Benjamin Griveaux

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Benjamin Griveaux
Illustration.
Benjamin Griveaux en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre
Porte-parole du gouvernement
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 22 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Christophe Castaner (porte-parole)
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances

(5 mois et 3 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Henri Torre (indirectement)
Successeur Delphine Gény-Stephann
Député français

(1 mois)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 5e de Paris
Législature XVe
Prédécesseur Seybah Dagoma
Successeur Élise Fajgeles
Conseiller général de Saône-et-Loire

(7 ans et 12 jours)
Circonscription Canton de Chalon-sur-Saône-Centre
Prédécesseur Patrick Forêt
Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône

(7 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Maire Christophe Sirugue
Gilles Platret
Successeur Françoise Verjux-Pelletier
Biographie
Nom de naissance Benjamin-Blaise Griveaux
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Saint-Rémy (Saône-et-Loire)
Nationalité française
Parti politique PS (2003-2017)
EM/REM (depuis 2016)
Diplômé de IEP de Paris
HEC

Benjamin Griveaux, de son nom complet Benjamin-Blaise Griveaux, né le à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), est un homme politique français.

D'abord militant du Parti socialiste, il est collaborateur de Dominique Strauss-Kahn de 2003 à 2007, puis exerce différents mandats locaux en Saône-et-Loire de 2008 à 2015 (conseiller municipal de Chalon-sur-Saône, vice-président de l'agglomération de Chalon-sur-Saône, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire). Il est membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine de 2012 à 2014, puis directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco de 2014 à 2016.

Proche d'Emmanuel Macron à partir de 2015, il participe à la fondation d'En marche ! et devient porte-parole du mouvement.

Il est élu député en 2017 dans la cinquième circonscription de Paris et devient secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances au sein du gouvernement Édouard Philippe II. Depuis novembre 2017, il est rattaché au Premier ministre et exerce la fonction de porte-parole du gouvernement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Rémy[1], Benjamin Griveaux est le fils d'un notaire, Patrick Griveaux, et d'une avocate de Chalon-sur-Saône[2], Katherine Griveaux. Celle-ci, rocardienne, milite au Parti socialiste unifié, tandis que son père tend à soutenir Raymond Barre[1].

Il est diplômé de Sciences Po Paris en 1999 (section « Service public »)[3] et d'HEC Paris en 2001 (programme Grande École)[4] mais échoue au concours d'entrée de l'ENA[5],[1].

Il est marié à Julia Minkowski, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski, nièce du chef d'orchestre Marc Minkowski et avocate qui a participé à l'élaboration du programme justice d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017[5],[6],[7]. Elle est également chargée de mission au ministère de la Justice[8]. Le couple est parent de deux enfants[9],[10].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 2003, il fonde le cabinet de conseils en recrutement Médiane Conseil dont il est également le gérant[11],[12], et membre du conseil d'administration entre 2006 et 2013[13].

De 2014 à octobre 2016, il est directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco[2]. Sa mission consiste, selon le journaliste Vincent Jauvert, pour un revenu de 17 000 € mensuels, à « contrôler que personne au ministère des Finances ou au Parlement ne propose d’abolir » une niche fiscale favorable à l'entreprise[14].

Militant du PS et élu local en Saône-et-Loire[modifier | modifier le code]

Par l'intermédiaire d'Olivier Ferrand, il rejoint les cercles « rocardo-strauss-kahniens »[1]. Engagé au Parti socialiste (PS), il milite vers 2003 dans le 3e arrondissement de Paris. Selon Pierre Aidenbaum, alors maire PS de l’arrondissement, « il est arrivé avec une dizaine d’autres issus des cercles DSK » qui « tentaient de noyauter la section »[1].

De 2003 à 2007, il est collaborateur de Dominique Strauss-Kahn en tant que délégué national d’« À gauche en Europe », club de réflexion que ce dernier a fondé avec Michel Rocard[11],[13],[15],[2],[16]. Avec Ismaël Emelien, Cédric O, Stanislas Guérini ou encore Sibeth Ndiaye[17], il fait partie de son équipe de campagne pour la primaire PS de 2006[5]. L'Obs indique qu'« au sein de la "bande de la Planche" (en référence à la rue du QG), il fait office de "grand frère", aux côtés de Matthias Fekl et Olivier Ferrand »[18]. Le Monde précise qu'« il est un junior aux côtés des chaperons, Jean-Christophe Cambadélis ou Jean-Marie Le Guen, mais il encadre des encore plus juniors que lui. Il fait passer son entretien d’« embauche » à Ismaël Emelien, 18 ans à peine, couve Stanislas Guerini et Cédric O »[1].

Il est élu conseiller municipal de Chalon-sur-Saône en 2008, sur la liste de Christophe Sirugue[2],[19], et vice-président de l'agglomération de Chalon-sur-Saône ; il est également président de l'Agence pour le développement économique de la région de Chalon-sur-Saône (Aderc)[20],[12]. Il est réélu conseiller municipal lors des élections municipales de 2014 sur la liste de Christophe Sirugue, désormais dans l'opposition[21]. En juin 2015, il démissionne du conseil municipal et du conseil communautaire en raison de son arrivée chez Unibail-Rodamco[22].

Élu dans le canton de Chalon-sur-Saône-Centre en 2008[22],[23], il est également vice-président du conseil général de Saône-et-Loire sous la présidence d'Arnaud Montebourg : il indique avoir « toujours été son opposant dans sa majorité »[19]. Il est chargé de l'économie, de l'emploi et de l'insertion[24]. Il ne se représente pas lors des élections départementales de 2015[25].

Il fait partie de l'équipe de campagne de François Hollande pour la primaire citoyenne de 2011, au sein de laquelle il est délégué à l'économie sociale et solidaire[26]. En novembre 2012, il entre au bureau national du PS[27].

Il intègre en 2012 le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine[28]. À cette occasion, il est repéré pour sa défense des territoires ruraux face à la capitale, n'hésitant pas à déclarer : « Paris n'est pas la France, on souffre trop du monde médiatique qui se nourrit de députés franciliens »[29]. Il rompt avec François Hollande au moment du débat sur la déchéance de nationalité[1].

A cette époque, il est par ailleurs conseiller de la fondation Jean-Jaurès sur les questions sociales, et publie en 2012 le livre Salauds de pauvres, où il cherche à débusquer les idées fausses en ce qui concerne les minima sociaux. Il affirme notamment que, contrairement aux idées reçues, les bénéficiaires de ces aides ne gagnent pas plus en restant chez eux que s'ils travaillaient[30],[31],[32],[33],[18].

Engagement au sein d'En marche[modifier | modifier le code]

Il devient proche d'Emmanuel Macron à partir d'octobre 2015, par l'intermédiaire d'Ismaël Emelien[19], et fait partie de ceux qui travaillent à la création d'En marche !, dont il sera le principal porte-parole[34],[35]. Étienne Girard, du magazine Marianne, le présente comme le « chef de file naturel » d'« apparatchiks » issus du Parti socialiste qui ont rejoint Emmanuel Macron[36]. Il apparaît régulièrement à la télévision au cours de la campagne présidentielle[19].

Il est investi par La République en marche (LREM) aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Paris[37], qu'il remporte le 18 juin 2017 lors du second tour face à la députée socialiste sortante Seybah Dagoma[38].

Alors qu'il est absent du premier gouvernement Édouard Philippe, il cherche à prendre la tête de LREM mais Emmanuel Macron s'y oppose[1].

Membre du deuxième gouvernement Philippe[modifier | modifier le code]

Le 21 juin 2017, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, au sein du second gouvernement d'Édouard Philippe. Ses attributions ministérielles sont les mêmes que celles du ministre[19]. Il travaille sur certaines entreprises industrielles en difficulté, sur la préparation du projet de loi « entreprises » et sur l'attractivité financière de la place de Paris[19].

Le 24 novembre 2017, il quitte son poste pour devenir porte-parole du gouvernement en tant que secrétaire d'État auprès du Premier ministre.

Selon un classement établi par Le Figaro, il est la personnalité politique la plus invitée dans les matinales entre le 21 août 2017 et le 13 juillet 2018, avec 43 passages, 7 % des entretiens et près d'une intervention par semaine[39],[40]. Au cours du mois d'octobre 2018, il est remarqué pour deux sorties successives qui font polémique. Le 25 octobre 2018, il déclare que « Mélenchon, Le Pen, Wauquiez et Faure sont des faussaires de la politique »[41]. Lui répondant, Marine Le Pen déclare alors que « ce gouvernement est un ramassis d'arrogants »[42]. Le suivant, il critique la proposition de Laurent Wauquiez d'aider certains ménages à payer leurs dépenses de carburant avec des « tickets-carburant » sur le modèle des tickets-restaurant : il déclare que Wauquiez est « le candidat des gens qui fument des clopes et qui roulent au diesel » ; alors que le président des Républicains y voit un mépris pour les Français, Benjamin Griveaux considère cette proposition comme une subvention à la pollution et affirme que 73 000 personnes meurent chaque année du fait de la pollution et 48 000 du fait des particules fines[43],[1],[44],[45],[46].

Le , lors de l’« acte VIII » du mouvement des Gilets jaunes, le portail de l’entrée de l'hôtel de Rothelin-Charolais (siège du porte-parole du Gouvernement) est détruit par des manifestants à l’aide d’un chariot élévateur, ce qui conduit à son évacuation. Selon Le Monde, « c’est la première fois qu’un ministre de la Ve République est contraint de s’enfuir de son bureau en courant ». Le journal estime que « l’attaque de son ministère n’est sans doute pas sans lien avec ce que peut susciter Benjamin Griveaux : une image de teigneux prêt à défendre la Macronie jusqu’à la provocation »[1]. Il s'agit également de la première intrusion dans un local gouvernemental depuis le saccage en 1999 par des agriculteurs du bureau de Dominique Voynet, au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement[47].

Il est pressenti pour être le candidat de La République en marche à Paris lors des élections municipales de 2020[48].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Élites, Dalloz-Sirey, 2007
  • Salauds de pauvres ! Pour en finir avec le choix français de la pauvreté, Fayard, 2012[49]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Laurent Telo, « L’ambitieux monsieur Griveaux », sur lemonde.fr, (consulté le 19 janvier 2019).
  2. a b c et d Mariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match, semaine du 20 au 26 avril 2017, pages 32-33.
  3. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/benjamin.griveaux99.
  4. « HEC Alumni », sur www.hecalumni.fr (consulté le 5 janvier 2018).
  5. a b et c Sophie des Déserts, « Le casse du siècle », Vanity Fair n°53, décembre 2017, pages 108-115 et 154-155.
  6. http://www.liberation.fr/france/2017/06/23/benjamin-griveaux-bercy-macron_1579174.
  7. Éric Hacquemand, « Les ambitions parisiennes de Benjamin Griveaux », Paris Match, semaine du 21 au 27 septembre 2017, page 42.
  8. « Présentation des chantiers de la Justice », sur justice.gouv.fr (consulté le 18 janvier 2019)
  9. Carl Meeus, « Anne Hidalgo est déjà en campagne », Le Figaro Magazine, semaine du 6 juillet 2018, p. 22.
  10. Ghislain de Violet, « Benjamin Griveaux, quand le porte-parole débranche », Paris Match, semaine du 9 au 15 août 2018, p. 26.
  11. a et b « Strauss-Kahn est l’homme qui rassurera les Français », sur lejsl.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  12. a et b Frédéric Brillet, « A Chalon-sur-Saône, les 15 politiques qui comptent », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le 23 juillet 2018).
  13. a et b « Unibail-Rodamco : Pablo Nakhlé Cerruti, Benjamin Griveaux », sur lesechos.fr, (consulté le 23 juillet 2018).
  14. Le livre choc sur la vie de rêve des élites de l’Etat, leparisien.fr, 17 janvier 2018.
  15. Portrait - Benjamin Griveaux, en marche au côté d’Emmanuel Macron.
  16. « Éminence grise - Benjamin Griveaux », Le Figaro Magazine, semaine du 28 avril 2017, page 22.
  17. Mariana Grépinet, « Stanislas Guérini. Un inconnu à la tête des marcheurs », Paris Match, semaine du 28 novembre au 5 décembre 2018, p. 50.
  18. a et b Julien Martin, « 10 choses à savoir sur Benjamin Griveaux, nouveau porte-parole du gouvernement », sur nouvelobs.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  19. a b c d e et f David Revault d'Allones et Arthur Nazaret, « Benjamin Griveaux, la comète de Jupiter Macron », sur lejdd.fr, (consulté le 23 août 2017).
  20. « Le Chalonnais Benjamin Griveaux a encouragé Macron à démissionner », 1er septembre 2016.
  21. https://www.linternaute.com/elections-municipales/resultats/chalon-sur-saone/ville-71076
  22. a et b Christophe Roulliaud, « Benjamin Griveaux démissionne de ses mandats », sur lejsl.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  23. https://www.acteurspublics.com/elections/cantonales/canton.php?codcan=06&annee=2008&dpt=071&tour=1
  24. Le Point magazine, « Benjamin Griveaux, politicien rodé et porte-voix du renouveau », sur Le Point, (consulté le 15 février 2019)
  25. Laurent Guillaumé, « "Nous sommes Chalon 2... dans toute sa diversité" pour Dominique Copreaux et Ahmed Bouchaïr », sur info-chalon.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  26. Mathieu Deslandes, « Six équipes en campagne : le Who's Who de la primaire », sur nouvelobs.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  27. « Qui est Benjamin Griveaux, nouveau porte-parole du gouvernement ? », sur vsd.fr, .
  28. https://www.acteurspublics.com/2012/06/12/benjamin-griveaux-conseille-marisol-touraine.
  29. Grégoire Pinson, « Politique, entreprise... Voici les stars montantes chez les élites », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2018).
  30. « Salauds de pauvres ! Pour en finir avec le choix français de la pauvreté », sur Cairn.info,
  31. « Benjamin Griveaux : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le 11 février 2019)
  32. « Tout savoir sur Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement », sur www.cnews.fr,
  33. « Salauds de pauvres !, Benjamin Griveaux, ebook - LaProcure.com », sur La Procure (consulté le 11 février 2019)
  34. Prisma Média, « Benjamin Griveaux - La biographie de Benjamin Griveaux avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 15 février 2019)
  35. http://www.info-chalon.com/articles/politique/2016/04/20/21394/benjamin-griveaux-porte-parole-d-emmanuel-macron-repond-a-info-chalon-com/.
  36. Législatives : ce réseau d'apparatchiks macronistes qui s'apprête à fondre sur l'Assemblée, marianne.net, 16 juin 2017.
  37. « Législatives à Paris : treize candidats de la République En marche! investis », leparisien.fr, 15 mai 2017.
  38. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 21 juin 2017).
  39. Loris Boichot et FIG Data, « Notre palmarès des invités politiques des matinales radio et télé », sur lefigaro.fr, (consulté le 23 juillet 2018).
  40. Christophe Gazzano, « Benjamin Griveaux (LREM) personnalité politique la plus invitée dans les matinales cette saison », sur ozap.com, (consulté le 23 juillet 2018).
  41. « Griveaux: «Mélenchon, Le Pen, Wauquiez et Faure sont des faussaires de la politique» », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018).
  42. « Le Pen répond à Griveaux : «Ce gouvernement est un ramassis d'arrogants» », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018).
  43. Le JDD, « Pour Griveaux, Wauquiez est "le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel" », lejdd.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018).
  44. BFMTV, « « Clopes et diesel »: Wauquiez dénonce « l'arrogance » du gouvernement », sur BFMTV (consulté le 30 octobre 2018).
  45. « Griveaux, le diesel et la clope : "la réaction typique d’un bobo des grandes villes" », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018).
  46. Judith Waintraub, « François Bayrou, le seul à pouvoir encore sauver Emmanuel Macron (ou à le débrancher) ? », sur Atlantico.fr, (consulté le 19 janvier 2019).
  47. « Intrusion dans les bureaux de Benjamin Griveaux et d'autres ministères : que sait-on vraiment ? », sur franceinter.fr, (consulté le 26 janvier 2019).
  48. « Mairie de Paris : les revers d'Anne Hidalgo aiguisent les appétits », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2018).
  49. Voir sur vivre-a-chalon.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]