Daniel Vaillant

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Daniel Vaillant
Daniel Vaillant à Paris, en 2006.
Daniel Vaillant à Paris, en 2006.
Fonctions
Député de Paris
Élu dans la 19e puis la 17e circonscription

(15 ans et 1 jour)
Prédécesseur Daniel Marcovitch
Successeur Danièle Obono

(3 ans, 4 mois et 26 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Pierre-Bloch
Successeur Daniel Marcovitch

(4 ans, 9 mois et 9 jours)
Prédécesseur Lionel Jospin
Successeur Jean-Pierre Pierre-Bloch
Maire du 18e arrondissement de Paris

(11 ans, 1 mois et 3 jours)
Prédécesseur Annick Lepetit
Successeur Éric Lejoindre

(5 ans, 8 mois et 27 jours)
Prédécesseur Roger Chinaud
Successeur Annick Lepetit
Ministre de l'Intérieur

(1 an, 8 mois et 7 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean-Pierre Chevènement
Successeur Nicolas Sarkozy
Ministre des Relations avec le Parlement

(3 ans, 2 mois et 25 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Roger Romani
Successeur Jean-Jack Queyranne
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Lormes, Nièvre
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Père Raymond Vaillant
Mère Germaine Vaillant

Daniel Vaillant, né le à Lormes dans la Nièvre, est un homme politique français, député de Paris de 2002 à 2017. Il a été ministre des Relations avec le Parlement de 1997 à 2000 et ministre de l'Intérieur, de 2000 à 2002, des gouvernements de Lionel Jospin, et maire du 18e arrondissement de Paris de 1995 à 2001 et de 2003 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Ses parents, Raymond Vaillant, mécanicien chez Renault, et Germaine, guichetière à la Sécurité sociale, viennent de la Nièvre en 1958, et s'installent à la Goutte-d'Or. Il va au collège rue de Clignancourt[1].

Technicien-biologiste de formation, et militant socialiste de la première heure, Daniel Vaillant est d'abord adhérent de la FGDS à l'âge de seize ans, puis du Parti socialiste au Congrès d'Épinay. Il est actuellement adhérent de la section socialiste Chapelle-Goutte d'Or dans le 18e arrondissement de Paris, section à laquelle appartient également Lionel Jospin[réf. nécessaire].

Selon Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre, « Vaillant a [...] été en grande partie formé, aidé, promu par la franc-maçonnerie. [...] Paul Quilès l'a fait monter dans la hiérarchie du PS du temps où il était chargé des fédérations »[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elu pour la première fois député en 1988 il est battu par Jean-Pierre-Pierre Bloch en 1993. À la suite de l'annulation du scrutin, il retrouve son siège de député le 8 février 1994.

Après la défaite de la gauche aux législatives, il continue à jouer un rôle important dans l'évolution du Parti socialiste, notamment en travaillant à l'élargissement de la gauche aux écologistes et à la féminisation de la politique française[3].

Durant le gouvernement de la Gauche plurielle, il est hiérarchiquement le numéro 2 du PS, après le premier secrétaire, François Hollande.

Le 29 août 2000, après la démission de Jean-Pierre Chevènement, celui qui est présenté comme le « fidèle disciple » de Jospin est nommé par ce dernier ministre de l'Intérieur, fonction qu'il exerce jusqu'au 6 mai 2002[4].

Il est élu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 19e circonscription de Paris. Il fait partie du groupe socialiste. Il est député de Paris et maire du 18e arrondissement de Paris.

En mai 2011, Daniel Vaillant publie un ouvrage intitulé PS : 40 ans d'histoire(s). Du congrès d'Épinay à nos jours, dans lequel il revient sur son parcours militant. Du collage d’affiche de l’élection présidentielle de 1965 à l’entrée au ministère de l’Intérieur en 2000, il y raconte aussi l’histoire du parti et de ses principaux protagonistes avec humour et un brin de provocation[5].

Comme Pascal Cherki dans le 14e arrondissement, et conformément aux consignes de la candidate PS Anne Hidalgo, qui ne souhaite pas que les têtes de listes parisiennes cumulent les mandats de député et de maire, Daniel Vaillant renonce finalement, le , à se représenter à l'élection municipale[6],[7].

En novembre 2016, il est en compétition avec David Assouline soutenu par Anne Hidalgo pour la troisième place sur la liste pour les élections sénatoriales de septembre 2017[8].

Lors de la campagne présidentielle de 2017, Daniel Vaillant déclare qu'il soutient Emmanuel Macron (En marche !) et n'envisage de se représenter aux législatives que si ce dernier est élu président de la République[9]. Emmanuel Macron est finalement élu mais Daniel Vaillant, le 17 mai, déclare renoncer à se présenter aux élections législatives, avant de changer d'avis le lendemain : il est donc finalement candidat à sa réélection[10]. Il est éliminé dès le premier tour, arrivant en 5e position avec 6,60 % des suffrages exprimés[11].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Légalisation du cannabis[modifier | modifier le code]

En 2003, dans un article du quotidien Libération, Daniel Vaillant propose la légalisation de la consommation personnelle de cannabis à travers un contrôle de la production et de l'importation, comme c'est le cas avec l'alcool. Il précise : « On peut imaginer un contrôle des approvisionnements extérieurs et une production en France. Tout se ferait dans la transparence, dans la règle comme pour le tabac et l'alcool. Pas de produits frelatés, pas d'économies souterraines et une vente à des endroits précis et contrôlés, interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Autoriser la consommation donc, mais pénaliser la conduite à risque comme pour l'alcool. Et durcir la pénalisation pour les trafiquants. »[12].

Prières de rue[modifier | modifier le code]

Daniel Vaillant a déclaré : « Je n'ai jamais demandé d'interdit concernant ces prières de rue. C'était une forme de tolérance en attendant qu'une solution définitive et digne soit trouvée. Aucune récrimination locale par rapport à ce phénomène ne m'a été adressée. J'ai eu des lettres, certes, mais venant de toute la France ou d'autres quartiers de Paris. Ici, les prières de rue ne dérangent personne. »[13].

Dans le 18e arrondissement de Paris, il soutient la création d'un Institut des cultures d'Islam à la Goutte-d'Or. La mairie de Paris et celle du 18e arrondissement ont décidé de financer la création de 4 000 m2 de locaux pour accueillir en 2012 cet institut dans deux emplacements différents (rue Polonceau et rue Stephenson). La ville a voté une subvention de 696 000 euros, dont 46 000 euros pour l'investissement[14]. Cet institut doit donner leur place à Paris aux cultures d'Islam, tout en facilitant la pratique du culte. Projet inédit et ambitieux, il superposera une dimension cultuelle, gérée par une association privée, et une dimension culturelle et scientifique, dont la ville de Paris a pris l'initiative, tout en contribuant au nouveau visage architectural de la Goutte d'Or. Un centre de préfiguration a ouvert ses portes le 7 octobre 2006 au 19-23, rue Léon (18e)[15].

Activités parlementaires[modifier | modifier le code]

Rapport parlementaire: Daniel Vaillant a poursuivi sa réflexion sur le cannabis à la demande de Jean-Marc Ayrault en présidant un groupe de travail parlementaire sur la question à l’Assemblée nationale. Pendant quatorze mois, de février 2010 à juin 2011, ce groupe a auditionné une quarantaine de personnes issues des domaines médical, associatif et institutionnel. Ce travail s’est traduit par la livraison d’un rapport intitulé Cannabis : sortir du statu quo[16], dans lequel les membres du groupe de travail préconisent notamment une « légalisation contrôlée » du cannabis.

Interventions parlementaires : Parmi ses interventions en séance, Daniel Vaillant a interrogé le Gouvernement à de multiples reprises sur des questions variées telles que la baisse des aides de l’État aux quartiers relevant de la Politique de la Ville, le nécessaire maintien des écoles dans des quartiers populaires, ou encore déploré les fermetures massives des hébergements d’urgence, notamment à Paris où la Ville a dû se substituer à l’État[17].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Vaillant, le Pasqua de Jospin, lexpress.fr
  2. Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre, Les Frères invisibles, éditions Albin Michel, 2001, spécialement p. 36 et 37.
  3. Présentation du livre C'est ça ma gauche sur le site de France Culture.
  4. (de) Jospins treuer Gefolgsmann, spiegel.de, 29.08.2000
  5. Présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur.
  6. « Paris : Daniel Vaillant renonce à se représenter aux municipales », in 20minutes.fr, 7 septembre 2013.
  7. Daniel Vaillant : "J'attendais un peu plus de considération...", Le JDD, 7 septembre 2013.
  8. "Magouille", "complot" : le recasage de l'ex-ministre PS Daniel Vaillant vire au psychodrame, marianne.net, 30 novembre 2016
  9. Béatrice Jérôme, « Daniel Vaillant : « Je voterai Emmanuel Macron dès le premier tour » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. Victor Dhollande-Monnier, « 24 heures après avoir renoncé à se présenter aux législatives, Daniel Vaillant est finalement candidat », lelab.europe1.fr, 18 mai 2017.
  11. Résultats des législatives dans la 17e circonscription, site de l'Assemblée nationale
  12. « Daniel Vaillant : « La consommation de cannabis peut être légalisée», Le Parisien, 9 octobre 2009.
  13. Daniel Vaillant : "Dans le XVIIIe, les prières de rue ne dérangent personne", Metro, 1er septembre 2011.
  14. « Bientôt un Institut des cultures d'Islam à la Goutte-d'Or », Le Point, 15 juin 2010.
  15. D'ici 2014 - Le futur Institut, site de l'Institut des cultures d'Islam.
  16. La légalisation contrôlée du cannabis, sur le site du Groupe socialiste, républicain et citoyen à l'Assemblée nationale (Rapport du groupe de travail, 5 juillet 2011).
  17. M. Daniel Vaillant, sur le site de l'Assemblée nationale.

Liens externes[modifier | modifier le code]