Julien Denormandie

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Julien Denormandie
Illustration.
Fonctions
Ministre chargé de la Ville et du Logement
En fonction depuis le
(1 mois et 29 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Emmanuelle Cosse (indirectement)
Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires

(1 an, 5 mois et 24 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Poste supprimé
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Nationalité française
Diplômé de AgroParisTech
Collège des ingénieurs
Profession Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts

Julien Denormandie, né le , est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts, il est, de 2012 à 2014, conseiller commun de la ministre chargée du commerce extérieur Nicole Bricq et du ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici, puis directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Il démissionne de ce poste en mars 2016 pour participer à la création du mouvement En marche !, dont il devient secrétaire général adjoint.

Il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires en juin 2017, puis ministre chargé de la Ville et du Logement en octobre 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Admis en 2000 à l'Institut national agronomique Paris-Grignon[1], Julien Denormandie réussit en 2002 le concours d'accès au corps du Génie rural, des eaux et des forêts. Ingénieur-élève de la promotion 2002-2004, il suit les cours de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) en première année et la formation du MBA du Collège des ingénieurs en seconde année.

Carrière[modifier | modifier le code]

Nommé ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts au 1er octobre 2004, il est affecté en détachement à compter du 25 novembre 2004 à la direction des relations économiques extérieures du ministère de l'Économie et des Finances.

En 2011, il est chef du bureau de la Turquie, des Balkans, de la CEI et du Moyen-Orient à la sous-direction des relations économiques bilatérales de la direction générale du Trésor.

Il rejoint les cabinets ministériels, d'abord comme conseiller commun de la ministre chargée du commerce extérieur Nicole Bricq et du ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici en juillet 2012, poste où il est remarqué par son directeur de cabinet Rémy Rioux[2], puis par Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l'Élysée[3].

À l'été 2014, il commence à créer une start-up avec Ismaël Emelien : « Notre projet était de voir comment le numérique (par des applications éducatives) pouvait améliorer l'acquisition de connaissance par les enfants », explique-t-il[4], jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron (qui devait également y participer), nommé ministre de l'Économie quelques semaines plus tard, l'appelle à ses côtés. Il devient directeur adjoint de cabinet du ministre en septembre 2014[3]. Il en démissionne en mars 2016 pour participer à la création du mouvement En marche !, dont il devient secrétaire général adjoint[4], participant ainsi à son développement[3] : il est considéré comme sa cheville ouvrière pour la présidentielle puis les législatives[2].

Alors qu'il était sur le point de rejoindre un incubateur d'entreprise d'Axa[3], il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, le [5],[6], notamment chargé de la politique du logement[3]. Le , il présente le plan logement du quinquennat, avec notamment la reconduction des dispositifs de défiscalisation Pinel qui devaient prendre fin le 31 décembre, mais en les améliorant[réf. nécessaire], avec la création d'un bail mobilité allant de 1 à 8 mois pour les personnes en mobilité (travailleurs en formation, étudiants ou encore jeunes actifs), l’augmentation de la création de logements sociaux et l’amélioration de la mobilité dans le parc actuel, et la création de 80 000 logements pour les jeunes[4].

À l'occasion du remaniement ministériel du , il est nommé ministre délégué auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, chargé de la Ville et du Logement, alors-même qu'à fin août 2018 le nombre de permis de construire recule de 5 % et que le nombre de demandeurs de logements sociaux a cru de 10 % en 2017[2].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une fratrie de cinq enfants et il est lui-même père de quatre enfants[4]. Catholique[2], il est le gendre de Robert Ophèle[7].

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier 2018, il déclare sur France Inter : « C’est à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France [qui dorment dehors], pour être très précis. » Cette déclaration fait polémique et provoque de nombreuses réactions[8]. Dans l'émission Le Grand Jury, le 11 février suivant, il précise son propos : « je m'en veux si mes propos n'ont pas été assez explicites. Je parle du nombre de personnes qui appellent le Samu social de Paris en fin de journée et à qui on dit, malgré votre demande, nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement. [...] Ce chiffre évidemment ne correspond pas au nombre de personnes dans la rue[9]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste d'admission d'élèves en 2000, par ordre de mérite, en première année de l'Institut national agronomique Paris-Grignon (Légifrance).
  2. a b c et d Cédric Pietralunga et Isabelle Rey-Lefebvre, « Julien Denormandie Un fidèle de Macron au logement », sur lemonde.fr, (consulté le 22 octobre 2018)
  3. a b c d et e Carl Meeus, « Julien Denormandie, dans le sillage de Macron », Le Figaro Magazine, semaine du 3 novembre 2017, pages 24-25.
  4. a b c et d Mariana Grépinet, « Julien Denormandie, l'architecte de Macron », Paris Match, semaine du 14 au 20 septembre 2017, page 42.
  5. Voir sur lefigaro.fr.
  6. Voir sur 20minutes.fr.
  7. Laurent Mauduit, « Une intrigante nomination à la présidence de l’Autorité des marchés financiers », sur Mediapart, (consulté le 7 novembre 2017).
  8. Anne-Charlotte Dusseaulx, « SDF : Julien Denormandie s’explique après ses propos polémiques », Le Journal Du Dimanche,‎ (lire en ligne).
  9. Voir sur rtl.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]