Amélie de Montchalin

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Amélie de Montchalin
Illustration.
Amélie de Montchalin en juin 2017.
Fonctions
Députée de la 6e circonscription de l'Essonne
En fonction depuis le
(1 an, 4 mois et 26 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur François Lamy (PS)
Biographie
Nom de naissance Amélie Bommier
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Lyon (8e)
Nationalité Française
Parti politique LREM (depuis 2017)
Diplômée de Université Paris-Sorbonne
HEC Paris
Harvard Kennedy School
Profession Économiste

Amélie de Montchalin, née Bommier le dans le 8e arrondissement de Lyon, est une femme politique française.

Économiste, elle est d'abord proche de l’UMP, devenue Les Républicains, puis rejoint En marche ! en décembre 2016.

Élue députée lors des élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription de l'Essonne, elle est membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire, où elle officie de 2017 à 2018 comme coordinatrice (« whip ») du groupe LREM. Elle est rapporteure du projet de loi de finances pour 2018. Depuis 2018, elle est première vice-présidente du groupe LREM.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Amélie Bommier, née dans le 8e arrondissement de Lyon, grandit en suivant les nombreuses mutations professionnelles de son père, qui a occupé des postes de cadres supérieurs chez Elf ensuite Danone puis Coca-Cola[1], en France (Lyon, Provins, Calais, Paris depuis 2004) et à l'étranger (Brésil, République tchèque).

Parcours étudiant et professionnel[modifier | modifier le code]

Après avoir été lycéenne au lycée Hoche à Versailles, et étudiante en classe préparatoire au lycée Sainte-Geneviève, elle intègre HEC Paris[2] en 2005 et obtient en parallèle une licence en histoire à l'université Paris-Sorbonne[3] et une licence en économie appliquée à l'université Paris-Dauphine[4]. Elle travaille chez Axa au Chili, puis comme analyste politique à la Commission européenne. Elle obtient un master en administration publique (MPA Master of Public Administration) à la Harvard Kennedy School[3],[4] en 2014.

Elle a été économiste junior chargée de l'Europe pendant la crise de la zone euro de 2009 à 2012 chez Exane et directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques[2] pour le groupe Axa de 2014 à 2017[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Conseil de l'UMP puis de LR[modifier | modifier le code]

En parallèle de son activité professionnelle, elle exerce une activité de conseil auprès de l’UMP, devenue Les Républicains : Contexte relève qu'« elle a fait passer des notes sur ses sujets — investissement, conduite des réformes, budget ou encore logement — à la motion de centre droit « La Boîte à idées », au collectif de hauts fonctionnaires et de cadres Les Éclaireurs, puis à l’entourage d’Alain Juppé pendant la campagne pour la primaire »[6]. Elle effectue par ailleurs un stage en 2007 auprès de Valérie Pécresse à l'Assemblée nationale[2],[7], ce qui la conduit à travailler pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy[8].

Députée LREM de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Amélie de Montchalin rejoint En marche ! en décembre 2016, après la défaite d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite[6] et attirée par l'engagement européen d'Emmanuel Macron[9]. Après avoir reçu l'investiture de La République en marche !, elle est élue députée de la sixième circonscription de l'Essonne, où elle a des attaches familiales[6], avec 61,34 % des voix (contre Françoise Couasse, candidate UDI-LR)[10]. Elle était opposée au premier tour à plusieurs candidats, dont le sortant suppléant Jérôme Guedj, député de la circonscription entre 2012 et 2014 en remplacement de François Lamy[11].

Elle fait partie des nouveaux députés LREM qui sont issus du milieu de l'entreprise, ont été séduits par le côté « start-up » d’En marche ! et qui s'inspirent du fonctionnement managérial et du langage de l'entreprise[12],[13]. Elle est présentée dans la presse comme libérale[14],[15].

Whip du groupe LREM à la commission des Finances[modifier | modifier le code]

Au début de la législature, elle est la coordinatrice (whip) du groupe La République en marche pour la commission des finances : choisie à ce poste par l'entourage de Richard Ferrand, première femme à occuper un tel rôle à l'Assemblée nationale, elle est chargée de faire respecter les consignes de vote au sein de son parti, de s'assurer qu'il y ait toujours une majorité pour LREM lors de chaque vote et d'assurer la liaison avec les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin[14],[16],[17].

Elle est également rapporteure du projet de loi de finances pour 2018[14]. Chef de file de LREM pour le projet de loi de finances pour 2019[18], elle coordonne à l'été 2018 la commande à des centres de recherche publics de six études visant à préparer le projet de loi de finances 2019, ce qui constitue une « démarche inédite » selon Les Échos[19].

Elle est rapidement présentée comme « une des figures montantes de la majorité »[15],[6]. Le Monde indique qu'elle est considérée, avec Gabriel Attal, comme l'une des deux députés de la majorité les plus talentueux[20]. Le média en ligne Contexte estime, dans un portrait en octobre 2017, qu'elle « s’est déjà imposée comme « la » spécialiste en matière économique au sein de la majorité », et indique qu'elle est « une femme consultée et estimée dans son camp »[6]. Selon 20 minutes, « les députés de l’opposition lui reconnaissent une grande maîtrise des sujets financiers »[21]. Ses détracteurs critiquent son comportement autoritaire au poste de « whip » de la commission des Finances[18],[14]. Au bout de six mois de législature, elle est la 7e députée la plus active selon le classement établi par Capital, dont la méthodologie est contestée[22]. A l'automne 2017, son nom est évoqué pour entrer au 2e gouvernement Édouard Philippe en remplacement de Benjamin Griveaux au ministère de l'Économie, mais Delphine Gény-Stephann lui est finalement préférée[23],[24]. En février 2018, le jury du Trombinoscope la désigne députée de l'année[25].

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient Richard Ferrand pour lui succéder à la présidence de l'Assemblée nationale[26]. Une fois ce dernier élu, elle se porte candidate pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[27]. Elle est éliminée au premier tour de scrutin, arrivant en 3e position sur 7 candidats avec 45 voix[28] : au second tour, elle soutient Gilles Le Gendre face à Roland Lescure[5].

Première vice-présidente du groupe LREM[modifier | modifier le code]

Après l'élection de Gilles Le Gendre, elle devient première vice-présidente du groupe LREM, chargée d'animer le réseau des « whips » des commissions[29]. Elle quitte ainsi son poste de « whip » de la commission des Finances[18]. Elle apparaît alors comme la plus connue des nouveaux vice-présidents[30]. Challenges estime que « sa nomination est une gageure tant elle fait figure d’épouvantail pour « l’aile gauche » d’En marche »[29].

Détails des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux actuels[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à un salarié du cabinet Boston Consulting Group (BCG) et mère de trois enfants[3],[9],[21].

Elle est catholique pratiquante[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Linkedin de Bernard Bommier » (consulté le 29 juillet 2017)
  2. a b et c « Comment les futurs députés En marche ! se préparent à siéger pour la première fois », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  3. a b et c « "France is back." Macron's En Marche party just swept the French parliament. », Vox,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « LinkedIn d'Amélie de Montchalin »
  5. a et b Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  6. a b c d et e Diane de Fortanier, « Amélie de Montchalin, l’atout techno d’En marche », sur contexte.com, (consulté le 13 octobre 2017).
  7. Diane Malosse, Charles de Saint Sauveur, Domitille Arrivet, « Législatives 2017 : dix novices en haut de l'affiche », sur Le Parisien, (consulté le 20 juin 2017)
  8. « Interview de l'été - Amélie de Montchalin : "Zéro alcool, à part du champagne" », sur parismatch.com, (consulté le 12 septembre 2018).
  9. a et b « Législatives 2017 : qui est Amélie De Montchalin la nouvelle députée REM de l'Essonne ? », sur France Bleu (consulté le 20 juin 2017)
  10. « Essonne (91) - 6ème circonscription - Résultats de la circonscription au 2d tour », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  11. Gérald Moruzzi, « Jérôme Guedj (PS) emporté par la vague macroniste dans la 6e circonscription de l’Essonne », sur Le Parisien, (consulté le 21 juin 2017)
  12. Jannick Alimi, « Les trois familles des députés En Marche ! », sur leparisien.fr, (consulté le 7 août 2017).
  13. AFP, « Amélie de Montchalin, jeune manager LREM "en mission" sur le budget », sur lepoint.fr, (consulté le 8 août 2018).
  14. a b c et d Laure Equy, « Amélie de Montchalin, la poigne d’affaires », sur liberation.fr, (consulté le 8 août 2018).
  15. a et b Mathilde Siraud, « Amélie de Montchalin, une experte au service du budget », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 août 2018).
  16. Amélie de Montchalin, la première whip femme de l'Assemblée, Valérie Rabault, L'Obs, 24 décembre 2017
  17. Alexandre Rousset, « Assemblée : les cinq révélations de la session extraordinaire », sur lesechos.fr, (consulté le 24 août 2017).
  18. a b et c Renaud Honoré, « Les députés En marche se réorganisent à la commission des Finances de l'Assemblée », sur lesechos.fr, (consulté le 10 octobre 2018).
  19. AFP, « L'Assemblée nationale commande six études pour expertiser le budget 2019 », sur lesechos.fr, (consulté le 8 août 2018).
  20. Alexandre Lemarié, « Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès de Blanquer », sur lemonde.fr, (consulté le 16 octobre 2018).
  21. a b et c Laure Cometti, « Qui est Amélie de Montchalin, la «Madame budget» d'En Marche! à l'Assemblée? », sur 20minutes.fr, (consulté le 8 août 2018).
  22. « Les députés d'En marche, cancres de l'Assemblée... Notre classement », sur Capital.fr, (consulté le 22 décembre 2017).
  23. Olivier Beaumont, « Gouvernement : un remaniement en vue, mais pour quand ? », sur leparisien.fr, (consulté le 8 août 2018).
  24. « Delphine Gény-Stephann, une dirigeante de Saint-Gobain à Bercy », sur bfmbusiness.bfmtv.com, (consulté le 24 novembre 2017).
  25. « Amélie de Montchalin, désignée députée de l'année : "Plus la parole d'un député est solitaire, moins elle porte" », sur lejdd.fr, (consulté le 8 août 2018).
  26. « Présidence de l’Assemblée : de Montchalin soutient la candidature de Ferrand, malgré l’information judiciaire », sur lopinion.fr, (consulté le 12 septembre 2018).
  27. Alexandre Lemarié, « Quatre candidats pour la tête du groupe LRM à l’Assemblée nationale », sur lemonde.fr, (consulté le 12 septembre 2018).
  28. Alexandre Lemarié, « Assemblée nationale : Gilles Le Gendre élu à la tête du groupe LRM », sur lemonde.fr, (consulté le 18 septembre 2018).
  29. a et b Rémi Clément, « A l'Assemblée nationale, l'autre remaniement d'En Marche », sur challenges.fr, (consulté le 10 octobre 2018).
  30. Caroline Vigoureux, « On connaît ceux qui ne seront pas ministres! », sur lopinion.fr, (consulté le 9 octobre 2018).

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Liens externes[modifier | modifier le code]