Pap Ndiaye

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Pap Ndiaye
Illustration.
Pap Ndiaye en 2018.
Fonctions
Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse
En fonction depuis le
(4 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Gouvernement Borne
Prédécesseur Jean-Michel Blanquer
Biographie
Nom de naissance Papa N'diaye
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Antony (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (années 1980)
Diplômé de ENS de Saint-Cloud
Université de Virginie
EHESS
Profession Historien

Pap Ndiaye
Ministres français de l’Éducation nationale

Pap Ndiaye, né Papa N'diaye[1] le à Antony (Hauts-de-Seine), est un historien et homme politique français.

Formé à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'histoire, il est titulaire d'un doctorat en histoire de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1996. Il est maître de conférences dans cette école à partir de 2013. C'est un spécialiste d'histoire sociale des États-Unis et des minorités. En 2012, il est promu professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. En 2021, il devient directeur général du palais de la Porte-Dorée et dirige le musée de l'Histoire de l'immigration.

Le , il est nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse dans le gouvernement Élisabeth Borne, succédant à Jean-Michel Blanquer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Pap Ndiaye naît le à Antony de père sénégalais et de mère française[2]. Il est le frère aîné de la romancière Marie NDiaye. Leur mère, Simone, est issue d'une famille de fermiers de la Beauce ; leur père, Tidiane N'Diaye[3], est le premier étudiant d'Afrique subsaharienne à avoir été diplômé ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées. Le couple s'était rencontré à la résidence universitaire d'Antony.

Tidiane N'Diaye retourne au Sénégal alors que Pap a trois ans et Marie un an. Simone, leur mère, désormais professeure de sciences naturelles dans un collège des Hauts-de-Seine, les élèvera donc seule. Ils passent une enfance tranquille dans la classe moyenne française, entre Bourg-la-Reine et les vacances dans la ferme familiale en Beauce[4],[5]. Tant la mère, Simone, que Pap et Marie ont adopté une orthographe différente de leur patronyme (respectivement N'Diaye, Ndiaye et NDiaye)[4]. Tidiane N'Diaye ne reviendra en France que dix ans plus tard.

Pap Ndiaye est le compagnon de la sociologue Jeanne Lazarus[6]. Ils sont parents de deux enfants, Rose et Lucien[4]. Leurs enfants sont scolarisés à l'École alsacienne, établissement privé laïc sous contrat[7].

Études[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié au lycée Lakanal de Sceaux et en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV, Pap Ndiaye entre à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (aujourd'hui ENS Lyon) en 1986 et réussit l'agrégation d'histoire[4] en 1989. Lorsqu'il revient sur son parcours scolaire, il se décrit comme un « pur produit de la méritocratie républicaine »[8].

De 1991 à 1996, il étudie aux États-Unis pour préparer une thèse d'histoire sur la société pétrochimique DuPont de Nemours. Titulaire d'une bourse du gouvernement français pour étudier un an à l'université de Virginie, il est choqué lorsqu'une fraternité noire, la Black Student Alliance, l’invite à une réunion non mixte, mais il y retourne[4]. Ce séjour dans la société américaine a sur lui l'effet d'une prise de conscience : « Il n'y a pas, aux États-Unis, ce modèle de citoyen abstrait qui commande de faire fi de ses particularités individuelles » ; selon le journaliste Christophe Boltanski, il se découvre en quelque sorte « Noir sur le tard »[9]. Il se met alors à lire Aimé Césaire et Frantz Fanon[4].

Il est titulaire d'un doctorat en histoire de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1996.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À son retour en France, Pap Ndiaye obtient un poste de maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1998, où ses travaux portent désormais davantage sur la question noire, les discours et pratiques de discrimination raciale en France et en Amérique[10]. Il est l'un des pionniers en France à traiter de la question complexe de la population d'ascendance africaine vivant en France et de la diaspora[8] que l'on nomme outre-Atlantique les Black studies (en)[11], notamment à travers son ouvrage paru en 2008, La Condition noire : essai sur une minorité française, avec lequel il espérait « poser les fondations [de ce] nouveau champ d’études[12] ».

En 2003, aux côtés d'autres intellectuels, tels que Patrick Lozès et Catherine Coquery-Vidrovitch, il participe à la création d'une association, le Cercle d'action pour la promotion et la diversité en France (Capdiv)[8]. Catherine Coquery-Vidrovitch témoigne : « Nous ne voulions pas apparaître comme communautaristes, mais traiter de la discrimination dont étaient victimes les Noirs. Pap était très impliqué[8]. » En 2005 est créé le Conseil représentatif des associations noires (Cran), présidé par Patrick Lozès. Pap Ndiaye siège au conseil scientifique[8]. Il a été membre du Centre d'études nord-américaines[2] et du comité scientifique de la revue L'Histoire[13].

En 2018-2019, il collabore à l'exposition Le Modèle noir, de Géricault à Matisse montrée notamment au musée d'Orsay[14]. En 2020, avec Constance Rivière, il réalise un rapport sur la diversité à l'Opéra de Paris[15]. Dans ce rapport rendu public en 2021[16], il préconise plusieurs mesures pour lutter contre les discriminations et abolir les traces de racisme à la fois dans le fonctionnement de l'institution mais aussi dans le contenu des œuvres[note 1].

En , il est nommé directeur général du palais de la Porte-Dorée, et dirige donc de fait le musée de l'Histoire de l'immigration[14] : « Ma préoccupation est de ne plus mettre des pans de notre histoire sous le tapis »[15].

En janvier 2022, Dominique Boutonnat, le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) le nomme président de la « commission Images de la diversité »[18].

Ministre de l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, succédant à Jean-Michel Blanquer[19]. Sa nomination est vivement critiquée par plusieurs personnalités de l'extrême droite — d'une façon « parfaitement caricatural[e] » selon la Première ministre, Élisabeth Borne[20] — mais aussi par une partie de la droite[21],[22]. À l'inverse, la gauche accueille positivement la nouvelle[23],[24],[21].

Le , il s'exprime pour la première fois à la presse, dans une longue interview auprès du Parisien. Il annonce notamment une hausse de rémunération des enseignants en 2023 et promet un professeur dans chaque classe à la rentrée[25]. Il déclare aussi envisager, pour pallier les absences non remplacées, que les professeurs rattrapent les heures de cours qu'ils n'auraient pas pu dispenser alors qu'ils étaient en arrêt maladie[26], ce qui est assez mal reçu dans le corps enseignant[27].

Le , sur France Inter, il juge normale l'élection de deux députés du Rassemblement national à la vice-présidence de l'Assemblée nationale et affirme ne pas être choqué que des députés de la majorité présidentielle y aient contribué, tout en précisant qu'il est « essentiel [...] de ne pas faire de concessions au programme du Rassemblement national »[28],[29].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Pap Ndiaye rejoint au milieu des années 1980 le groupe Convergences socialistes, créé par Jean-Christophe Cambadélis et d'autres militants issus du lambertisme afin de rejoindre le Parti socialiste[30].

Il expose en 2008, dans son ouvrage La Condition noire : essai sur une minorité française, des arguments en faveur d'un usage raisonné de statistiques ethniques en France, pour des motifs scientifiques et politiques, afin d'identifier des discriminations raciales et d'y remédier[31]. Selon Le Monde en 2009, Ndiaye « veut nourrir le débat sur une discrimination positive à la française »[32].

En 2012, il signe une tribune intitulée « Pour une nouvelle République » appelant à voter pour le candidat François Hollande[33],[34].

Dans une interview accordée au Monde en décembre 2017, il considère que la notion de « racisme d’État » n'est pas pertinente concernant la France, mais qu'« il existe bien un racisme structurel en France, par lequel des institutions comme la police peuvent avoir des pratiques racistes. Il y a du racisme dans l’État, il n’y a pas de racisme d’État »[35],[36].

Il est critique à propos de la suppression en 2018 du mot « race » de l’article 1er de la Constitution, considérant que cela risque d'affaiblir le combat antiraciste[37],[38]. Il déclare dans une entrevue au Monde en 2019[39] : « Même s’il est évident que la « race » n’existe pas d’un point de vue biologique, force est de constater qu’elle n’a pas disparu dans les mentalités : elle a survécu en tant que catégorie imaginaire historiquement construite, avec de puissants effets sociaux. Même si l’intention est louable, abolir la « race » dans les sciences sociales ou la Constitution ne fera pas disparaître les discriminations fondées sur elle[12] ».

En juin 2020, lors du mouvement Black Lives Matter aux États-Unis faisant suite au décès de George Floyd, il déclare sur France Inter ne pas être surpris du silence des autorités françaises sur le sujet, alors que d'autres chefs d'État internationaux réagissent, car selon lui « l'attitude de déni sur les violences policières en France est classique, et depuis longtemps »[40],[36].

Dans une interview au Monde en février 2021, Pap Ndiaye revient sur l’origine du terme woke, qu'il associe à un discours de Martin Luther King : « Être woke, c’est être conscientisé, vigilant, engagé. Cette expression argotique a cheminé dans le monde africain-américain à partir des années 1960 »[41]. Plus tard, il déclare « partager la plupart des causes » wokes, « comme le féminisme, la lutte pour la protection de l’environnement ou l’antiracisme », mais pas « les discours moralisateurs ou sectaires ». Il considère que le wokisme est « un épouvantail plus qu'une réalité »[36].

En février 2021, lors de la polémique sur l'islamo-gauchisme à l'université lancée par la ministre Frédérique Vidal, il déclare sur France Inter : « Ce terme ne désigne aucune réalité dans l'université, c'est plutôt une manière de stigmatiser des courants de recherche »[42],[43],[note 2].

Publications[modifier | modifier le code]

En collaboration[modifier | modifier le code]

  • Pap Ndiaye et Louise Madinier, Le Modèle noir, de Géricault à Matisse, la chronologie, Paris, Flammarion, coll. « Musée d'Orsay », , 96 p., 15,4 x 1,1 x 22,4 cm (ISBN 978-2-08-148586-0)
  • Alya Aglan et Robert Frank (dir.), Pap Ndiaye et al. (ouvrage collectif, 22 auteurs), 1937-1947 : la guerre-monde (tome 2), Gallimard, coll. « Folio histoire », , 1072 p., 12,5 x 19 cm (ISBN 978-2-07-046417-3)
  • Pauline Peretz (dir.), Pap Ndiaye, Simon Hall, Andrew Diamond et al., L'Amérique post-raciale ?, Paris, PUF, coll. « La Vie des idées », (réimpr. 2019), 109 p., 19 cm (ISBN 978-2-13-061931-4)
  • Pap Ndiaye et Andrew Diamond (trad. de l'anglais par Caroline Rolland-Diamond), Histoire de Chicago, Paris, Fayard, , 520 p., 24 cm. (ISBN 978-2-213-64255-0)
  • Pap Ndiaye, Jean Heffer et François Weil (trad. de l'anglais, textes réunis par), La Démocratie américaine au XXe siècle, Paris, Belin, coll. « Cultures américaines », , 319 p., 22 cm (ISBN 2-7011-2653-3)

DVD[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Truong, « Pap Ndiaye, le ministre qui veut réconcilier la nation », lemonde.fr, 24 juin 2022.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parmi les propositions, fortement inspirées de certains exemples américains : un recrutement de l'école de danse plus ouvert aux candidats d'outre-mer, la contextualisation des œuvres anciennes pouvant comporter des éléments jugés racistes, l'affectation de la salle modulable de l'Opéra à un public « différent » de celui des grandes salles, l'interdiction des grimages et maquillages pour faire un visage noir ou jaune (« blackface » et « yelloface ») et du blanchiment de peau dans les ballets classiques, l'invitation d'artistes « non blancs » pour servir de « rôles modèles », la mise en place d'objectifs de recrutement du personnel pour favoriser la diversité[17].
  2. Pap Ndiaye poursuit : « Ce sont des recherches tout à fait importantes qui irriguent la recherche internationale et il serait catastrophique de les mettre à l’index, même s'il peut y avoir des problèmes avec des formes de crispation identitaire, avec des formes de sectarisme parfois, mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain[36] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret du 14 novembre 2016 portant promotion et nomination.
  2. a et b Noémie Lair, « Six choses à savoir sur le nouveau ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  3. Ndiaye, avec les patronymes Diop, Fall, Diagne, Dièye, Guèye, Mbaye, Mbengue, Thiam, Dieng, Mbacké, Bèye, Ndao, Wade, Mbodj, Lèye, Diaw, Niang, Niasse, Pène, Kassé, Mboup... a été répertorié comme appartenant principalement à l'ethnie wolof. Avec 43,3% de la population, les Wolofs forment l'ethnie dominante au Sénégal. Toutefois, le métissage l'a répandu dans plusieurs autres ethnies: Serère, Djola et Haalpulaar. cf. https://journals.openedition.org/etudesafricaines/108?lang=en incl bibliographie.
  4. a b c d e et f Pascale Nivelle, « Pap Ndiaye, un historien dans l’arène », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. « Cinq choses à savoir sur Pap Ndiaye », sur Les Echos, (consulté le ).
  6. « Pap Ndiaye, qui est sa femme Jeanne Lazarus, la mère de ses enfants ? », sur Femme actuelle, (consulté le ).
  7. Mathilde Goanec, « Dorlotée sous Blanquer, l’école privée prospère », sur Mediapart (consulté le ).
  8. a b c d et e Le livre noir de Pap Ndiaye, L'Express, .
  9. Christophe Boltanski, « Noir sur le tard », Libération, (consulté le ).
  10. Ivan Jablonka, « Les Noirs, une minorité française. Entretien avec Pap Ndiaye », La vie des Idées,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (en) « Black Studies Program », sur blackstudies.missouri.edu (consulté le ).
  12. a et b Entrevue par Marc-Olivier Bherer, « Pap Ndiaye : « Si l’on veut déracialiser la société, il faut bien commencer par en parler » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Comité scientifique », sur L'Histoire (consulté le ).
  14. a et b Alexis Demeyer, « L'historien Pap Ndiaye à la tête de l'instance qui gère le Musée de l'histoire de l'immigration », France Inter,‎ (lire en ligne).
  15. a et b Cédric Pietralunga et Aureliano Tonet, « Pap Ndiaye : « Notre mission, c’est faire de l’immigration un élément central de l’histoire nationale » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  16. Pap Ndiaye et Constance Rivière, « Rapport sur la diversité à l'Opéra de Paris », sur operadeparis.com, (consulté le ).
  17. Damien Dutilleul, « Diversité: décryptage du rapport remis à l'Opéra de Paris », sur Olyris.com, (consulté le ).
  18. « Pap Ndiaye nommé président de la commission Images de la diversité », sur cnc.fr, (consulté le ).
  19. « Pap Ndiaye, ministre de l'Education nationale », sur www.journaldesfemmes.fr (consulté le ).
  20. « Gouvernement Borne : l’extrême droite prend pour cible Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’éducation nationale ; la première ministre le défend », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. a et b Paul Sugy, « Pap Ndiaye à l'Éducation nationale : la droite fulmine, l'extrême gauche s'incline », sur Le Figaro, (consulté le ).
  22. « Pap Ndiaye : « Même Mélenchon n’aurait pas osé nommer quelqu’un qui défend cette vision décoloniale », Bellamy », sur Public Senat (consulté le ).
  23. « L’historien Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, ciblé par l’extrême droite », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « « En même temps XXL », « inquiétant » ou « beau symbole » : les sénateurs face à la surprise Pap Ndiaye », sur Public Senat, (consulté le ).
  25. « Pap Ndiaye annonce une hausse de rémunération des enseignants en 2023 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. Frédéric Gouaillard, Thomas Poupeau et Pauline Théveniaud, « Pap Ndiaye : «Il n’y a pas de compromis à avoir avec le RN, c’est ma boussole politique» », Le Parisien, (consulté le ).
  27. Laure Ducos, « Proposer aux profs de rattraper leur absence après un arrêt maladie : le ministre de l’Education crée la polémique », Midi libre, (consulté le ).
  28. « Pour Pap Ndiaye, «certaines expressions» de LFI à la «limite» de l’arc républicain », Le Parisien, (consulté le ).
  29. « "Il y aura un professeur devant chaque classe dans toutes les écoles de France" à la rentrée, dit Pap Ndiaye », sur Radio France, (consulté le ).
  30. « Pap Ndiaye, un choix symbolique à la tête de l’éducation nationale », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. Emmanuel Parent, Jazz power. Anthropologie de la condition noire chez Ralph Ellison, CNRS Editions, (ISBN 978-2-271-08638-9, lire en ligne), p. 130, note 13.
  32. « Pap Ndiaye, républicain de souche », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. « Pour une nouvelle république » sur tempsreel.nouvelobs.com, 19 avril 2012.
  34. « Pap Ndiaye, historien spécialiste des minorités à l'Education », sur Challenges, (consulté le ).
  35. « Pap Ndiaye : « Il existe bien un racisme structurel en France » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. a b c et d Juliette Geay, « "Méritocratie", "islamo-gauchisme", "violences policières " : Pap Ndiaye dans le texte », sur www.franceinter.fr, (consulté le ).
  37. « Pap Ndiaye : « Gommer le mot “race” de la Constitution française est un recul » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. « Qui est Pap Ndiaye, le ministre de l’Education nationale qui succède à Jean-Michel Blanquer ? », sur L'Obs, (consulté le ).
  39. « Gouvernement : Pap Ndiaye, un spécialiste de l'histoire des minorités et de la "condition noire" à l'Éducation nationale », sur TF1 INFO, (consulté le ).
  40. « Pap Ndiaye : "L'attitude de déni sur les violences policières en France est classique" » (consulté le ).
  41. Le JDD, « Islamo-gauchisme, wokisme… : à l’Éducation nationale, le ministre Pap Ndiaye sera-t-il l’anti-Blanquer ? », sur lejdd.fr (consulté le ).
  42. Pascale Nivelle, « Immigration, colonisation, "islamo-gauchisme"... Ndiaye, l'équilibriste », Le Monde,‎ (lire en ligne).
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  44. « Trois siècles de luttes », sur www.lhistoire.fr (consulté le ).
  45. Coralie Perez, « Pap Ndiaye (2008), La Condition noire. Essai sur une minorité française, Calmann-Lévy », Formation emploi. Revue française de sciences sociales, no 104,‎ , p. 89–92 (ISSN 0759-6340, lire en ligne, consulté le ).
  46. Dominic Thomas, « Pap Ndiaye, La Condition noire. Essai sur une minorité française, Paris, Calmann-Lévy, 2008 », Gradhiva. Revue d'anthropologie et d'histoire des arts, no 10,‎ , p. 218–219 (ISSN 0764-8928, lire en ligne, consulté le ).
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  48. Tyler Stovall, « Pap Ndiaye. La Condition noire. Essai sur une minorité française. Paris, Calmann-Lévy, 2008, 436 p. », Annales. Histoire, Sciences Sociales, vol. 64, no 6,‎ , p. 1456–1458 (ISSN 0395-2649 et 1953-8146, DOI 10.1017/S0395264900027906, lire en ligne, consulté le ).
  49. Catherine Coquery-Vidrovitch, « Ndiaye, Pap – La Condition noire », Cahiers d’études africaines, no 201,‎ , p. 273–277 (ISSN 0008-0055, lire en ligne, consulté le ).
  50. Présidence de la République, « Décret du 31 décembre 2021 portant élévation dans l’ordre national de la Légion d’honneur », sur legiondhonneur.fr, (consulté le )
  51. « Attribution du prix Jean-Michel Gaillard 2008 », sur IRIS (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]