Barbara Pompili

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Barbara Pompili
Image illustrative de l'article Barbara Pompili
Fonctions
Députée de la 2e circonscription de la Somme
En fonction depuis le
(5 mois et 18 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Romain Joron

(3 ans, 8 mois et 21 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique Écologiste
Prédécesseur Olivier Jardé
Successeur Romain Joron
Présidente de la Commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(5 mois et 10 jours)
Législature XVe
Prédécesseur Jean-Paul Chanteguet
Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Valls II
Cazeneuve
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Coprésidente du Groupe écologiste
à l'Assemblée nationale[N 1].

(3 ans, 8 mois et 21 jours)
Avec François de Rugy (2012-2015)
Cécile Duflot (2015-2016)
Successeur François de Rugy
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Bois-Bernard (Pas-de-Calais)
Nationalité française
Parti politique Les Verts (2000-2010)
EELV (2010-2015)
(depuis 2016)
REM (depuis 2017)
Conjoint Christophe Porquier
Enfants 1 fille
Diplômée de Sciences Po Lille
Profession assistante parlementaire (anciennement)

Barbara Pompili, née le à Bois-Bernard (Pas-de-Calais), est une femme politique française.

Adhérente des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV), elle est élue députée de la deuxième circonscription de la Somme en 2012 avec le soutien du Parti socialiste. Durant la XIVe législature, elle co-préside le groupe écologiste jusqu'en février 2016, devenant ainsi la première femme à occuper la présidence d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Entre-temps, elle quitte EÉLV et rejoint le Parti écologiste. Elle est secrétaire d’État chargée de la Biodiversité du au , dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve.

Réélue en 2017 avec le soutien de La République en marche !, elle est affiliée au groupe La République en marche et préside la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire lors de la XVe législature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et vie privée[modifier | modifier le code]

Elle passe son enfance à Liévin, dans le Pas-de-Calais. Elle est diplômée de l'institut d'études politiques de Lille[1] et réside à Amiens depuis 2006[2].

Barbara Pompili est la compagne de Christophe Porquier, ancien vice-président du conseil régional de Picardie et ancien membre d'EELV[3],[4],[5].

Elle est mère d'une fille née en 2003[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts chez Les Verts et EELV[modifier | modifier le code]

Elle adhère aux Verts en 2000[6]. Elle est chargée des relations avec la presse pendant la campagne présidentielle de 2002 de Noël Mamère. Durant les cinq années suivantes, elle travaille avec le député Yves Cochet en tant qu'assistante parlementaire, fonction qu'elle définit comme son métier[7]. Elle le soutient lors de la primaire présidentielle écologiste française de 2006[8].

Barbara Pompili se présente aux élections législatives de 2007 face à Jean-François Lamour (UMP) dans la 13e circonscription de Paris où elle recueille 2,29 % des suffrages exprimés. Alors qu'Yves Cochet fait campagne contre Marielle de Sarnez (Modem) dans la 11e circonscription de Paris, elle signe « le manifeste pour la refondation de l'écologie politique », un appel lancé par Daniel Cohn-Bendit qui envisage une alliance avec le Modem[9].

Elle est également candidate aux élections municipales de 2008 dans le 15e arrondissement de Paris face à Philippe Goujon (UMP) et recueille alors 4 % des voix.

De 2007 à 2012, elle est secrétaire générale adjointe du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale[1].

Députée de la XIVe législature[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée le dans la deuxième circonscription de la Somme en battant au second tour, avec 50,83 % des voix, le député sortant Olivier Jardé (Nouveau Centre), proche de Gilles de Robien dont il avait été le suppléant. Bénéficiant de l'accord national PS-EELV, elle n'affronte pas de candidat socialiste[6]. Imposée par les instances de son parti, sa candidature est perçue comme un parachutage chez les militants locaux[6],[10].

Le , elle est désignée coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, partageant cette fonction avec François de Rugy, bien que cette possibilité ne soit pas offerte par le règlement de l'Assemblée nationale[11]. Début , elle devient officiellement la présidente du groupe, malgré la coprésidence théorique : les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Elle devient la première femme à occuper la présidence d'un groupe parlementaire à l'Assemblée[12].

Elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation, de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes et du groupe d'études sur l'intégration des personnes handicapées, dont elle est assure la présidence. Elle siège également au sein du groupe d'amitié « France-Madagascar », ainsi qu'au sein de deux organismes extra-parlementaires, la commission nationale pour l’autonomie des jeunes et la commission supérieure des sites, perspectives et paysages.

En août 2015, Laurent de Boissieu la situe au « centre droit pro-gouvernemental » du groupe écologiste[13]. Favorable à un retour des écologistes au gouvernement et opposée aux accords électoraux avec le Front de gauche en vue des élections régionales de , elle partage la même analyse que Jean-Vincent Placé et François de Rugy qui quittent EELV en . Après avoir refusé un moment de suivre leur exemple[14], elle finit par quitter aussi le parti le [15],[16] et rejoint Le Parti écologiste en 2016, ainsi que son comité d'orientation politique[17].

Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité (2016-2017)[modifier | modifier le code]

Le , Barbara Pompili est nommée secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, auprès de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, dans le gouvernement de Manuel Valls.

Elle fait adopter définitivement la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages en juillet 2016. Le texte comprend notamment la création de l'Agence française pour la biodiversité[18], la précision de la séquence "éviter - réduire - compenser" les atteintes à la biodiversité, et instaure un régime de réparation du préjudice écologique, sécurisant la jurisprudence "Erika" en l'inscrivant dans le code civil[19]. Cette loi contient également des dispositifs de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, l'interdiction des pesticides contenant des néonicotinoïdes et autorise la ratification du protocole de Nagoya pour combattre la biopiraterie.

En mars 2016, dans le cadre des débats sur le projet de loi, elle doit retirer un amendement du gouvernement sur le préjudice écologique, suite à l'accusation de plusieurs acteurs de l'environnement comme Arnaud Gossement[20] et Delphine Batho[21] de constituer une régression inédite du droit de l'environnement et d'avoir été inspiré par les lobbys[22],[23].

Alliance avec le PS puis avec la République en marche ![modifier | modifier le code]

Dès son élection comme députée, Barbara Pompili affirme être en faveur d'une alliance parlementaire et gouvernementale avec le PS. Ainsi, en juin 2012, lorsque les députés écologistes votent blanc lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale, pour protester contre la non-attribution par le PS de la présidence de la commission Développement durable, Barbara Pompili estime que l'« on ne quitte pas la majorité pour une histoire de poste »[24].

Pendant la primaire citoyenne de 2017, elle soutient François de Rugy[25]. Benoît Hamon l'emporte et François de Rugy rejoint par la suite Emmanuel Macron. Le 21 mars, Barbara Pompili fait de même, devenant la première membre du gouvernement à soutenir le candidat En marche ![26]. Elle reçoit d'ailleurs le 11 mai 2017 l'investiture du mouvement d'Emmanuel Macron dans la 2e circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017. Elle a comme suppléante Cécile Delpirou, secrétaire du comité d’entreprise de Whirpool à Amiens, qui dit « travailler depuis cinq ans avec Madame Pompili » sur le dossier de l'usine, au centre de la campagne d’entre-deux tours de l'élection présidentielle en raison de l'annonce de sa délocalisation en Pologne[27]. Avec 40,70 % des voix lors du premier tour, elle se qualifie pour le second tour où elle affronte Cédric Maisse (La France insoumise). Elle l'emporte.

Députée de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Pressentie comme candidate à la présidence de l'Assemblée nationale, elle se range finalement derrière François de Rugy et prend la présidence de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[28].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Barbara Pompili présente Yves Cochet comme son « père politique »[6].

Institutions[modifier | modifier le code]

En 2012, elle ne vote pas en faveur du pacte budgétaire européen qu'elle qualifie d'« héritage du passé »[6].

En 2014, elle s'oppose au redécoupage des régions[29].

En 2016, elle vote l'ensemble du projet de réforme constitutionnelle après avoir voté contre son article 2 élargissant la déchéance de nationalité[30].

Elle soutient l'octroi du droit de vote aux élections locales aux étrangers non communautaires résidant légalement en France depuis au moins cinq ans[31].

Dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, elle défend le maintien tel quel de la réserve parlementaire afin de soutenir les associations, allant à l'encontre de la promesse de campagne d'Emmanuel Macron et du souhait du gouvernement[32].

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Elle est opposée aux projets d'aéroport du Grand Ouest[33] et de canal Seine-Nord Europe[30],[34], ainsi qu'à la ferme des mille vaches[35].

Société[modifier | modifier le code]

En 2014, elle signe un manifeste réclamant l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cependant, en raison du règlement de l'Assemblée nationale, seul François de Rugy est reconnu officiellement comme président du groupe. Barbara Pompili lui succède donc en et ils alternent depuis tous les six mois.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Qui suis-je ? », sur BarbaraPompili.fr (consulté le 16 novembre 2015).
  2. « Barbara Pompili en dates » (consulté le 10 juillet 2017).
  3. Jean-Michel Roustand, « Barbara Pompili, l'écologie picarde à l'Assemblée nationale », sur lunion.presse.fr, (consulté le 22 juin 2012).
  4. « EELV: le tête de liste dans la Somme claque la porte », sur La Voix du Nord, .
  5. « Réactions suite au départ de Christophe Porquier d'EELV », sur France Télévisions, (consulté le 12 octobre 2015).
  6. a, b, c, d et e Quentin Laurent, « Barbara Pompili, sœur sourire de EE-LV », sur liberation.fr, (consulté le 4 juillet 2017)
  7. « Mme Barbara Pompili - Somme (2e circonscription) - Assemblée nationale », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 7 septembre 2015).
  8. Sylvia Zappi, « Dominique Voynet va devoir mobiliser un parti divisé », sur Le Monde.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  9. Matthieu Ecoiffier, « Des lieutenants Verts dissidents », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  10. Hélène Bekmezian, « EELV à l'Assemblée : le défi du renouveau parlementaire », sur Le Monde.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  11. Sophie de Ravinel, « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », sur le site du Figaro, .
  12. Quentin Girard, « Barbara Pompili : «Est-ce normal de se sentir humiliée par une photo ? », sur liberation.fr, (consulté le 4 juillet 2017)
  13. Laurent de Boissieu, « Les députés Écologistes: combien de divisions internes? », sur ipolitique.fr, (consulté le 5 juillet 2017)
  14. « Contrairement à François de Rugy, Barbara Pompili est bien décidée à « se battre » au sein d'EELV », sur lelab.europe1.fr, .
  15. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Barbara Pompili : « Je quitte Europe Écologie-Les Verts », sur le site du Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 30 septembre 2015).
  16. « Barbara Pompili quitte à son tour EELV », sur le site du Figaro, .
  17. http://www.france-politique.fr/wiki/Le_Parti_%C3%89cologiste_(LPE)
  18. Audrey Garric et Pierre Le Hir, « L’Agence française pour la biodiversité, nouvelle arme au service de la nature », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  19. « Loi biodiversité : le préjudice écologique inscrit dans le code civil », sur lesechos.fr, (consulté le 7 juillet 2017)
  20. Le gouvernement renonce à supprimer le principe pollueur-payeur, Coralie Schaub, Libération, 1er mars 2016
  21. Pollueur-payeur : naufrage évité pour l’exécutif, Lilian Alemagna Coralie Schaub, Libération, 2 mars 2016
  22. Le gouvernement met fin au principe pollueur-payeur... ou pas !, Raphaël Proust, L'Opinion, 1er mars 2016
  23. Le gouvernement sabote le préjudice écologique, Marine Jobert, Le Journal de l'environnement, 1er mars 2016
  24. Max Staat, « Alors que les députés élisaient, hier, le bureau de l'Assemblée nationale, André Chassaigne, député PCF-Front de gauche, s'interroge sur le sens de la mainmise du PS », L'Humanité, (consulté le 22 mai 2016).
  25. http://www.lejdd.fr/Politique/Primaire-de-la-gauche-pour-qui-votent-les-ministres-831985
  26. « Barbara Pompili, première membre du gouvernement à soutenir Emmanuel Macron », francetvinfo.fr, 21 mars 2017.
  27. Léa Bitton, « Législatives : une élue du personnel de Whirpool suppléante pour "En Marche !" », sur Paris Match.com, (consulté le 18 juillet 2017).
  28. Guillaume Gendron, « Course au perchoir : quatre Marcheurs dans les starting-blocks », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  29. AFP, « Les députés écologistes voteront contre la réforme des régions », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  30. a et b « Ce qu'ils disaient avant le remaniement », sur Paris Match.com, (consulté le 18 juillet 2017).
  31. Esther Benbassa, Hélène Flautre, Noël Mamère, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, François de Rugy, « Le droit de vote aux étrangers, c’est maintenant ! », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  32. Laure Equy et Laure Bretton, « Réserve parlementaire: la majorité se fait tirer l'oreille », sur liberation.fr, (consulté le 28 juillet 2017).
  33. « Barbara Pompili : "Hulot parle aux gens" », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  34. Halima Najibi, « Canal Seine-Nord : Barbara Pompili dénonce le projet à l'Assemblée nationale », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  35. Sylvain Mouillard, « Les opposants à la ferme des «1 000 vaches» écopent de prison avec sursis et d'amendes », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  36. « Nous réclamons l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans discrimination », sur liberation.fr, (consulté le 18 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]