Fédération internationale de football association

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Fédération internationale de football association
Image illustrative de l'article Fédération internationale de football association

Sigle FIFA
Sport(s) représenté(s) Football (depuis 1904),
Futsal (depuis 1989),
Football de plage (depuis 2004)
Création 21 mai 1904
Président Drapeau : Suisse Sepp Blatter
Siège Zurich, canton de Zurich
Drapeau de la Suisse Suisse
Affiliation Comité international olympique
Nations membres 209 associations nationales
Site internet fr.fifa.com

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) est la fédération sportive internationale du football, du futsal et du football de plage. Association des fédérations nationales fondée en 1904, elle a pour vocation de gérer et de développer le football dans le monde.

La FIFA est chargée de l'organisation des grands tournois mondiaux, et notamment des Coupes du monde masculines, depuis 1930, et féminines, depuis 1991. Fondée par les fédérations d'Allemagne, de Belgique, du Danemark, d'Espagne, de France, des Pays-Bas, de Suède et de Suisse, elle compte aujourd'hui 209 associations nationales affiliées à travers le monde, qui doivent être reconnues par l'une des six confédérations continentales. Son siège est situé depuis 1932 à Zurich, en Suisse.

Bien qu'étant officiellement une association à but non lucratif, la FIFA brasse un chiffre d'affaires très important du fait de l'organisation des compétitions et de leur sponsoring. En 2013, la FIFA génère 1,3 milliard de dollars de chiffre d'affaires, et dispose de réserves évaluées à 1,4 milliard de dollars[1].

Après plusieurs années de rumeurs et d'enquêtes de journalistes sur les affaires financières au sein de la FIFA, notamment autour de l'attribution de l'organisation des Coupes du monde de 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, une enquête lancée par le Département de la Justice des États-Unis pour des faits de corruption aboutit à un grand scandale en 2015, suite auquel le président Sepp Blatter, le 2015, trois jours après sa réélection pour un cinquième mandat, annonce qu'il convoque un congrès extraordinaire, prévu en février 2016, afin de remettre son mandat de président à disposition.

Histoire[modifier | modifier le code]

La FIFA est fondée le à Paris au 229, rue Saint-Honoré sous l'impulsion de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques et dans ses locaux. Les membres fondateurs sont : les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Suisse, l'Espagne et la France.

Un an plus tard, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche et la Hongrie rejoignent la FIFA. Les Britanniques refusent d'abord d'être membres mais rejoignent finalement la FIFA quelques mois plus tard. S'engage alors un bras de fer entre l’USFSA française et la Football Association anglaise. La première est fondatrice de la FIFA et violemment hostile au professionnalisme. La seconde a donné son feu vert aux professionnels dès 1885. Le débat ne se fait pas sur cette question, mais sur l'interprétation des textes fondateurs de la FIFA, qui n'acceptent qu'une fédération et une seule, par nation. C'est la stratégie voulue par l’USFSA afin d'éliminer les ligues concurrentes françaises. N'étant pas reconnues par la FIFA, ces fédérations sont interdites de matches internationaux. Ainsi, l'USFSA demanda à la FA de ne présenter qu'une seule fédération à la candidature à la FIFA pour représenter tout le Royaume-Uni, et non les quatre fédérations (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) qui demandent leur adhésion à la FIFA au même moment. Un vote des membres fondateurs tranche la question; la France est mise en minorité. Vexés, les Français claquent la porte et l’USFSA quitte la FIFA. La France ne reste pas longtemps hors du giron de la FIFA et c'est le Comité français interfédéral, principal concurrent de l’USFSA, qui la rejoint. L’USFSA se retrouve alors dans la situation d'arroseur arrosé, car sa position hors de l'organisation l'a marginalisée.

La Coupe du monde, trophée majeur de la FIFA, est créée par Jules Rimet, alors président de la fédération internationale[2]. Enchanté par le spectacle donné par l'équipe d'Uruguay aux Jeux olympiques de 1924 et 1928, Rimet lance la machine Coupe du monde en 1930. L'Uruguay qui fête alors son centenaire en 1930 est un candidat idéal pour l'organisation du premier rendez-vous mondial. Le trophée de la Coupe du monde est baptisé du nom de Jules Rimet. La Coupe Rimet prend définitivement la route du Brésil après son troisième succès dans l'épreuve en 1970, comme le prévoit le règlement. Un nouveau trophée est donc forgé pour l'édition 1974. L'expression « FIFA World Cup » est plus récente. Jusqu'en 1990, la Coupe du monde s'intitula Weltmeisterschaft en Allemagne (1974), Mundial en Argentine (1978), Espagne (1982) et Mexique (1986) puis Mondiale en Italie en 1990. Le crochet par les États-Unis est fatal à cette tradition linguistique, et la Coupe est désormais baptisée « FIFA World Cup », qui est une marque déposée. Le français est la langue officielle de la FIFA au même rang que l'anglais (comme l'allemand et l'espagnol). La terminologie « Coupe du monde FIFA » est également acceptée.

La FIFA déménage à Zurich en 1932 en raison du statut de la Suisse et des graves soucis financiers de la Fédération depuis le krach boursier d’[3]. Avec l'augmentation importante des sources de revenus (droits TV, publicités et produits sous licence principalement), la situation financière est aujourd'hui excellente.

Ainsi, la FIFA annonçait en qu'elle prévoit un bénéfice de 144 millions de dollars pour 1,64 milliard de dollars de revenus sur la période 2003-2006 (cycle de quatre ans incluant la Coupe du monde 2006). Elle a réalisé un bénéfice de 631 millions de dollars sur la période 2007-2010 (cycle incluant la coupe du monde en Afrique du Sud). En 2013, à l'orée de la coupe du monde au Brésil, les réserves de trésorerie de la FIFA se montaient à 1,4 milliard de dollars[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

Statutairement, la FIFA est régie par les dispositions des articles 60 et suivants du Code civil suisse[5] sur les associations à but non lucratif[6]. Elle rassemble 209 fédérations[7] (nationales ou pas : cas du Royaume-Uni, par exemple). La dernière adhésion en date est celle du Soudan du Sud, intégré le 25 mai 2012[8]. Un certain flottement fut notable durant les vingt dernières années au niveau des adhésions. Les Féroé danoises ou certains DOM-TOM français reçurent l'autorisation de leur fédération d'origine (danoise, française) pour adhérer. Conscient des conséquences d'une telle politique (Catalogne, Pays basque, Québec…), la FIFA a décidé de mettre fin à ces pratiques. Elle n'acceptera désormais plus de nouveaux membres sans indépendance politique claire au préalable. Cette décision n'est évidemment pas rétroactive et les Féroé, Tahiti ou la Nouvelle-Calédonie conserveront leur statut actuel de même que l'Angleterre, l'Écosse et le pays de Galles. Le cas particulier de l'Irlande du Nord (qui fait à la fois partie du Royaume-Uni et de la nation irlandaise) n'est toujours pas tranché.[pas clair] Huit états souverains ne sont pas membres de la FIFA : Monaco et le Vatican en Europe, les Kiribati, les États Fédérés de Micronésie, les Îles Marshall, Nauru, les Palaos, et les Tuvalu, en Océanie. Sept de ces états non-membres ont bien une équipe nationale de football, parfois inactive, seules les Îles Marshall n'en ayant pas[9]. Certains, tels les Tuvalu, cherchent à rejoindre la FIFA, mais peinent à remplir les conditions nécessaires en termes d'infrastructures[10]. A contrario, vingt-trois associations membres de la FIFA ne représentent pas un état souverain (Angleterre[11], Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Iles Féroé, Îles Vierges Américaines, Bermudes, Montserrat, Îles Samoa Américaines, Hong-Kong, Macao....).

La carte mondiale des six confédérations de la FIFA le 25 mai 2012 après l’intégration du Soudan du Sud.

Afin de gérer au mieux le football au niveau continental, des confédérations ont vu le jour. On pourrait croire à une hiérarchie, mais ce n'est pas le cas. Les confédérations ont rang sur la FIFA quand il s'agit de problèmes internes au continent. Ainsi, la FIFA qui organise pourtant la Coupe du Monde, n'est pas décisionnaire pour fixer les calendriers des préliminaires ni leur formule. La confédération sud-américaine est particulièrement sensible à ces problèmes, mais l'UEFA s'est également déjà illustrée dans le passé sur ce terrain. De même, elle n'a aucune emprise sur l'organisation de chaque fédération nationale. On évoquera ici l'éternel problème des calendriers que la FIFA n'est toujours pas parvenu à régler, faute de pouvoir forcer la main aux fédérations et autres confédérations, seules souveraines dans ce domaine.

  • l'AFC pour l'Asie
  • l'UEFA pour l'Europe
  • la CAF pour l'Afrique
  • la CONMEBOL pour l'Amérique du Sud
  • l'OFC pour l'Océanie
  • la CONCACAF pour l'Amérique du Nord, l'Amérique Centrale et les Caraïbes

En revanche, la situation est toute différente à propos des règles du jeu. Ici, pas de discussions, et le monde entier adopte le même jour les mêmes modifications du règlement. Sur ce point, la FIFA est inflexible. Les règles du football ne sont pas édictées par la seule FIFA, mais sont discutées et votées par une vieille institution britannique nommée International Football Association Board (IFAB). La FIFA y dispose de quatre voix tandis que les fédérations d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande du Nord y comptent une voix chacune.

Distinctions[modifier | modifier le code]

La FIFA désigne chaque année le Meilleur footballeur de l'année FIFA depuis 1991 et ce jusque 2009 pour les hommes et depuis 2001 pour les femmes. Depuis 2010, la FIFA désigne en collaboration avec le magazine France football, le FIFA Ballon d'or.

Un classement des équipes nationales est perpétuellement effectué.

En marge de la création de la FIFA le 24 mai 1904, un match de gala opposa la France à l'Union Saint-Gilloise.

En 2004, la FIFA fête son centenaire et pour l'occasion est célébré un match entre l'équipe de France et l'équipe du Brésil le au Stade de France qui se conclura par un match nul (0-0). Au cours du match, les joueurs des deux équipes portaient des répliques des tenues utilisées sur les terrains avant la Première Guerre mondiale.

Toujours à l'occasion de son centenaire en 2004, la FIFA a demandé à Pelé de dresser une liste des 100 meilleurs joueurs vivants. Pelé en a donné 125 : FIFA 100.

Présidents de la FIFA[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Président de la FIFA.
Siège de la FIFA, à Zurich.

Le Néerlandais Cornelis Hirschman occupe le poste de président par intérim de 1918 à 1920, maintenant à ses frais la FIFA en activité après la Première Guerre mondiale. Jules Rimet, qui est président de 1920 à 1954, occupe la fonction tout d'abord à titre provisoire jusqu'au 1er mars 1921. Arthur Drewry, président de 1955 à 1961, est tout d'abord président par intérim jusqu'au . Après la présidence d'Arthur Drewry, le Suisse Ernst Thommen assure un intérim de six mois.

Le titre de président honoraire est décerné, après leur présidence, à Jules Rimet, Stanley Rous et João Havelange.

Liste des présidents de la FIFA
Période d'activité Portrait Nom Nationalité
1 23 mai 1904 - 1906 (2 ans) Robert Guérin Robert Guérin Drapeau de la France France
2 1906 - (12 ans) Daniel Burley Woolfall Daniel Burley Woolfall Drapeau de l'Angleterre Angleterre
3 - 1920 (2 ans) Cornelis Hirschman Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
4 1920 - (33 ans) Jules Rimet Jules Rimet Drapeau de la France France
5 - (1 an) Rodolphe William Seeldrayers Rodolphe William Seeldrayers Drapeau de la Belgique Belgique
6 - (6 ans) Arthur Drewry.jpg Arthur Drewry Drapeau de l'Angleterre Angleterre
7 25 mars - (6 mois) Ernst Thommen Drapeau de la Suisse Suisse
8 - (13 ans)
Stanley Rous.jpg
Stanley Rous Drapeau de l'Angleterre Angleterre
9 - (24 ans) João Havelange João Havelange Drapeau du Brésil Brésil
10 - Sepp Blatter Sepp Blatter Drapeau de la Suisse Suisse

FIFA et éthique[modifier | modifier le code]

Lors de son 56e congrès (2006), la FIFA a fait de l'éthique l'une de ses priorités. Le thème général de cette campagne est de proposer une meilleure gouvernance et une meilleure transparence dans le monde du football afin de le protéger des dérives qui le menacent : relations entre fédérations et autorités publiques, propriété, influence et contrôle des clubs, transferts de joueurs, agents de joueurs, paris et harmonisation du calendrier, notamment[12].

En parallèle à cette action, la FIFA s'associe en 2006 à l'opération Unitaid, visant à taxer les billets d'avion afin de financer l'achat de médicaments pour les pays défavorisés. Les ballons de la Coupe du monde de 2006 sont ainsi floqués au nom de cette opération.

La FIFA n'a toutefois pas découvert la notion d'éthique en 2006, et elle mène notamment une campagne sur le fair play depuis 1978. Autre thème sur lequel la FIFA travaille depuis 1997 : le travail des enfants[13].

L’Organisation internationale du travail a lancé en 1997 une campagne contre le travail des enfants. L’UNICEF et la FIFA sont notamment également associés à cette campagne. En matière de football, c’est surtout la fabrication des ballons par les enfants qui est visée. Un accord fut signé par la FIFA sur ce point en 1997 concernant le district de Sialkot (Pakistan), particulièrement touché par ce phénomène. Entre 1997 et 2000, le programme a notamment permis de couvrir 95 % des fabricants de ballons de ce district en proposant une éducation à plus de 10 000 enfants. Comme le note les conclusions de l’OIT : « La population du district de Sialkot est désormais bien consciente que le travail des enfants est un fléau social qui doit être éradiqué par tous les moyens dont dispose chaque individu, famille ou communauté. » Depuis 1999, aucun cas de travail d’enfants n’a été signalé dans les ateliers de couture contrôlés. Fort de ce succès, cette opération sur le district de Sialkot fut intensifiée de 2000 à 2003 afin de couvrir 100 % des fabricants de ballons. La FIFA a investi plus d’un million de dollars dans cette opération entre 1997 et 2003. 540 000 dollars supplémentaires y sont investis depuis 2004 afin de mettre en place, notamment, des organismes locaux aptes à donner des soins médicaux.

Depuis le , la FIFA et l’Organisation internationale du travail mènent une campagne intitulée « Carton rouge au travail des enfants ». Cette campagne de niveau mondial implique notamment d’anciens joueurs tel Roger Milla et se décline sous des formes très variées : marche de protestation ici, concours artistique là, et matches de football ailleurs. En 2006, date de mise en place d’une « journée contre le travail des enfants » (12 juin), le slogan de cette opération est : « La fin du travail des enfants : ensemble nous pouvons le faire ! ».

FIFA et corruption[modifier | modifier le code]

Révélations[modifier | modifier le code]

John Sugden et Alan Tomlinson signent en 1998 FIFA and the contest for world football: who rules the people's game?, ciblant la période 1970-1998.

David Yallop publie en 1999 How they stole the game (comment ils ont volé le jeu). Il y dénonce notamment la gestion de João Havelange.

Dans la même veine, Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge ![14], où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées par Yallop (élections « truquées » en 1996 et 1998 entre autres). La FIFA tente, en vain dans les deux derniers cas, de faire interdire la publication des ouvrages.

En 2014, l'ancien président de la fédération anglaise de football David Triesman compare à la Chambre des lords Sepp Blatter à Vito Corleone, et déclare :

  • « La FIFA possède une longue tradition de pots-de-vin, de magouilles et de corruption. La FIFA se conduit comme une famille de mafieux. La corruption a été érigée en système et soutenue par l'absence d'investigations et où la plupart des accusés échappe aux enquêtes. Des douzaines de travailleurs immigrés tués dans la construction des stades au Qatar sont ainsi ignorées »10.

L'affaire ISL et le système Blatter[modifier | modifier le code]

La faillite de la société suisse International Sport and Leisure (ISL), en 2001 avec des dettes de plusieurs dizaines de millions d'euros révèle le premier gros scandale de corruption touchant la Fifa. L'entreprise avait obtenu l'exclusivité de la vente des droits marketings de plusieurs Coupes du monde.

Dès l'année 2001, le juge d'instruction du canton de Zoug Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, mène son enquête sur la société désormais en faillite ISL. En mai 2002 déjà, le secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen, avait publiquement dénoncé les dysfonctionnements au sein de l'association de football et critiqué le « système Blatter ». Un mois plus tard, il était contraint de démissionner.

Les investigations de la justice mènent aux perquisitions dans les bureaux de la FIFA à Zurich en novembre 2005, en raison de forts soupçons de détournement de fonds et de corruption. L’enquête de Michael Garcia accuse directement le président de la Fifa Joao Havelange et son gendre Ricardo Teixeira, puissant patron du football brésilien de 1989 à 2012 et vice-président de la Fifa. Les deux hommes auraient touché 40 millions d'euros de pots-de-vin dans les années 1990.

La BBC diffuse le 11 juin 2006 un reportage où apparaissent d'anciens employés d'ISL confirmant le versement entre 1982 et 2001 de pots-de-vin aux dirigeants de la FIFA. Sepp Blatter refuse de participer à ce reportage, mais nie les faits[15]. Les équipes de l'émission d'informations BBC Panorama sont mises à l'index par la FIFA, mais les journalistes britanniques de la BBC répliquent le 10 décembre 2006 en diffusant un reportage suivant l'affaire ISL/FIFA et dénoncent également des irrégularités dans les ventes des billets de match pour la Coupe du monde[16]. BBC Panorama poursuit sa série sur la FIFA avec un nouveau reportage diffusé le 22 octobre 2007[17]. L'enquête a été bouclée en 2010 et aucune charge n'a été retenue contre la FIFA ou son président.

À la suite de la désignation de la Russie et du Qatar comme pays organisateurs des coupe du monde 2018 et 2022, de forts soupçons de corruption pèsent sur certains membres du comité exécutif de la FIFA. Soupçons confirmés en 2011 par le bannissement à vie de toute activité liée au football du Qatarien Mohamed Bin Hammam, ce président de la Confédération asiatique étant accusé d'avoir acheté des voix dans le cadre de l'élection présidentielle de l'instance[18].

Matchs truqués[modifier | modifier le code]

En juillet 2011, le New York Times déclenche une nouvelle polémique. Le quotidien met en évidence l’existence de matchs truqués (profitant aux bookmakers), de détournements de fonds, et de corruption au sein de l'organisation (des cadres anglais et australiens se seraient plaints de demandes de pots-de-vin de la part des dirigeants de la FIFA)[19].

Trafic de billets[modifier | modifier le code]

En 2014, un vaste trafic de billets d'entrées pour les matchs est démantelé par la police brésilienne. Un membre de la FIFA, Mohamadou Lamine Fofana ainsi que le directeur de la société Match Hospitality, Ray Whelan, sont arrêtés par la police. Le trafic pèse 70 millions de dollars et date des quatre dernières coupes du monde. La société suisse Match Hospitality est un prestataire exclusif de la FIFA, cette société suisse appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter.

Arrestations pour racket, blanchiment et corruption[modifier | modifier le code]

Article principal : Affaire de corruption à la FIFA.

Le , sept hauts responsables de la FIFA sont arrêtés par la police à Zurich à l'occasion de leur rencontre annuelle. L'arrestation se produit à la demande des autorités judiciaires américaines et serait le résultat d'une enquête menée durant trois ans par le FBI sur « des faits présumés de racket, blanchiment d'argent et corruption dans le cadre notamment de l'attribution de plusieurs coupes du monde ou de contrats marketing » qui se seraient étalés sur une période de vingt ans. Les autorités judiciaires américaines demandent l'extradition de ces personnes pour les juger aux États-Unis[20],[21]. Au cours d'une conférence de presse tenue à New York en présence notamment de Loretta Lynch, procureur général des États-Unis, et de James Comey, directeur du FBI, la justice américaine a donné plus d'informations sur les faits reprochés aux personnes arrêtées. Avec cette enquête, la justice américaine entend s’attaquer à « un système vieux de vingt-quatre ans destiné à s’enrichir grâce à la corruption dans le football international ». Plus tôt dans la journée le ministère de la justice américain avait publié un texte décrivant une pratique « systémique » et ayant touché « au moins deux générations d’officiels du football, qui ont abusé de leur position pour toucher des pots-de-vin et des commissions occultes de plusieurs millions de dollars[22] ». Le , l'un des principaux sponsors de la FIFA, le groupe bancaire Visa demande la création d'une commission indépendante dans l'affaire de corruption qui touche l'instance[23]. Le groupe bancaire rejoint ainsi d'autres sponsors comme Coca-Cola ou McDonald's qui ont également demandé la création d'une commission indépendante et appelé à une réforme en profondeur de l'institution[24].

Liste des compétitions organisées par la FIFA[modifier | modifier le code]

La FIFA organise le tournoi de Football aux Jeux olympiques et aux Jeux olympiques de la Jeunesse masculin et féminin depuis 1984[25]

Compétitions féminines[modifier | modifier le code]

Compétitions masculines[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. FIFA Financial Report 2013, FIFA
  2. Jean-Yves Guillain, « La Coupe du monde de football, l'œuvre de Jules Rimet », Paris, Éditions Amphora, 1998.
  3. FIFA - De Paris à Zurich, 30 ans de tribulations..
  4. FIFA et trésorerie.
  5. Statuts de la FIFA, Zurich,‎ , 84 p. (lire en ligne [PDF]), article 1.
  6. Associations « qui n'ont pas un but économique », selon les termes du Code civil suisse (lire en ligne [PDF]), article 60.
  7. « Associations », sur FIFA.com (consulté le 4 juin 2015).
  8. « Le Sud-Soudan devient membre », sur L'Équipe.fr,‎ .
  9. Classement Elo, répertoriant les résultats des équipes nationales.
  10. (en) « Tuvalu still dreams of joining Fifa's world football family », BBC, 9 décembre 2013.
  11. Pour rappel, l'Angleterre n'est pas un État souverain mais une nation constitutive du Royaume-Uni, au même titre par exemple que l'Écosse.
  12. France Football, no 3140 du , p. 60-61 : « L'éthique, invitée d'honneur du congrès ».
  13. FIFA - Carton rouge au travail des enfants.
  14. Play the Game - FIFA gets partial ban on sale of new book by Jennings.
  15. (en) « The Beautiful Bung: Corruption and the World Cup », le 11 juin 2006, sur le site de la BBC.
  16. (en) « What happened next », le 10 décembre 2006, sur le site de la BBC.
  17. (en) « Fifa and Coe », le 29 octobre 2007, sur le site de la BBC.
  18. Fabrice Coffrini, « Corruption à la Fifa : carton rouge pour Bin Hammam, banni à vie du football », sur L'express.fr,‎ .
  19. « FIFA: Le scandale des matches amicaux », sur Chrono Foot,‎ .
  20. FIFA: plusieurs hauts responsables de la Fédération arrêtés en Suisse pour corruption à la demande des États-Unis, Romain Herreros, Huffington Post, 27 mai 2015.
  21. Des responsables de la FIFA arrêtés en Suisse pour corruption, Le Soir, 27 mai 2015.
  22. La justice américaine dénonce la culture de la « corruption » à la FIFA, Adrien Pécout & Stéphane Lauer, Le Monde, 27 mai 2015.
  23. Corruption à la FIFA: Visa la joue comme Coca-Cola
  24. Coca-Cola et McDonald's exhortent la Fifa à "se réformer en profondeur"
  25. http://fr.fifa.com/mensolympic/organisation/committees/fifa.html.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]