Hervé Mariton

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Hervé Mariton
En 2009.
En 2009.
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Drôme
En fonction depuis le
(9 ans 1 mois et 3 jours)
Législature XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Fabien Limonta

(4 ans 10 mois et 7 jours)
Législature XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Michel Grégoire
Successeur Fabien Limonta

(4 ans et 19 jours)
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Henri Michel
Successeur Michel Grégoire
Ministre de l'Outre-mer

(1 mois et 18 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur François Baroin
Successeur Michèle Alliot-Marie
Maire de Crest
En fonction depuis le
(21 ans 1 mois et 4 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Tabardel
Biographie
Nom de naissance Hervé Marie David Mariton[1]
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie française)
Nationalité Française
Parti politique UDF-AD, PR, DL,
UMP puis
Les Républicains
Père Maurice Mariton
Mère Yolaine Benkemoune
Fratrie Bernard Mariton (frère)
Diplômé de École Polytechnique
Corps des Mines
Profession Ingénieur des mines[2]

Hervé Mariton, né le à Alger (Algérie), est un homme politique français, député de la Drôme depuis 1993, maire de Crest depuis 1995, ministre de l'Outre-mer dans le gouvernement de Dominique de Villepin du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Maurice Mariton est un militaire drômois et catholique[3], et sa mère Yolaine Benkemoune est juive d'Algérie qu'il suit dans sa pratique religieuse. Il a un frère aîné, Bernard[4].

Hervé Mariton est marié et père de quatre enfants (trois garçons et une fille) que lui et son épouse — catholique — ont élevés dans la religion catholique[5].

Étudiant en classe de mathématiques spéciales au lycée Louis-le-Grand à Paris, Hervé Mariton réussit le concours d’entrée à l'École polytechnique[2],[1] puis devient ingénieur du Corps des instruments de mesure à sa sortie de l'École polytechnique[2] et ensuite ingénieur du Corps des mines[a]. Puis, il obtient un DEA de gestion à l'université Paris-Dauphine et il est également diplômé de l'IEP de Paris[réf. souhaitée].

Hervé Mariton parle couramment le russe[6]. Il a notamment obtenu un prix au concours général dans cette matière en 1974.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entre en politique à l'UDF où il est délégué général de l'UDF-AD. Secrétaire national du Parti républicain puis de Démocratie libérale, il est candidat face à François Bayrou pour la présidence de l'UDF en 1998, recueillant 10 % des suffrages.

Ses premiers mandats sont d'abord locaux : il devient conseiller municipal de Chevreuse en mars 1983 (à 24 ans) sur la liste conduite par Félix Gonzalez, puis conseiller régional en Rhône-Alpes à 27 ans, siège au conseil municipal de Valence 1989 à 1995, puis à celui de Crest à partir de 1995. Sur le plan national, Hervé Mariton remporte le siège de député de la 3e circonscription de la Drôme lors des élections législatives de 1993, mais échoue à se faire réélire lors de l'élection suivant la dissolution législative en 1997.

Proche un temps de Charles Millon, il est élu vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes en 1994, puis en 1998 où l'exécutif est soutenu par les voix des élus du Front national, alors groupe charnière pour former une majorité régionale. Ce vote est annulé par le Conseil d'État le [7], une nouvelle présidence est élue en 1999.

En 2002, il rejoint la toute nouvelle UMP et retrouve son fauteuil de député le , pour la XIIe législature (2002-2007) dans la circonscription où il était déjà élu auparavant.

Il devient en 2006 l'un des plus fervents partisans du Premier ministre Dominique de Villepin, même si auparavant il a été personnellement favorable à une intervention militaire en Irak en 2003[b]. Il entre au gouvernement en , succédant à François Baroin, à la fonction de ministre de l'Outre-Mer. À cette même période, il annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle qui suit.

Lors d'un colloque de Réforme et Modernité, en 2009.

Il se définit comme « libéral pragmatique », et a créé avec François Goulard le club Réforme et Modernité[8], en 2006.

Candidat à sa réélection en tant que député UMP, pour la XIIIe législature (2007-2012), il est réélu avec 52,62 % des suffrages, au second tour. Moins d'un an plus tard, il est confirmé maire de Crest face à la liste d'union de la gauche « Mistral crestois », pour un troisième mandat consécutif, au premier tour de l'élection municipale de 2008, avec 56 % des suffrages exprimés[9].

En 2010, Hervé Mariton refuse d'adhérer au nouveau parti créé par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, affirmant ne plus être « sur la même ligne » que lui[10]. Il regrette l'influence « de gauche » qui s'exprime dans le projet de République solidaire présenté le [11].

Il est réélu député de la troisième circonscription de la Drôme au terme des élections législatives de 2012.

En , à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012 de l'UMP, il est nommé responsable du pôle projet, assisté par la copéiste Valérie Debord et le filloniste Bruno Retailleau[12].

En , il décide de transformer son club « Réforme et Modernité » en le renommant « Droit au cœur » pour peser sur le débat à l'UMP et le choix de son candidat pour la présidentielle de 2017[13],[14].

En , la liste qu'il mène à Crest obtient 57,08 % des voix au premier tour et Hervé Mariton est réélu maire[15].

En , il annonce sa candidature à la présidence de l'UMP[16] et soutient que le président du parti ne doit pas être candidat à l'élection présidentielle de 2017[17]. Le , il obtient 6,3 % des voix lors de l'élection du nouveau président de l'UMP face à Bruno Lemaire et à Nicolas Sarkozy, qui est élu avec 64,5 % des suffrages.

Le , il se déclare candidat à l'élection primaire de la droite et du centre en 2016[18]. Le lundi , il se prononce contre la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire, estimant que si l'ancien président de la République était le candidat de la droite et du centre lors de l'élection présidentielle de 2017, cela favoriserait la réélection de François Hollande[19].

Positions[modifier | modifier le code]

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
  • -  : conseiller municipal de Chevreuse
  • -  : conseiller municipal de Valence
  • maire de Crest :
    • -
    • -
    • -
    • depuis mars 2014
  • conseiller régional de Rhône-Alpes :
    • -
    • -
    • -
  • vice-président du Conseil régional de Rhône-Alpes :
    • -
    • -
Mandats parlementaires
  • député de la 3e circonscription de la Drôme :
    • -
    • -
    • -
    • depuis le
Fonction ministérielle
  • -  : ministre de l'Outre-mer

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Transmettre pour construire, Paris, Pygmalion, 2010 (ISBN 978-2-7564-0392-2)
  • Le bonheur regarde à droite, Broché, 2014
  • Le printemps des libertés, Archipel, 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la suite de la fusion-absorption du Corps des instruments de mesure par le Corps des mines en 1988, en vue de la mise en extinction du premier.
  2. A contrario de la position défendue par le président Chirac et son ministre des Affaires étrangères de l'époque, Villepin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 2 février 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Hervé Mariton », résultat obtenu : « Mariton, Hervé Marie David (X 1977) ».
  2. a, b et c De la promotion X1977, cf. « Fiche de Hervé Mariton », sur le site de l’association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 2 février 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Hervé Mariton dans la fonction publique : « ingénieur des mines ». Est également mentionné le corps d’État choisi par Hervé Mariton à sa sortie de l'X : le Corps des « instruments de mesure ».
  3. Revue française de généalogie et d'histoire des familles, par Jean-Louis Beaucarnot, 10 février 2013.
  4. Geneanet.org - Arbre généalogique d'Hervé Mariton
  5. Marie-Dominique Lelièvre, « Villepin béni », Libération,‎ (consulté le 6 février 2011).
  6. « Permanence avec Hervé Mariton », La Chaîne parlementaire,‎ (consulté le 7 mars 2010)
  7. Voir le site legifrance.gouv.fr
  8. Club Réforme et Modernité.
  9. « Résultats des élections municipales du 9 mars », Le Figaro,‎ .
  10. « Hervé Mariton décide de ne pas rejoindre le futur parti de Villepin », dépêche AFP, .
  11. Pascale Tournier, « 2012 : Dominique de Villepin présente son projet... seul ? », France_Soir,‎ (consulté le 16 avril 2011).
  12. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, .
  13. UMP : Mariton lance un nouveau mouvement, Le Figaro, .
  14. Mariton lance son mouvement, Droit au cœur, Le Point, .
  15. Résultats du 1er tour pour la commune de Crest.
  16. Candidature d'Hervé Mariton sur lefigaro.fr
  17. Clémence Holleville, « Présidence de l'UMP. Hervé Mariton, candidat pour « garantir la paix » », Ouest-France,‎ .
  18. http://www.lefigaro.fr/politique/2015/09/20/01002-20150920ARTFIG00117-herve-mariton-je-serai-candidat-a-la-primaire-en-2016.php
  19. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/01/11/25001-20160111ARTFIG00125-primaire-herve-mariton-demande-a-nicolas-sarkozy-de-ne-pas-se-presenter.php Le Figaro.fr, « Primaire : Hervé Mariton demande à Nicolas Sarkozy de ne pas se présenter », .
  20. Samuel Potier, « Avec Obama, l'UMP fait un complexe de gauche », Le Figaro,‎ .
  21. Benoît Berthelot, « Dans les coulisses de l'ambassade américaine à Paris après la victoire d'Obama », L'Express,‎ .
  22. « Rouvrir le dossier de l'adoption pour les célibataires », La Croix du .
  23. « Pour Hervé Mariton, mariage et pacs sont deux choses distinctes », 20minutes.fr, le .
  24. « Mariage pour tous : Hervé Mariton, leader des députés anti », Têtu, .
  25. Voir la vidéo.
  26. Mariton : « Il faut supprimer le Conseil économique et social », Le Figaro, .
  27. Hervé Mariton : « Je suis pour le droit du sang », France Inter, .
  28. Hervé Mariton se dit favorable au droit du sang, Itélé, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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