Richard Ferrand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ferrand.
Richard Ferrand
Richard Ferrand en 2008.
Richard Ferrand en 2008.
Fonctions
Président du groupe REM à
l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(2 mois et 23 jours)
Élection
Législature XVe
Prédécesseur Création du groupe
Ministre de la Cohésion des territoires

(1 mois et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I
Prédécesseur Jean-Michel Baylet
(Aménagement du territoire)
Emmanuelle Cosse
(Logement)
Patrick Kanner
(Ville)
Successeur Jacques Mézard
Secrétaire général de La
République en marche !
[N 1]
En fonction depuis le
(11 mois et 18 jours)
Président Emmanuel Macron
Catherine Barbaroux (intérim)
Prédécesseur Ludovic Chaker
Député du Finistère
Élu dans la 6e circonscription
En fonction depuis le
(2 mois et 29 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Claire Mallejac

(4 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Christian Ménard
Successeur Claire Mallejac
Conseiller régional de Bretagne
En fonction depuis le
(7 ans, 5 mois et 24 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Jean-Yves Le Drian
Pierrick Massiot
Jean-Yves Le Drian
Conseiller général du Finistère
Élu dans le canton de Carhaix-Plouguer

(13 ans et 4 jours)
Élection 22 mars 1998
Réélection
Président Pierre Maille
Prédécesseur Jean Rohou
Successeur Christian Troadec
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Rodez (Aveyron)
Nationalité française
Parti politique PS (1980-2017)
EM/REM (depuis 2016)
Profession dirigeant d'entreprise

Richard Ferrand, né le à Rodez (Aveyron), est un dirigeant de société et homme politique français.

Conseiller général PS dans le Finistère depuis 1998, conseiller régional de Bretagne depuis 2010 et député du Finistère depuis 2012, il est rapporteur général de la loi Macron[1], présentée en Conseil des ministres le 15 octobre 2014, puis nommé en octobre 2016 secrétaire général du mouvement En marche !, présidé par son fondateur Emmanuel Macron, qui est rebaptisé en mai 2017 La République en marche ! (LREM). Le 17 mai 2017, il est nommé ministre de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement Édouard Philippe, dont il démissionne le 19 juin. Il est élu président du groupe parlementaire LREM à l'Assemblée nationale le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études, famille et emploi[modifier | modifier le code]

Richard Ferrand est né à Rodez le . Après deux années à Bünde, en Allemagne de l'Ouest, où il prépare le baccalauréat, il étudie l'allemand et le droit à l'université Toulouse-I-Capitole puis à l'université Paris-Descartes et adhère au PS à l'âge de 18 ans.

Il commence sa vie professionnelle comme journaliste en collaborant à Centre Presse, Auto Moto, Circuler, Vie publique, La Dépêche du Midi[3], et Le Monde[4].

En 1988, à l'âge de 26 ans, il devient directeur associé d'une agence de graphisme de presse qu'il dirige jusqu'en 1990, date à laquelle il crée une société de conseil en communication et devient administrateur d'une agence de graphistes associés.

En mai 1991, il devient conseiller en communication de Kofi Yamgnane[5], secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Intégration[6].

En 1992, il demande à Kofi Yamgnane s'il peut « s'installer en Bretagne et continuer le travail pour le ministère ». L'épouse de Kofi Yamgnane lui trouve une maison à Hanvec, où il s'installe en famille[5].

Battu aux législatives de mars 1993, Kofi Yamgnane fait entrer Richard Ferrand aux Mutuelles de Bretagne, via un de ses amis qui en est président[5],[7]. Richard Ferrand devient directeur général des Mutuelles de Bretagne en 1998. En mars de la même année, il décroche son premier mandat politique, conseiller général PS du canton de Châteauneuf, où aucun des maires de gauche n'a accepté de se porter candidat[5].

Élu député en juin 2012, il quitte la direction des Mutuelles de Bretagne, mais conserve un poste de chargé de mission auprès de cet organisme.

Richard Ferrand a divorcé en 1994 de l'artiste plasticienne Françoise Coustal[8] et s'est pacsé avec l'avocate Sandrine Doucen le 2 janvier 2014 [9].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il a pris sa carte au PS à l'âge de 18 ans[10]. Richard Ferrand entame son premier mandat électoral en 1998 comme conseiller général du canton de Carhaix-Plouguer (Finistère). Réélu en 2004, il est alors désigné vice-président du conseil général du Finistère, chargé de l'insertion, de l'économie sociale et solidaire et délégué pour le pays Centre Ouest Bretagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 2011. Avec Yves Morvan[réf. nécessaire], Richard Ferrand contribue à la fondation du garage solidaire de Carhaix. Cette structure, née en 2007, se distingue d'un garage classique. C'est un chantier d'insertion qui a pour mission de permettre l'accès à la mobilité et donc à l'emploi des personnes à faibles ressources[réf. nécessaire].

Candidat aux élections municipales de 2001 et à celles de 2008 à Carhaix, il est battu par Christian Troadec, futur porte-parole du mouvement des Bonnets rouges[11], obtenant la seconde fois 31 % des voix[12].

En 2008, il prend position pour la fusion de l'hôpital de Carhaix, en lutte pour sa survie[réf. nécessaire], avec le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest. Ce rapprochement, effectif depuis le , a notamment permis le maintien de l'unité de proximité d'accueil, de traitement et d'orientation des urgences (UPATOU), du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) et des activités de soins de santé (médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique)[réf. nécessaire].

Lors des élections régionales de 2010, il est candidat sur la liste finistérienne du PS conduite par Marylise Lebranchu. Aux côtés de Jean-Yves Le Drian, il devient conseiller régional de Bretagne, le 21 mars 2010, puis préside le groupe socialiste et apparentés du Conseil régional de Bretagne.

En 2007, il se présente aux élections législatives dans la 6e circonscription du Finistère où il est battu par Christian Ménard (UMP)[réf. nécessaire]. Mais, aux élections législatives suivantes, le 17 juin 2012, il est élu député avec 58,36 % des voix au second tour dans cette circonscription qui s'étend de Carhaix à Camaret-sur-Mer, jusqu'aux portes de Brest, à Plougastel-Daoulas, et à celles de Douarnenez, à Kerlaz, et qui comprend l'île d'Ouessant.

Il soutient Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011[13].

Député[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale, Richard Ferrand est membre du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) et siège à la commission des Affaires sociales. Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire, il est co-président du groupe d'études Industries agroalimentaires et filière agricole. Il s'implique particulièrement sur les questions liées à la protection sociale et à la lutte contre le dumping social.

Il fait initialement partie des députés PS « frondeurs »[13].

À la commission des Affaires sociales, il a notamment été rapporteur de la résolution de la directive de l'Union européenne concernant le détachement de travailleurs alors en négociation à Bruxelles. Dans son rapport[14], il pointe notamment le fait que le détachement des travailleurs européens est à l'origine de situations « d'optimisation sociale » et de « dumping social » qui mettent en danger tout à la fois les acteurs économiques locaux, le financement de la sécurité sociale mais aussi le « vivre-ensemble » européen. Pour y remédier, il prône la mise en place de mesures de nature à encadrer plus strictement le détachement de travailleurs.

Après s'être opposé aux manifestations du mouvement des Bonnets rouges contre la taxe poids lourds, héritée du gouvernement Fillon et reprise par le gouvernement Jean-Marc Ayrault[15], il prend finalement position contre ce projet, comme les autres députés socialistes bretons. Il souligne la complexité du dispositif et la nécessité de prendre en considération les spécificités territoriales de la Bretagne. Il soutiendra des amendements afin d'aménager son application. À la suite du report de l'entrée en vigueur de la taxe poids lourds, il intègre la mission d'information mise en place par l'Assemblée nationale sur ce sujet. À cette occasion, il plaide, avec ses collègues parlementaires bretons, et dans le sens de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, pour une remise à plat du dispositif[16].

Le 3 octobre 2014, le Premier ministre Manuel Valls le nomme en mission temporaire auprès d'Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, sur la réforme des professions dites réglementées du droit et de la santé. Il est ainsi chargé « d'étudier les conditions dans lesquelles pourrait s'effectuer la modernisation du cadre juridique des professions concernées », afin de permettre le développement de leur activité, tout en portant une attention particulière sur les enjeux de maillage territorial[17]. Après de nombreuses consultations auprès des syndicats, des experts et des associations[réf. nécessaire], il remet un rapport dans lequel il souligne notamment que réformer les professions réglementées est indispensable mais que réformer n'est pas casser, c'est optimiser les atouts d'un modèle qui a fait ses preuves et en corriger sans craintes les défauts évidents. Dans cette perspective, il émet vingt-huit propositions qui visent en particulier à promouvoir l'accès des jeunes aux professions, à conforter le maillage territorial et à garantir l'accès aux services par des prix justes et transparents[18]

La réforme des professions réglementées, abondamment amendée par les parlementaires, cristallise une partie du débat politique et fait l'objet d'une forte opposition des lobbies des organisations concernées[19] lors de l'examen à l'Assemblée nationale, Richard Ferrand est nommé rapporteur général de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dite « loi Macron », une des plus conséquentes du quinquennat de François Hollande de par son nombre d'articles (près de 300) et de par les secteurs de l'économie qu'elle entend réformer : professions réglementées, transports collectifs, épargne salariale, justices commerciale et prud'homale, logement, travail dominical. Plus de cent onze heures d'examen en séance publique en font le texte dont la durée d'examen a été la plus longue sous la XIVe législature[20]. Dans un processus parlementaire inédit, laissant une marge de manœuvre importante aux parlementaires (certains[Qui ?] évoquent une « co-production législative »[réf. nécessaire] inédite sous la Ve République[21]), le texte finalement voté comporte de nombreuses mesures de natures très hétérogènes : ouverture des professions réglementées afin de favoriser l'implantation des jeunes[22], ouverture des magasins le dimanche[réf. nécessaire] et libéralisation des compagnies d'autocar[réf. nécessaire].

Secrétaire général de la République en marche ![modifier | modifier le code]

Richard Ferrand est le premier parlementaire à rejoindre Emmanuel Macron lors de la constitution de son parti En marche !. Il est nommé secrétaire général de mouvement en octobre 2016[23]. Il devient ainsi le bras droit du candidat Emmanuel Macron[24]. En novembre 2016, les conseillers socialistes de Bretagne réclamant une « clarification » poussent Richard Ferrand à se mettre en retrait[25] provisoire de la présidence du groupe PS et apparentés au conseil régional de Bretagne[26].

Dans une tribune publiée dans Le Monde daté du mardi , Richard Ferrand affirme que la Russie tente de déstabiliser la présidentielle en France notamment en effectuant « plusieurs milliers d’attaques mensuelles » du site internet d'En Marche ![27]. Mais comme le souligne Europe 1[28], « les adresses IP des hackers sont ukrainiennes, ce qui ne prouve pas que ces attaques proviennent effectivement d'Ukraine et qu'elles sont téléguidées par la Russie de Vladimir Poutine » et pour Télérama et L'Obs c'est un « plan marketing »[29] car « cette communication autour des cyberattaques supposées russes sert le candidat Macron, comme elle a pu en servir d'autres, en lui conférant une stature d'homme d'Etat »[30].

Le , Richard Ferrand annonce les critères de moralité imposés aux candidats d'En marche ! pour les élections législatives notamment par « faire la preuve de sa probité en fournissant le casier judiciaire, faire une déclaration d'intérêts pour montrer qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, s'engager à ne pas embaucher son conjoint ou ses enfants lorsqu'on a une fonction publique »[31].

Durant le Penelopegate, celui que des médias nomment le « porte-flingue »[32],[33],[25] de Macron, a lancé des critiques à l'égard de François Fillon, comme en témoigne les déclarations du 27 février 2017, sur Radio Classique, où Richard Ferrand affirme que « François Fillon témoigne d’une grande perte de sang-froid, notamment dans le domaine du régalien »[34]. Ou encore le 3 mars 2017, sur France Inter, Richard Ferrand déclare au sujet du Penelopegate que « Fillon s'est présenté comme un saint et s'est positionné en martyr. Cela souille tous les élus de France »[35].

Fin mars 2017, Richard Ferrand, déclare à BFM TV qu'il va être désinvesti par le PS après une réunion le 2 ou le 3 avril pour retirer l’investiture à ceux qui soutiennent Emmanuel Macron[36]. En avril 2017, Richard Ferrand perd son investiture sur la sixième circonscription du Finistère au profit d'un candidat écologiste, Nathanaël Legeard[37].

Le 8 mai 2017, au lendemain du résultat de l'élection présidentielle, il quitte le Parti socialiste[38]. Richard Ferrand annonce le 8 mai 2017, pendant une conférence de presse du mouvement En Marche !, être candidat à l'investiture pour les élections législatives de 2017 dans la 6e circonscription du Finistère. Il est réélu à l'issue du second tour.

Le , le jour de la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron dans la salle des Fêtes du palais de l'Élysée, François Bayrou et Richard Ferrand les « deux leaders [qui] ont de l'ambition » ont été « à deux doigts d'en venir aux mains »[39].

Le fait que Richard Ferrand ait rejoint le mouvement En marche ! est une trahison pour son mentor Kofi Yamgnane[40], la socialiste Patricia Adam[41], Yohann Nédélec, maire PS du Relecq-Kerhuon[42] et le Front de gauche du centre Finistère[43].

Éphémère ministre de la Cohésion des territoires[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 2017, il est nommé ministre de la Cohésion des territoires au sein du gouvernement Édouard Philippe, premier gouvernement sous la présidence d'Emmanuel Macron. Ce nouveau ministère regroupe de la fusion des précédents ministère du Logement, de celui de la ville et de celui de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

Richard Ferrand fait face à des révélations politico-financières. Pour Olivier Faure « ce que l’on peut reprocher à Richard Ferrand, c'est d'avoir été très dur pendant le Penelope Gate »[44]. Ainsi le , il déclare que l'affaire Fillon « souille tous les élus de France »[45]. Se faisant l'écho de ces déclarations dans une tribune récente, l'avocat Gilles-William Goldnadel qualifie Richard Ferrand « d'arroseur arrosé » et considère que « le montage financier tout à fait extravagant incriminé dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne pose des questions légales, au regard du code pénal et du code de la mutualité »[46]. Le , le député européen Europe-écologie-Les Verts Yannick Jadot déclare que Richard Ferrand utilise « les mêmes stratégies de déni que l'affaire Fillon, on renvoie vers les électeurs la possibilité de trancher, on indique légitiment la présomption d'innocence mais encore une fois les faits sont avérés et d'ailleurs monsieur Ferrand ne les conteste pas »[47].

Le 31 mai 2017, Richard Ferrand est conforté à son poste de ministre par le Premier ministre Édouard Philippe[48] et le président de la République Emmanuel Macron[49]. Cependant, selon un sondage publié le 2 juin 2017, 54 % des Français pensent qu'Emmanuel Macron a tort de le garder au gouvernement[50].

D'ici la fin de l'année 2017, le nouveau ministre en fonction devrait instaurer une loi remplaçant la loi Pinel. Cette loi devrait, comme le veut la coutume, porter le nom du ministre en place, la loi Ferrand[51].

Toutefois, le , BFM TV, Le Monde et Europe 1 rapportent que Emmanuel Macron a demandé à Richard Ferrand de quitter le gouvernement afin que celui-ci puisse postuler à la présidence du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale[52],[53]. Le soir même, il démissionne avec le reste du gouvernement[54].

Président du groupe La République en marche ![modifier | modifier le code]

Le samedi , lors d'un séminaire, alors qu'il n'y avait pas d'autres candidats, par un vote à main levée et sur les 308 votants, aucune voix contre et deux abstentions, Richard Ferrand est élu président du groupe La République en marche !. Pour le député Les Républicains de l'Yonne, Guillaume Larrivé, c'est un score digne des « soviets »[55]. Le journaliste du Monde, dans un tweet, Cédric Pietralunga signale que le vote à main levée rend « impossible toute contestation »[56]. Pour le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, ce n'est « pas cohérent » que Richard Ferrand soit devenu président du groupe La République en marche ![57]. Des voix internes au parti, comme Joachim Son-Forget, rappelaient que « l'exercice démocratique voudrait qu'on appelle toujours de nos vœux la présence de plusieurs personnes (…), ce que j'appelle de mes vœux c'est qu'on ait le choix, avoir le choix c'est la base de la démocratie (…) L'intérêt, c'est qu'on ne soit pas un godillot »[58]. L'ancien député LR Thierry Mariani reprend le mot de Joachim Son-Forget en tweetant « une vraie bande de godillots piétinant la morale ! »[59].

Durant ses premières semaines en tant que président de groupe, il se montre peu présent à l'Assemblée et sa gestion est critiquée dans l'anonymat par certains députés LREM, faisant « gronder le risque d'une fronde » selon BFM TV[60]. Lors de l'examen à l'Assemblée du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, il siège quelques minutes sur cinquante heures de débat et ne prend pas la parole[61].

En amont de l'examen en commission du Projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Richard Ferrand organise un vote interne du groupe pour tenter d'obtenir le maintien de la réserve parlementaire, dont la suppression était proposée dans le texte du Gouvernement. Un second vote est organisé qui abouti à une position du Groupe qui soit favorable à l'orientation gouvernementale[62].

Affaires et polémiques[modifier | modifier le code]

Affaires politico-judiciaires[modifier | modifier le code]

En mai 2017, Le Canard enchaîné, Le Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées[63] lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux MDB des travaux d'aménagement d'un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d'une subvention de 1,66 millions d'euros[63] du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les MDB ont ensuite fait effectuer d'autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l'avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille[64], qui a par ailleurs facturé régulièrement aux MDB des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des MDB, rémunéré 1 250 euros[65] par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources[66], et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils[64]. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l'exécutif de s'exprimer[67]. Le , Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes[68].

Travaux commandés par les MDB facturés par son ex-femme à un établissement subventionné[modifier | modifier le code]

Selon Le Monde les MDB ont payé des travaux facturés par la société de son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, pour l'aménagement d'un Ehpad, à Guilers, qui a bénéficié d'une subvention de 1,66 millions d'euros[63] du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président[63]. Françoise Coustal a répondu qu'elle a eu d'autres contrats avec les MDB après le départ de son ex-mari de la direction.

Richard Ferrand affirmera qu'il n'était « jamais intervenu pour qu'elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c'était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »[69].

Appel d'offre attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le [70], Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne[71], pour un local de 379 m2[72], 2 rue George-Sand à Brest[73].

Le , le conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l'unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n'a pas encore d'existence légale » et « n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose » comme le rappelle le Le Canard enchaîné[74]. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d'administration à aucun moment n'est mentionné le nom de Sandrine Doucen[74].

Le [75], Sandrine Doucen créée la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts.

Le [74], la SCI la Saca achète 402 000 frais de notaire inclus[72], grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l'achat, sans aucun apport, « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis »[76]. Revenus garantis par les 42 000 de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Puis, les Mutuelles de Bretagne ont effectué peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d'une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 euros soit 300 000 euros[77]. Avocate, Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques[78] aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l'opération n'a « rien d'illégal »[79],[80] : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l'entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses à l'appel d'offres[81]. Richard Ferrand a rappelé que s'il était directeur général de l'établissement mutualiste à l'époque, il ne siégeait pas à son conseil d'administration. Richard Ferrand argue qu'il n'est ni marié ni pacsé avec Sandrine Doucen, qu'ils ne vivent pas sous le régime matrimonial et n'ont pas de patrimoine commun et conclue qu'« on peut se séparer demain, chacun gardera ses biens »[82]. Et l'actuelle directrice des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaun, confirme qu'il n'existe pas de « lien juridique ou patrimonial » entre Richard Ferrand et Sandrine Doucen[74]Or Médiapart découvre dans « les statuts de la SCI mis à jour en février 2017, qu'un Pacs aurait été conclu entre Richard Ferrand et sa compagne en janvier 2014 »[83],[84]. De plus, Louise Ferrand, la fille du couple, née en 2004, est détentrice de la SCI à 1 % qui est selon Médiapart, représentée devant le notaire, par sa mère et son père, « agissant en tant qu’administrateurs légaux des biens de mademoiselle ».

Le , Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche ! affirme sur France Info qu'il n'y avait « pas (eu) d'argent public » dans cette opération immobilière[85], mais deux semaines après, le 8 juin, BFM TV révèle que 55 000 d'argent public a servi à installer les Mutuelles de Bretagne dans le bâtiment loué à la compagne de Richard Ferrand[86]. Benjamin Griveaux rétorque que ces subventions ont servi à acheter de l'équipement, comme « de la bureautique, des blouses, du matériel informatique »[87].

Le 31 mai 2017, l'association Anticor porte plainte au parquet de Brest contre X pour délit d’abus de confiance en visant « Richard Ferrand, mais également les membres du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne [qu’il dirigeait] ainsi que la bénéficiaire de l’opération, à savoir la compagne de monsieur Ferrand ». Jérôme Karsenti, l’avocat de l’association Anticor motive cette plainte en déclarant que « la question est de savoir si la convention de bail qui liait les Mutuelles de Bretagne à la compagne de M. Ferrand à travers une SCI a été réalisée ou conclue dans l’intérêt des Mutuelles ou dans l’intérêt de cette proche en violation des droits des adhérents qui versent des cotisations, ce qui serait constitutif d’un enrichissement personnel »[88].

Polémique autour des locaux des MDB[modifier | modifier le code]

Me Alain Castel, ancien bâtonnier du barreau de Brest, qui a suivi la transaction à l'époque des faits, déclare que « Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat ». Selon lui, « la vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. C'était l'intérêt de celle-ci ». Il souligne que le procès-verbal de la réunion du conseil d'administration de la mutuelle du 25 janvier 2011, ne mentionne nulle part que Sandrine Doucen sera la gérante de la SCI alors que selon l'article L. 114-32 du Code de la mutualité : toute convention à laquelle « un administrateur ou un dirigeant opérationnel est indirectement intéressé ou dans laquelle il traite avec la mutuelle, union ou fédération, par personne interposée est soumise à l'autorisation préalable du conseil d'administration »[89].

Face aux accusations de Me Alain Castel, les MDB répondent dans Le Figaro avoir « fait le choix de gestion de privilégier l'investissement dans l'outil de travail plutôt que dans l'immobilier »[90]. Selon Joëlle Salaün, qui a succédé à Richard Ferrand à la tête des MDB après avoir été son adjointe : « Sauf siège social, une mutuelle n'a pas vocation à investir dans l'immobilier. En cela, nous ne faisons d'ailleurs que suivre les préconisations du conseil départemental. Cette manière de fonctionner nous permet de conserver une souplesse que nous n'aurions pas si nous étions propriétaires. Si le local ne convient plus, s'il n'est plus adapté ou si cela ne fonctionne pas, ou si notre activité est en régression ou au contraire en augmentation, on peut ainsi réagir et changer rapidement. »[91]. Renaud Lecadre écrit dans Libération que « La comptabilité financière peut justifier ce choix (le non-achat du local), qui reste néanmoins discutable »[92].

Polémique autour de son emploi aux MDB[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 2017, Le Monde révèle que Richard Ferrand est resté chargé de mission des MDB, rémunéré 1 250 euros par mois, pendant tout son mandat de député, après avoir cosigné en octobre 2012 une proposition de loi PS visant « à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins », aux tarifs avantageux réservés à ses adhérents[8]. Jean-Louis Span, président de la Fédération Diversité Proximité mutualiste, explique le même jour que c'est « lors de l'adoption la loi Le Roux sur les réseaux de soins mutualistes que Richard Ferrand endossait véritablement un rôle de lobbyiste »[93], tandis que Catherine Lemorton, présidente PS de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, dénonce, également le 30 mai, les « liens d'intérêts qu'entretenait » M. Ferrand avec les MDB[94]. Le Canard enchaîné du 7 juin affirme à son tour que Richard Ferrand n'aurait « cessé de veiller aux intérêts de son employeur, les MDB »[95].

Richard Ferrand précisera que la Haute autorité à la transparence de la vie publique avait connaissance de son emploi. Concernant son rôle dans les débats sur une proposition de loi concernant les Mutuelles, il ajoute que « Cette proposition a été déposée par le président du groupe SRC [le groupe du PS à l'Assemblée, NDLR] et l’ensemble des députés qui le composent, conformément aux engagements de campagne de François Hollande, assure l'intéressé. Si je suis intervenu en Commission et en séance pour défendre les principes de ce texte »[96].

Richard Ferrand dit qu'il n'a déposé aucun amendement sur ce texte de loi[96]. Cependant, le , Bernard Accoyer accuse Richard Ferrand de « conflit d’intérêts », et ajoute que ce dernier « qui n’était plus directeur général mais chargé de mission » des Mutuelles de Bretagne, a « déposé une première proposition de loi (…) visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins »[97].

De plus, dans un article daté du 7 juin 2017, le magazine Marianne note les échanges du député Richard Ferrand alors siégeant à la Commission de Défense, avec Guy Delcourt, député PS et membre de la Commission des Affaires sociales, « chaque fois qu'il en a eu besoin pour se rendre à la commission des Affaires sociales »[98]. La première fois eu lieu le et y reste pendant 20 jours, alors que la commission des Affaires sociales examine une proposition de loi en faveur des mutuelles. À cette occasion, Richard Ferrand défend farouchement la gestion des mutuelles face au député UMP Dominique Tian[99] qui dénonçait le pouvoir donné « aux mutuelles de moduler les taux de remboursement à leurs adhérents selon qu'ils consultent ou non un praticien conventionné[100] ». Richard Ferrand retourne à la Commission des Affaires sociales pour deux jours car selon le magazine Marianne « l'examen des textes sur les mutuelles est repoussé, pas besoin de s'attarder... »[99]. Le 27 février, Richard Ferrand revient à la commission des Affaires sociales et ce jusqu'en juillet 2014[100], pour être présent lors des débats sur le projet de loi rendant l’affiliation à une mutuelle obligatoire. En 2015, Richard Ferrand, est nommé comme l'un des rapporteurs d'un projet de loi relatif à la santé pour faire voter un amendement qui « restreint aux établissements de santé non commerciaux la possibilité de gérer des centres de santé ». Toujours selon Marianne, c'« est encore loin de déplaire aux mutuelles ». Enfin, toujours selon Marianne, « le « chef d’œuvre » du Breton reste toutefois la loi Macron, dont il était le rapporteur général au sein d’une commission spéciale : le texte final inclut notamment l’autorisation faite aux mutuelles de déroger au monopole bancaire »[99].

Assistants parlementaires[modifier | modifier le code]

Richard Ferrand a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe à la direction des MDB[101], où elle lui a succédé. Hervé Clabon est ensuite remplacé par Émile Ferrand, le propre fils de Richard Ferrand[102], durant cinq mois[103],[104] du au [105]. France Info précise : « Pour ces tâches, le fils de Richard Ferrand a perçu les salaires suivants : 776,03 euros net en janvier pour 27 heures par semaine, 1 266,16 euros net en février, mars, avril pour 35 heures par semaine et 2 222 euros en mai. Ce dernier montant, plus élevé, s'explique par le solde de tout compte : congés, prime de précarité, 13e mois. Au total, Émile Ferrand a donc touché 6 796,51 euros nets, soit 1 699,13 euros par mois en moyenne. « Rien de mirobolant », estime le cabinet du ministre. »[106]. Richard Ferrand regrette en disant que « si c'était à refaire, je ne reprendrais pas pour quatre mois, payés au smic, mon fils pour travailler[107] ». Toutefois le journal Le Monde rappelle que le SMIC de l'époque, environ 1 133 par mois, était inférieur au salaire perçu par Émile Ferrand[108].

Pour la défense de Richard Ferrand, le cabinet du ministre nie tout emploi fictif : les tâches consistaient à la rédaction de la lettre d'information bimestrielle de son père, la mise à jour de son blog ou son compte Facebook et la réservation des billets de trains[109]. Selon France Info, le cabinet ajoute qu'« en Centre-Bretagne, ce n'est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet »[110]. Richard Ferrand réagit à cette phrase et déclare : « Je condamne fermement les propos honteux parus dans un article publié par France Télévisions et qui sont attribués à un membre de mon cabinet ». « Je m'attache personnellement à vérifier l'exactitude de la citation. Si un membre de mon équipe a effectivement employé de tels mots, des sanctions seront prises immédiatement »[111].

Questions sur l'utilisation de son indemnité parlementaire[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, Richard Ferrand a revendu aux socialistes du Finistère pour une somme de 40 000 , alors qu'il était déjà secrétaire général d'En Marche !, une partie de sa permanence achetée en 2012 peu de temps après son élection de député. Mediapart se demande si le député Ferrand a remboursé les 150 000 d'emprunt contracté pour l'achat de cette permanence avec son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM d'un montant total de 5 372,80 ), c'est-à-dire sur fonds publics[112].

Ce procédé, légal pendant des années et notamment lorsque Richard Ferrand a acheté ce local, permettait aux parlementaires de devenir propriétaires de leur permanence achetée grâce à de l'argent public. Mais depuis février 2015, l'Assemblée nationale interdit l'utilisation de l'IRFM pour « toute dépense afférente à une nouvelle acquisition de biens immobiliers, qu'ils soient destinés à héberger la permanence ou à tout autre usage »[113].

Mediapart conclut que Richard Ferrand « aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l'aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques »[114].

Château de Trévarez[modifier | modifier le code]

En 2000, alors qu'il est conseiller général et, à ce titre, gestionnaire du château de Trévarez, Richard Ferrand obtient de l'institution un « petit job » pour sa compagne Sandrine Doucen. La même année, Richard Ferrand offre à Sandrine Doucen le poste de directrice du personnel dans les Mutuelles de Bretagne. Elle exercera une activité au sein des Mutuelles de Bretagne jusqu'en 2004, date de sa prestation de serment d'avocat[115]. L'information a été révélée par le Canard Enchaîné[116].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La République en marche ! s'appelait auparavant En marche ! jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hadrien Mathoux, « Comment Richard Ferrand s'est débrouillé pour être de toutes les lois sur les mutuelles », Marianne, (consulté le 11 juin 2017).
  2. « Richard Ferrand élu président du groupe LREM à l'Assemblée », sur BFM TV, (consulté le 24 juin 2017).
  3. Le Canard enchaîné, 10 mai 2017, p. 7.
  4. « 10 choses à savoir sur Richard Ferrand, le bras droit d'Emmanuel Macron », L'Obs, (consulté le 24 juin 2017).
  5. a, b, c et d « Richard Ferrand vue par son mentor Kofi Yamgnane », Ouest-France, (consulté le 30 mai 2017).
  6. « Présidentielle : Qui est Richard Ferrand, le bras droit d'Emmanuel Macron? », sur www.20minutes.fr (consulté le 8 mai 2017).
  7. « Richard Ferrand, missionnaire en marche », Libération, (consulté le 9 avril 2017).
  8. a et b (Le Monde indique qu'il s'agit d'« une option alors réservée aux assurances privées ») « Richard Ferrand à nouveau soupçonné de « mélange des genres » entre intérêts publics et privés », sur BFM TV, .
  9. « Richard Ferrand serait bel et bien pacsé, contrairement à ce qu'il dit », Ouest-France, (consulté le 24 juin 2016).
  10. Mariana Grépinet et Éric Hacquemand, « Macron-Ferrand, les cinq raisons d'une histoire qui dure », Paris Match, semaine du 8 au 14 juin 2017, page 22.
  11. « L'ex-porte-parole des Bonnets rouges, Christian Troadec, candidat à l'élection présidentielle », Le Monde, (consulté le 14 juin 2017).
  12. Dominique Morvan et Nathalie Com, « Municipales. 65,78 % pour Christian Troadec », letelegramme.fr, 24 mars 2014.
  13. a et b Véronique Grousset, « Au cœur du malaise Ferrand », Le Figaro Magazine, semaine du 9 juin 2017, pages 51-52.
  14. Voir sur assemblee-nationale.fr.
  15. Voir sur richardferrand.fr.
  16. Voir sur letelegramme.fr.
  17. Voir sur richardferrand.fr.
  18. Voir sur economie.gouv.fr.
  19. Voir sur lemonde.fr.
  20. Devant le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.
  21. Voir sur francetvinfo.fr.
  22. p. 1-6
  23. Cédric Pietralunga, « Emmanuel Macron nomme ses « ambassadeurs » », sur Le Monde, (consulté le 26 octobre 2016).
  24. « Richard Ferrand, le bras droit aveyronnais de Macron », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  25. a et b http://www.lepoint.fr/presidentielle/ps-richard-ferrand-premiere-victime-de-la-chasse-aux-macronistes-21-11-2016-2084546_3121.php
  26. « Région : le bras droit de Macron poussé à quitter la présidence du groupe PS », Le Mensuel de Rennes, 21 novembre 2016.
  27. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/14/ne-laissons-pas-la-russie-destabiliser-la-presidentielle-en-france_5079213_4854003.html
  28. http://lelab.europe1.fr/video-macron-et-la-russie-richard-ferrand-dement-tout-coup-de-com-de-la-part-den-marche-2980022
  29. http://www.telerama.fr/medias/attaques-informatiques-russes-le-coup-de-com-d-emmanuel-macron,154218.php
  30. http://tempsreel.nouvelobs.com/tech/20170215.OBS5372/le-site-de-macron-pirate-par-des-hackers-russes-pas-si-sur.html
  31. http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/24/le-jour-ou-richard-ferrand-disait-quil-ne-fallait-pas-embauche_a_22107788/
  32. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/lrem/richard-ferrand-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_1906142.html
  33. http://www.letelegramme.fr/bretagne/politique/ferrand-pousse-a-la-demission-de-la-presidence-du-groupe-ps-a-la-region-21-11-2016-11300729.php
  34. https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/richard-ferrand-francois-fillon-temoigne-dune-grande-perte-de-sang-froid-notamment-domaine-regalien/
  35. https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-03-mars-2017
  36. http://www.bfmtv.com/politique/manuel-valls-peut-il-etre-exclu-du-ps-1131994.html
  37. http://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/legislatives-quel-candidat-ps-pour-carhaix-chateaulin-4924793
  38. http://www.20minutes.fr/rennes/2064391-20170509-legislatives-richard-ferrand-quitte-parti-socialiste
  39. http://lelab.europe1.fr/grand-moment-de-tension-entre-francois-bayrou-et-richard-ferrand-le-jour-de-linvestiture-demmanuel-macron-3350753
  40. http://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-richard-ferrand-vu-par-son-mentor-kofi-yamgnane-4953108
  41. https://www.francebleu.fr/infos/politique/patricia-adam-ps-au-sujet-de-richard-ferrand-je-ne-suis-pas-une-girouette-moi-1497217297
  42. http://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/richard-ferrand-talon-d-achille-du-ps-finisterien-4699176
  43. http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/le-front-de-gauche-denonce-une-trahison-de-richard-ferrand-29-10-2016-11273337.php
  44. « « Ce que l'on peut reprocher à Richard Ferrand, c'est d'avoir été très dur pendant le Penelope Gate », dit Faure », sur BFM TV, (consulté le 26 mai 2017)
  45. « Richard Ferrand : « L'affaire Fillon souille tous les élus de France » », sur franceinter.fr, (consulté le 26 mai 2017).
  46. Gilles William Goldnadel, « Richard Ferrand et la moralisation de la vie politique : l'arroseur arrosé ? », 'Le Figaro, 29 mai 2017.
  47. http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/affaire-ferrand-un-melange-des-genres-incompatible-avec-la-demande-citoyenne-juge-yannick-jadot_2197112.html
  48. « Richard Ferrand: « Je ne me retirerai pas » », sur Le Figaro,
  49. « Macron descend dans l'arène pour défendre Ferrand », sur Le Figaro, 31 juin 2017
  50. « Affaire Richard Ferrand : 54 % des Français estiment qu'Emmanuel Macron a tort de maintenir le ministre au gouvernement », sur France Info, .
  51. Pascal Rosenberg, « Loi Ferrand pour remplacer la Loi Pinel ? », http://loi-ferrand-impot.com,‎ (lire en ligne).
  52. http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/38648-ferrand-richard-ferrand-demissionner-gouvernement-diriger.html
  53. « Le ministre Richard Ferrand va démissionner du gouvernement pour briguer la tête du groupe En marche ! à l'Assemblée », sur francetvinfo.fr (consulté le 19 juin 2017).
  54. « Macron déplace Ferrand du gouvernement à l'Assemblée » (consulté le 19 juin 2017).
  55. lci.fr/politique/video-l-election-de-richard-ferrand-c-est-tintin-au-pays-des-soviets-selon-un-depute-lr-guillaume-larrive-2056648.html
  56. http://www.lemonde.fr/la-republique-en-marche/article/2017/06/24/l-ex-ministre-richard-ferrand-elu-president-du-groupe-lrm-a-l-assemblee-nationale_5150559_5126036.html
  57. http://www.europe1.fr/politique/pas-coherent-que-ferrand-dirige-le-groupe-rem-selon-ludi-lagarde-3371909
  58. https://www.marianne.net/politique/affaire-ferrand-un-retour-de-la-morale-c-est-le-debut-de-la-charia-juge-ce-depute-lrem
  59. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/le-reveil-politique/20170626.OBS1187/ferrand-a-main-levee-bertrand-et-wauquiez-a-bras-raccourcis.html
  60. Louis Nadau, « À l'Assemblée, début de fronde contre Richard Ferrand », sur bfmtv.com, (consulté le 28 juillet 2017).
  61. Mathilde Mathieu, « A l'Assemblée, entre esquives et couacs, la moralisation à petits pas », sur Mediapart, (consulté le 31 juillet 2017).
  62. Philippe Martinat, « Réserve parlementaire, casier vierge : Ferrand trouble le jeu », leparisien.fr, (consulté le 27 juillet 2017)
  63. a, b, c et d « De nouvelles révélations du Monde sur les pratiques de Richard Ferrand », par Sud Ouest, le 30 mai 2107.
  64. a et b « L’affaire Richard Ferrand en cinq points », par Alexandre Pouchard, dans Le Monde, le 31 mai 2017.
  65. « L'affaire Richard Ferrand devient politique », Le Journal du dimanche, le 25 mai 2017.
  66. Collectif des habitants de la communauté de communes du pays de Landerneau.
  67. « Ferrand épinglé par Le Canard enchaîné, premier accroc du quinquennat Macron », Le Maine libre, (consulté le 9 juin 2017).
  68. « Affaire Ferrand : le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire », Le Point, .
  69. « Les quatre axes de défense de Richard Ferrand », Le Journal du dimanche (consulté le 23 juin 2017).
  70. « Affaire Ferrand : l'avocat à l'origine de l'opération immobilière enfonce le ministre », Europe1,‎ (lire en ligne).
  71. http://www.lejdd.fr/politique/ferrand-ce-que-la-justice-veut-savoir-3350489
  72. a et b http://www.letelegramme.fr/france/bonne-affaire-immobiliere-rien-n-a-ete-cache-se-defend-richard-ferrand-24-05-2017-11526372.php
  73. « Affaire Ferrand : le siège des Mutuelles de Bretagne perquisitionné jeudi dernier », sur Le Parisien, (consulté le 10 juin 2017)
  74. a, b, c et d https://www.marianne.net/politique/affaire-ferrand-pourquoi-le-temoignage-de-l-avocat-au-coeur-de-la-transaction-immobiliere
  75. https://www.societe.com/societe/saca-531315950.html
  76. selon le Canard Enchaîné
  77. « Affaire Ferrand : le Parquet national financier n'ouvre pas d'enquête », Le Point,‎ (lire en ligne).
  78. Selon Le Canard enchaîné
  79. « Que révèle Le Canard enchaîné sur « l'affaire immobilière » du ministre Richard Ferrand ? », francetvinfo.fr, 23 mai 2017.
  80. « Richard Ferrand fragilisé par un montage immobilier », Libération,‎ (lire en ligne).
  81. « Canard enchaîné : Ferrand ironise sur un « cadeau de bienvenue » », La Croix, .
  82. http://www.leparisien.fr/politique/richard-ferrand-il-n-y-avait-pas-de-conflit-d-interets-29-05-2017-6993159.php
  83. https://www.mediapart.fr/journal/france/300517/la-justice-se-saisit-du-cas-ferrand?page_article=1
  84. http://www.valeursactuelles.com/politique/ni-marie-ni-pacse-le-grossier-mensonge-de-ferrand-pour-se-dedouaner-83897
  85. « Affaire Richard Ferrand : tiens, il y a eu de l'argent public dans l'opération ! », Marianne, (consulté le 11 juin 2017).
  86. Cécile Danré avec Robin Verner, « Affaire Ferrand : de l'argent public a servi à l'installation des Mutuelles de Bretagne dans le bâtiment loué à sa compagne », bfmtv.com, 8 juin 2017.
  87. « Affaire Ferrand : les Mutuelles de Bretagne ont bénéficié de subventions publiques », le Figaro, (consulté le 8 juin 2017).
  88. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/01/anticor-depose-une-plainte-visant-richard-ferrand_5136926_1653578.html
  89. Jean-Michel Décugis et Éric Pelletier, « Affaire Ferrand : le témoin et le document qui sèment le trouble », Le Parisien, .
  90. Roland Gauron, Comprendre l'affaire Ferrand en cinq questions, Le Figaro, mis à jour le 31 mai 2017.
  91. Hervé Chambonnière, « Ferrand. Les acteurs clés du dossier témoignent », Le Télégramme, .
  92. Renaud Lecadre, L'affaire Ferrand en trois questions, liberation.fr, 29 mai 2017
  93. « Affaire Ferrand : l'indispensable réforme des mutuelles », Challenges, (consulté le 11 juin 2017).
  94. Étienne Baldit, « Comment Richard Ferrand est resté très proche des Mutuelles de Bretagne après son entrée à l'Assemblée », sur lelab.europe1.fr, .
  95. « Richard Ferrand, alors député du Finistère, aurait favorisé des lois sur les mutuelles », sur Europe 1, (consulté le 11 juin 2017).
  96. a et b « Les quatre axes de défense de Richard Ferrand », sur www.lejdd.fr, Le Journal du dimanche (consulté le 23 juin 2017)
  97. http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/accoyer-accuse-ferrand-de-conflit-d-interets-pour-griveaux-cette-mise-en-cause-est-scandaleuse-948915.html
  98. http://www.europe1.fr/politique/richard-ferrand-alors-depute-du-finistere-aurait-favorise-des-lois-sur-les-mutuelles-3354239
  99. a, b et c https://www.marianne.net/politique/comment-richard-ferrand-s-est-debrouille-pour-etre-de-toutes-les-lois-sur-les-mutuelles
  100. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-petits-arrangements-de-ferrand-a-l-assemblee-pour-promouvoir-les-mutuelles_1915579.html
  101. Révélé par Le Monde
  102. Révélé par Le Canard enchaîné
  103. « Assistant parlementaire : l'étrange défense du cabinet de Richard Ferrand », L'Express, (consulté le 24 mai 2017).
  104. « Richard Ferrand fragilisé par un montage immobilier impliquant sa compagne », sur BFM TV, (consulté le 24 mai 2017).
  105. Renaud Lecadre, Luc Peillon et Laure Equy, « Richard Ferrand, un caillou dans les chaussures de Macron », Libération, (consulté le 14 juin 2017).
  106. « Richard Ferrand employait son fils, son entourage assure que son travail était bien réel », sur francetvinfo.fr, (consulté le 9 juin 2017).
  107. « Richard Ferrand sur l'emploi de son fils comme assistant parlementaire : « Si c'était à refaire, je ne le referais pas » », sur LCI, (consulté le 11 juin 2017).
  108. « Affaire Ferrand : « Les relations entre M. Ferrand et la direction des Mutuelles sont toujours très étroites » », sur Le Monde, (consulté le 11 juin 2017).
  109. « Richard Ferrand employait son fils comme collaborateur parlementaire », sur Atlantico, (consulté le 11 juin 2017).
  110. « Richard Ferrand employait son fils, son entourage assure que son travail était bien réel », sur francetvinfo.fr, (consulté le 11 juin 2017).
  111. « Richard Ferrand : « Si c'était à refaire, je ne le referais pas » », sur Le Figaro, (consulté le 11 juin 2017).
  112. « L’autre bonne affaire immobilière de Richard Ferrand », sur Mediapart, (consulté le 24 juin 2017).
  113. Matthieu Jublin, « Ces députés devenus propriétaires avec des fonds publics : quelle est cette « bonne affaire » dont aurait bénéficié Richard Ferrand ? », sur LCI, (consulté le 24 juin 2017).
  114. « Richard Ferrand est-il au cœur d'une nouvelle affaire immobilière ? », sur France Info, (consulté le 24 juin 2017).
  115. « Richard Ferrand à nouveau épinglé par Le Canard enchaîné », sur Le Figaro,
  116. « Les arrangements familiaux de Richard Ferrand encore épinglés par "Le Canard" », sur Huffpost,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]