Nicole Belloubet

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Nicole Belloubet
Nicole Belloubet en 2008.
Nicole Belloubet en 2008.
Fonctions
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
En fonction depuis le
(5 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur François Bayrou
Membre du Conseil constitutionnel

(4 ans, 3 mois et 7 jours)
Président Jean-Louis Debré
Laurent Fabius
Prédécesseur Jacqueline de Guillenchmidt
1re vice-présidente du Conseil régional
de Midi-Pyrénées

(2 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Martin Malvy
Prédécesseur Monique Iborra
Successeur Janine Loidi
1re adjointe au maire de Toulouse

(2 ans et 5 jours)
Élection 16 mars 2008
Maire Pierre Cohen
Successeur Vincentella de Comarmond
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique Divers gauche
Conjoint Pierre-Laurent Frier
Diplômé de Université Panthéon-Assas
Université Panthéon-
Sorbonne
Profession Juriste
Professeur de droit
Résidence Hôtel de Bourvallais, Paris
(1er)

Nicole Belloubet, née le à Paris, est une juriste et femme politique française.

Elle est membre du Conseil constitutionnel du au , date à laquelle elle est nommée garde des Sceaux, ministre de la Justice dans le deuxième gouvernement Édouard Philippe, sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

En 1978, Nicole Belloubet obtient un DEA de droit public à l'université Panthéon-Assas, puis, l'année suivante, un DEA d'histoire du droit toujours au sein de la même université. Docteur en droit en 1990 à l'université Panthéon-Sorbonne, avec une thèse intitulée : « Pouvoirs et relations hiérarchiques dans l'administration française », elle est reçue deuxième au concours de l'agrégation de droit public en 1992.

Famille[modifier | modifier le code]

Nicole Belloubet est veuve de Pierre-Laurent Frier, professeur de droit public à l'université Panthéon-Sorbonne, décédé en 2005.

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Nicole Belloubet est en tant que rectrice présidente de droit de l'association AROEVEN de Toulouse puis présidente élue[réf. nécessaire] jusqu'à sa nomination au Conseil constitutionnel en 2013.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est professeur des universités et occupe la fonction de rectrice de l'académie de Limoges de 1997 à 2000 puis de celle de Toulouse entre 2000 et 2005[1].

De 2000 à 2005, elle est présidente du Comité interministériel de pilotage pour la promotion de l'égalité des sexes dans les systèmes éducatifs. En 2001, elle rédige, à la demande de Jack Lang, alors ministre de l'Éducation nationale, un rapport intitulé 30 mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements scolaires[2] puis en 2002, un second rapport présentant 30 mesures pour l'avenir du lycée[3].

Professeur de droit communautaire à l'Institut d'études politiques de Toulouse à partir du , Nicole Belloubet en est également membre du conseil d'administration et chercheuse au Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP)[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, elle devient première adjointe chargée de la culture de la ville de Toulouse dans l'équipe du maire Pierre Cohen. Élue au Conseil régional de Midi-Pyrénées le sur la liste PS de Martin Malvy, elle y occupe le poste de première vice-présidente, chargée de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et quitte sa fonction d'adjointe au maire de Toulouse tout en restant conseillère municipale.

Membre du Conseil constitutionnel[modifier | modifier le code]

Le , elle est désignée par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, pour siéger au Conseil constitutionnel pour un mandat de neuf ans[5]. Elle remplace Jacqueline de Guillenchmidt, nommée en 2004[6]. Le 14 mars suivant, elle prête serment devant le président de la République[7]. Elle devient la première femme professeur de droit nommée membre du Conseil constitutionnel, et la septième femme membre de l'institution. Elle abandonne tous ses mandats électifs.

Ministre de la Justice[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre de la Justice et garde des Sceaux dans le gouvernement Édouard Philippe (2), en remplacement de François Bayrou. Elle quitte donc le Conseil constitutionnel[8].

Mandats[modifier | modifier le code]

Conseil régional de Midi-Pyrénées[modifier | modifier le code]

  • Conseillère régionale du 26 mars 2010 au 13 mars 2013
  • Première vice-présidente, chargée de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche du 26 mars 2010 au 13 mars 2013

Communauté d'agglomération du Grand Toulouse[modifier | modifier le code]

  • Vice-présidente d'avril à décembre 2008

Communauté urbaine du Grand Toulouse[modifier | modifier le code]

  • Vice-présidente de décembre 2008 à 2013

Commune de Toulouse[modifier | modifier le code]

  • Conseillère municipale de 2008 à 2013
  • Première adjointe chargée de la culture de 2008 à 2010

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]