Julien Denormandie

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Julien Denormandie
Illustration.
Julien Denormandie en 2018.
Fonctions
Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement
En fonction depuis le
(1 an et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Emmanuelle Cosse (indirectement)
Secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires

(1 an, 3 mois et 25 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Hubert Falco (indirectement)
Successeur Poste supprimé
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Cahors
Nationalité Française
Diplômé de AgroParisTech
Collège des ingénieurs
Profession Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts

Julien Denormandie, né le à Cahors (Lot), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts, il est, de 2012 à 2014, conseiller commun de la ministre chargée du commerce extérieur Nicole Bricq et du ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici, puis directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Il démissionne de ce poste en mars 2016 pour participer à la création du mouvement En marche !, dont il devient secrétaire général adjoint.

En juin 2017 il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires dans le Gouvernement Édouard Philippe. Lors du remaniement en octobre 2018, il devient ministre chargé de la Ville et du Logement dans ce même gouvernement auprès de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Admis en 2000 à l'Institut national agronomique Paris-Grignon[1], Julien Denormandie réussit en 2002 le concours d'accès au corps du Génie rural, des eaux et des forêts. Ingénieur-élève de la promotion 2002-2004, il suit les cours de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) en première année et la formation du MBA du Collège des ingénieurs en seconde année.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Nommé ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts au 1er octobre 2004, il est affecté en détachement à compter du 25 novembre 2004 à la direction des relations économiques extérieures du ministère de l'Économie et des Finances. De 2008 à 2010, il est en poste à l'ambassade de France au Caire comme conseiller économique[2].

En 2011, il est chef du bureau de la Turquie, des Balkans, de la CEI et du Moyen-Orient à la sous-direction des relations économiques bilatérales de la direction générale du Trésor.

Il rejoint les cabinets ministériels, d'abord comme conseiller commun de la ministre chargée du commerce extérieur Nicole Bricq et du ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici en juillet 2012, poste où il est remarqué par son directeur de cabinet Rémy Rioux[3], puis par Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l'Élysée[4].

À l'été 2014, il commence à créer une start-up avec Ismaël Emelien : « Notre projet était de voir comment le numérique (par des applications éducatives) pouvait améliorer l'acquisition de connaissance par les enfants », explique-t-il[5], jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron (qui devait également y participer), nommé ministre de l'Économie quelques semaines plus tard, l'appelle à ses côtés. Il devient directeur adjoint de cabinet du ministre en septembre 2014[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il démissionne du cabinet d'Emmanuel Macron en mars 2016 pour participer à la création du mouvement En marche !, dont il devient secrétaire général adjoint[5], participant ainsi à son développement[4] : il est considéré comme sa cheville ouvrière pour la présidentielle puis les législatives[3].

Alors qu'il était sur le point de rejoindre un incubateur d'entreprise d'Axa[4], il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, le [6],[7], notamment chargé de la politique du logement[4]. Le , il présente le plan logement du quinquennat, avec notamment la reconduction des dispositifs de défiscalisation Pinel qui devaient prendre fin le 31 décembre, mais en les améliorant[réf. nécessaire], avec la création d'un bail mobilité allant de 1 à 8 mois pour les personnes en mobilité (travailleurs en formation, étudiants ou encore jeunes actifs), l’augmentation de la création de logements sociaux et l’amélioration de la mobilité dans le parc actuel, et la création de 80 000 logements pour les jeunes[5]. Lors du congrès annuel du logement social de 2017, il est accueilli sous les huées à cause des coupes budgétaires subies par le secteur[8].

À l'occasion du remaniement ministériel du , il est nommé ministre délégué auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, chargé de la Ville et du Logement, alors même qu'à fin août 2018 le nombre de permis de construire recule de 5 % et que le nombre de demandeurs de logements sociaux a cru de 10 % en 2017[3]. En 2019, il parvient à négocier auprès du ministère de l'Économie et des Finances des coupes budgétaires moins fortes que prévu[8]. L'Opinion estime alors qu'il « est devenu en deux ans un expert de son secteur » et relève qu'il « s’est montré si charmant que beaucoup de professionnels, comme atteints d’un syndrome de Stockholm, ne lui reprochent même plus le rabot des aides publiques, qui fait ralentir la construction »[8]. Par ailleurs, il figure « au premier rang » des ministres recadrés par Édouard Philippe au sujet de la mise en place de la contemporanéité des aides personnelles au logement (APL), reportée à cause d'une mauvaise gestion[9].

Membre de la commission nationale d'investiture de LREM pour les élections municipales de 2020, il se déporte du choix du candidat pour Paris, étant soutien de Benjamin Griveaux, alors que son concurrent Cédric Villani dénonce une commission « partiale »[10],[11].

Famille[modifier | modifier le code]

Julien Denormandie est le deuxième enfant de Philippe Denormandie, né en 1955, chirurgien et directeur général de Korian (entreprise de gestion de maisons de retraite médicalisées ou EHPAD), et de Laurence Toulet, née en 1952, médecin[12]. Il est issu d'une fratrie de cinq enfants composée de trois filles et deux garçons.

De confession catholique[3], il est marié à Cécile Ophèle, née en 1980 et ingénieur agronome de l'INA-PG[13], avec laquelle il a eu quatre enfants[5],[2]. Il est ainsi le gendre de Robert Ophèle, sous-gouverneur à la Banque de France[14]. Son oncle, Laurent Denormandie, né en 1959, ingénieur forestier de l'ENGREF, et diplômé de l'IHEDREA, occupe d'importantes responsabilités dans la filière bois (Fédération nationale du bois, France-Bois-Forêt, Office National des Forêts...)[15].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier 2018, il déclare sur France Inter : « C’est à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France [qui dorment dehors], pour être très précis. » Cette déclaration fait polémique et provoque de nombreuses réactions[16]. Dans l'émission Le Grand Jury, le 11 février suivant, il précise son propos : « je m'en veux si mes propos n'ont pas été assez explicites. Je parle du nombre de personnes qui appellent le Samu social de Paris en fin de journée et à qui on dit, malgré votre demande, nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement. [...] Ce chiffre évidemment ne correspond pas au nombre de personnes dans la rue[17]. »

En 2019, il critique publiquement les propos du philosophe Henri Peña-Ruiz sur l’islamophobie et s'attire alors l'hostilité de la secrétaire d'État Marlène Schiappa et du député LREM François Cormier-Bouligeon[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste d'admission d'élèves en 2000, par ordre de mérite, en première année de l'Institut national agronomique Paris-Grignon (Légifrance).
  2. a et b « Généalogie et notes concernant Julien Denormandie », sur geneanet.org (consulté le 9 janvier 2019)
  3. a b c et d Cédric Pietralunga et Isabelle Rey-Lefebvre, « Julien Denormandie Un fidèle de Macron au logement », sur lemonde.fr, (consulté le 22 octobre 2018)
  4. a b c d et e Carl Meeus, « Julien Denormandie, dans le sillage de Macron », Le Figaro Magazine, semaine du 3 novembre 2017, pages 24-25.
  5. a b c et d Mariana Grépinet, « Julien Denormandie, l'architecte de Macron », Paris Match, semaine du 14 au 20 septembre 2017, page 42.
  6. Voir sur lefigaro.fr.
  7. Voir sur 20minutes.fr.
  8. a b c et d Jade Grandin de l'Eprevier, « Les ambiguïtés de Julien Denormandie, discret bon élève qui a pris goût à la politique », sur lopinion.fr, (consulté le 11 septembre 2019).
  9. Raphaël Legendre, « Réforme des APL : Édouard Philippe pique une grosse colère », sur lopinion.fr, (consulté le 11 septembre 2019).
  10. Julien Chavanne, « Investitures LaREM à Paris: Julien Denormandie prêt à se retirer du vote », sur rfi.fr, (consulté le 31 août 2019).
  11. Manuel Jardinaud, « Municipales à Paris: La République en marche se déchire », sur Mediapart, (consulté le 31 août 2019).
  12. « Généalogie de la famille Denormandie », sur gw.geneanet.org (consulté le 9 janvier 2019)
  13. « Généalogie de Cécile Ophèle », sur geneanet.org (consulté le 9 janvier 2019)
  14. Laurent Mauduit, « Une intrigante nomination à la présidence de l’Autorité des marchés financiers », sur Mediapart, (consulté le 7 novembre 2017).
  15. « Laurent Denormandie prend la présidence de l'Interprofession nationale France Bois Forêt », sur actu-environnement.com, (consulté le 9 janvier 2019)
  16. Anne-Charlotte Dusseaulx, « SDF : Julien Denormandie s’explique après ses propos polémiques », Le Journal Du Dimanche,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  17. Voir sur rtl.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]