Richard Ferrand

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Richard Ferrand
Richard Ferrand (au centre) lors du congrès de Reims (2008).
Richard Ferrand (au centre) lors du congrès de Reims (2008).
Fonctions
Député de la 6e circonscription du Finistère
En fonction depuis le
(4 ans 9 mois et 7 jours)
Élection 17 juin 2012
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Christian Ménard
Conseiller régional de Bretagne
En fonction depuis le
(7 ans)
Élection 21 mars 2010
Réélection
Conseiller général du Finistère
élu dans le canton de Carhaix-Plouguer

(13 ans et 4 jours)
Élection 22 mars 1998
Prédécesseur Jean Rohou
Successeur Christian Troadec
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Rodez (Aveyron)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
En marche !

Richard Ferrand, né le 1er juillet 1962 à Rodez (Aveyron), est un homme politique français, membre du Parti socialiste, conseiller régional de Bretagne depuis 2010 et député du Finistère depuis 2012, depuis octobre 2016 il est le secrétaire général du mouvement En marche !.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et emploi[modifier | modifier le code]

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Après deux années passées à Bünde, en Allemagne, où il prépare le baccalauréat, Richard Ferrand poursuit ses études d'allemand et de droit à l'université de Toulouse puis de Paris.

Simultanément, il commence sa vie professionnelle comme journaliste en collaborant à différents titres dont Centre-Presse, Auto-moto, Circuler, Vie publique et Le Monde. En 1988, il devient directeur associé d'une agence de graphisme de presse qu'il dirige jusqu'en 1990, date à laquelle il crée un cabinet de conseil en communication et devient administrateur d'une agence de graphistes associés.

En 1991, il rejoint le cabinet de Kofi Yamgnane, secrétaire d'État aux Affaires sociales et à l'Intégration, en qualité de conseiller spécial.

En 1993, il est engagé comme directeur général des Mutuelles de Bretagne, fonction qu'il quitte en juin 2012 pour exercer son mandat de député. Il est cependant toujours en poste chargé de mission auprès de la directrice générale.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

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Richard Ferrand adhère au Parti socialiste en 1980 et entame son premier mandat électoral en 1998 comme conseiller général du canton de Carhaix (Finistère). Réélu en 2004, il est alors désigné vice-président du Conseil général du Finistère, chargé de l'insertion, de l'économie sociale et solidaire et délégué pour le Pays du Centre-Ouest Bretagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 2011. Avec Yves Morvan, Richard Ferrand contribue à la fondation du garage solidaire de Carhaix. Cette structure, née en 2007, se distingue d’un garage classique. C’est un chantier d’insertion qui a pour mission de permettre l’accès à la mobilité, et donc l’emploi, des personnes à faibles ressources[réf. nécessaire].

Candidat aux élections municipales de 2001 et aux élections municipales de 2008 à Carhaix, il est battu par Christian Troadec, obtenant la seconde fois 31 % des voix[1].

En 2008, Richard Ferrand s’engage pour la défense et la survie de l’hôpital de Carhaix en travaillant à la fusion avec le CHRU de Brest. Ce rapprochement, effectif depuis le 1er juillet 2009, a notamment permis le maintien de l’unité de proximité d'accueil, de traitement et d'orientation des urgences (UPATOU), du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) et des activités de soins (médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique)[réf. nécessaire].

Lors des élections régionales de 2010, il est candidat sur la liste finistérienne du Parti socialiste conduite par Marylise Lebranchu. Aux côtés de Jean-Yves Le Drian, il devient conseiller régional de Bretagne le 21 mars 2010 et préside le Groupe socialiste et apparentés.

En 2007, il se présente aux élections législatives dans la 6e circonscription du Finistère où il est battu par Christian Ménard. Il est élu député avec 58,36 % des voix au second tour, le 17 juin 2012, dans cette circonscription qui s’étend de Carhaix à Camaret-sur-Mer, jusqu’aux portes de Brest à Plougastel-Daoulas et à celles de Douarnenez à Kerlaz, et comprend l’île d’Ouessant.

Député[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale, Richard Ferrand est membre du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) et siège à la Commission des Affaires sociales. Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire,il est co-président du groupe d’études Industries agroalimentaires et filière agricole. Il s’implique particulièrement sur les questions liées à la protection sociale et à la lutte contre le dumping social.

Membre de la commission des Affaires sociales, Richard Ferrand a notamment été rapporteur de la résolution européenne sur la proposition de directive relative au détachement de travailleurs alors en négociation à Bruxelles. Dans son rapport[2], il pointe notamment le fait que le détachement des travailleurs européens est à l’origine de situations « d’optimisation sociale » et de « dumping social » qui mettent en danger tout à la fois les acteurs économiques locaux, le financement de la sécurité sociale mais aussi le « vivre-ensemble » européen. Pour y remédier, il prône la mise en place de mesures de nature à encadrer plus strictement le détachement de travailleurs.

Malgré son opposition aux manifestations des "Bonnets Rouges" contre l'écotaxe poids lourds, héritée du gouvernement Fillon et reprise par le gouvernement Ayrault[3], Richard Ferrand prend position contre ce projet. Il souligne la complexité du dispositif et la nécessité de prendre en considération les spécificités territoriales de la Bretagne. Il soutiendra des amendements afin d’aménager son application. À la suite du report de l’entrée en vigueur de l’écotaxe, il intègre la mission d’information mise en place par l’Assemblée nationale sur ce sujet. À cette occasion, il plaide, avec ses collègues bretons, et dans le sens de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, pour une remise à plat du dispositif[4].

Le 3 octobre 2014, le Premier ministre le nomme en mission temporaire auprès d’Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, sur la réforme des professions dites réglementées du droit et de la santé.  Il est ainsi chargé « d’étudier les conditions dans lesquelles pourrait s’effectuer la modernisation du cadre juridique des professions concernées » afin de permettre le développement de leur activité, tout en portant une attention particulière sur les enjeux de maillage territorial[5]. Après de nombreuses consultations auprès des syndicats, des experts et des associations[réf. nécessaire], il remet un rapport dans lequel il souligne notamment que réformer les professions réglementées est indispensable mais que « réformer n’est pas casser, c’est optimiser les atouts d’un modèle qui a fait ses preuves et en corriger sans craintes les défauts évidents ». Dans cette perspective, il émet vingt-huit propositions qui visent en particulier à promouvoir l’accès des jeunes aux professions, à conforter le maillage territorial et à garantir l’accès aux services par des prix justes et transparents[6]

La réforme des professions réglementées, abondamment amendée par les parlementaires, cristallise une partie du débat politique et fait l’objet d’une forte opposition des lobbys des professions réglementées[7] lors de l'examen à l’Assemblée nationale du projet de loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances », dite « loi Macron ».

Richard Ferrand est nommé rapporteur général de la loi Macron, une des plus importantes et marquantes du quinquennat de François Hollande de par son nombre d’articles (près de 300) et de par les secteurs de l’économie qu’elle entend réformer : professions réglementées, transports collectifs, épargne salariale, justices commerciale et prud’homale, logement, travail dominical. Plus de cent onze heures d’examen en séance publique en font le texte dont la durée d'examen a été la plus longue sous la XIVe législature, devant le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Dans un processus parlementaire inédit, laissant une marge de manœuvre importante aux parlementaires (certains évoquent une « co-production législative » inédite sous la Ve République[8]), le texte finalement voté comporte de nombreuses mesures phares : ouverture des magasins le dimanche, libéralisation des compagnies d'auto-car, ouverture des professions réglementées afin de favoriser l'implantation des jeunes.

Il est nommé secrétaire général d’En marche !, le mouvement d'Emmanuel Macron, en octobre 2016[9]. Le mois suivant, il se met en retrait provisoire de la présidence du groupe PS et apparentés au conseil régional[10].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Participation aux ouvrages La Politique à l’affiche (1986), Décentralisation à l’affiche (1988) et La solitude biologique (2002).

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]