François de Rugy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Goullet de Rugy.
François de Rugy
François de Rugy en 2011.
François de Rugy en 2011.
Fonctions
Troisième vice-président de l'Assemblée nationale[Note 1]
En fonction depuis le
(1 an et 10 jours)
Président Claude Bartolone
Législature XIVe législature
(Cinquième République)
Prédécesseur Denis Baupin
Président du Parti écologiste
En fonction depuis le
(1 an 8 mois et 25 jours)
Prédécesseur Parti créé
Député de Loire-Atlantique
Élu dans la 1re circonscription
En fonction depuis le
(9 ans 11 mois et 7 jours)
Élection
Réélection
Législature XIIIe et XIVe législature
(Cinquième République)
Groupe politique SRC, ECO puis SER
Prédécesseur Jean-Pierre Le Ridant
Co-président du groupe écologiste
à l'Assemblée nationale[Note 2]

(2 mois et 5 jours)
Avec Cécile Duflot
Législature XIVe législature
(Cinquième République)
Prédécesseur Barbara Pompili
Successeur Groupe supprimé

(3 ans 3 mois et 23 jours)
Avec Barbara Pompili
Législature XIVe législature
(Cinquième République)
Prédécesseur Groupe créé
Successeur Cécile Duflot
Biographie
Nom de naissance François Goullet de Rugy
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Nantes (Loire-Atlantique, France)
Nationalité Française
Parti politique GE (1991-1994)
LV (1997-2010)
EELV (2010-2015)
PE (depuis 2015)
REM (depuis 2017)
Diplômé de IEP de Paris

François Henri Goullet de Rugy, né le à Nantes (Loire-Atlantique), est un homme politique français.

Il est député depuis 2007, co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale entre 2012 et 2015 puis en 2016 et vice-président de l'Assemblée nationale depuis cette dernière date. D'abord membre du groupe écologiste, il le quitte le avec cinq autres députés pour rejoindre le groupe socialiste.

Il s'engage auprès d'Emmanuel Macron pendant la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille Goullet de Rugy.
Blason de la famille Goullet de Rugy.

François Goullet de Rugy[1] est né de l'union de Dominique Goullet de Rugy et de Maryvonne Fritz, tous deux enseignants[2]. Il a un frère, Manuel, et une sœur, Anne.

La famille Goullet de Rugy, originaire de Lorraine, a été anoblie en 1765 et a été admise en 1945 au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française qui a pour objet l’entraide matérielle et morale entre ses membres[3].

François de Rugy est père de deux enfants, avec Emmanuelle Bouchaud[2], journaliste, conseillère régionale des Pays de la Loire, où elle siège d'abord comme élue du Front démocrate[4] et dont il est séparé[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Guist'hau de Nantes, il est étudiant à Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1995[5],[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il adhère à Génération écologie, le parti de Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », le porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994[7]. En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999[6].

En 1997, il adhère aux Verts. Il est candidat aux élections législatives de mai 1997 dans la 3e circonscription de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, est élu depuis 1988, et recueille 3,87 % des suffrages.

Il est nommé secrétaire général adjoint du Groupe radical, citoyen et vert (RCV) à l'Assemblée nationale[6], groupe où siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la « gauche plurielle ».

En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Adjoint au maire, chargé des transports[2],[Note 3], il est aussi l'un des vice-présidents de la communauté urbaine Nantes Métropole, chargé des déplacements[8],[6].

Lors des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats Verts à bénéficier d'un accord avec le PS. Le 17 juin 2007, le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).

Lors de la séance du mardi 26 juin 2007, au cours de laquelle on élit le président de l'Assemblée nationale, il est désigné comme secrétaire de séance, étant l'un des six plus jeunes députés de France[9]. Appartenant au groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, il est élu secrétaire de l'Assemblée nationale le 27 juin 2007[10]. Il est membre de la commission des finances et membre de la délégation chargée de l'application du statut du député.

Il est l'un des rares parlementaires à avoir publié sur son site internet l'intégralité de ses revenus, ainsi que le détail de l'utilisation de ses indemnités de fonctionnement[11].

Lors des municipales de 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault ; il est battu, ne recueillant que 47,79 % des voix[2],[12].

Il est réélu député en juin 2012, avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts, reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël Mamère[13] pour la présidence du groupe parlementaire EELV de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili[14]. Malgré la coprésidence théorique, il reste officiellement le seul président ; elle lui succède néanmoins en janvier 2013[15]. Les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées[16].

Favorable à un retour des écologistes au gouvernement[17], il annonce le 27 août 2015 dans le journal Le Monde qu'il quitte son parti, dont il dénonce la « dérive gauchiste » et l'absence de débat interne[18], rejetant notamment la constitution de listes avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015 dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelques jours plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et écologistes, un mouvement écologiste de centre gauche[19]. Le 8 septembre, il annonce que ce nouveau parti s’appellera finalement « Écologistes ! »[20].

Le 13 octobre 2015, il est remplacé à la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale par Cécile Duflot[21], le redevenant le 12 mars 2016, lorsque Barbara Pompili est nommée au gouvernement.

Le 17 mai 2016, il devient l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale, succédant à Denis Baupin. Il quitte alors la co-présidence du groupe écologiste[22]. Le 19 mai, avec cinq autres députés, il quitte le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialiste[23].

De la primaire citoyenne au soutien à Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

En tant que président du Parti écologiste, il se présente à la primaire citoyenne de 2017[24], organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017.

En participant à la primaire, le député François de Rugy a pour ambition de mettre « l'écologie au cœur du projet de la gauche », à travers 66 propositions détaillées sur son site internet. Il a au cœur de son programme la volonté de faire en sorte que les énergies renouvelables représentent 100 % de la production de l'électricité en France à l'horizon 2050[25].

Sur les questions de société, il prône un service civique obligatoire pour les jeunes de 16 à 25 ans et souhaite en outre expérimenter la légalisation du cannabis, légaliser l'euthanasie et le suicide assisté pour les personnes en fin de vie, ouvrir la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes et encadrer la gestation pour autrui[25].

Sur le plan institutionnel, François de Rugy envisage l'instauration du vote obligatoire ainsi que la reconnaissance « réelle » du vote blanc qui, s'il représente plus de 50 % des suffrages, donnera lieu à l'organisation d'un nouveau scrutin[25],[26].

Le , lors du deuxième débat télévisé, devant 1 750 000 téléspectateurs, François de Rugy prend publiquement l'engagement de soutenir le vainqueur de la primaire[27].

Le , au premier tour de la primaire citoyenne, François de Rugy est crédité de 3,82 % des voix[28].

Un mois plus tard, il renonce à son engagement public de soutenir Benoît Hamon, et préfère s'engager aux côtés d'Emmanuel Macron pour la présidentielle[29]. Pour Jean-Christophe Cambadélis, alors premier secrétaire du PS, il s'agit d'une « faute morale »[30]. La haute autorité des primaires qualifie son attitude de « contraire au principe de loyauté »[31].

Opinions[modifier | modifier le code]

Interrogé durant sa campagne pour la primaire à gauche sur le fait que son programme économique « est plutôt libéral », François de Rugy indique qu'il « assume une approche pragmatique de l’économie » et préconise de « continuer de baisser le coût du travail », notamment avec « le basculement des cotisations à la famille sur la CSG »[32].

Il défend le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il a pris à plusieurs reprises position sur cette question, notamment lors de l'Appel à la Bretagne tout entière lancé chez Le Divellec en 2009[33].

Opposé au projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, il appelle cependant à « reconnaître [le] résultat » de la consultation de juin 2016, dont il avait prôné l'organisation[34]. Sa permanence a plusieurs fois été dégradée par des opposants radicaux à l'aéroport[35].

En 2011, il se prononce en faveur de la gestation pour autrui[36]. Il est partisan du Mariage pour tous qu'il appelle « mariage universel », et estime que l'adoption d'enfants est un droit qui devrait être ouvert à tous. Par ailleurs, il considère que l'interruption volontaire de grossesse et procréation médicalement assistée sont des « étapes dans l’émancipation des individus »[37]. Il n'est croyant, ni pratiquant, d'aucune religion[38].

« C'est totalement contraire aux idées écologistes d'aller à l'affrontement avec les forces de police parce que les écologistes sont des démocrates, des républicains. Et je pense que tous les démocrates, tous les républicains attachés au droit de manifester dans notre pays devraient se serrer les coudes et relever le défi qui nous est lancé par ces groupes violents et protéger le droit de manifester dans le calme et la sécurité[39]. »

En 2015, François de Rugy apporte son soutien au projet de loi relative au renseignement, et vote pour l'adoption du texte à l'assemblée nationale[40]. Il publie par la suite un billet sur son site Internet où il affirme que la loi n'instaure pas de surveillance de masse, et indique être satisfait des garanties apportées par le texte vote à l'assemblée[41].

Il souhaite instaurer le vote obligatoire[42].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chargé de la communication et de la presse.
  2. Cependant, en raison du règlement de l'Assemblée nationale, seul François de Rugy est reconnu officiellement comme président du groupe. Barbara Pompili lui succède donc en janvier 2013 et ils alternent ensuite tous les six mois.
  3. La même année, sa sœur Anne de Rugy, également membre des Verts, est élue à la mairie du 11e arrondissement de Paris, et devient adjointe chargée des transports et des déplacements.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raphaëlle Besse Desmoulières, « François de Rugy, l'homme pressé », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. a, b, c, d et e Biographie sur le site personnel de François de Rugy.
  3. ANF, « L'Association d'entraide de la Noblesse Française - La vocation de l'ANF », sur www.anf.asso.fr (consulté le 31 août 2016)
  4. « EELV. L'élue régionale Emmanuelle Bouchaud rejoint le Front démocrate », sur Ouest-France (consulté le 7 juin 2015).
  5. Biographie de François de Rugy sur France Inter.
  6. a, b, c et d Who's Who in France, p. 1949, édition 2013.
  7. Raphaëlle Besse-Desmoulières, « François de Rugy, l'homme pressé », Le Monde, 11 septembre 2012.
  8. « FDR » - Le site officiel de François de Rugy », sur www.francoisderugy.fr (consulté le 7 décembre 2015).
  9. Compte rendu analytique officiel de la session du 26 juin 2007.
  10. Compte rendu analytique officiel de la session du 27 juin 2007.
  11. « La transparence, jusqu'au bout », francoisderugy.fr, le 14 juin 2010.
  12. « Orvault. Résultats municipales 2008 à Orvault (44700) », leparisien.fr.
  13. Antoine Bayet, « Chez EELV, Mamère ne sera pas le président de groupe », Le Lab Europe 1, 20 juin 2012, consulté le 27 septembre 2012.
  14. Sophie de Ravinel, « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », sur Le Figaro.fr, (consulté le 20 juin 2012).
  15. « Composition du groupe écologiste au 22 octobre 2015 - 14e législature - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  16. « Composition de la commission de la défense nationale et des forces armées au 5 novembre 2015 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 9 novembre 2015).
  17. « Contrairement à François de Rugy, Barbara Pompili est bien décidée à « se battre » au sein d'EELV », Le Lab politique Europe 1, le 27 août 2015.
  18. « François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini » », sur lemonde.fr, .
  19. Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, 2 septembre 2015.
  20. « François de Rugy annonce le lancement du parti « Écologistes ! », lemonde.fr, 8 septembre 2015.
  21. « Duflot et Pompili coprésidentes du groupe écologiste à l'Assemblée », europe1.fr, 13 octobre 2015.
  22. « François de Rugy remplace Denis Baupin à la vice-présidence de l’Assemblée nationale », lemonde.fr, 17 mai 2016.
  23. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », marianne.net, 19 mai 2016.
  24. Raphaëlle Besse Desmoulières, « François de Rugy, candidat à la primaire de la gauche : “Le bilan, c’est maintenant” », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  25. a, b et c Primaire de la gauche : ce que proposent François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias, France TV Info, 12 janvier 2017.
  26. Primaire à gauche: qui est François de Rugy?, BFMTV, 12 janvier 2017.
  27. PS: les sept candidats s'engagent à soutenir le vainqueur.
  28. Primaire à gauche: François de Rugy ne soutiendra aucun candidat au second tour, BFM TV, 26 janvier 2017.
  29. « Présidentielle : l'ex-candidat à la primaire de la gauche François de Rugy annonce sur franceinfo qu'il soutient Emmanuel Macron », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  30. « Jean-Christophe Cambadélis qualifie de « faute morale » le ralliement de François de Rugy à Emmanuel Macron - Le Lab Europe 1 », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  31. « La Haute Autorité des primaires "déplore" le soutien de Rugy à Macron », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  32. « De Rugy : « L’écologie au cœur du projet » », sur dna.fr, (consulté le 21 janvier 2017).
  33. « Ils ont lancé l'appel pour la réunification… », agencebretagnepresse.com, 10 février 2009.
  34. « NDDL. François de Rugy : "Il faut avoir le courage de reconnaître ce résultat" », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 21 janvier 2017).
  35. « Le bureau de François de Rugy « vandalisé », bfmtv.com, 15 novembre 2012.
  36. « Bioéthique : encore une fois, l'Etat est en retard sur la société », sur francoisderugy.fr, .
  37. « Mariage universel : le plaidoyer de François de Rugy », seronet.info, 7 décembre 2012.
  38. Assemblée nationale XIIIe législature, session ordinaire de 2010-2011, compte rendu intégral, deuxième séance du mardi 8 février 2011..
  39. « De Rugy : face aux violences, « les républicains devraient se serrer les coudes », franceinfo.fr, 2 novembre 2014.
  40. Xavier Berne, « Loi Renseignement : qui a voté quoi », Next INpact,‎ (lire en ligne).
  41. « Projet de loi renseignement : les raisons de mon vote », sur francoisderugy.fr, .
  42. « François de Rugy souhaite rendre le vote obligatoire pour «réintégrer dans la démocratie l'ensemble des Français» », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :