Charles Pasqua

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Charles Pasqua
Charles Pasqua, en 1987.
Charles Pasqua, en 1987.
Fonctions
Sénateur des Hauts-de-Seine
Élection 26 septembre 2004
Groupe politique apparenté UMP
Élection 24 septembre 1995
Groupe politique RPR
Élection 28 septembre 1986
Groupe politique RPR
Élection 25 septembre 1977
Groupe politique RPR
Député européen
Élection 13 juin 1999
Législature 5e
Groupe politique Union pour l'Europe des nations (président)
Ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Paul Quilès (Intérieur)
André Laignel (Aménagement du territoire, secrétaire d'État)
Successeur Jean-Louis Debré (Intérieur)
Bernard Pons (Aménagement du territoire)
Président du
conseil général des Hauts-de-Seine
mars 1988
Prédécesseur Paul Graziani
Successeur Nicolas Sarkozy
Ministre de l'Intérieur
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Pierre Joxe
Successeur Pierre Joxe
Député de la
4e circonscription des Hauts-de-Seine
Prédécesseur Parfait Jans
Successeur Parfait Jans
Biographie
Nom de naissance Charles Victor Pasqua
Date de naissance
Lieu de naissance Grasse (Alpes-Maritimes)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Suresnes (Hauts-de-Seine)
Nature du décès Crise cardiaque
Sépulture Cimetière Sainte-Brigitte
Grasse (Alpes-Maritimes)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPF
UDR
RPR
RPF
UMP
Enfant(s) Pierre-Philippe Pasqua
Profession Directeur de société

Charles Pasqua ([paskwa ]), né le à Grasse (Alpes-Maritimes) et mort le à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Résistant à l'âge de 15 ans, il cofonde ensuite le Service d'action civique (SAC), une association controversée au service du général de Gaulle. En 1968, il s'installe politiquement dans les Hauts-de-Seine, dont il devient député puis sénateur et président du conseil général.

Participant à la fondation du RPR, il est alors un conseiller influent de Jacques Chirac, dont il s'éloigne par la suite. Il est ministre de l'Intérieur lors des deux premiers gouvernements de cohabitation, de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995. Son activité ministérielle est marquée par la répression des manifestations contre le projet de loi Devaquet, ses actions contre le terrorisme et les lois Pasqua-Debré sur l'immigration et la nationalité française.

Souverainiste, il milite pour le « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et crée ensuite le Rassemblement pour la France (RPF), qui arrive en deuxième position aux élections européennes de 1999. Après avoir été député européen, il revient au Sénat, où il siège de 2004 à 2011 en tant qu'apparenté au groupe UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et Résistance[modifier | modifier le code]

Il est le petit-fils d'un berger corse de Casevecchie et le fils d'André Pasqua, policier à Grasse (Alpes-Maritimes), et de Françoise Rinaldi.

À la suite de l'invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, Charles Pasqua, alors âgé de 15 ans, s'engage dans la Résistance sous le pseudonyme « Prairie », et rejoint les rangs de Combat[1]. Son père, André, est quant à lui déjà impliqué dans cette lutte[2],[3].

Il se marie, en 1947, avec Jeanne Joly[4], une Québécoise rencontrée à Grasse avec qui il a un fils : Pierre-Philippe Pasqua, né en 1948 et décédé en .

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en droit, il est embauché comme représentant par Paul Ricard en janvier 1952, grimpe les échelons et devient inspecteur des ventes en 1955, directeur régional en 1960, puis directeur général des ventes en 1962, et, enfin, directeur de l'exportation l'année suivante. Lorsqu'il quitte Ricard en 1967, il est alors numéro 2 du groupe[5].

Engagement gaulliste[modifier | modifier le code]

En 1947, il rejoint le Rassemblement du peuple français (RPF), fondé par le général de Gaulle.

Il est, avec Jacques Foccart et Achille Peretti, l'un des créateurs, en 1959, du Service d'action civique (SAC), organisme de protection, « police privée » du gaullisme, qui sera amené à lutter contre les actions terroristes de l'OAS, en pleine effervescence et en pleine illégalité lors de la guerre d'Algérie.

Il se lance dans la vie publique en 1964, en créant la liste « Libre entreprise » à la chambre de commerce de Marseille. En 1967, Charles Pasqua quitte Ricard, et fonde avec des transfuges de cette société la société Euralim (Europe Alimentation) installée à Levallois-Perret pour importer la boisson Americano Gancia.

Le , il est un des principaux organisateurs de la manifestation pro-gaulliste qui marque le basculement des « événements de mai »[6]. Le mois suivant, alors qu'il est vice-président du SAC, il est élu député lors du raz-de-marée gaulliste, à Clichy-Levallois, sous l'étiquette UDR. Il quitte le SAC en 1969.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Implantation locale[modifier | modifier le code]

Membre des partis gaullistes depuis 1947, il s'établit politiquement dans les Hauts-de-Seine. Député de la 4e circonscription des Hauts-de-Seine du au , il siège au conseil général à partir de 1970 et en devient le président trois ans plus tard. Après ses défaites aux élections législatives de 1973 et aux cantonales de 1976 dans le canton de Levallois-Perret-Sud, lors desquelles il est à chaque fois battu par le maire communiste de Levallois-Perret, Parfait Jans, Charles Pasqua s'implante dans la ville de Neuilly-sur-Seine.

Il est élu pour la première fois sénateur des Hauts-de-Seine le 25 septembre 1977. Président du groupe RPR au Sénat à partir de 1981, il abandonne son mandat parlementaire le , lorsqu'il entre au gouvernement Jacques Chirac II. En 1983, élu au conseil municipal de Neuilly-sur-Seine, il est pressenti pour succéder à Achille Peretti, décédé d'un arrêt cardiaque, mais est devancé par Nicolas Sarkozy, dont il avait été témoin de son mariage avec Marie-Dominique Culioli quelques mois plus tôt[6].

Homme de réseau[modifier | modifier le code]

Homme de réseau redouté[7], Charles Pasqua contribue à l'ascension politique de Jacques Chirac. Après l'avoir aidé à prendre la main sur le mouvement gaulliste, l'UDR, il travaille avec Marie-France Garaud et Pierre Juillet à la fondation du RPR, dont il devient secrétaire général adjoint. Il organise la campagne de Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981. Dans l'entre-deux tours, il contribue à la défaite du président de la République sortant, Valéry Giscard d'Estaing, en appelant les adhérents RPR à voter contre lui, favorisant ainsi la victoire du candidat socialiste, François Mitterrand[6],[8].

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Charles Pasqua est nommé ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement de cohabitation, lorsque Jacques Chirac est Premier ministre de François Mitterrand, de 1986 à 1988[6]. Alors que Mitterrand s'oppose à quatre des nominations, dont la sienne, Chirac cède sur les trois autres mais maintient Pasqua à ce poste[9]. À cette fonction, Charles Pasqua est l'auteur de la loi portant son nom, rendant plus difficile le séjour des étrangers en France, et de la loi du 24 novembre 1986 sur le découpage électoral, dénoncé comme déséquilibré par les socialistes. Il est en poste durant les manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, qui verront la mort d'un manifestant, Malik Oussekine, le 5 décembre 1986[6]. Il préside à l'arrestation du groupe terroriste Action directe. La gauche lui reproche sa politique sécuritaire, tandis qu'il séduit les militants gaullistes[6].

Dans une interview publiée par le journal Valeurs actuelles entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988, alors que Jean-Marie Le Pen a obtenu 14,4 % de voix au premier tour, Charles Pasqua préconise une alliance avec l'extrême-droite, déclarant que « le FN se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité »[10].

Après son passage au gouvernement, il redevient, le , sénateur des Hauts-de-Seine à la suite de la démission d'Émile Tricon. À nouveau président du groupe gaulliste, il reste membre de la Haute Assemblée jusqu'au . En octobre 1988, il dépose pour la seconde fois avec plusieurs autres sénateurs une proposition de loi « relative au rétablissement de la peine de mort ainsi que pour la protection des fonctionnaires de sécurité et de justice » (la première fut déposée en avril 1984).

De 1993 à 1995, il est à nouveau ministre de l'Intérieur, du gouvernement Édouard Balladur, alors Premier ministre de François Mitterrand. La réforme du code de la nationalité française, dite « réforme Pasqua », est votée par le Parlement. En 1994, il doit faire face aux manifestations étudiantes contre le Contrat d'insertion professionnelle (CIP), qui sont marquées par des affrontements violents entre la police et des groupes de jeunes[11]. Puis, le 4 octobre 1994, il est confronté à une sanglante fusillade en plein Paris qui fait trois morts parmi les forces de l'ordre. Elle est perpétrée par deux étudiants Florence Rey et Audry Maupin qui sont présentés comme ayant participé activement à la mobilisation contre le CIP et que l'on dit proches des milieux anarchistes. À la suite de ce drame, Charles Pasqua se déclare une nouvelle fois « personnellement en faveur » du retour de la peine de mort pour « les assassins les plus sordides, ceux qui attaquent les personnes âgées sans défense, ceux qui violent ou qui tuent des enfants, ceux qui assassinent des responsables des forces de l'ordre[12] ».

C'est dans ce contexte tendu qu'il défend, à l'automne 1994, un projet de loi « d'orientation et de programmation relative à la sécurité » qui vise à harmoniser l'action des services de police, de douane et de gendarmerie ainsi qu'à augmenter leurs moyens d'actions. Parmi les dispositions qu'il prévoit pour maintenir l'ordre public figurent le renforcement des mesures de contrôle et de fouille en marge des manifestations et l'autorisation de la vidéosurveillance[13]. Ce projet de loi qui suscite de vives controverses avec l'opposition socialiste est finalement adopté en janvier 1995[14]. En 1995, il introduit l'obligation de visa pour les Comoriens et procède à des régulations géographiques [Quoi ?] qui se traduiront par des déplacements forcés de Comoriens hors de l'île de Mayotte. Il favorise la police de proximité, censée être au plus près de la réalité du terrain.

Il préside à l'arrestation du terroriste Carlos en 1994, ainsi qu'à la neutralisation, en décembre 1994, sur l'aéroport de Marseille, du commando du GIA qui avait détourné un Airbus parti d'Alger. En février 1995, il révèle publiquement les opérations d'espionnage économique menées en France par la CIA, et fait expulser le chef de station de la CIA, Richard L. Holm, ainsi que plusieurs autres agents sous couverture diplomatique.

Charles Pasqua est également connu pour deux déclarations qui sont souvent citées pour résumer son action politique : « il faut terroriser les terroristes » et « la démocratie s'arrête là où commence l'intérêt de l'État »[15].

Il surprend en soutenant Édouard Balladur, jugé plus libéral et européen que Jacques Chirac, lors de l'élection présidentielle de 1995[6]. Jacques Chirac devance finalement Édouard Balladur au premier tour, puis est élu président de la République. Quelques mois plus tard, Charles Pasqua est promu, par le nouveau président, officier de l'ordre national de la Légion d'honneur[16].

Positions souverainistes[modifier | modifier le code]

En 1990, lors des assises nationales du RPR, il présente, avec Philippe Séguin, une motion souverainiste, contre la motion Chirac-Juppé. Pour faire pencher les militants en sa faveur, Jacques Chirac a mis sa démission en jeu, et a repris les thématiques de la motion Pasqua-Séguin. Finalement, il obtient 68 % des suffrages, contre 31,9 % à Pasqua et Séguin. À partir de cela les relations ne seront plus jamais les mêmes entre Charles Pasqua et Jacques Chirac. Ce dernier dira dans une émission de télévision « Pasqua était un ami ».

Il crée son propre mouvement, Demain la France, en 1991. Il se prononce pour le « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht[6]. En compagnie de Philippe Séguin et de Philippe de Villiers, il dit souhaiter préserver « l'indépendance de la France face à l'ingérence future des institutions européennes ».

La même année, en septembre, il se présente à la présidence du Sénat, mais retire sa candidature après le premier tour, le centriste René Monory l'ayant devancé de quelques voix[6].

Lors des élections européennes de 1999, il présente face à la liste RPR menée par Nicolas Sarkozy une liste souverainiste commune avec Philippe de Villiers. Avec 13,05 % des voix, cette alliance arrive 2e derrière celle du PS, menée par François Hollande, entrainant la démission de Nicolas Sarkozy de la tête du RPR[6].

Député au Parlement européen, il est président du groupe Union pour l'Europe des nations durant toute la législature. Il fonde alors avec Philippe de Villiers le Rassemblement pour la France (RPF). Tous deux prennent position pour le « non » au référendum sur le quinquennat présidentiel[17]. La mésentente s'installe néanmoins peu à peu entre les deux hommes, jusqu'à leur séparation politique définitive, en 2000.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Son soutien à Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995 marque un coup d'arrêt à son ascension politique[6]. Il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine le 24 septembre 1995, et quitte ce mandat après son élection au Parlement européen, quatre ans plus tard.

Charles Pasqua annonce sa candidature à l'élection présidentielle fin janvier 2002[18]. Il ne parvient pas à réunir les 500 signatures nécessaires à sa candidature, et accuse l'entourage de Jacques Chirac de l'avoir empêché de se présenter en l'impliquant dans plusieurs affaires[19].

De nouveau président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004, il crée notamment le Pôle d'enseignement supérieur Léonard-de-Vinci, surnommé « fac Pasqua ». Nicolas Sarkozy lui succède[6]. Son mandat européen ayant pris fin, il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine le 26 septembre 2004, à la tête d'une liste divers droite[6], et siège comme apparenté au groupe UMP. Il ne se représente pas au scrutin sénatorial de 2011 et quitte la vie politique active. Il fait sa dernière apparition publique lors du congrès fondateur des Républicains, en mai 2015[20].

Charles Pasqua meurt le , à l'hôpital Foch de Suresnes, des suites d'un accident cardiaque[21]. Une messe est célébrée le suivant par Mgr Luc Ravel, en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, en présence de nombreux hommes politiques[22],[23]. Puis, ses obsèques sont célébrées le en la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse, par Mgr André Marceau. Son éloge funèbre est alors prononcée par Nicolas Sarkozy. Il est ensuite inhumé dans le caveau familial, au cimetière Sainte-Brigitte de Grasse[24],[25].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Mandat de député[modifier | modifier le code]

Mandats de sénateur[modifier | modifier le code]

Mandat européen[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Affaires politico-financières[modifier | modifier le code]

Charles Pasqua est mis en cause dans plusieurs affaires politico-financières dans les années 2000. Il a été relaxé dans six d'entre elles et condamné à de la prison avec sursis deux fois.

Affaire du siège de GEC-Alsthom Transport[modifier | modifier le code]

Le , cette affaire est renvoyée devant la Cour de justice de la République[26]. Le , Charles Pasqua est relaxé des accusations de « complicité et recel d'abus de biens sociaux »[27].

Affaire de la Sofremi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire de la Sofremi.

Dans l'affaire de la Sofremi, le juge d'instruction Philippe Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République (CJR)[26]. Le , l'avocat général requiert quatre ans de prison dont deux avec sursis assortis d'une peine d'inéligibilité à l'encontre de Charles Pasqua, précisant que « ce grand ministre n'a pu résister à l'opportunité de favoriser ceux qui lui étaient chers ». Il indique néanmoins qu'il n'a montré « aucune âpreté personnelle au gain, ni aucune volonté d'enrichissement crapuleux »[28]. Le lendemain, il est condamné à une année de prison avec sursis[27].

Affaire du casino d'Annemasse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire du casino d'Annemasse.

La justice lui reproche d'avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,14 million d'euros) pour sa campagne électorale européenne de 1999, issus de la vente du casino d'Annemasse, dont il avait autorisé l'exploitation en 1994, en tant que ministre de tutelle. Son pourvoi en cassation ayant été rejeté le , Charles Pasqua est définitivement condamné à 18 mois de prison avec sursis dans l'affaire du casino d'Annemasse, pour « faux, financement illégal de campagne et abus de confiance ». Il s'agit de sa première condamnation définitive[29].

Charles Pasqua fait par ailleurs l'objet, dans ce même dossier, d'un renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR). Le , il est relaxé des accusations de « corruption passive par une personne dépositaire de l'autorité publique »[27].

Volet français de l'affaire pétrole contre nourriture[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de synthèse du 5 avril 2006 de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), Charles Pasqua aurait bénéficié « d'environ 12 millions de barils »[30] dans le cadre de trois contrats signés en 1999, correspondant aux phases 6, 7 et 8 du programme « Pétrole contre nourriture », qui en comptait treize. En 2011, Charles Pasqua est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic d'influence[31]. Le , tous les prévenus, dont Charles Pasqua, sont relaxés par le tribunal correctionnel de Paris[32].

Affaire de la Fondation Hamon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire de la Fondation Hamon.

Le , le tribunal correctionnel de Versailles condamne Charles Pasqua à deux ans de prison avec sursis, à une amende de 150 000 euros et à deux ans d'inéligibilité. Ce jugement n'a jamais été définitif, Charles Pasqua étant décédé avant que la décision en appel ne soit rendue[33].

Affaire des ventes d'armes à l'Angola[modifier | modifier le code]

Le , la cour d'appel de Paris le relaxe des chefs de trafic d'influence passif et de recel d'abus de biens sociaux[34],[35].

Affaire Robert Boulin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Robert Boulin.

Dans le téléfilm Crime d'État, diffusé sur France 3 le , Charles Pasqua est présenté comme un des commanditaires de l'assassinat du ministre Robert Boulin. La version officielle étant une mort par suicide, ce documentaire présente sous forme de fiction la thèse d'un assassinat politique orchestré pour défendre les intérêts du RPR[36].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (décoré le 15 septembre 1995 par le président de la République Jacques Chirac[16]).


Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Charles Pasqua[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Charles Pasqua[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pellissier 1987, p. 199
  2. Pellissier 1987, p. 69
  3. Association historique du pays de Grasse, Devoir de mémoire: l'Occupation, la Résistance et la Libération à Grasse et en pays de Grasse : actes du colloque du 27 novembre 2007, Tout autour des cultures-Motifs des régions,‎ , 255 p. (ISBN 9782916723143), p. 22 & 139
  4. Jeanne Joly selon le Who's who in France 1985-1986, page 1126 (lire en ligne). Jeanne Simard selon certains[Qui ?].
  5. « Saga Ricard - “Il était très en avance sur son temps”, Charles Pasqua », France-Soir, 28 juin 2009.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Fin de parcours pour “le terrible M. Pasqua” », Le Figaro, 27 octobre 2009.
  7. « Charles Pasqua, un fervent gaulliste à la réputation trouble », La Croix, 18 avril 2010.
  8. http://www.slate.fr/story/103727/charles-pasqua-victoire-mitterrand
  9. (en)« Mitterrand Vetoes 4 Choices by Chirac for New French Cabinet », Los Angeles Times, 20 mars 1986.
  10. Marine Le Pen fait main basse sur la droite, L'Express, 18/3/2011.
  11. Nadya Charvet, Sur le pavé parisien, on y marche, on y casse, on y danse... dans Libération 29 décembre 1994 ; Les dates d'un duel dans Libération, 28 décembre 1994.
  12. Cité par Jean-Michel Dumay, L'autre visage de Florence Rey dans Le Monde 18 septembre 1998.
  13. Uniways.fr
  14. Francis Zamponi, Pasqua défend son projet relatif à la sécurité face aux députés de la majorité dans Libération, 8 et 9 octobre 1994 ; Francis Zamponi, La loi Pasqua sur la sécurité est défitivement adoptée par le Parlement dans Libération, 17 décembre 1994 ; Éric Dupin, Loi Pasqua sur la sécurité: la fouille des véhicules n'est pas constitutionnelle dans Libération, 20 janvier 1995.
  15. http://www.lepoint.fr/archives/article.php/445607
  16. a et b http://www.liberation.fr/france/1995/09/16/chirac-decore-pasqua-de-la-legion-d-honneur_143911
  17. « Pour ou contre : clivages au sein des partis », site de RFI, 30 mai 2000.
  18. « Charles Pasqua officiellement candidat », site de RFI, 30 janvier 2002.
  19. « Pasqua: “L'entourage de Chirac a voulu m'éliminer” », Le Journal du dimanche, 30 octobre 2009.
  20. http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/charles-pasqua-est-decede-698548
  21. Saïd Mahran, « Charles Pasqua est décédé des suites d'un accident cardiaque », sur le point.fr,‎ (consulté le 29 juin 2015)
  22. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/03/97001-20150703FILWWW00171-les-obseques-de-pasqua-ont-eu-lieu-ce-matin.php
  23. http://www.europe1.fr/politique/les-obseques-de-charles-pasqua-celebrees-vendredi-aux-invalides-1364052
  24. http://www.20minutes.fr/nice/1647027-20150706-obseques-charles-pasqua-nicolas-sarkozy-grasse-ceremonie
  25. http://www.liberation.fr/politiques/2015/07/07/hommage-emu-de-sarkozy-a-pasqua-lors-de-ses-obseques-a-grasse_1344978
  26. a et b « Charles Pasqua renvoyé devant la Cour de justice de la République », Le Nouvel Observateur, 17 juillet 2009.
  27. a, b et c « Un an avec sursis et “deux relaxes de plus” pour Pasqua », L'Express, 30 avril 2010.
  28. « Contre Pasqua, un réquisitoire à la mesure “du tort porté à la République” », La Croix, 29 avril 2010.
  29. « Première condamnation définitive pour Charles Pasqua », L'Express, 8 avril 2010.
  30. Freerepublic.com
  31. « Pasqua et Total devant la justice », dépêche AP reprise par Le Figaro, 2 août 2011.
  32. Annie Thomas, « Le procès "pétrole contre nourriture" à Paris suspendu à des points techniques », AFP, 21 janvier 2013
  33. http://www.lepoint.fr/justice/proces-de-la-fondation-hamon-pasqua-combatif-mais-las-face-aux-juges-19-05-2015-1929529_2386.php
  34. « Angolagate : la cour d'appel de Paris relaxe Charles Pasqua », Le Monde, 29 avril 2011.
  35. « Angolagate : Charles Pasqua relaxé en appel », NouvelObs.com, mis en ligne le 29 avril 2011.
  36. « Affaire Boulin : le téléfilm qui accuse le système RPR », Sud Ouest, 7 janvier 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]