Patricia Mirallès

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Patricia Mirallès
Illustration.
Patricia Mirallès en 2020.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire
En fonction depuis le
(1 mois et 5 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Ministre Sébastien Lecornu
Gouvernement Borne
Prédécesseur Geneviève Darrieussecq (indirectement)
Députée française

(5 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 1re de l'Hérault
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Jean-Louis Roumégas
Successeur Philippe Sorez
Conseillère municipale de Montpellier
En fonction depuis le
(8 ans, 4 mois et 10 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Maire Philippe Saurel
Michaël Delafosse
Conseillère départementale de l'Hérault

( 2 ans, 3 mois et 5 jours)
Avec Philippe Sorez
Élection 30 mars 2015
Circonscription Canton de Montpellier-4
Successeur Manare Khali
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Montpellier (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (1998-2012)
LREM (2016-2020)
TdP (depuis 2020)[1]

Patricia Mirallès, née le à Montpellier (Hérault), est une femme politique française. Elle est, depuis 2017, députée de la 1re circonscription de l'Hérault.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de rapatriés d'Algérie, Patricia Mirallès grandit dans les quartiers du Lemasson et Croix d'Argent, à Montpellier[2]. Elle joue notamment au football au club du Racing Club Lemasson puis comme espoir au Montpellier Hérault Sporting Club[réf. souhaitée].

Après une formation d'esthétique, elle commence à travailler à l'âge de dix-huit ans, avant de créer son entreprise quatre ans plus tard[2].

Après la naissance de ses deux filles, elle entame une reconversion professionnelle. En 1998, elle entre au cabinet de Gilbert Roseau, député de la 1re circonscription de l'Hérault[réf. souhaitée].

À la suite de la mise en place des maires de quartier à Montpellier en 2002, Georges Frêche lui propose alors d'intégrer le cabinet en tant que fonctionnaire territoriale, poste qu'elle occupe jusqu'en 2013, sur le quartier Croix d'Argent[2].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Après quatorze années au Parti socialiste, elle décide de quitter le parti en 2012[2]. Fin 2013, Philippe Saurel annonce son projet pour devenir maire de la ville de Montpellier[2]. Patricia Mirallès prend un congé sans solde pour participer à la campagne, et devient sa septième adjointe chargée de la solidarité et de la cohésion sociale quand Philippe Saurel est élu maire de Montpellier en 2014[3].

Lors des élections départementales de 2015, elle se présente en binôme avec Philippe Sorez pour le canton de Montpellier-4. Ils sont élus le face à des candidats du Front national[3]. Patricia Mirallès démissionne alors de son mandat d'adjointe à la mairie de Montpellier afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats, et reste conseillère municipale déléguée aux cultures urbaines[4].

Députée[modifier | modifier le code]

Elle décide de se présenter aux élections législatives de 2017 dans la première circonscription de l'Hérault, sous l'étiquette LREM[5]. Le , elle est élue députée avec 65,7 % des voix au second tour, face à France Jamet, cheffe de file du Front national à la mairie de Montpellier[6],[2]. En , elle est élue vice-présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées, par ses membres[7][source insuffisante].

Elle quitte LREM en , reprochant au parti d'avoir investi Patrick Vignal contre sa liste municipale avec le maire sortant Philippe Saurel aux élections municipales de 2020 à Montpellier[8]. Elle déclare avoir été victime « d'attaques personnelles » de la part de « l'entourage » de Patrick Vignal. Pour elle, En marche a « trahi sa confiance »[8]. Elle continue de siéger dans la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale et adhère en au parti Territoires de progrès.

En février 2021, sa proposition de résolution « portant reconnaissance et accompagnement des personnes atteintes de covid-long » est adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Elle contribue, avec l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie à la mise en place de la labellisation de structures de soin dédiées au covid-long[9],[10].

En juin 2021 elle est nommée rapporteure pour la commission de la Défense nationale et des forces armées de la mission d'information relative à la « préparation à la haute intensité » avec le député de Seine-et-Marne Jean-Louis Thiériot. Le rapport est publié le 17 février 2022[11],[12].

Consécutivement au discours du président de la République Emmanuel Macron le 20 septembre 2021, elle est nommée rapporteure du projet de loi « portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l'indignité de leurs conditions d'accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français »[13],[14].

Elle est investie candidate aux élections législatives de juin 2022 par La République en marche sur la première circonscription de l'Hérault, dont elle est la députée sortante[15], et réélue[16].

Secrétaire d'État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire dans le gouvernement Élisabeth Borne. Elle est remplacée à son poste de députée par son suppléant, Philippe Sorez.

Controverse sur ses notes de frais[modifier | modifier le code]

En mai 2022, un article de Mediapart affirme que l'élue de l'Hérault aurait fait passer le déménagement de son fils, la réparation du disque dur de sa fille, ou encore un séjour à l'hôtel avec son conjoint en note de frais[17]. Le jour même, à la suite de ce qu'elle dénonce comme des « accusations calomnieuses », elle affirme apporter les preuves de son innocence dans un entretien au journal Midi Libre[18],[19]. Mediapart maintient sa version, corroborée par des échanges de SMS[20].

Selon une enquête publiée par le journal Le Monde le 2022, l'équipe parlementaire de la députée aurait tenté de modifier l'article Wikipédia qui lui est consacré, et en particulier la section mentionnant cette controverse[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://territoiresdeprogres.com/parlementaires-territoires-de-progres/
  2. a b c d e et f Anne Jocteur Monrozier et Pascale Viktory, « Législatives : qui est Patricia Mirallès, nouvelle députée de la 1re circonscription de l'Hérault ? », sur francebleu.fr, France Bleu, (consulté le ).
  3. a et b Jerome Diesnis, « Départementales: Dans le canton de Montpellier-4, le binôme de Philippe Saurel vainqueur », sur 20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le ).
  4. Jerome Diesnis, « Montpellier: Saurel 2, un nouvel exécutif avec deux victimes collatérales », sur 20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le ).
  5. Jean-Marc Aubert, « Législatives : Patricia Miralles « en marche » sur la 1ère », sur e-metropolitain.fr, Métropolitain, (consulté le ).
  6. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Composition de la commission de de défense nationale et des forces armées », sur Assemblée Nationale (consulté le )
  8. a et b « Hérault : la députée Patricia Mirallès démissionne de La République en marche », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
  9. La Rédaction, « Patricia Mirallès réussit sa mission pour la labellisation de structures de soins dédiées à la prise en charge du covid-long », sur Le Mouvement, (consulté le )
  10. « Covid long », sur www.occitanie.ars.sante.fr (consulté le )
  11. Assemblée Nationale, « Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission de la défense nationale et des forces armées, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la préparation à la haute intensité (Mme Patricia Mirallès et M. Jean-Louis Thiériot) », sur Assemblée nationale (consulté le )
  12. « La France doit accélérer sa préparation à des conflits plus durs selon un rapport parlementaire », sur LEFIGARO, (consulté le )
  13. LOI n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l'indignité de leurs conditions d'accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français
  14. « Les députés entérinent un texte qui reconnaît 'l'abandon' des harkis par la Nation | LCP », sur lcp.fr (consulté le )
  15. « Législatives 2022 : les premières investitures de la majorité présidentielle dans l'Hérault », sur France Bleu, (consulté le )
  16. « Législatives dans l'Hérault : Patricia Mirallès (En Marche) réélue sur la 1re circonscription », sur midilibre.fr (consulté le )
  17. Sarah Brethes, Antton Rouget, « Les notes de frais en famille de la députée Patricia Mirallès », sur Mediapart (consulté le )
  18. « La députée de l'Hérault Patricia Mirallès épinglée par Médiapart : "Je n'ai pas triché, je peux tout justifier" », sur midilibre.fr (consulté le )
  19. « Épinglée pour ses frais de mandat, la députée Patricia Mirallès dénonce une «chasse aux sorcières» », sur LEFIGARO, (consulté le )
  20. Sarah Brethes, Antton Rouget, « Notes de frais de Patricia Mirallès : des SMS enfoncent la députée », sur Mediapart (consulté le )
  21. Luc Martinon et Jérémie Baruch, « Quand les députés trafiquent leur propre fiche Wikipédia », sur Le Monde,

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]