Olivier Becht

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Olivier Becht
Illustration.
Olivier Becht en 2013.
Fonctions
Président du groupe Agir ensemble à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(1 mois et 5 jours)
Législature XVe
Prédécesseur Création du groupe
Député français
En fonction depuis le
(3 ans et 10 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 5e du Haut-Rhin
Législature XVe
Groupe politique LC (2017)
UAI (2017-2019)
UDI (2019)
UAI (2019-2020)
AE (depuis 2020)
Prédécesseur Arlette Grosskost
Maire de Rixheim

(9 ans, 6 mois et 8 jours)
Prédécesseur Bernard Hanser
Successeur Ludovic Haye
Conseiller départemental du Haut-Rhin[1]

(2 ans, 2 mois et 21 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Rixheim
Prédécesseur Canton créé
Successeur Marc Munck
Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération

(6 ans, 11 mois et 28 jours)
Président Jean-Marie Bockel
Successeur Michèle Lutz
Conseiller municipal de Rixheim
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique PS (1997-2005)
Agir (depuis 2017)
Conjoint Livia Stoica-Becht
Diplômé de IEP de Strasbourg
ENA
Université Paris II
Profession Magistrat administratif
Professeur associé des universités (Université de Haute-Alsace)

Olivier Becht est un homme politique français, né le à Strasbourg. Ancien maire (« centriste indépendant ») de Rixheim, président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, il est député (Agir) du Haut-Rhin depuis 2017. Il devient Président du groupe Agir ensemble à l'Assemblée nationale (France) le 26 mai 2020.

Études et formation[modifier | modifier le code]

Olivier Becht obtient un baccalauréat ES (économique et social) en 1995 au lycée privé Jeanne-d'Arc de Mulhouse. Il poursuit ses études de 1995 à 1998 à l'Institut d'études politiques de Strasbourg où il se spécialise en service public.[réf. nécessaire]

De 1998 à 2000, il suit à Sciences-Po Paris une préparation au concours d'entrée à l'ENA. Il y est admis en 2000. De 2000 à 2001, il effectue son service national. En parallèle, il prépare un diplôme d'études approfondies (DEA) en finances publiques et fiscalité délivré par l'université Paris II Panthéon-Assas, qu'il obtiendra en 2001.[réf. nécessaire]

En 2002, il intègre l'ENA (promotion Léopold-Sédar-Senghor, la même que celle d'Emmanuel Macron)[2]. Il effectue alors de janvier à juillet un stage au sein du cabinet du préfet de la région Lorraine, Bernadette Malgorn. De 2002 à 2003, il est stagiaire auprès de l'Ambassadeur de France au Danemark, Régis de Belenet[3], pendant la présidence danoise de l'Union européenne.

À l'issue de son cursus d'énarque, il intègre la magistrature administrative[4]. Il est affecté au Tribunal administratif de Nancy en qualité de conseiller[5], puis de Premier conseiller.

Olivier Becht exerce aussi depuis septembre 2008 les fonctions de maître de conférences de droit, de géopolitique et de finances publiques à l'Université de Haute Alsace[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2001, il épouse Livia Stoica, haut fonctionnaire au Conseil de l'Europe[7]. Ensemble, ils ont un enfant né en 2012[8].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille centriste, Olivier Becht s'engage en 1992 aux côtés de Jacques Delors. Il devient alors président de la section alsacienne du club de réflexion politique « Témoin »[9].

Il rejoint la section du Parti socialiste de Rixheim en 1997, par opposition au maire d'alors, Bernard Hanser (RPR). En 1998, il fonde le groupe « Rixheim Vivre ensemble », qui se dit apolitique.

Le groupe d'Olivier Becht présente une liste aux élections municipales de 2001. Celle-ci réunit 31,66 % des voix. Au second tour, la liste de Bernard Hanser l’emporte avec 50,47 % des voix[10].

Olivier Becht s'engage en 2005 pour le « oui » au Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Après le Congrès du Mans en 2005, il quitte le PS et devient sans étiquette. Il se définit comme « social-démocrate plutôt libéral », estimant que la liberté économique n'empêche pas de mettre en place des régulateurs sociaux et n'empêche pas le respect du droit des citoyens. Il déclare : « J'ai essayé pendant 12 ans de faire passer ces idées au PS. Mais nous avons passé plus de temps dans des querelles de chapelle que dans la rénovation du projet politique.[11] »

Maire de Rixheim[modifier | modifier le code]

En 2008, la liste conduite par Olivier Becht remporte les élections municipales à Rixheim dans le cadre d'une quadrangulaire : dès le premier tour, avec 56 % des voix, elle devance notamment celle du maire sortant, Bernard Hanser[12]. Il est élu maire par le conseil municipal le 15 mars 2008, devenant à 31 ans le plus jeune maire d'Alsace[13]. Il opère un redressement des comptes sans augmenter le taux des impôts locaux et sans emprunt[14][source insuffisante].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Olivier Becht participe en 2009 à la création de la grande agglomération mulhousienne, Mulhouse Alsace Agglomération.

Le 4 janvier 2010, il est élu président délégué[15] de Mulhouse Alsace Agglomération, chargé de l’attractivité et de la compétitivité du territoire. Il est l'un des principaux négociateurs de ses projets de développement, tels que le projet Mulhouse Eco 2020[16]. Il quitte ses fonctions de président délégué de l'agglomération début janvier 2017 pour se consacrer à la campagne des élections législatives mais continue de siéger au conseil d'agglomération[17].

Conseil d'Alsace[modifier | modifier le code]

À partir du début de l'année 2011, les présidents du conseil régional d'Alsace et des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin se déclarent favorables à une « union des conseils généraux et régionaux »[18]. Il fait partie du groupe projet du Conseil unique d'Alsace[19]. Il défend d'autres évolutions dans le même cadre : la fusion des universités alsaciennes[20], le raccordement ferroviaire de l'aéroport de Bâle-Mulhouse[21] ou le Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse-Colmar.

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Olivier Becht se présente aux élections législatives de 2012 en tant que centriste indépendant[22] comme candidat suppléant dans la 5e circonscription du Haut-Rhin auprès d'Arlette Grosskost, députée sortante[23]. Celle-ci est réélue avec 55,76 % des voix exprimées[24].

Conseiller départemental du Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

Après l’échec de la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour un Conseil unique d’Alsace auquel il était favorable[25], Olivier Becht se porte candidat aux côtés de Patricia Fuchs aux élections départementales de 2015[26]. Après être arrivé nettement en tête au premier tour[27], le binôme est élu au second tour avec 71,3 % face au binôme présenté par le Front national[28].

Olivier Becht devient dans la foulée vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin[29],[30] chargé des questions économiques et de droit local. Il conserve cette fonction jusqu'au 12 juillet 2017, date à laquelle il démissionne après avoir été élu député[31].

Député[modifier | modifier le code]

Olivier Becht se présente aux élections législatives de 2017[32] avec pour suppléante Bernadette Groff, maire de Brunstatt-Didenheim[33],[34]. Devancé au premier tour par Cécile Lehr (République en marche), il est élu face à celle-ci député de la cinquième circonscription du Haut-Rhin avec 57,7 % des voix au second tour.

À l’Assemblée nationale, il rejoint le groupe Les Constructifs. Il est ensuite l'un des co-fondateurs d'Agir[35], chargé spécifiquement de la coordination des idées, aux côtés de Fabienne Keller[36]. Il devient également, lors de son congrès fondateur, porte-parole national du parti[37]. En octobre 2018, à la suite de l'entrée de Franck Riester au Gouvernement, Olivier Becht est élu président délégué du groupe des Constructifs, devenu UDI-Agir et indépendants[38] à l'Assemblée nationale[39].

Membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, il défend le budget lorsque celui-ci subit une baisse[40]. Au sein de cette commission, il est rapporteur de la mission sur la numérisation des armées[41] et de la mission sur la défense spatiale[42]. Il est par ailleurs l'auteur d'une proposition de loi[43] portant modernisation de la laïcité et des relations entre l'Etat et les cultes[44].

Conseil de l'Europe[modifier | modifier le code]

En juillet 2017, Olivier Becht est élu membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il y représente la France en qualité de vice-président de la délégation française à l'Assemblée parlementaire. Il siège au groupe ALDE. En mars 2019, il est élu rapporteur général pour l'évaluation de l'impact de la science et de la technologie.

Japon[modifier | modifier le code]

Passionné de culture japonaise, Olivier Becht devient en 2017 président du Centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA) et de l'Agence Alsace Japon (AJA)[45]. Il est également vice-président du groupe d'amitié France-Japon à l'Assemblée nationale[46] et membre du bureau du centre Europe-Japon pour la coopération industrielle placée auprès de la Commission européenne. Il suit des dossiers comme des implantations d'entreprises japonaises en Europe[45], la création d'un centre européen d'art japonais Takumi[47], la création d'une bibliothèque japonaise en Europe, la création d'un hôtel d'entreprises pour start-up japonaises ou encore le projet d'un musée européen du Manga[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vice-président du au .
  2. Clément Le Foll, « Les diplômés de grandes écoles surreprésentés à l’Assemblée nationale », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 4 janvier 2018)
  3. http://www.ambafrance-dk.org/IMG/pdf/LettreConsulat9.pdf
  4. Arrêté du 9 avril 2004 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2002-2004 « Léopold Sédar Senghor » de l'Ecole nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 2004, élèves issus des concours externe, interne et troisième concours (lire en ligne)
  5. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000439290
  6. http://www.campus-fonderie.uha.fr/fr/equipe-pedagogique-centre-de-Preparation-aux-concours-admini/equipe-pedagogique-centre-de-preparation-aux-concours-admini.html?highlight=becht
  7. http://sitemap.dna.fr/articles/200908/07/juriste-et-diplomate,mulhouse,000002286.php
  8. http://www.ville-rixheim.fr/discours_voeux_2016.pdf
  9. http://sitemap.dna.fr/articles/200802/26/une-2e-chance-pour-olivier-becht,mulhouse,000013161.php
  10. http://www.interieur.gouv.fr/content/download/1855/19461/file/resultats_communes_plus_9000h_T1T2_municipales_2001.zip
  11. L'Alsace, 12/07/2009, « Un an après... Olivier Becht ou la passion de la politique »
  12. http://www.lexpress.fr/resultats-elections/municipales-2008-rixheim-68170_375274.html
  13. http://sitemap.dna.fr/articles/200803/16/olivier-becht,region,000009314.php
  14. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/ACALR201611.pdf
  15. http://sitemap.dna.fr/articles/201002/11/une-vision-nouvelle,mulhouse,000005121.php
  16. http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/68/actualite/collectivites/strategie-territoriale-mulhouse-en-echo-a-strasbourg-03-02-2012-144082.php
  17. « 150 ans à fêter tous ensemble », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  18. https://www.20minutes.fr/politique/660902-20110128-politique-union-alsacienne-richert-referendum-fin-2011
  19. http://www.rue89strasbourg.com/reunion-du-groupe-projet-sur-le-conseil-unique-dalsace-22920
  20. http://www.tc-alsace.eu/forums/viewtopic.php?f=12&p=3373
  21. http://www.region.alsace/sites/default/files/fichiers/actualite/comptes-rendus_-_reunions_du_groupe_projet.pdf, p.128
  22. http://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2012/06/06/guerre-de-succession
  23. « Arlette Grosskost en phase de transmission », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  24. https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/haut-rhin_68/haut-rhin_5eme-circonscription
  25. http://www.dna.fr/politique/2013/03/10/un-nouvel-elan
  26. « Canton de Rixheim : Olivier Becht et Patricia Fuchs font équipe », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  27. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2015/(path)/departementales-2015//068/06813.html
  28. « Rixheim », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  29. http://www.haut-rhin.fr/lassemblee-departementale-et-ses-commissions-2015.html
  30. Haut-Rhin Magazine, Vos Conseillers départementaux - Supplément, Colmar, (lire en ligne), page 18
  31. « Une succéssion et deux démissions », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  32. « Becht en lice dans la 5e circonscription », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  33. http://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2016/06/04/olivier-becht-un-franc-tireur
  34. « Légilstatives: Olivier Becht prend ses amis de court », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  35. « «Agir, la droite constructive», une nouvelle force politique à droite », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2018)
  36. « Organigramme d'Agir - La Droite Constructive », sur agir-ladroiteconstructive.fr (consulté le 4 janvier 2018)
  37. http://www.leparisien.fr/politique/agir-une-nouvelle-chapelle-pour-les-deputes-de-centre-droit-16-09-2018-7890870.php
  38. « Le groupe des députés constructifs repabptisés », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  39. « Avec la nomination de Franck riester, le parti Agir se rapproche de la majorité », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  40. « VIDEO. Le général François Lecointre nommé chef d’état-major des armées », sur www.20minutes.fr (consulté le 4 janvier 2018)
  41. https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/la-numerisation-des-armees-un-enjeu-de-souverainete-majeur-rapport-parlementaire_2013004.html
  42. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-doit-avoir-des-armes-dans-l-espace-olivier-becht-depute-udi-804106.html
  43. http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion1314.asp
  44. « Becht veut moderniser la laïcité », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  45. a et b « Le temps venu des petites entreprises », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  46. http://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO733307
  47. « Un centre de restauration d'oeuvres », L'Alsace,‎ (lire en ligne).
  48. « Un musée européen du manga en réflexion en Alsace », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]