27 août 2015.
  17. Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, 2 septembre 2015.
  18. « L'invité d'Apolline de Malherbe : Jean-Marie Le Guen », RMC,
  19. « Ils ont lancé l'appel pour la réunification… », agencebretagnepresse.com, 10 févier 2009
  20. « Le bureau de François de Rugy « vandalisé », bfmtv.com, 15 novembre 2012
  21. Bioéthique : encore une fois, l'État est en retard sur la société
  22. « Mariage universel : le plaidoyer de François de Rugy », seronet.info, 7 décembre 2012
  23. Assemblée nationale XIIIe législature, session ordinaire de 2010-2011, compte rendu intégral, deuxième séance du mardi 8 février 2011.
  24. « De Rugy : face aux violences, « les républicains devraient se serrer les coudes », franceinfo.fr, 2 novembre 2014
  25. Xavier Berne, « Loi Renseignement : qui a voté quoi », Next INpact,‎ (lire en ligne)
  26. « Projet de loi renseignement : les raisons de mon vote », sur francoisderugy.fr,‎

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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