Chlef

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Chlef
Noms
Nom arabe الشلف
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Chlef
Daïra Chlef
Code postal 02000
Code ONS 0201
Démographie
Population 178 616 hab. (2008[1])
Densité 1 445 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 10′ 26″ nord, 1° 20′ 12″ est
Superficie 123,60 km2
Localisation
Localisation de Chlef
Localisation de la commune dans la wilaya de Chlef.

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Chlef

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Chlef

Chlef ( en arabe: الشلف), anciennement Castellum Tingitanum à l'époque romaine, Orléansville à l'époque française, puis El-Asnam après l'indépendance, est une commune de la wilaya de Chlef dont elle est le chef-lieu, située à 200 km au sud-ouest d'Alger et à 210 km au nord-est d'Oran.

La ville a connu deux tremblements de terre majeurs. Le premier le (bilan : 1 340 morts et 5 000 blessés), et le second le qui a détruit la ville à 80 %. Après ce nouvel événement tragique, la ville a pris son nom actuel en 1982.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Chlef est située au cœur de la vallée du Chelif, au milieu d'une vaste plaine comprise entre les reliefs de Medjadja intégrée à la chaîne du Dahra au nord et les monts de l'Ouarsenis au sud, au lieu de confluence de l'oued Chélif et de l'oued Tsighaout.

Située au centre de la wilaya de Chlef, la commune de Chlef est limitée par les communes de Ouled Fares et Labiod Medjadja au nord, la commune de Chettia à l'ouest, la commune de Oued Sly au sud-ouest, la commune de Sendjas au sud, la commune de Harchoun au sud-est et la commune d'Oum Drou à l'est.

Communes limitrophes de Chlef
Ouled Fares Ouled Fares • Labiod Medjadja Labiod Medjadja
Chettia Chlef Oum Drou
Oued Sly Sendjas Harchoun

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

la ville de Chlef a été frappée par un tremblement de terre le 10 octobre 1980. Cette catastrophe a permis la prise de décisions importantes pour la construction en Algérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études et actions entreprises pour la connaissance du comportement des sols et des constructions ont contribué depuis à :

  • La production d'une réglementation parasismique algérienne (le RPA). Cette réglementation a été en continuelle évaluation et actualisation ces 20 dernières années en fonction des nouvelles connaissances éprouvées ;
  • La définition d'un zonage sismique national où la Wilaya de Chlef est classée zone III, région très sismique.
  • La production d'une microzonation sismique urbaine pour le Chef-lieu de la Wilaya et pour huit autres agglomérations urbaines qui ne sont autres que les Dairates de la Wilaya

.

Climat[modifier | modifier le code]

Données climatiques à Chlef.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 11 12 13 16 20 25 29 29 26 20 15 11 19
Précipitations (mm) 43 57 39 40 34 11 2 6 12 51 53 62 410
Source : Weatherbase, statistiques de 1961 à 1990[2].


Transports[modifier | modifier le code]

Chlef est desservie par un aéroport situé à environ 10 km au nord de la ville. L’aéroport de Chlef est un aéroport civil international desservant la ville de Chlef et sa région (wilayas de Chlef, de Wilaya de Relizane, de Wilaya de Mostaganem, Wilaya de Tismsilt, Wilaya de Tiaret et Wilaya d'Aïn Defla.

L’aéroport est géré par l'EGSA d'Alger. Deux compagnies aériennes desservent la région : ASL Airlines et Air Algérie.

La ville dispose d'une gare ferroviaire, d'une gare routière et d'une station de taxis ainsi que plusieurs hôpitaux (Chorfa "Mère - Enfant" et Ouled Mohammed "Pôle de Chirurgie" et le tout nouvel EPH Sœurs Bedj "Ophtalmologie, Cardiologie, Urologie, Néphrologie-Dialyse, Médecine Interne, Rééducation fonctionnelle, Imagerie Médicale "Echographie-Scanner-IRM-Radiologie standard"...") et de cliniques privées.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

* Centre Ville (appelé Bled);

* Hay El Houria (El Firem);

* Hay Nasser (Radar);

* Ouled Mohamed ( zone 4 , 5 , 6 , 7 , 8 )

* Hay Abbad (Gaz);

* El Hamadia - Cité Olympique (Route d'Oran);

* Hay Meddahi (Zebboudj);

* Hay el Badr (Chorfa);

* Hay Chegga et Cherayet;

* Hassania ;

* Hay Ben Souna (la city);

* Hay Es-Salem (El Boccaa);

* La cité Ruiz, cité des vergers, La cia, Lala aouda, Quouasmia, Tgegra,


Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'évolution de Chlef est marquée par une urbanisation formée d'une succession de plans d'urgence entrepris lors des différents séismes successifs. La configuration spatiale de certaines villes de la région s'explique aisément[Comment ?]. Il existe trois types de constructions :

  • Le bâti ancien : ce bâti ancien est ce bâti rescapé des secousses successives qui ont touché la région. Il est très réduit et le plus souvent ce sont des constructions en maçonnerie à un seul niveau. Le même type de construction se rencontre parfois au centre des agglomérations avec un et deux niveaux à la suite du renforcement de l'après séisme de 1954.
  • Le bâti préfabriqué : l’important programme d'urgence de relogement en préfabriqué dans la zone sinistrée constitue plus de 20 ans après le plus grand parc immobilier (13 000 chalets uniquement pour la ville d’El-Asnam, désormais Chlef).
  • Le bâti moderne : on désigne sous ce terme les constructions édifiées après le 10 octobre et celles ayant fait l'objet de réparation à la suite des dommages du 10 octobre. Ce type obéit à une réglementation très sévère produite sur les enseignements du séisme de 1980. Il y a lieu de souligner le plus grand soin qui est apporté depuis à la conception structurale sans en négliger la conception architecturale et l'esthétique de la construction.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville provient du nom de l'oued Chlef, connu dans l'Antiquité sous le nom Chinalaph, et dérivant probablement du berbère asif ou acif, signifiant « oued », « rivière » ou « fleuve »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le musée El Asnam ou mémoire de la ville: C’était une poudrière à l’origine[modifier | modifier le code]

Patrimoine de musée EL asnam

En visitant la poudrière d’El Asnam qui fait aujourd’hui office de musée, j’ai pu me faire une idée, vague il faut le dire, sur les différentes étapes par lesquelles est passée notre ville plusieurs fois centenaires et qu’expriment à merveille tous les vestiges qui y sont exposés. Les pièces archéologiques présentes à l’intérieur de la poudrière et dans sa petite cour que prolonge l’actuelle siège de l’APC de Chlef sont un condensé de l’histoire tumultueuse de la vallée du Chélif. Certes, on sait que des hommes ont vécu depuis les temps les plus reculés dans cette plaine bordée de deux massifs majestueux, l’Ouarsenis et le Dahra, refuges naturels et quasi-imprenables pour les occupants de l’actuelle ville et ses alentours qui, de tout temps, ont dû affronter des ennemis avides de la conquérir pour ses riches terres agricoles et pour sa position militaire stratégique. L’une des curiosités du musée d’El Asnam est sans conteste les restes de l’ancienne célèbre basilique Saint-Reparatus qui a été édifiée en 275 après J-C, et détruite par un violent tremblement de terre en 475. En 1894, des fouilles organisées par des archéologues français permirent de mettre à jour les ossements de l’évêque Saint-Reparatus et de très belle mosaïque qui se trouvent actuellement au Sacré Cœur d’ Alger. On pense que c’est la plus ancienne église du monde chrétien authentiquement datée. Les mosaïques qui tapissaient le sol de la basilique Saint-Reparatus ont tapissé les murs de l’église Saint-Jeanne-d’Arc construite par les colons au début du XXe siècle. La ville reconstruite en 1843 sur les ruines du fort romain Castellum Tingitanum.

En pénétrant à l’intérieur du bâtiment de forme circulaire, le visiteur est transporté vers une autre époque, celle des vestiges comme des fours à briques, des cercueils en bois de cèdre, des moulins en pierre troncs coniques, des lampes funéraires, des poteries, des médailles d’or, d’argent et de bronze, et des tablettes de marbres représentant des autels. Et la conquête française de l’Algérie. En témoigne le buste en bronze de Paul Robert, né à Orléans ville (El Asnam – Chlef) en 1910. Le regard est attiré aussi par le piano qui trône à l’intérieur de l’édifice ramené dans les bagages d’un colon en 1849. On put admirer également une collection d’armes de guerres constituée de fusils et de lames utilisées durant la colonisation de la vallée du Chélif. Pêle-mêle sont exposés des ustensiles de cuisine, des tapisseries anciennes du sud du pays, des objets usuels en cuir et des tenues traditionnelles de plusieurs régions d’Algérie[4].

Patrimoine dans le musée d'EL asnam

En vérité, le musée El Asnam est une halte obligée pour tous ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire de l’Algérie. Certes, la collection muséologique n’est pas très riche comparée à celles qu’abritent les grands musées nationaux, mais le détour vaut la peine. La poudrière ou «dar el baroud» comme appelée en arabe a été construite en 1847 sur ordre du général Cavaignac dont un buste en bronze est exposé au musée national Abdelmadjid Meziane de Chlef. Ce général sanguinaire voulait en finir avec la résistance algérienne, farouche il faut le noter, qui a obligé l’occupant français à envoyer des colonnes de fantassins et des dizaines de pièces d’artillerie pour en venir à bout. C’est au lendemain de l’indépendance que l’idée de faire de ce lieu un musée local a germé. Situé en plein cœur de la ville, pratiquement à quelques mètres de la vieille mosquée, la poudrière est un édifice qui attire le regard par sa forme architecturale atypique et par les matériaux avec lesquels il a été construit. Quoi de mieux donc pour en faire un lieu de mémoire qui rappelle aux Algériens les sombres années de la conquête coloniale qui a vu une armée moderne massacrer des centaines de milliers de civils qui refusaient la soumission et l’esclavage[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le dernier recensement datant d'avril 2008, Chlef est la dixième (10e) grande ville du pays de par sa population estimée à 295 000 habitants[réf. nécessaire].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Commissaires civils et Maires[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

L'ASO Chlef est l'équipe de football de la ville, créée en 1947. Elle portait à l'époque le nom de Groupement Sportif Orléansvillois (G.S.O) . Puis Asnam Sportive Olympique après l'Indépendance en 1962. Durant la saison 81/82 période, L'ASO, l'ASTO et DNC deviennent désormais CSO (Chlef sportif olympique). En 1989, l'ASO récupère son sigle d'origine.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Chlef : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. « Chlef, Algeria », sur www.theweathernetwork.com (consulté le 21 mars 2011).
  3. Mohand-Akli Haddadou, Dictionnaire toponymique et historique de l'Algérie, Tizi Ouzou, Éditions Achab, (ISBN 9789947972250), p. 234.
  4. a et b LeChelifWeb, « Le musée El Asnam ou mémoire de la ville : C’était une poudrière à l’origine | Le Chélif », sur www.lechelif-dz.com (consulté le 25 avril 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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