Amélie de Montchalin

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Amélie de Montchalin
Illustration.
Amélie de Montchalin en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée des Affaires européennes
En fonction depuis le
(8 mois et 4 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Nathalie Loiseau (ministre)
Députée française

(1 an, 10 mois et 9 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 6e de l'Essonne
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur François Lamy
Successeur Stéphanie Atger
Biographie
Nom de naissance Amélie Bommier
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Lyon 8e (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM (depuis 2017)
Diplômée de Université Paris-Sorbonne
HEC Paris
Université Harvard
Profession Économiste

Amélie de Montchalin, née Bommier le dans le 8e arrondissement de Lyon, est une femme politique française.

D'abord proche de l’UMP (devenue Les Républicains), elle rejoint En marche en .

Élue députée lors des élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription de l'Essonne, elle est membre de la commission des Finances, où elle officie de 2017 à 2018 comme coordinatrice (« whip ») du groupe LREM. Elle est rapporteure parlementaire du projet de loi de finances pour 2018. De 2018 à 2019, elle est première vice-présidente du groupe LREM.

Elle est nommée secrétaire d’État chargée des Affaires européennes le , succédant à Nathalie Loiseau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Descendant (par sa mère) d'une longue lignée d'agriculteurs du plateau de Saclay[1],[2], Amélie Bommier naît dans le 8e arrondissement de Lyon et grandit en suivant les nombreuses mutations professionnelles de son père, Bernard Bommier, qui a occupé des postes de cadre supérieur chez Elf Aquitaine, ensuite Danone, puis Coca-Cola[2], en France (Lyon, Provins, Calais, Paris depuis 2004) et à l'étranger (Brésil, République tchèque)[réf. nécessaire]. Sa mère est infirmière[2].

Parcours étudiant et professionnel[modifier | modifier le code]

Après avoir été élève au lycée Hoche à Versailles, puis étudiante en classe préparatoire au lycée Sainte-Geneviève, elle intègre HEC Paris[3] en 2005. Elle obtient en parallèle une licence en histoire à l'université Paris-Sorbonne[4] et une licence en économie appliquée à l'université Paris-Dauphine[5]. Elle travaille comme économiste[réf. nécessaire] à la BNP Paribas puis chez Axa au Chili, puis comme analyste politique à la Commission européenne. Elle obtient un master en administration publique à la Harvard Kennedy School[4],[5] en 2014.

Elle a été économiste junior chargée de l'Europe pendant la crise de la zone euro de 2009 à 2012 chez Exane et directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques[3] (c'est-à-dire responsable de la stratégie de long terme et de ses échanges avec le G20, les banques centrales et les institutions européennes[6]) pour le groupe Axa de 2014 à 2017[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Amélie Bommier est mariée avec Guillaume de Montchalin[a], consultant pour de grandes entreprises[2].

Mère de trois enfants[4],[8],[9],[10], elle est catholique pratiquante[9].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Conseillère à l'UMP puis LR[modifier | modifier le code]

Elle effectue un stage à l'Assemblée nationale en 2007 auprès de Valérie Pécresse [3],[11], ce qui la conduit à travailler pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy[12]. Elle suit Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche[13].

En parallèle de son activité professionnelle, elle exerce une activité de conseil auprès de l’UMP, devenue Les Républicains. Le webmédia Contexte précise qu'« elle a fait passer des notes sur ses sujets — investissement, conduite des réformes, budget ou encore logement — à la motion de centre droit La Boîte à idées, au collectif de hauts fonctionnaires et de cadres Les Éclaireurs, puis à l’entourage d’Alain Juppé pendant la campagne pour la primaire[14]. » Elle participe ainsi à la conception du programme économique d’Alain Juppé[13].

Députée LREM de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]
Amélie de Montchalin dans la salle des Quatre Colonnes du Palais Bourbon durant la première semaine parlementaire de la XVe législature de la Cinquième République française.

Amélie de Montchalin rejoint En marche ! en , après la défaite d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite[14] et attirée par l'engagement européen d'Emmanuel Macron[8]. Après avoir reçu l'investiture de La République en marche !, elle est élue députée de la sixième circonscription de l'Essonne, où elle a des attaches familiales[14], avec 61,34 % des voix (contre Françoise Couasse, candidate UDI-LR)[15]. Elle était opposée au premier tour à plusieurs candidats, dont le sortant suppléant Jérôme Guedj, député de la circonscription entre 2012 et 2014 en remplacement de François Lamy[16].

Elle fait partie des nouveaux députés LREM issus du milieu de l'entreprise, et séduits par le côté « start-up » d’En marche ! (s'inspirant du fonctionnement managérial et du langage de l'entreprise[17],[18]). Elle est présentée dans la presse comme libérale[19],[20],[13].

Coordinatrice du groupe LREM à la commission des Finances[modifier | modifier le code]

Au début de la législature, elle est la coordinatrice (« whip ») du groupe La République en marche pour la commission des finances choisie à ce poste par l'entourage de Richard Ferrand, elle est la première femme à occuper un tel rôle à l'Assemblée nationale. Son rôle est de faire respecter les consignes de vote au sein de son parti, de s'assurer qu'il y ait toujours une majorité pour LREM lors de chaque vote et d'assurer la liaison avec les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin[19],[21],[22].

Elle est également rapporteure du projet de loi de finances pour 2018[19]. Elle fait part de sa satisfaction à l'égard de la suppression de l'impôt sur la fortune, considérant que cet impôt constituait un frein à l'investissement en France, et se prononce pour une forte baisse de la dépense publique ainsi que pour le maintien de l'indexation du SMIC sur l’inflation[23]. Chef de file de LREM pour le projet de loi de finances pour 2019[24], elle coordonne à l'été 2018 la commande à des centres de recherche publics de six études visant à préparer le projet de loi de finances 2019, ce qui constitue une « démarche inédite » selon Les Échos[25].

Elle est rapidement présentée comme « une des figures montantes de la majorité »[20],[14]. Le Monde indique qu'elle est considérée, avec Gabriel Attal, comme l'une des deux députés de la majorité les plus talentueux[26]. Le média en ligne Contexte estime, dans un portrait en , qu'elle « s’est déjà imposée comme « la » spécialiste en matière économique au sein de la majorité », et indique qu'elle est « une femme consultée et estimée dans son camp »[14]. Selon 20 minutes, « les députés de l’opposition lui reconnaissent une grande maîtrise des sujets financiers »[9]. Ses détracteurs critiquent son comportement autoritaire au poste de coordinatrice de la commission des Finances[24],[19]. Au bout de six mois de législature, elle est la 7e députée la plus active selon le classement établi par Capital, dont la méthodologie est contestée[27]. À l'automne 2017, son nom est évoqué pour entrer au 2e gouvernement Édouard Philippe en remplacement de Benjamin Griveaux au ministère de l'Économie, mais Delphine Gény-Stephann lui est finalement préférée[28],[29]. En , le jury du Trombinoscope la désigne députée de l'année[30].

En , après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient Richard Ferrand pour lui succéder à la présidence de l'Assemblée nationale[31]. Une fois ce dernier élu, elle se porte candidate pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[32]. Elle est éliminée au premier tour de scrutin, arrivant en 3e position sur 7 candidats avec 45 voix[33] : au second tour, elle soutient Gilles Le Gendre face à Roland Lescure[7].

Première vice-présidente du groupe LREM[modifier | modifier le code]

Après l'élection de Gilles Le Gendre, elle devient première vice-présidente du groupe LREM, chargée d'animer le réseau des coordonnateurs des commissions[34]. Elle quitte ainsi son poste de coordinatrice de la commission des Finances[24]. Elle apparaît alors comme la plus connue des nouveaux vice-présidents[35]. Challenges estime que « sa nomination est une gageure tant elle fait figure d’épouvantail pour « l’aile gauche » d’En marche »[34].

En , elle propose, avec Joël Giraud, rapporteur général de la commission des Finances, la suppression de plusieurs niches fiscales dans le budget 2019 de l'État[36].

Secrétaire d'État chargée des Affaires européennes[modifier | modifier le code]

Elle est nommée en en remplacement de la ministre Nathalie Loiseau, avec le rang de secrétaire d'État[37]. Sa nomination est une surprise, alors que Clément Beaune, conseiller du président, était évoqué comme favori pour le poste[2].

Détails des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Issu d'une famille noble originaire de la Bresse, la famille de Lombard de Montchalin, maintenue noble en 1669.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Amélie de Montchalin », sur lesechos.fr, Les Échos (consulté le 23 novembre 2018).
  2. a b c d et e Mael Thierry, « 10 choses à savoir sur Amélie de Montchalin, "la Marianne du macronisme" », sur nouvelobs.com, (consulté le 6 août 2019).
  3. a b et c « Comment les futurs députés En marche ! se préparent à siéger pour la première fois », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017).
  4. a b et c « "France is back." Macron's En Marche party just swept the French parliament. », Vox,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  5. a et b « LinkedIn d'Amélie de Montchalin »
  6. Anne-Sophie Mercier, « Scoute que coûte », Le Canard Enchaîné,‎ .
  7. a et b Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  8. a et b « Législatives 2017 : qui est Amélie De Montchalin la nouvelle députée REM de l'Essonne ? », sur France Bleu (consulté le 20 juin 2017)
  9. a b et c Laure Cometti, « Qui est Amélie de Montchalin, la «Madame budget» d'En Marche! à l'Assemblée? », sur 20minutes.fr, (consulté le 8 août 2018).
  10. « Intervention de Mme Amélie de Montchalin à Namur, le 30 juillet 2017 | Jésuites », sur jesuites.com (consulté le 26 novembre 2018).
  11. Diane Malosse, Charles de Saint Sauveur, Domitille Arrivet, « Législatives 2017 : dix novices en haut de l'affiche », sur Le Parisien, (consulté le 20 juin 2017).
  12. « Interview de l'été - Amélie de Montchalin : "Zéro alcool, à part du champagne" », sur parismatch.com, (consulté le 12 septembre 2018).
  13. a b et c Manon Rescan, « Amélie de Montchalin, une libérale convaincue au secrétariat d’Etat aux affaires européennes », sur lemonde.fr, (consulté le 31 mars 2019).
  14. a b c d et e Diane de Fortanier, « Amélie de Montchalin, l’atout techno d’En marche », sur contexte.com, (consulté le 13 octobre 2017).
  15. « Essonne (91) - 6ème circonscription - Résultats de la circonscription au 2d tour », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  16. Gérald Moruzzi, « Jérôme Guedj (PS) emporté par la vague macroniste dans la 6e circonscription de l’Essonne », sur Le Parisien, (consulté le 21 juin 2017).
  17. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  18. AFP, « Amélie de Montchalin, jeune manager LREM "en mission" sur le budget », sur lepoint.fr, (consulté le 8 août 2018).
  19. a b c et d Laure Equy, « Amélie de Montchalin, la poigne d’affaires », sur liberation.fr, (consulté le 8 août 2018).
  20. a et b Mathilde Siraud, « Amélie de Montchalin, une experte au service du budget », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 août 2018).
  21. Amélie de Montchalin, la première whip femme de l'Assemblée, Valérie Rabault, L'Obs, 24 décembre 2017
  22. Alexandre Rousset, « Assemblée : les cinq révélations de la session extraordinaire », sur lesechos.fr, (consulté le 24 août 2017).
  23. « Amélie de Montchalin : «Nous avons fait notre boulot de députés, il n’y a plus d’ISF» », sur Libération.fr, (consulté le 1er avril 2019)
  24. a b et c Renaud Honoré, « Les députés En marche se réorganisent à la commission des Finances de l'Assemblée », sur lesechos.fr, (consulté le 10 octobre 2018).
  25. AFP, « L'Assemblée nationale commande six études pour expertiser le budget 2019 », sur lesechos.fr, (consulté le 8 août 2018).
  26. Alexandre Lemarié, « Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès de Blanquer », sur lemonde.fr, (consulté le 16 octobre 2018).
  27. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le 22 décembre 2017).
  28. Olivier Beaumont, « Gouvernement : un remaniement en vue, mais pour quand ? », sur leparisien.fr, (consulté le 8 août 2018).
  29. « Delphine Gény-Stephann, une dirigeante de Saint-Gobain à Bercy », sur bfmbusiness.bfmtv.com, (consulté le 24 novembre 2017).
  30. « Amélie de Montchalin, désignée députée de l'année : « Plus la parole d'un député est solitaire, moins elle porte » », sur lejdd.fr, (consulté le 8 août 2018).
  31. « Présidence de l’Assemblée : de Montchalin soutient la candidature de Ferrand, malgré l’information judiciaire », sur lopinion.fr, (consulté le 12 septembre 2018).
  32. Alexandre Lemarié, « Quatre candidats pour la tête du groupe LRM à l’Assemblée nationale », sur lemonde.fr, (consulté le 12 septembre 2018).
  33. Alexandre Lemarié, « Assemblée nationale : Gilles Le Gendre élu à la tête du groupe LRM », sur lemonde.fr, (consulté le 18 septembre 2018).
  34. a et b Rémi Clément, « A l'Assemblée nationale, l'autre remaniement d'En Marche », sur challenges.fr, (consulté le 10 octobre 2018).
  35. Caroline Vigoureux, « On connaît ceux qui ne seront pas ministres! », sur lopinion.fr, (consulté le 9 octobre 2018).
  36. Guillaume Guichard, « Deux députés LaREM veulent intensifier la chasse aux niches fiscales », sur lefigaro.fr, (consulté le 17 novembre 2018).
  37. Pierre Lepelletier, « Remaniement : Ndiaye, Montchalin et Cédric O nommés au gouvernement », sur Le Figaro, (consulté le 31 mars 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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