Marlène Schiappa

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Marlène Schiappa
Illustration.
Marlène Schiappa en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 28 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Laurence Rossignol
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique La République en marche
Père Jean-Marc Schiappa
Profession Écrivain
Site web yahoo.mamantravaille.fr

Marlène Schiappa (prononcé [ ʃja.pa][1]), née le à Paris, est une écrivaine, militante féministe et femme politique française.

Elle est fondatrice et rédactrice du blog Maman travaille.

Adjointe au maire du Mans et conseillère communautaire au Mans Métropole à partir de 2014, elle est également responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En marche.

Elle est actuellement secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Marlène Schiappa est la fille d'un historien, Jean-Marc Schiappa[2], militant de la libre pensée et trotskiste lambertiste, et d'une proviseure adjointe d'établissement scolaire, Catherine Marchi[3], ancienne militante politique et syndicale, également trotskiste lambertiste. Ses parents se sont rencontrés dans une réunion du Parti des travailleurs. En 2018, son père, toujours militant trotskiste, critique son utilisation d'une citation de Karl Marx pour expliquer sa vision du macronisme[4]. Elle a deux sœurs[5].

Après un premier mariage éphémère avec un « homme de droite » en 2001, elle épouse en 2006 Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Après son baccalauréat, elle prépare le concours de la gendarmerie mais ne s'y présente finalement pas[5]. Elle étudie la géographie à la Sorbonne mais est finalement diplômée en communication et nouveaux médias « via une validation des acquis de l’expérience passée à l’Université de Grenoble pendant un congé maternité »[6]. Elle déclare avoir envisagé de préparer un doctorat en lettres modernes sur Gustave Flaubert, avant de se lancer dans la campagne présidentielle de 2017[7].

Maman travaille[modifier | modifier le code]

Elle démissionne de son poste chez Euro RSCG en 2007 afin de s'occuper de sa fille et s'établit à son propre compte. Elle réalise cependant les difficultés de conjuguer sa vie professionnelle et familiale[5]. Le réseau Maman travaille, un réseau de mères actives, est à l'origine un blog créé par Marlène Schiappa en 2008. Le rapide succès qu'il suscite (environ 8 000 visiteurs par jour[8], plus de 8 millions de visites depuis sa création[9]) incite à donner un cadre associatif à cette communauté, qui se fédère. Toujours en 2008, Maman travaille devient une association loi 1901 afin de porter les revendications qui tournent autour de l'égalité parentale, notamment de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle[10].

Parmi les dix propositions portées par l'association auprès des entreprises et des responsables politiques[11], la première concerne l'allongement et le meilleur paiement du congé paternité. Régulièrement, l'association organise des journées Maman travaille[12] ainsi que des ateliers et des conférences. Elle est à l'origine du concept de « plafond de mère » exposé dans ses travaux de recherches.

Maman travaille a créé le Pacte Transparence Crèches, signé par Alain Juppé, Anne Hidalgo et Jean-Claude Boulard au ministère français des Affaires sociales en décembre 2015. Il vise à rendre publics les critères d'attribution des places en crèche grâce à des critères de transparence[13]. Dans la foulée, une pétition de plus de 20 000 signatures demande la généralisation de ce Pacte.

Écriture[modifier | modifier le code]

Auteur de nombreuses chroniques sur l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa se fait repérer lors de la création de son webzine Lespasionarias en 2007[14]. Tour à tour rédactrice pour le Neuilly-Bondy-Blog et rédactrice en chef adjointe pour le Business-Bondy-Blog, elle crée seule le blog Mamantravaille en 2008 et, en 2009, le blog Jaime-ma-famille en collaboration avec Loïc Lecanu[15]. Elle publiera ensuite plusieurs ouvrages traitant de la conciliation vie professionnelle-vie personnelle et de la maternité.

En 2010, elle publie Osez l’amour des rondes (éditions La Musardine), dans une collection décalée de vulgarisation des pratiques sexuelles.

À partir de 2011, après le tollé suscité dans la blogosphère féminine par Osez l'amour des rondes, jugé vulgaire et insultant, elle publie des ouvrages sous le pseudonyme de « Marie Minelli »[16]. Plusieurs livres sortent sous cette identité : Osez réussir votre divorce en 2011[17], Les filles bien n'avalent pas[18] et Sexe, mensonges et banlieues chaudes en 2014[19], Osez la première fois[20] et Osez les sexfriends en 2016[21].

Pas plus de 4 heures de sommeil (Stock, 2014) est son premier roman. Marianne est déchaînée (Stock, 2015), son deuxième roman, raconte sa première année d'élue locale de la société civile sous la forme d'un roman à clef. Son roman Les Lendemains avaient un goût de miel, paru le aux éditions Charleston, raconte la vie de son arrière-grand-mère dans un quartier pauvre de Dijon au XIXe siècle et sa rencontre avec un diplomate italien.

Marlène Schiappa a publié plusieurs essais et travaux de recherches sur le féminisme, dont Plafond de mère. Les mécanismes qui freinent la carrière des femmes et Où sont les violeurs ? Essai sur la culture du viol, premier essai en France sur la culture du viol.

Le journal Libération annonce le la publication du livre Le Deuxième sexe de la démocratie[22].

Politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 2001, elle est candidate aux élections municipales à Paris[23].

Élue au Mans[modifier | modifier le code]

Marlène Schiappa en campagne en 2014.

Installée au Mans à la fin des années 2000, elle est repérée par le maire PS Jean-Claude Boulard[5]. Pour les élections municipales de mars 2014, elle se présente sur la liste d'union de la gauche du maire, en quatorzième position, sans pour autant adhérer au PS. À l'issue du scrutin, elle est élue au conseil municipal de la ville et au conseil communautaire de Le Mans Métropole. Lors de la séance d'installation, le , elle devient adjointe au maire, chargée de l'égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT[24],[24].

À la fin du mois de , elle annonce avec Assia Benziane, adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois, la création du Mouvement des élus français pour l'égalité (MEFE)[25].

À l'occasion des élections départementales de 2015, elle se présente dans le canton du Mans-3 sous les couleurs de La Sarthe à gauche (binôme du Parti socialiste[26]). Au second tour, le binôme qu'elle forme avec Stéphane Chevet est battu, recueillant 43,1 % des voix.

En , Marlène Schiappa devient conseillère communautaire déléguée à l'attractivité économique du territoire et l'innovation technologique[27].

Conseillère ministérielle[modifier | modifier le code]

La même année, en , après l'ajustement du gouvernement Manuel Valls (2), la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, la nomme à son cabinet. Sa mission prend fin en .

Soutien à Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, elle s'engage derrière Emmanuel Macron, dont elle devient l'une des 100 délégués sur le territoire[28]. Poursuivant son engagement dans le mouvement En marche, Marlène Schiappa fait plusieurs introductions de meetings d'Emmanuel Macron (Lyon, Angers, Bastia, Le Mans) et est nommée responsable du pôle « égalité femmes-hommes »[29] (coordonnant son programme sur le sujet[5]) et déléguée à l'égalité femmes-hommes, grande cause nationale du quinquennat. Emmanuel Macron la nomme à la commission nationale d'investiture chargée de choisir les candidats aux élections législatives pour La République en marche sous la présidence de Jean-Paul Delevoye.

Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes[modifier | modifier le code]

Marlène Schiappa à son bureau de secrétaire d'État.
Marlène Schiappa avec ses homologues étrangers au sommet du G7 de 2017 en Italie.

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes dans le gouvernement Édouard Philippe, premier gouvernement formé sous la présidence d'Emmanuel Macron[30].

Le de la même année, lors de son audition devant la délégation au droits des femmes du Sénat, elle annonce avoir demandé au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) un rapport sur les « violences obstétricales »[31],[32], avançant que le taux d'épisiotomies en France serait de 75 % pendant les accouchements, chiffre qui, selon elle, relève de la maltraitance. Ce chiffre est récusé par les gynécologues[33],[34]. Dans une lettre ouverte à Marlène Schiappa, le professeur Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, et ses collègues se disent « à la fois surpris et profondément choqués » par « le relais » qu’elle donne à « des informations fausses »[35]. Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes soutient, quant à lui, la démarche de Schiappa et considère qu'il s'agit d'un « sujet essentiel » qui doit « impérativement être étudié »[36]. Plusieurs articles de presse soulignent que, derrière la polémique, il y a un sujet politique important[37],[38],[39],[40],[41].

En , elle déclare préparer pour 2018 un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles qui prévoit notamment de verbaliser le harcèlement de rue, d'allonger la prescription des crimes sexuels sur mineurs et de créer une présomption de non-consentement pour les enfants[42].

Le , Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le président de la République lance à l'Élysée la grande cause du quinquennat consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes[43]. Marlène Schiappa introduit et anime l'événement, en présence de Delphine Ernotte et de Florence Foresti notamment ; le président observe une minute de silence en hommage aux cent vingt-trois femmes mortes en 2016 sous les coups de leur conjoint ou ancien conjoint, pour ensuite louer l'action de sa secrétaire d'État.

L'action de son ministère est l'objet d'une médiatisation importante, dans la mesure où elle a lieu dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein et des mouvements #MeeToo et #BalanceTonPorc[5].

Elle porte avec la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, un projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, qui est étudié à l'Assemblée en mai 2018. Un des articles du projet de loi, portant sur la répression des infractions sexuelles sur mineurs, suscite les critiques de l'opposition et d'associations féministes, qui estiment qu'une atteinte sexuelle sur mineur avec pénétration est un viol, car il se fait forcément sous contrainte morale. Ils alertent sur le risque de « correctionnalisation » des viols de mineurs, et sur le risque de culpabilisation des victimes[44].

Divers[modifier | modifier le code]

En 2013, Europe 1, Le Parisien et Frenchweb l'ont classée en 6e position du Top 100 des personnalités qui font le web, dans la catégorie « Influenceurs sociétaux »[45].

Elle est marraine ou juré de plusieurs organisations : États généraux de la femme[46], Prix Trajectoires HEC au féminin, trophée 1 001 vies, Prix Power Starter, Prix de l'entrepreneuse.

Elle a animé plusieurs séminaires de formation à l'égalité femmes-hommes et au leadership féminin à l'ENA auprès de femmes politiques et hauts fonctionnaires du pourtour méditerranéen ; c'est dans ce cadre qu'elle a rencontré Nathalie Loiseau, future ministre chargée des Affaires européennes.

Elle est experte sur le sujet des droits des femmes pour la Fondation Jean-Jaurès, think-tank politique de gauche qui se définit comme « progressiste et européen ».

En 2014, elle est nommée au Prix Femme d'Influence, dans la catégorie « Espoir politique ».

Polémiques et prises de position[modifier | modifier le code]

Osez l’amour des rondes[modifier | modifier le code]

Son livre Osez l’amour des rondes a été considéré à sa sortie comme grossophobe et sexiste par une partie des blogueuses[47],[48]. Cette polémique a refait surface lors de sa nomination comme secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes[49],[50]. Elle reconnaît plus tard « des maladresses », indiquant qu’« il y [avait] un certain nombre d’expressions que j’ai utilisées dans ce livre que je n’utiliserais plus aujourd’hui et contre lesquelles je lutte désormais »[51].

Avis sur le port du voile[modifier | modifier le code]

En , elle publie sur le Huffington Post une tribune intitulée : « Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites », dans lequel elle se dit contre l'interdiction du voile islamique pour les mères accompagnant les sorties scolaires, tout en condamnant fermement l'antisémitisme, « un fléau, une horreur, une abomination »[52]. Dans une vidéo pour la fondation Jean-Jaurès datant de , elle s'oppose à la présence de la messe et des cérémonies religieuses à la télévision publique ; elle précise par la suite qu'elle ne se faisait que la porte-parole des débats d'une journée de séminaire collectif sur la laïcité et les droits des femmes, qu'elle en faisait le compte rendu dans la vidéo et que les propos ont été sortis de leur contexte[53],[54]. Elle précise sa position dans une interview au magazine Elle[55].

Accusations d'incitation à la fraude[modifier | modifier le code]

Au moment de son entrée en fonction comme secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes en , le site Atlantico[56] et le magazine Valeurs actuelles[57] affirment que dans son livre Maman travaille paru en 2011, soit six ans plus tôt, Marlène Schiappa expliquait comment frauder la sécurité sociale en suggérant des moyens de se faire prescrire un arrêt de travail pathologique : « Exagérez tout », « Faites-vous moche », « Ne souriez en aucun cas ou alors faites un petit sourire triste », « Venez avec votre bébé à l'heure de son repas » ou encore « Quand enfin vous avez votre arrêt, ne jubilez pas, continuez à être bizarre et abattue ».

En réponse à cette accusation, dans une interview accordée une semaine plus tard au site web de BFM TV, elle se défend et évoque « des propos d'humour ». Elle dénonce « des montages ou des commentaires assimilés à des extraits » et « des citations tirées de leur contexte[58] ». En septembre de la même année, dans une interview télévisée accordée à Jean-Jacques Bourdin, elle précise que « c'est un livre humoristique » et qu'elle n'a « jamais enfreint aucune loi » ni « donné de conseils pour frauder la sécurité sociale »[59].

Traversée du quartier de La Chapelle-Pajol[modifier | modifier le code]

Le 12 juin 2017, Marlène Schiappa, dans le cadre d'une opération de communication autour du harcèlement de rue, s'est promenée dans les rues du quartier de La-Chapelle-Pajol, accusé d'être inhospitalier aux femmes. La secrétaire d'État publie des photos de sa promenade nocturne sur Twitter, accompagnées du commentaire « Les lois de la République protègent les femmes, elles s'appliquent à toute heure et en tout lieu », avant de supprimer son tweet. Plusieurs médias s'interrogent sur l'interprétation à donner à sa démarche et pointent une erreur de communication. L'équipe de Marlène Schiappa emploiera quant à elle le qualificatif de « bug communicationnel »[60],[61],[62].

Supposés romans érotiques[modifier | modifier le code]

En , l'hebdomadaire L'Express affirme que Marlène Schiappa, sous le pseudonyme de Marie Minelli, est l'auteur de plusieurs romans érotiques[63], ce que l'intéressée refuse de confirmer ou d'infirmer[64],[65]. Le site Atlantico la qualifie alors de « reine des salopes ». Elle répond dans la presse : « Traiter une femme de reine des salopes parce qu'elle ose parler de sexualité, c'est un message politique. Non, je ne me sentirai jamais honteuse de parler de sexualité : aucun sujet n'est interdit aux femmes ». Deux jours après la publication, Atlantico rend publique une lettre d'excuses de Benoît Rayski à Marlène Schiappa, évoquant un surtitre « injustifiable et déplacé »[66].

Polémique avec Sylvie Tolmont[modifier | modifier le code]

En , l'ex-députée socialiste Sylvie Tolmont crée la polémique en likant le tweet d'un militant PS de la Sarthe qui révèle le nom de l'école privée catholique du Mans où les enfants de Marlène Schiappa sont scolarisés et, selon l'entourage de cette dernière, les prénoms de ses enfants et la localisation de leur domicile.

La République en marche dénonce alors une « mise en danger manifeste et volontaire de la vie de jeunes personnes », tandis que Sylvie Tolmont évoque « l'instrumentalisation politique de son like », ce tweet ne visant qu'à interpeller la ministre « sur l'incohérence manifeste entre sa communication qui valorise l'école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle[67] ».

Déplacement à Trappes[modifier | modifier le code]

Le Canard enchaîné révèle, le 9 mai 2018, que lors d'un récent déplacement à Trappes, Marlène Schiappa « a voulu s’arrêter dans un café tenu par des musulmans, où les femmes ne sont pas les bienvenues », mais que celle-ci a été « invitée prestement » par le préfet des Yvelines à y renoncer afin « d’éviter un incident »[68].

Promotion de son propre livre par le cabinet du secrétariat d'État chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes[modifier | modifier le code]

Le 22 mai 2018, le cabinet du secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé à des journalistes figurant dans son fichier presse, une invitation à une dédicace à l’occasion de la sortie d’un livre de Marlène Schiappa, Si souvent éloignée de vous. Dans cet ouvrage, il est pourtant précisé que « ce livre n’est ni une communication gouvernementale ni un bilan d’action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n’engagent que leur auteure. »[69]

Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor, qui lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique, a annoncé avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et le Premier ministre en leur envoyant une lettre chacun leur demandant d'agir en conséquence[70], étant donné que d'après la loi, « il convient de limiter l’usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches »[71].

La presse reproche également à ce livre sa flagornerie à l'égard du Président et son sexisme[72],[73].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • J’aime ma famille, illustrations de Pacco (Robert Laffont et Marabout, 2010)
  • Osez l'amour des rondes (La Musardine, 2010)
  • Maman travaille, le guide (First, 2011)
  • Je reprends le travail après bébé (Tournez la page, 2012)
  • Le Dictionnaire déjanté de la maternité (Michalon, 2013)
  • Éloge de l’enfant roi (Bourin, 2013)
  • Les 200 astuces de Maman travaille (Leducs, 2013)[74]
  • Le Guide de grossesse de Maman travaille (Leducs, 2014)[75]
  • Pas plus de 4 heures de sommeil (roman, Stock, 2014)[76]
  • Avec Cédric Bruguière, J’arrête de m’épuiser (Eyrolles, 2015)
  • La Seule chose à briser, c'est le silence (collectif dirigé par Nadia Hathroubi-Safsaf, Les Points sur les i, 2015)
  • Avec Cédric Bruguière, Plafond de mère (Eyrolles, 2016)
  • Marianne est déchaînée (Stock, 2016)
  • Lettres à mon utérus (La Musardine, 2016, direction de cet ouvrage collectif)
  • Ensemble contre la gynophobie, de la cinéaste Lisa Azuelos (Stock, 2016, contribution)
  • Femmes de candidats (Bourin, 2017)
  • Où sont les violeurs ? Essai sur la culture du viol (L'Aube, 2017)[77]
  • Les Lendemains avaient un goût de miel (Charleston, 2017)
  • La Culture du viol - poche (L'Aube, 2018)
  • Le Deuxième sexe de la démocratie (L'Aube, 2018)
  • Si souvent éloignée de vous : lettres à mes filles (Stock, 2018)
  • Préface du livre Pourquoi les femmes se font toujours avoir ? d'Yves Deloison (First, 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Goupil, « Novice, ambitieuse, décriée... Marlène Schiappa, une secrétaire d'Etat en quête d'équilibre », sur France Info, (consulté le 6 mai 2018).
  2. « Qui est Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes ? », sur europe1.
  3. « La mère de Marlène Schiappa, proviseure adjointe à Dijon : « Je suis féministe depuis que j’ai une conscience » », sur bienpublic.com.
  4. Abel Mestre, « Marlène Schiappa prend une leçon de marxisme par son père », sur Le Monde, .
  5. a, b, c, d, e, f et g Mariana Grépinet, « Marlène Schiappa, deux pour danser le tango », Paris Match, semaine du 8 au 14 mars 2018, pages 60-63.
  6. « Découvrez les diplômes des ministres du gouvernement Édouard Philippe », sur etudiant.lefigaro.fr.
  7. Laureline Dupont et Thomas Mahler, « Marlène Schiappa : « Madame Bovary, c'est ma boussole Sud » », Le Point.fr, (consulté le 3 mai 2018).
  8. « Schiappa : marraine du salon 2014 », sur absolument-feminin.fr, .
  9. « Schiappa : Maman-travaille », sur francetvinfo.fr.
  10. « Les femmes toute une histoire de Maman-travaille », sur franceinter.fr.
  11. « Les dix propositions de Maman-travaille », sur yahoo.mamantravaille.fr, .
  12. « Journée Maman-travaille », sur enfant.com.
  13. « Une pétition pour plus de transparence dans l’attribution des places en crèche », Elle,‎ (lire en ligne).
  14. « Marlene Schiappa : J'aime-ma-famille », sur rtl.be.
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  16. « Marlène Schiappa a-t-elle écrit des livres érotiques sous pseudo? », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  17. « La Musardine - Livre - Osez réussir votre divorce | Minelli marie », sur www.lamusardine.com (consulté le 18 mai 2018)
  18. « La Musardine - Livre - Les filles bien n'avalent pas | Minelli marie », sur www.lamusardine.com (consulté le 18 mai 2018)
  19. « La Musardine - Livre - Sexe, mensonges et banlieues chaudes | Minelli marie », sur www.lamusardine.com (consulté le 18 mai 2018).
  20. « La Musardine - Livre - Osez la première fois | Minelli marie », sur www.lamusardine.com (consulté le 18 mai 2018)
  21. « La Musardine - Livre - Osez les sexfriends | Minelli marie », sur www.lamusardine.com (consulté le 18 mai 2018).
  22. Nathalie Raulin, « Marlène Schiappa, de la trublionne à la bonne élève », Libération,‎ (lire en ligne).
  23. « Portrait de Marlène Schiappa Bruguiere », sur nudiversity.com.
  24. a et b L’égalité, Vivre le Mans, 2017.
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  26. « Résultats des élections départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 1er août 2017).
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  28. L'orga sur le site d'En Marche, consulté le 31/10/2016.
  29. Charlotte Arce, « Présidentielles 2017 : les propositions des candidats pour les droits des femmes », internet,‎ (lire en ligne).
  30. Julie Guesdon, « Qui sont les ministres du gouvernement d’Édouard Philippe ? », France Inter,‎ (lire en ligne).
  31. « Épisiotomie : retour sur l’audition polémique de M. Schiappa », Public Senat,‎ (lire en ligne).
  32. « Demande de rapport au HCE sur les violences obstétricales », Secrétariat d'Etat en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes,‎ (lire en ligne).
  33. « L’épisiotomie : un taux bien inférieur aux 75 % évoqués par Marlène Schiappa mais de vraies questions », sur lemonde.fr, .
  34. « Violences obstétricales, épisiotomie : bronca des gynécologues contre Schiappa », sur liberation.fr, .
  35. « Violences obstétricales : des gynécologues contestent les chiffres de Marlène Schiappa », sur lemonde.fr, .
  36. « Rapport sur les violences obstétricales : une nécessité », Conseil national de l'Ordre des sages-femmes,‎ (lire en ligne).
  37. Anaïs Moran, « Episiotomie : derrière la polémique, une vraie violence », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  38. Amandine Seguin, « Violences obstétricales : « En parler est une petite révolution » », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  39. Floriane Valdayron, « Violences obstétricales : « Il faut beaucoup de volonté pour dire 'c’est le système qui déconne, pas moi' » », Marianne,‎ (lire en ligne).
  40. « [Polémique] Face aux « violences obstétricales », elles témoignent – Néon », sur www.neonmag.fr (consulté le 2 août 2017).
  41. Émeline Ferry, « Violences obstétricales : quand l’accouchement tourne au cauchemar », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  42. Marlène Schiappa, interviewée par Marie Boëton et Emmanuelle Lucas, « Marlène Schiappa : "Je vais déposer un projet de loi contre les violences sexuelles" », la-croix.com, 16 octobre 2017.
  43. « Les principales annonces de Macron pour l’égalité entre les femmes et les hommes », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne)
  44. « Comprendre la polémique autour de l’article 2 du projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes », sur Le Monde.fr (consulté le 17 mai 2018).
  45. « Marlène Schiappa, blogueuse de légalité hommes/femmes », sur europe1.fr.
  46. « Des femmes en alerte », sur elle.fr.
  47. « #6 Osez… l’amour des rondes de Marlène Schiappa (Ed. La Musardine) : retour sur la polémique », Fauteuses de trouble,‎ (lire en ligne).
  48. « Osez l'amour des rondes – Marlène Schiappa – La Musardine », sur DariaMarx (consulté le 17 mai 2017).
  49. « On a lu pour vous le livre controversé de la secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes », BuzzFeed,‎ (lire en ligne).
  50. « Marlène Schiappa, la nouvelle secrétaire d’État, rattrapée par un livre sur les rondes », sur www.20minutes.fr, (consulté le 21 mai 2017).
  51. Audrey Lebel, « Marlène Schiappa : Je ne me sens pas en contradiction », Causette,‎ (lire en ligne).
  52. « Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites », sur huffingtonpost.fr.
  53. « Marlène Schiappa s’explique sur la laïcité et les religions », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne).
  54. « Les alarmantes déclarations de la secrétaire d'État Marlène Schiappa », sur valeursactuelles.com, .
  55. « Exclu : Marlène Schiappa et la polémique du voile à l'école : elle nous a répondu », sur elle.fr.
  56. Éric Verhaeghe, « Quand Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes détaillait le mode d'emploi pour frauder la sécurité sociale », sur atlantico.fr.
  57. Quand Marlène Schiappa expliquait comment frauder la Sécu, Valeurs actuelles, 29 mai 2017.
  58. Attaquée sur plusieurs de ses livres, Marlène Schiappa se défend et évoque "des propos d'humour", bfmtv.com, 31 mai 2017.
  59. « C'est un livre humoristique, Maman travaille, dans lequel je fais état d'un groupe de parole et je dis que des femmes qui trouvent que leur congé maternité est trop court et qui sont en dépression post-partum ou qui ont vécu des violences obstétricales et des accouchements traumatiques, et qui veulent bénéficier des quinze jours de congé pathologique, peuvent aller voir leur médecin et je fais état de ce groupe de parole où chacune dit : « Moi j'ai dit ci, moi j'ai dit ça, parce que mon médecin ne voulait pas entendre la souffrance qui était la mienne ». Je n'ai jamais enfreint aucune loi et je n'ai jamais, bien évidemment jamais, donné de conseils pour frauder la sécurité sociale [vidéo], à 16 min 16 s : Marlène Schiappa face à Jean-Jacques Bourdin en direct sur BFM TV le 12 septembre 2017.
  60. « Harcèlement: Marlène Schiappa à La Chapelle-Pajol, un grand moment de malaise », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  61. « Quand la secrétaire d'État Marlène Schiappa met en scène sa traversée intrépide du quartier La Chapelle-Pajol », Marianne,‎ (lire en ligne).
  62. « La grosse erreur de com' de Marlène Schiappa sur sa visite nocturne dans le quartier La Chapelle-Pajol », sur Le Lab Europe 1, .
  63. « Marlène Schiappa a-t-elle écrit des livres érotiques sous pseudo? », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  64. Tukabel Tukabel, « Marlène Schiappa refuse de dire si elle a écrit des livres érotiques (LCI, 17/07/17, 19h48) », (consulté le 19 juillet 2017).
  65. Tukabel Tukabel, « Marlène Schiappa refuse de dire si elle a écrit des livres érotiques (France Info, 14/07/17, 8h30) », (consulté le 25 juillet 2017).
  66. « Lettre d'excuses à l'attention de Mme Marlène Schiappa », sur atlantico.fr, (consulté le 10 mars 2018).
  67. Atteinte à la vie privée: Marlène Schiappa et Sylvie Tolmont échangent les coups, Paul Chaulet, L'Express, 14 décembre 2017.
  68. « Trappes : Schiappa persona non grata dans un café tenu par des musulmans », sur Valeurs Actuelles, .
  69. « L'association anticorruption Anticor saisit la Cnil pour dénoncer la promotion du livre de Marlène Schiappa », sur Franceinfo, (consulté le 28 mai 2018)
  70. « Promotion du livre de Marlène Schiappa : Anticor saisit le Premier ministre et la CNIL », sur Anticor, (consulté le 28 mai 2018)
  71. « Circulaire du 24 mai 2017 relative à une méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace », sur Legifrance, (consulté le 28 mai 2018)
  72. Barbara Krief, « On a lu le dernier livre de Marlène Schiappa et il nous a mis bien mal à l'aise », L'Obs.com,‎ (lire en ligne)
  73. Baptiste Savignac, « Si souvent éloignée de vous, les confessions très gênantes de Marlène Schiappa dans son livre », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  74. « Maman travaille », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  75. « Mères en mode rentrée », Madame Figaro,‎ (lire en ligne).
  76. « Pas plus de 4 heures de sommeil », Stock,‎ (lire en ligne).
  77. Charlotte Arce, « Marlène Schiappa livre un décryptage glaçant de la culture du viol », internet,‎ (lire en ligne).