Augustin Laurent

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Augustin Laurent
Image illustrative de l'article Augustin Laurent
Fonctions
Ministre des PTT
Gouvernement Gouvernement provisoire Charles de Gaulle (1)
Ministre d'État
Gouvernement Blum III
Député de la 2e circonscription du Nord
Prédécesseur -
Successeur Marcel Guislain (SFIO)
Député de la 6e circonscription de Lille
Prédécesseur Victor Desprez-Potié (Gauche radicale)
Successeur -
Président du Conseil général du Nord
Prédécesseur Jean-Baptiste Lebas (SFIO)
Successeur Ernest Couteaux (SFIO)
Prédécesseur Ernest Couteaux (SFIO)
Successeur Jules Emaillé (MRP)
Prédécesseur Jules Emaillé (MRP)
Successeur Victor Provo (SFIO)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Pont-à-Marcq)
Prédécesseur Montsarat (RG)
Successeur Lui même
Prédécesseur Lui même
Successeur Marceau Laurent (SFIO)
Président de Lille Métropole Communauté Urbaine
Prédécesseur 1er Président de la fonction
Successeur Arthur Notebart (PS)
Maire de Lille
Prédécesseur Guy Debeyre
Successeur Pierre Mauroy (PS)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Wahagnies (Nord)
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Wasquehal (Nord)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique SFIO

Augustin Laurent
Maires de Lille

Augustin Laurent (né le à Wahagnies, décédé le 1er octobre 1990 à Wasquehal) est un homme politique français, ancien ministre, grand résistant, créateur du réseau de résistance France au Combat avec Eugène Thomas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien mineur de fond pendant quatre ans, il adhère à la SFIO en 1912. En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, il s'engage dès ses 18 ans et combat pendant quarante-six mois sur le front. Au congrès de Tours de 1920 il s'oppose à l’adhésion à la Troisième Internationale. Repéré par les dirigeants de la fédération du Nord du parti socialiste, il occupe, à partir de 1925, le poste de secrétaire administratif de cette dernière. À la suite du décès de Roger Salengro, il en devient le secrétaire général adjoint en 1936. En 1931 il est élu conseiller général, puis député du Nord de la IIIe en 1936. Dès le début de l’occupation de la Seconde Guerre mondiale, il devient résistant à l’appel de Jean-Baptiste Lebas. Il cofonde deux journaux clandestins (L’Homme Libre en 1940, devenu La IVe République en 1941 ; et Nord Matin le Journal de la Démocratie Socialiste en 1943). En 1942 membre du comité politique de Libération-Sud, il devient, après l'arrestation d’Eugène Thomas, le responsable du réseau la France au Combat. En 1943, il préside le Comité départemental de Libération du Nord.

Il devient ministre des Postes et Télécommunication du gouvernement provisoire du général de Gaulle (de septembre 1944 à juin 1945, date à laquelle il démissionne à la suite d'une opération chirurgicale). Il sera député de la IVe République française jusqu'en 1951. Dans le 3e gouvernement de Léon Blum, il est successivement Ministre d'État (16 au 23 décembre 1946), puis ministre de la France d'outre-mer (23 décembre 1946 au ) en remplacement de Marius Moutet.

Premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord de 1945 à 1963, proche de Guy Mollet, il exerce une influence considérable dans les congrès de son parti. Il renonce aux responsabilités nationales pour se consacrer à sa région. Il est président du Conseil général de 1946 à 1967, remplacé par Albert Denvers. Il devient maire de Lille de 1955 à 1973 où il est remplacé par Pierre Mauroy, son adjoint. Il est le premier président de la communauté urbaine de Lille de 1969 à 1971 ; il est alors remplacé par Arthur Notebart.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Vanneste, Augustin Laurent ou Toute une vie pour le socialisme, 1983 (ISBN 2-903077-78-9)
  • Jean-Marc Binot, Denis Levebvre, Pierre Serne, 100 ans, 100 socialistes, 2005 (ISBN 2-909634-94-9)
  • « Augustin Laurent », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]